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Author: lea black
Fiction Rated: M - French - Romance/General - Reviews: 24 - Published: 12-27-05 - Updated: 01-17-06 - id:2077797

Auteuse : Léa Black

Titre : Si tu veux m’essayer

Genre : shonen aï, pour le reste je sais pas

Autre : perso à moi tout juste sorti de ma tête. Rien d’autre à dire pour l’instant.

... pensée de Matheo

Si tu veux m’essayer

Chapitre 1

Si tu veux m’essayer

Même une semaine

Si tu veux m’essayer

C’est pas un problème

Je parcourrais les rues désertes en passant devant les night-clubs n’osant m’arrêter et sachant pertinemment ce qui ce passerait. Et en voilà un nouveau, on en trouve à tous les coins de rue, dans toutes les impasses, de toutes sortes avec des styles différents. Je vais rentrer ce soir et je serais encore seul, je ne veux pas être seul. Alors finalement je m’arrête devant une enseigne « Gay club ». Après tout c’est pas comment si c’était la première fois. Je dépasse un grand type faisant office de videur et pénètre dans le club. Il y a de la fumé partout, des femmes et des hommes dansent, draguent, buvant ou s’apitoyant sur leur sort. Je me dirige vers le bar, prend un verre et me tourne pour observer la salle. J’aurais mieux fait de ne pas craquer mais j’en ai marre d’être seul, en fait c’est pas comme si je l’étais vraiment avec toutes les conquêtes qui défile dans mon lit chaque soir. Je repère une nouvelle proie, un jeune homme qui doit avoir à peu près mon âge, c’est à dire environ 25 ans, brun les cheveux longs avec des yeux noisette. A la façon donc il me regarde, je suis sûr que je ne lui suis pas indifférent. Vu son air, je n’aurais pas cru, mais il s’avance vers moi et s’accoude à ma gauche au bar. On discute 5 minutes avant de conclure que l’endroit est trop bruyant et je lui propose de venir boire un verre chez moi.

Tout ce passe toujours pareil, je rencontre quelqu’un qui ne me déplaît pas ; on va chez lui ou chez moi après un verre, on couche ensemble, l’un de nous rentre chez lui et ça recommence. C’est devenu une habitude, une triste réalité ou après chaque partie de jambes en l’air, je me retrouve toujours seul avec cette envie de ne plus l’être. J’ai bien essayé de rester avec quelqu’un plus longtemps qu’une soirée mais c’est plus fort que moi, je n’aime pas ça ou plutôt je ne les aime pas. Je pense que je ne suis pas fait pour vivre en couple ou que tout simplement je n’ai pas encore trouvé comme certains disent : la bonne personne. C’est possible, je suis encore jeune, mais j’ai déjà un nombre fulgurent de personne passé dans mon lit sans me satisfaire, je commence à perdre courage. Je m’y prends certainement trop mal pour trouver cette personne, je vais peut-être changer ma façon de faire, chercher l’entente parfaite des corps avant celle de l’esprit n’est sûrement pas la meilleure idée.

Si tu veux m´essayer
Ma tête et mes veines
Si tu veux m´essayer
Mes peurs et mes haines

Voilà une nouvelle journée qui commence, je me dirige comme toujours à cette heure ci, vers l’ascenseur de l’immeuble ou je travail.

-Cal !

Je me retourne pour faire face à celui qui m’a interpellé, il se tient juste devant moi. Ses cheveux châtains en bataille encadrant ses yeux noisette, le feu aux joues - signe qu’il a couru, une chemise en carton sous le bras, vêtu d’un jean bleu délavé et trop grand pour lui, accompagné d’un pull noir et un sourire illuminant son visage. Matheo - je crois qu’il ne changera jamais -cela fait à peu près deux ans que nous travaillons ensemble et il me semble ne jamais l’avoir vu dans une autre humeur que celle-ci.

-‘Jour !

Je me tourne de nouveau vers l’ascenseur afin de l’appeler, je me demande bien comment il fait pour toujours être de bonne humeur !

-T’as passé une mauvaise nuit ? Me demande-t-il d’un air interrogateur qui effaça toute trace de son beau sourire.

-Pas assez dormit ! Lui grognais-je.

- Je vois, dit-il d’un ton sérieux, et c’était qui cette fois ? Un homme ? Une femme ? Le premier venu ?

-Ca ne te regarde pas ! Sifflais-je.

- Peut-être mais je m’inquiète pour toi !

- Et ben faut pas, je t’ai rien demandé !

En le voyant baisser la tête, visiblement blessé par mes paroles, je les regrette déjà.

-Excuse moi, je voulais pas te parler comme ça mais je crois que le mal de crâne que je me traîne et le manque de sommeil accumulé me font perdre le contrôle de mes mots.

