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Auteur : Miyuse.
Genre : Angst, introspection, perso. Yeah.
Disclaimer : Histoire originale ? Fiction ? Même pas. Besoin d'extérioriser, c'est tout.
Rating : NC-moi. :D
Notes : Là ça va déjà mieux.
Ouvre la portière
Ouvre la portière.
Sors de la voiture.
Elle roule ? Et alors ? Toi tu vis, tu bouges, tu respires. Ça ne t’empêche pas de remuer le bras et d’ouvrir cette fichue portière, si ?
Sors, je te dis.
Lentement, tu tends la main. Tu n’oses pas, je le vois bien à ton regard… Pourtant, qui me disait encore hier qu’elle en avait marre ?
Ta respiration s’accélère. L’air te semble se raréfier. Doucement, tu demandes :
« Papa, je peux ouvrir la fenêtre ? »
Ton cœur bat la mesure, la musique à tes oreilles t’enveloppe et te rassure. Mais pas aujourd’hui.
Aujourd’hui, au contraire, le gouffre est plus grand. La plaie plus profonde. Tu ne sais pas pourquoi. C’est la même chose que le précédent matin, celui d’avant, et tous les autres passés. Justement, la clé du problème est peut-être là ? Et si c’était la routine que tu ne supportais pas ?
Ouvre la portière, quitte cette voiture et pars, loin.
Tu sens que tes yeux sont humides. C’est la musique, tu en es sûre. La voix si singulière de cet homme qui chante doit sans doute t’émouvoir un peu plus qu’hier. Même si tu ne comprends pas ce qu’il raconte – un jour, tu apprendras à parler sa langue – ce n’est pas grave ; les émotions sont belles et bien présentes.
La voiture ralentit, freine, s’arrête.
Tu peux sortir maintenant. Par contre, tu n’as plus qu’une destination possible.
Bienvenue en cours, chérie.
Mais non, tu te sens incapable de bouger. Ta main reste figée, alors que tu te recroquevilles sur toi-même. Tu as mal ? Tu commences à pleurer. Un peu plus fort que les autres fois. Beaucoup plus fort, en fait.
Tu n’as pas l’habitude de sangloter comme ça.
Et ces questions, ces questions… « Pourquoi pleures-tu ? »
Tu sanglotes de plus belle, convulsivement, ton cœur serre.
Tu n’en sais rien.
Pourquoi ça ne va pas ?
Qu’est-ce qui t’a amochée comme ça ?
Tu fouilles ton sac, cherches tes mots, prends un mouchoir. Tu ne sais pas comment exprimer ce que tu ressens vu que tu ne te comprends pas toi-même. Alors tu détournes un peu, tu essayes de trouver des expressions s’approchant de ce qui te tracasse.
Tu ne le diras jamais assez ; la langue française n’est pas assez riche à ton goût.
Fin.
Notes : Mwawa...
(13.10.05)