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Author: Ivrian
Fiction Rated: M - French - General/Romance - Reviews: 34 - Published: 01-29-06 - Updated: 01-29-06 - Complete - id:2100894

Dans les vestiaires

Auteur : Ivrian.

Genre : Pur PWP. Ouais, incroyable, j’ai été capable d’écrire un pur PWP, juste une scène de Q sans scénario ! J’en suis la première ahurie !

Rating : Q, qu’est-ce que vous espérez d’un PWP ? Et M aussi, pour langage assez cru...

Résumé : Il s’en passe de belles, dans les douches, après un match de rugby…

Note de l’auteuze (Perverse ? Qui a dit perverse ?!) : En fouillant dans mes tiroirs, je suis tombée sur ce vieux truc et comme c’était vraiment le seul PWP sans aucun scénario que j’aie jamais écrit, je me suis dit : pourquoi ne pas le poster ?

La main se promena lentement le long de son torse musclé, tandis qu’il savourait l’action bienfaisante de l’eau chaude sur ses nerfs éprouvés. Le match avait été particulièrement violent, aujourd’hui, et il avait reçu et donné plus que sa part de coups de genou, d’épaule et de pied.

Le rugby. Un sport de voyou joué par des gentlemen

Dixit le vieil adage.

« Tu parles ! pensa-t-il. Un sport de brutes joué par des brutes, oui ! »

Il fit rouler ses muscles fatigués, sentant peu à peu la douleur refluer. Il avait entendu les autres quitter tour à tour les lieux, et se savait désormais seul.

Après la cacophonie des dernières minutes, faite de cris joyeux de mâles victorieux et de bruits d’eau, le silence alentour lui parut soudain presque assourdissant.

Ses longs doigts nerveux se coulèrent le long de son torse, jusqu’à la forêt sombre de son entrejambe, et il caressa doucement ses testicules, puis son membre. Il était déjà à moitié dur, comme à chaque fois que le match avait été rude. C’était plus fort que lui. Se masturber était devenu son seul moyen pour évacuer la tension et le stress.

Comme bon nombre de joueurs… mais ça, aucun ne l’aurait jamais admis !

Plus d’une fois, cependant, il avait surpris un coéquipier ou un adversaire en train de se « faire du bien » dans une cabine de douche. Parfois même, on lui avait proposé d’un air coquin de participer… et il avait accepté.

Le joueur appuya son front fatigué contre le carrelage humide, et se versa une large rasade de savon liquide dans la main. Ses phalanges ainsi lubrifiées vinrent s’enfouir dans sa toison bouclée puis remontèrent vers son intimité.

Il fit jouer les muscles de son anus, avant d’y enfouir son index.

Et se mordit les lèvres pour étouffer un gémissement de plaisir.

Il amorça un doux mouvement de va et vient tandis que son autre main flattait délicatement ses bourses pleines, en une promesse silencieuse du plaisir à venir.

— Je veux qu’on me prenne, murmura-t-il de manière à peine audible. Je veux une queue bien dure…

Tout l’or du monde en échange d’une présence à côté de lui. Cette fois-ci, sa seule main pour se donner du plaisir ne lui suffirait pas…

Oscillant doucement, il sursauta violemment lorsqu’une main étrangère vint entourer la base de son érection. Il voulut se retourner, mais une voix masculine murmura doucement « Chut » avant qu’une main légèrement calleuse ne vienne masquer son regard.

— Je peux te donner ce que tu veux…

A son oreille, la voix était rauque, voilée de désir, et il ne la reconnut pas. Rejetant la tête en arrière dans un inconscient mouvement d’abandon, il s’appuya contre le torse musclé collé contre son dos.

— Laisse-toi faire… , murmura encore la voix.

Il acquiesça, s’abandonnant complètement à la folie et à la bizarrerie de l’instant. Tant pis si ce n’était qu’un fantasme un peu plus vivace que les autres !

Il voulait se faire prendre. Il voulait sentir un sexe d’homme s’enfouir dans sa chaleur humide, sentir un souffle chaud lui murmurer des obscénités à l’oreille, sentir des couilles s’abattre contre ses fesses au rythme d’un brutal et rapide va-et-vient.

L’identité de son mystérieux séducteur importait peu.

Il avait envie que cet homme s’enfonce en lui, et le fasse jouir jusqu’à tout oublier. Excité par l’idée, il ondula des hanches contre la virilité dressée de son compagnon, désireux de lui faire comprendre qu’il le voulait, là, maintenant.

Tout de suite.

— Impatient, hein ? fit la voix désormais moqueuse.

Sa seule réponse fut un long gémissement de désir tandis que des doigts audacieux venaient caresser et titiller son propre gland gorgé de désir.

