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Fiction » Romance » Dépendance font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: kokoroyume
Fiction Rated: T - French - Drama/Angst - Reviews: 10 - Published: 12-10-05 - Updated: 01-07-06 - id:2066585

Auteur : Kokoroyume
Disclamer : Mers persos, dommage pour eux XD

Merci d'avoir continué la lecture de cette fic jusque là : ), n'hésitez à me dire ce que vous pensez de ce dernier chapitre !

Dépendance

Chapitre V

Lorsqu’il se réveilla, Frédéric n’était plus à ses côtés mais il l’entendit dans sa cuisine.

Il se leva et pris une douche. Puis il entra discrètement dans la salle à manger et enlaça lentement le jeune homme qui lui faisait dos.

- Bonjour Frédéric...

- Ah... Gabriel. Je me demande si tout ceci n’est pas un rêve... Allez, installe-toi, ton déjeuner est près.

Gabriel l’observa quelques instants posant sur un regard qui se voulait empli d’affection. Puis il remarqua sa chemise trop grande qui en fait lui appartenait.

- Oh ! pardon, dit-il. Je ne me doutais pas que je dormirais ici alors je n’avais rien pour me changer après avoir pris ma douche et...

- Ce n’est pas grave, l’interrompit Gabriel, tu me plais beaucoup vêtu de la sorte.

Chose qui ne s’était jamais produite auparavant, le teint de son compagnon s’empourpra légèrement. Il lui parut soudain plus désirable que jamais. Alors que Frédéric posait les plats de pain perdu sur la table où Gabriel était installé, il lui attrapa vivement le poignet avant de le prendre dans ses bras et de l’embarsser longuement. Puis il le relâcha.

Ils déjeunèrent et puis se quittèrent.

- Je travaille cet après-midi, lui avait dit Gabriel.

- Très bien, nous nous reverrons demain. De toutes façons, j’ai des cours à préparer.

- Oui, à demain, lui avait dit Gabriel un peu plus tristement qu’il ne l’aurait voulu après l’avoir embrassé plus langoureusement que jamais.

Une fois seul, Gabriel entreprit l’écriture d’une lettre. Lorsqu’il l’eut terminée, il s’habilla et alla la déposer devant la porte de son destinataire.

De retour chez lui, il essaya de joindre sa soeur. Comme il l’espérait, il n’y parvint pas et se contenta de lui laisser un message sur son répondeur.

Il devait se hâter et ne prendre aucun risque, il avait fait et dit tout ce qu’il fallait.


Frédéric venait de terminer son imposant rapport de laboratoire et avait l’intention de souper dehors. Mais lorsqu’il ouvrit sa porte, il découvrit une lettre laissée à l’abandon devant celle-ci. Surpris, il la ramassa et referma sa porte.

Il s’assit sur son divan et contempla cette simple enveloppe blanche que l’on avait même pas pris le temps de refermer. Il en sortit calmement l’unique feuille et reconnut rapidement l’écriture si particulière de Gabriel ; il commença sa lecture.

Frédéric,

Je peux te le dire à présent, je n’éprouve nul amour pour toi. Que je te désire de tout mon être, ça, je ne peux le nier. Tu hantes mes rêves, mes pensées à chaque heure qui passe et je ne peux qu’apprécier toute la douceur, toute l’attention que tu me portes.
Je ne ressens plus de haine envers toi, peut-être même plus de rancoeur.
Mais je ne suis pas heureux.
Je sais depuis longtemps que je n’ai aucun sentiment pour toi mais je ne voulais pas me l’avouer.
Notre soirée m’a permis d’en finir avec des dilemmes qui n’avaient pas lieu d’être. J‘ai essayé de m’intéresser à toi, à ta façon de penser, à tes sorces de joie, de malheur et de colère mais tu n’as jamais éveillé mon intérêt, rien dans ton âme ne m’a séduit. Puis, nous nous sommes retrouvés dans notre rituel si instinctif, nous y adonnant cette fois jusqu’à son terme ; la seule chose qui éveille encore de la passion en moi.
Je suis lié à toi pour l’extase que tu me procures.
Mais c’est plus que cela. Je ne peux plus me passer de tes étreints et, surtout, de tadomination.
Je suis devenu ton esclave.
Nuit après nuit, je me suis servi de toi pour subir cet avilissement. Je me déteste pour ce désir qui réclame que tu sois mon maître, pour la façon dont je t’utilise, pour le désintéressement que j’éprouve chaque jour un peu plus pour mon quotidien et les gens qui m'entourent. Oui, je me hais pour ma si grande faiblesse.
Jour après jour ce dégoût de moi-même s'est accentué. Il m'est aujourd'hui intolérable.
Je vais y mettre un terme.
Adieu.