-C’est pas grave, dit-il en relevant la tête avec un grand sourire.

Il me pousse en arrière pour me faire entrer dans l’ascenseur avant de déclarer, un sourire fendant de nouveau son visage :

-J’ai une idée ! Ce soir on mange ensemble, je vais venir m’occuper de toi et te remettre sur pieds comme ça tout ira mieux après ! Okay ?

Comment pourrais-je lui refuser alors que je viens de l’agresser ! C’est en quelques sortes une façon de me racheter qu’il me donne là et comme ça je ne serais ni dans un bar ni tout seul. Après un hochement de tête de ma part, nous sortons de l’ascenseur avant de nous diriger vers notre bureau commun. Nous travaillons dans un grand journal, on s’occupe tous les deux d’une rubrique destinée à répondre à toutes sortes de questions des lecteurs, nous traitons tous les sujets.

La journée passe vite, comme tous les jours nous sommes pris par le temps et un nombre considérable de lettres. J’ai déjà tenté de convaincre notre rédacteur de nous donner plus de place dans le journal mais plus on traite de lettres plus il y en a ; c’est fou ce que les gens posent de questions !

Il est 18 heures lorsque nous quittons notre lieu de travaille, Matheo se tourne vers moi pour me dire :

-Bon je passe chez toi dans une heure, le temps de rentrer chez moi et de faire quelques courses parce que je suppose que tu n’as rien de comestible dans tes placards ou ton frigo.

Il me fait un grand sourire avant de me dire, «à tout à l’heure ! ».

Je rentre en vitesse chez moi pour y faire un peu de rangement. Il est vrai que je n’y suis pas souvent mais quand j’y viens je ne suis pas seul et on fou, en générale, un peu de pagaille.

19 heures pile, on sonne à la porte, je vais ouvrir et laisse entré un Matheo très chargé.

-Tu as dévalisé le centre commercial ?

-Meuh non, c’est juste quelques bricoles pour faire un bon repas !

-C’est ce que tu appelles quelques bricoles ! Tu comptes faire à manger pour un régiment ou quoi ?

-Tu verras bien puisque tu ne me crois pas, dit-il en me tirant la langue. Ta cuisine est toujours au même endroit je suppose, euh... elle est dans quel état ? C’est pour savoir si je dois m’attendre à faire du rangement avant de faire la cuisine.

-Très drôle ! Tu sais ou elle est, elle n’a pas déménagé et elle est propre.

-Parfait ! Dit-il tout joyeux. Au moins quand je ne débarque pas à l’improviste tu fais du rangement, c’est très gentil.

S’il pouvait arrêter de sourire comme ça et s’éloigner de moi le temps que je me calme ça serait super. Parce que quand il est là je me comporte plutôt bizarrement et je ne tiens pas à faire de bêtise. Le voyant se diriger vers la cuisine, mes yeux glissèrent jusqu’à ses fesses... stop ! Cal je crois qu’il est grand temps que tu reprennes les choses en mains ! Ce n’est pas une de tes nombreuses conquêtes, c’est Matheo ! Ton coéquipier ! Ton copain !

Je crois que je suis mal barré si je continu !

-Euh... tu as besoins d’aides pour faire quelque chose ?

-Non, non c’est bon. Je t’ai dit que je venais pour m’occuper de toi, alors c’est pas à toi de faire à manger !

Occuper à quel point ? Mauvais ! Pente glissante !

-Je mets de la musique et ensuite j’ai un truc à faire, j’en ai pas pour longtemps !

-Pas de problèmes, de toutes manières si tu me cherches, tu sais ou me trouver .

Je mets la chaîne en marche et appuis sur play, faisant démarrer le cd déjà dans la chaîne. Je me dirige ensuite vers ma chambre, je m’y enferme à clef. C’est pas possible j’ai l’impression d’être un animal, pourquoi ai-je soudainement envie de lui sauter dessus ? Ce n’est pas parce qu’on est le soir que je dois forcement faire l’amour ! Je ne comprends pas, je ne comprends plus…. Je m’allonge sur mon lit, ferme les yeux et glisse ma main droite dans mon jean après l’avoir ouvert, histoire de me soulager et de ne pas faire de bêtises. Hum... C’est si bon. Qu’est ce que j’aimerais que... non ! Ne pas penser qu’il y a un très bel homme à quelques mètres de toi ! Oh mon dieu pourquoi s’est-il changé ? Quand il est arrivé tout à l’heure, il avait troqué son jean pour un en latex et son pull pour une chemise noir. Il doit sûrement avoir prévu que l’on sorte s’éclater en boite comme souvent. Je vais finir par croire qu’il est pas humain ce type ! Son sourire, son corps, ses paroles... Stop ! Hum... Je referme mon jean et reste allongé quelques secondes avant de me dire qu’il va trouver mon absence - si longue - bizarre.