Il se mordit la lèvre pour retenir un cri de plaisir, mais la voix chuchota contre son lobe :

— Ne te retiens pas…

La main calleuse se nicha au creux de ses fesses, les écartant avec douceur, avant qu’un doigt joueur ne vienne s’enfouir délicatement au creux de son intimité lubrifiée.

Il se laissa aller avec un feulement de jouissance.

La main quitta ses yeux mais il les garda clos, préférant se concentrer sur les sensations. Il sentit plus qu’il n’entendit son mystérieux partenaire se mettre à genoux, et un frisson d’anticipation le secoua.

Une langue humide taquina son intimité, lapant, suçotant l’anneau de muscles qui en gardait l’entrée et il appuya fermement ses deux mains contre la paroi humide de la cabine de douche.

Il n’avait pas conscience que de petits cris de plaisir s’échappaient de sa gorge, par intervalles, rompant le silence complice. Il n’était plus qu’avidité et luxure.

La main de son amant saisit à pleine paume ses bourses pleines, tandis qu’un sexe imposant venait s’abattre contre ses fesses.

Ses hanches se mirent à suivre la cadence imposée par l’inconnu, tandis que celui-ci se masturbait sans vergogne entre ses cuisses, mais il en voulait plus, beaucoup plus.

— Encule-moi. Profondément.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Il entendit le froissement du préservatif tandis que son amant l’enfilait, puis il sentit le membre monstrueux, lubrifié par le savon, le ployer, le briser en deux, et la sensation extraordinaire de plaisir mêlé à la souffrance lui fit soudain comprendre à quel point il était incomplet.

Il suffoqua brusquement lorsque deux mains agrippèrent fermement ses hanches pour les stabiliser, tandis que la virilité de l’autre allait et venait en lui avec une lenteur qui le rendait fou.

Son amant mystérieux lui murmurait des mots crus tout en lui mordillant le lobe de l’oreille, faisant croître son excitation.

— Tu aimes ça, hein ? Bon dieu, tu es si étroit que j’aurais pu jouir rien qu’en te pénétrant !

Il haletait, incapable de reprendre son souffle face à ce déferlement de sensations. Auparavant, il ignorait ce vide dans son corps et son âme, et maintenant, il se sentait enfin complet, avec ce sexe énorme qui allait et venait de plus en plus férocement en lui, le labourant sans relâche.

Et tout ce qu’il pouvait faire, c’était de laisser échapper de sa gorge des sons incohérents, à mesure que la vague de la jouissance le submergeait, toujours plus rapide, toujours plus houleuse.

Il se mordit brusquement la lèvre inférieure et éjacula, projetant avec force sa semence blanchâtre sur le carrelage immaculé.

Les jambes tremblantes, il sentit que l’autre le retenait par les hanches, augmentant la cadence de ses coups de boutoirs. Il lui chuchotait des paroles obscènes, enfonçait dans sa chair ses longs doigts fins, lui murmurant encore et encore à quel point il aimait son petit cul étroit et chaud.

Et soudain, il sentit le sexe viril pulser en lui, et se délivrer par saccades. Il regretta, l’espace d’un instant, que le latex ne lui permette pas de ressentir davantage les sensations. Les doigts de l’autre se contractèrent sur ses hanches, tels les serres d’un oiseau de proie, lui infligeant une douleur presque bienvenue, puis l’étreinte se relâcha.

Il sentit plus qu’il ne vit son compagnon se détacher de lui, et comprit qu’il allait le quitter. Il ferma les paupières et balbutia un faible :

— Merci.

Il crut un instant qu’il n’y aurait pas de réponse, mais elle vint, si faible qu’il lui fallut dresser l’oreille pour l’entendre.

— A ton service.

Une fois seul, le rugbyman acheva de se laver. Il ne voulait pas se poser des questions, pas déjà. Il ne voulait pas savoir qui était cet inconnu lui ayant fait connaître un tel plaisir.

Dans un milieu d’hommes tel que le leur, rien ne restait caché bien longtemps. Il le saurait bien assez tôt.

Il s’habilla en silence, envahi d’une bienfaisante lassitude, et rejoignit à pas lents ses coéquipiers. Il encaissa avec le sourire les quolibets sur la longue durée de sa douche.

Le car qui devait les ramener à l’hôtel était arrivé.

Au moment de mettre un pied sur la première marche, mû par une sorte de sixième sens qui fit courir des frissons le long de son épine dorsale, il se figea. Quelqu’un le fixait, avec une intensité que la personne ne cherchait nullement à dissimuler.

Il se retourna, et croisa le regard bleu du capitaine de l’équipe adverse.

Lentement, un sourire identique naquit sur les lèvres des deux hommes…

FIN


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