Frédéric resta coi durant quelques instants.

Il prit soudain sa veste et se mit à courir en direction de l'appartement de Gabriel.

C'était trop beau. Ces sourires le matin même ; l'amour qu'il avait cru ressentir en lui. Comédie. Tout cela n'avait était que comédie ! Son doux et si fragile Gabriel, il ne pouvait quand même pas en arriver là pour de si stupides remords ! C'était impensable. Quelques semaines encore auprès de lui et il n'aurait plus le courage de faire cela, Frédéric en était persuadé.

Il avait beau courir le plus vite qu'il le pouvait, il ne se faisait pas d'illusion, il était trop tard. Pourtant un faible espoir le faisait avancer, comme-ci tout n'était pas perdu.

Lorsqu'il arriva enfin, une foule de personnes était postée devant l'immeuble, murmurant dans l'oreille de leur voisin ou observant la scène.

Des ambulanciers portaient une civière que l'on avait totalement recouvert d'un drap blanc. Plus exactement, c'était un corps qui en était recouvert.

- Il se serait ouvert les veines avec un couteau. Pauvre garçon ! Cela faisait deux ans qu'il habitait le quartier et je ne connaissais même pas son prénom, murmura tristement une femme âgée à son compagnon, à quelques pas de Frédéric.

- Je crois qu'il s'appelait Gabriel, lui répondit-il. Il est venu deux ou trois fois dans notre ancienne librairie l'année dernière.

Mort.

Il était mort; il s'était suicidé.

Les larmes lui montaient au x yeux. Avait-il donc à ce point surestimé sa force ?

Mais il n'y pouvait plus rien. Son tendre amour l'avait quitté.

Il se détourna mais ne versa pas une larme. Les choses changent nous n'y pouvons rien, se disait-il. Il l'avait aimé une année durant, il l'aimerait encore et ne l'oublierait jamais.

Il se faufila lentement à travers la foule et, à quelques mètres du corps de Gabriel, il lui fit ses adieux.

Il se préparait à partir lorsqu'il aperçut une jeune femme qui quittait l'immeuble en pleurant. Un instant elle posa ses yeux sur la foule puis se détourna accablée de douleur.

- Mon Dieu, comme elle lui ressemble ! S'exclama Frédéric.

- C'est elle, sa soeur, qui l'a retrouvé, lui confia un homme qui l'avait entendu. Il lui aurait laissé un message qu'elle n'aurait écouté que trop tard. Quel triste histoire.

Sa soeur.

Elle avait les mêmes longs cheveux noirs, un visage plus fin mais aussi doux, presque la même taille et une silhouette plus fine encore que son frère.

- Elle est si belle, souffla-t-il. Je l'aime. Je la veux et elle sera mienne.

Fin

Terminé le 07/11/2004

Voilà, je me souviens qu'à l'écriture je voulais donner une certaine impression de malaise vis-à-vis du personnage de Frédéric mais je crois que finalement je n'y suis pas vraiment arrivée... Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Alors que pensez vous du résultat final? La fin était-elle simple à deviner? Le personnage de Gabriel manquait-il autant de réalisme que je le pense?

J'espère malgré tout que cette fin vous à plue : )
A bientôt sans doute pour une autre fic !



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