Je me ferai tendre
Pour t´apprivoiser
Pour te garder, pour te défendre
S´il le faut je me ferai sorcier
Si tu veux m´essayer
Sans jurer toujours
Juste pour y goûter
Sans parler d´amour

Je retourne dans le salon le regarde de là.

J’habite dans un petit appartement, lorsqu’on rentre par la porte d’entrée numéro 53 du troisième étage avec ascenseur d’un quartier assez calme, on se retrouve tout de suite sur un hall d’entrée. Celui-ci donne à notre gauche directement sur le salon assez grand, composé d’un divan, de deux fauteuils, une petite table, une chaîne, une télé, un lecteur DVD et une étagère (énorme) remplit de livres. Quand on y entre à plusieurs mètres il y a l’entrée de la cuisine dont la porte à été enlevée, de n’importe quels endroits du salon on peu distinguer toute la surface de la cuisine qui est de taille moyenne. A notre gauche se trouve un petit couloir où presque tout de suite à droite il y a la salle de bain, en face de celle-ci se trouve les W-C et si on fait quelques pas de plus dans le couloir on a de nouveau à notre droite ma chambre et au bout du couloir, mon bureau. ¤ revenons en à Matheo ¤

-Tu as prévu de faire quelque chose de long ? Je lui demande.

-T’inquiètes à moins que ton estomac cri famine ça devrait être bientôt près, penses-tu pouvoir résister un peu ? Car je sais que tu as du mal à patienter à l’envie de goûter une fois de plus à ma si bonne cuisine !

Tu ne crois pas si bien dire mais c’est pas mon estomac qui cri famine ! Et c’est pas à ta cuisine que je veux le plus goûter ! J’en ai marre ! Il le fait exprès ! Il pourrait faire gaffe à ce qu’il dit !

-Crétin ! Je te demandais ça pour savoir si je pouvais mettre le couvert !

-T’es pas drôle ! Bouda-t-il.

-Je sais bien et je me demande pourquoi tu t’obstines à ne pas le comprendre !

Parce que j’aimerais croire que ma présence t’intéresse et te fait te détendre

-Tu sais très bien que je suis de nature très bornée !

Et je ne te lâcherais pas !

-Hum et quel est le but de cette soirée ? Et le programme ?

Je suis fou ! Pourquoi je lui demande ça moi !!

-Le but est de te détendre ! Pour le programme : un bon repas pour commencer ensuite je sais pas !

Ca dépendra de toi ! As-tu prévu de me faire partir le plus vite possible pour aller draguer ?

Tu ne sais pas ou tu ne veux pas me le dire ? J’ai comme l’impression que si je continu comme ça je suis mal barré ! J’ai une très bonne méthode de détente, NON ! Pff, respirer ne pas y penser ! Putain qu’il est bien foutu ! Je suis sur qu’il doit être sublime allongé sur un lit nu ! Qu’est ce que j’aimerais le voir dans ou sur le mon lit, en plus mes draps son bordeaux ça ferait ressortir le teint pâle de sa peau. Hum... Oh merde si je commence comme ça je vais arrêter de pensée et agir, ce qui est en soi je pense une très mauvaise idée ! Et shit ! Inspire, expire, heureusement qu’il est tourné parce que sinon il se serait pas trop posé de questions sur mes espoirs de l’après repas !

-Bon en tout cas je peux le mettre le couvert ?

-Ouais si tu veux !

Je vais devoir me rapprocher de lui et peux être de le frôler ! Au mon dieu ! J’ai l’impression de devoir m’approcher d’un monstre vu mes réactions !! Je m’avance et le dépasse pour prendre la vaisselle dans les placards avant d’aller la disposer sur la petite table du salon. Quelques minutes après nous sommes tous deux à table à déguster son succulent repas.

-J’avoue ! Tu as un don pour la cuisine !

Il lève les yeux vers moi et me fait un grand sourire style "je vais te sortir une connerie" !

-Et t’as encore rien vu ! De toutes manières c’est bien connu, je suis le dieu de la cuisine !

Et pas seulement de la cuisine ! Et je t’ai toi en dessert... ça y est, je suis fou indéfiniment irrécupérable ! Euh... pourquoi me regarde-t-il comme ça ? J’ai dit quelque chose à voix haute ?

-Qu’est ce que t’as ? A quoi tu penses ?

-Oh rien j’étais juste en train de me dire que tes yeux quand tu penses, avec une luminosité comme celle-ci, ont un très bel éclat.

QUOI ? Je déraille ou il vient de me complimenter sur mes yeux ? Dites-moi que j’ai rêvé ! Apparemment non vu le teint rosé que viennent de prendre ses joues ! Au mon dieu il est encore plus beau quand il rougit !!

