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Voici une petite histoire sans prétention, qui me trottait dans la tête. Les chapitres sont assez courts et je m'en escuse d'avance. Le titre n'est pas terrible, tout comme le resumé je dois bien le reconnaître et donc je vous remercie d'avance d'avoir poussé la curiosité jusqu'ici ...
Les persos sont toujours à moi et maintenant que tout est dit, je crois que nous pouvons commencer...
Seconde chance
Prologue
Il est là, devant moi, il me sourit comme si de rien n'était et moi je succombe. Il s'approche de moi lentement, il avance une main timide vers ma joue qu'il caresse doucement. Puis, ses doigts s'attardent sur mes lèvres que j'entrouvre légèrement, laissant ma langue goûter au parfum de sa peau, légèrement chlorée, si longtemps absente. Il sourit encore et ses yeux s'enflamment.
Il ne dit pas un mot mais je sais qu'il me veut tout de suite ici et maintenant.
Il a changé ...
Je me retrouve rapidement coincé entre le mur et son corps puissant. Mon coeur s'emballe, je me sens défaillir alors que ses lèvres s'approprient les miennes. Je sens ses mains s'introduire lentement sous mes vêtements. Ses caresses sont un supplice, mon corps s'embrase alors que mon pantalon et mon boxer tombent à mes pieds. Je sens son membre durcit contre mon ventre, je n'arrive plus à avoir les idées claires, son corps m'obsède. Sa main descend et se pose sur mon sexe, le caressant d'abord avec douceur puis plus fort, toujours plus fort ....
C'est bon, c'est trop bon ...
Je sens son corps chaud contre le mien, je sens l'orgasme monter...
- Laisse moi en profiter aussi ... me souffle il alors
La phrase arrive à mon cerveau avec lenteur, réactivant mes sens et ma raison, j'ouvre lentement les yeux et me retrouve nez à nez avec un bel hidalgo aux cheveux grisonnants et au sourire ravageur.
Je fronce les sourcils, où suis-je ?
- Alors c'est comme ça que tu occupes tes nuits en mon absence ? Heureusement que je suis rentré ! Continua l'inconnu.
Puis sans me laisser le temps de répondre, il disparu sous le couette et commença un massage buccale plutôt efficace. Je me laissais emporter par le plaisir, non sans avoir finalement identifier l'intrus.
Il s'agit de Paolo, mon mec depuis trois mois. Un doux retour à la réalité et un réveil comme j'aurais aimé en avoir plus souvent ...
Je sens ses mains caresser mes fesses puis ses doigts s'introduire lentement en moi, je gémis, mon corps soudain fiévreux.
Plus fort, encore plus fort ...
Mon amant s'exécute, ses doigts ayant fait place à son sexe qu'il entre et sort sans ménagement. Il me saisit les poignets et continu malgré mes protestations, j'ai mal, mais il n'écoute pas. Il me serre encore, j'entends sa respiration dans mon oreille, un souffle rauque où se mêle quelques gémissement de plaisir. Je sens des larmes s'écouler sur mes joues, mon rêve est loin maintenant je sens mon coeur se refermer alors que le plaisir me submerge.
Du sexe, rien que du sexe ...
Paolo s'arrête à bout de souffle.
- C'est le pied ! me souffle t il à l'oreille alors que je ne rêve plus que d'aller prendre une douche.
Il se redresse enfin et me sourit.
- Eh bien on peux dire que tu étais en forme ce matin ! J'espère avoir réalisé ton rêve ! me dit il avec un clin d'oeil
Mon rêve ? Il y a bien longtemps que je ne rêve plus ...
- Mieux encore lui mentis-je en me levant rapidement pour aller prendre ma douche.
L'eau coula sur mon corps meurtri. Je regardais les marques sur mes poignets, les traces de griffures et de dents qui disparaîtront avec le temps comme toutes les autres ...
Je ne l'aime pas, qu'est ce que je fous encore avec lui ?
Je fais la pute, mais c'est toujours mieux que la rue. Et puis comme ça je ne risque plus d'être amoureux, d'être malheureux, d'être trahis et abandonné ...
Ils n'existent plus ...
Alors pourquoi ai-je rêvé de lui cette nuit ? Pourquoi après tant d'années, venait-il hanter de nouveau mes songes ?
Il était pourtant de l'histoire ancienne, une histoire vieille de treize ans, alors pourquoi penser à lui aujourd'hui ?
Mathias ...
Je suis sorti de la salle de bain et ai choisit mes vêtements en écoutant d'une oreille distraite la radio. Ils ne cessaient de rabâcher la même information : La France venait de gagner la médaille d'or de water polo aux JO de Londres hier soir, une première !
J'ai rejoins mon italien dans le salon et me suis servis une tasse de café, y ajoutant de l'eau sous le regard plus que désapprobateur de mon amant.
- C'est un crime ce que tu fais !
- Que veux-tu treize ans au Canada à boire du jus de chaussette !
Je me suis installé en face de lui et j'ai pris le journal posé à coté de moi. C'est alors que mes yeux se sont arrêtés sur la photo de la première page. J'ai recraché la moitié de mon café, manquant même de m'étouffer.
- Un problème ? me demanda Paolo surprit
- Non, j'ai juste cru reconnaître quelqu'un dis je en jetant le journal.
- Quelqu'un d'important ?
- Le plus grand connard de la terre ! répliquais je en me levant de table l'appétit coupé.
Je rentrais dans la chambre et m'appuyais contre la porte en me laissant tomber sur les fesses. La première page du journal me revenait en mémoire, son sourire, ses yeux flamboyants et la légende de la photo qui tournait encore et encore devant mes yeux :
« Grâce à son capitaine, Mathias Maupetit surnommé aussi le tigre des flots, la France a enfin obtenu la récompense suprême : une médaille d'or olympique ... »
Mathias ...
ooooo
Énième disputes ...
Sortir avec un top modèle n'est pas de tout repos ! De toute façon je ne l'aime pas. La presse va se faire un plaisir de raconter tout ça en première page dès demain et après ?
C'est fout ce qu'une médaille d'or peux vous ouvrir comme porte mais cette vie là ne m'intéresse pas, tout n'est qu'apparences, tout n'est que mensonge, mais ne suis pas moi même un mensonge ?
Je collectionne les conquêtes uniquement pour oublier que je n'ai jamais aimé qu'une seule et unique personne.
Florian
Cela fait treize ans qu'il est partit et treize ans que pas un jour ne passe sans que je pense à lui. Cette médaille c'est pour lui que je l'ai gagné, pour qu'il entende parler de moi où qu'il se trouve sur cette terre et si cela ne suffit pas il y a toujours la presse à scandale ...
Pandora partit en claquant la porte, je ne fis même pas un geste pour la retenir. Je rentrais dans ma chambre et m'allongeais sur le lit défait. Je pris mon portable et commençais à pianoter sur le cadran.
J'avais besoin de repos, j'avais besoin de faire un break ...
Une petite voix me répondit au bout de deux sonneries et je souris malgré moi.
- Bonjour Emma de mon coeur ...
- Mathias ? C'est toi ?
- Vi ma belle le seul et unique !
Je l'entendis glousser à l'autre bout du fils.
- On a revu tes exploits à la télé, on est tous très fier de toi ! Tu es quelqu'un de très célèbre maintenant !
- Il paraît oui dis-je
- Il paraît aussi que tu vas même rencontrer le président de la République ?
- Oui, ce week end ...
- Ah alors tu ne viens pas nous voir ?
- Non ma belle pas ce week end mais j'aurai beaucoup aimé, vous m'avez beaucoup manqué cet été !
- Mais on c'est vu ! Attends j'entends Coré descendre... s'interrompit-elle
Elle posa le téléphone et je l'entendis hurler :
- Coré c'est le frère de... Je l'entendis chuchoter ces trois mots puis elle ajouta de vive voix :
- ... Clémentine au téléphone, tu veux lui parler ?
Bruit d'escalier qu'on dévale :
« Donne moi ça ! » crié
- Allô ? Allô ? Clémentine ça va ? Me demanda un Coré essoufflé
Je souris, Emma étais une adorable petite peste !
- Oui je pense qu'elle va bien Corentin, je ne savais pas que cela te préoccupais autant ! répondis je au comble de l'amusement, ayant déjà remarqué le béguin naissant du jeune homme pour ma demi soeur.
- Matt ... Mathias... me répondit une voix blanche au téléphone
J'entendis l'appareil tomber et la voix d'Emma hurlant :
« Au secours maman, Coré veut me tuer ... »
Et la réponse de son frère : « T'es qu'une petite peste ! »
Et sa soeur d'ajouter : « Coré il est amoureux, il est amoureux ... »
« Arrête de raconter n'importe quoi mais t'as quel âge ?... »
Le bruit d'une porte qu'on referme stoppa net les cris des deux enfants. « Papa ! » annoncèrent ils en choeur d'une toute petite voix.
- C'est quoi ce bordel ? On vous entends de la rue !
- C'est Emma, elle ... dit Coré
J'entendis quelqu'un s'approcher du combiné à toute vitesse :
- Papa c'est Mathias au téléphone !
- C'est vrai ? Génial, passe le moi !
Y a pas à dire cette petite ira loin, c'est pas ma filleule pour rien !
J'entendis leur père prendre l'appareil
- Allô ? Mathias ? Toutes mes félicitation mon grand, c'était vraiment un très très beau match !
- Merci beaucoup ! dis-je en rougissant de plaisir, savoir qu'il était fier de moi comptait beaucoup, bien plus que toutes les éloges de la presse.
- J'aurai aimé passer ce week-end ... mais comme vous savez, la France a besoin de moi !
- Oui on a entendu que toi et ton équipe aviez rendez vous à l'Elysée, c'est un grand honneur tu sais !
- Oui je sais mais j'aurai aimé être avec vous !
- Ce n'est que partie remise !
- Y a intérêt ! Je proposerai quand même à Clémentine de passer si elle en a envie, ce qui ne m'étonnerai pas dis-je, sachant que ma jeune soeur du haut de ses quinze ans n'était, elle non plus, pas du tout insensible au charme du petit Corentin.
Il avait eu seize ans en juin, les yeux couleurs bronze, le teint hâlé, des cheveux long et bruns, aux reflets roux, qu'il attachait en une longue natte dans son dos.
Son père détestait ses cheveux longs, il trouvait que cela faisait « fille » mais Corentin avait tenu bon et avec l'appui des autres membres de la famille, dont moi même, il avait pu les garder long.
- Je suis sûr qu'il en sera enchanté !
J'entendis un « Papa ! » derrière lui et son père se mit à rire.
- Bon je vous laisse je dois aller me préparer, embrasse tout le monde pour moi ...
- Oui prends soin de toi Matt et à bientôt.
Je raccrochais et fermais les yeux. Je me sentais beaucoup mieux, même si je n'ai aucun lien de parenté avec eux je les considère comme ma famille.
Elle fut un temps la tienne aussi Florian ...
A suivre ...