-Euh..., c’est tout ce que j’arrive à lui sortir !

-Tu as fini avec le plat de résistance où tu en veux d’autre ? Sinon je ramène le dessert, s’esquive-t-il.

-Dessert ?

Il attrape mon assiette après ma brève réponse. Lorsqu’il revient, j’engage le seul sujet de discussion qui va nous permettre de nous détendre : le boulot. Peu après, le petit incident est oublié et on débarrasse en discutant, le mieux c’est qu’il a retrouvé son si beau sourire.

Si tu veux m’essayer

Mes mots, mes caresses

Me prendre ou me jeter

Sans que l’on se blesse

-Tu veux faire quoi ? On pourrait sortir ou bien se mater un film à moins que tu ne veuilles partir ?

Au non crois moi je n’ai pas du tout envie de partir et le ton sur lequel tu as dit la fin de ta phrase, j’en conclu que tu n’es pas pour non plus ! J’aimerais que ce ne soit pas seulement pour ne pas te retrouver tout seul

Ne pars pas je t’en pris, je ferais tout ce que tu veux !

-Un film ? Tu m’as dit la dernière fois que tu avais acheté de nouveaux DVD qu’il fallait absolument que l’on voie !

-A oui c’est vrai je les avais complètement oublié ! D’ailleurs je ne les ai pas encore vu.

On s’accroupi tous les deux devant la dernière étagère du petit meuble à côté de la télé. Qu’est ce qu’il est près, je peux presque sentir l’odeur de sa peau, il va me rendre dingue.

-Oh, s’exclame-t-il en prenant un DVD dans ses mains, c’est mon film préféré, je savais pas que tu l’avais acheté !

Je me penche un peu plus pour distinguer le titre que je n’aperçois toujours pas, je reprends ma place précédente.

-Tu veux le revoir ? Je l’ai jamais vu, c’est un de ceux que j’ai acheté récemment.

Il hoche vigoureusement la tête visiblement enchantée de visionner ce film. Quand on se relève, on ce retrouve à quelques millimètres l’un de l’autre. Mauvais, très mauvais, alerte rouge ! Ses lèvres ! Si rouge si... oh merde je ne peux plus me reculer, les seuls gestes que je peux faire sont en sa direction. Et lui il me regarde, il ne bouge pas, il attend... Oh et puis merde ! C’est confirmé, j’ai pété un câble ! Je n’en peux plus, doucement mais le plus vite possible avant de faire marche arrière, je glisse ma main derrière sa nuque avant de l’attirer vers moi pour l’embrasser. Il entrouvre ses lèvres par manque d’oxygène et j’en profite pour approfondir le baiser. Il lâche subitement le DVD ce qui me fait reprendre conscience ce mes gestes. Je m’écarte brusquement, balbutiant des excuses qui ne semblent pas lui parvenir, j’attrape mon manteau, mes clefs et sort avant qu’il est eu le temps de faire le moindre mouvement.

Si tu veux m´essayer
Si ça t´intéresse
Sans vraiment t´engager
Mensonges et promesses

Une fois dehors, je me mis à marcher, longtemps, j’avais besoin de réfléchir à ce que je venais de faire. Mais qu’est ce qu’il m’a prit, je ne vais décidément plus bien du tout, d’abord je me branle en pensant à lui et ensuite je l’embrasse.

Je n’ai qu’une envie pour l’instant c’est de faire demi-tour et de retourner auprès de lui ! Je suis bien quand il est là, j’aime ça présence, il m’apaise, il me fait oublier pourquoi je suis comme ça. Mais qu’est ce que j’ai fait ! Cela fait à peu près trois ans, que je me refuse à le regarder autrement qu’en ami et là en quelques secondes j’ai foutu en l’air : mes bonnes résolutions et mes principes par la même occasion ! C’est impossible je suis sur que ce n’est qu’une amitié très forte, je ne peux pas être tombé amoureux comme ça ! En même temps il faut que je fasse extrêmement attention à ce que je vais décider parce que si je me trompe, je pourrais perdre son amitié.

J’ai déambulé durant quelques heures avant de me reprendre le chemin de mon appartement. Arrivé dans mon salon, je le trouve endormi sur le canapé, je le prends dans mes bras et l’emmène dans ma chambre. Je lui retire chemise et pantalon avant de le glisser sous la couette. C’est pas possible il est trop beau, c’est encore pire quand il dort ! Et son odeur, hum…ça y est, je divague de nouveau. Je le regarde quelques instants avant de prendre un oreiller et une couverture dans le placard. Je vais ensuite dormir sur le canapé.

A suivre …

Puis-je espérer avoir quelques reviews ?? please !!

A bientôt léa.



© Copyright 2005 lea black (FictionPress ID:454385).


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