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Author: Ivrian
Fiction Rated: M - French - General/Humor - Reviews: 51 - Published: 01-30-06 - Updated: 05-25-06 - Complete - id:2101708

Last chance

Auteur : Ivrian.

Genre : Romance contrariée et humoristique (enfin, je l’espère !) sur fond de poulailler. Romance entre flics, quoi ! SLASH/YAOI !!

Rating : Bon, ben, mon rating perso… Q, ou si vous préférez… X. Mais uniquement pour le dernier chapitre !

Résumé : Le jeune sergent Dominic LaFiamma a fait des pieds et des mains pour entrer dans la police et gagner le respect de ses pairs. Pas évident lorsque l’on est un fils de mafioso de se construire une vie «rangée» ! Mais Dom a réussi, à force de patience et de boulot acharné. Le seul à surveiller ses moindres faux pas et à lui refuser sa confiance, c’est son supérieur, le lieutenant Roman Maverick. Il attend depuis le début que Dominic fasse une erreur. Et bien, ce jour est venu… Et dire que tout ça est arrivé par la faute de ce maudit caniche !

Nombre de chapitres : 3.

Réponses aux rewiews :

Wilam : Merci beaucoup ! Le caniche a fait rire pas mal de monde, apparemment !

Momoko : Harlequin yaoi ! Mais c'est ce que je veux écrire !

Saria : Merci infiniment ! J'espère que la fin te plaira !

Babar : Merci infiniment ! Nous sommes deux sadiques et c'est tant mieux ! J'espère que la fin te plaira !

Remissia : Qui a dit à Rome que Dom était gay ? Ben, réponse dans ce chapitre ! Et ne t'inquiète pas, ils vont faire les choses dans l'ordre !

Anju : Merci beaucoup, mamzelle !

Gred : Ah, Dominic Monaghan ! Je suis super contente que Lost repasse en ce moment !

Lin Angel : C'est fou ce que ça fait du bien une rewiew comme la tienne ! Merci encore !

Milii : Je dirai même plus : HARLEQUIN YAOI POWAAAA !! Oui, bon, je me calme...

Jreglisse : Le passé de Rome et de Mark ? Peut-être dans une autre fic, ça serait intéréssant à explorer... Bisous et merci de ton idée !!

Le temps des cerises : Salut, Sofie ! Merci d'être encore la !

Nass : Merci, suite et fin dans ce chapitre !

L'ange gardien : Coucou, voila le citron !

Winks : Scandale à la une ! a été supprimé par ff, et je ne sais pas si je vais la reprendre.

Para : Coucou, Para ! J'espère que tu vas bien ?

Une lectrice : Voila la suite, avec toutes mes excuses pour le retard !

Onarluca : Artémis, ça me fait toujours extrêmement plaisir de lire une rewiew de toi ! Bisous !

Amano-Ai : Un Citron qui surgit dans la nuit... Heu, non, c'est pas la bonne chanson ! Merci de ta rewiew et bisous !

Chapitre 3/3

La lettre était prête à être envoyée. Il l’avait recommencée une bonne douzaine de fois, se disant avec agacement qu’il ne s’agissait après tout que d’une lettre de démission, et pas d’une lettre d’amour, mais rien n’y faisait. Il ne parvenait pas à dire ce qu’il voulait. Alors il avait finalement décidé de garder le dernier jet.

Dominic fixa l’enveloppe d’un œil torve, puis se leva d’un mouvement décidé et se dirigea vers sa chambre. Sa valise était là, trônant tel un trophée au beau milieu de son lit. Il avait rapidement emballé quelques affaires, et téléphoné à l’aéroport afin de retenir un billet d’avion sur le prochain vol pour Chicago.

Il avait encore de la famille, là-bas, qui ne lui en voulait pas de sa « trahison ». Il irait donc voir son cousin Vinnie et sa femme Marita, ainsi que leurs enfants. Oui, il avait soudain vraiment envie de reconnecter un peu avec les siens, surtout ses deux neveux de six et quatre ans, qu’il ne voyait que trop rarement.

Avec un sentiment d’inéluctable finalité, il referma la valise. Le claquement sec résonna avec force dans la pièce silencieuse, mais le sursaut de Dominic fut davantage causé par le bruit strident de l’interphone.

Qui pouvait bien venir le voir à cette heure-ci ?

D’un pas lent, il se dirigea vers la porte, et appuyant sur l’intercom, demanda d’une voix tendue :

— Oui ?

— Dominic, c’est Rome. Ouvre-moi !

Le cœur du jeune homme se mit à battre la chamade. Rome ? Ici, chez lui ?! Impensable ! Machinalement, il appuya sur le bouton d’ouverture de la porte. Trois minutes plus tard, deux coups sourds se firent entendre.

Dominic ouvrit le battant d’un mouvement sec, déterminé à garder un visage impassible, quoi que son sup… ex-supérieur ait à lui dire.

Mais Rome n’avait pas de temps à perdre en vaines paroles. Il alla droit au but, comme à son habitude.

— A quoi joues-tu, LaFiamma ?! Tu peux m’expliquer ?!

Sans un mot, Dominic se dirigea vers le salon, le lieutenant sur ses talons. Le jeune homme prit l’enveloppe contenant sa lettre de démission et la tendit à son supérieur, toujours sans un mot.

Rome la décacheta d’un geste précis, et sourcils froncés, se plongea dans la lecture. Une fois qu’il eut terminé, il plongea un regard indéchiffrable dans les iris de Dominic, tout en déchiquetant la missive, qui finit en confettis sur le sol.

— Ce n’est pas grave, fit Dom du ton le plus neutre possible, essayant de masquer son choc (Il avait pourtant cru que son supérieur serait ravi d’être enfin débarrassé de lui !) J’en écrirai une autre.

— C’est hors de question ! explosa Rome. Maintenant, tu vas m’expliquer !

— Que voulez-vous savoir, lieutenant ? ironisa Dominic en faisant quelques pas dans la pièce.

— Pourquoi cette démission, bon sang !? C’est ça que je veux savoir !

Rome inspira profondément, avant de reprendre plus calmement.

— Tu es un très bon élément dans la brigade, Dominic. Alors… pourquoi t’en aller ?

Le jeune blond éclata d’un rire amer.

— Oh, je vous en prie, lieutenant ! La moitié des flics de la ville me tolère à peine, et l’autre moitié pense que je suis un pourri !

— En ce qui me concerne, ça n’a pas d’importance. Je n’accepterai pas ta démission, compris ?

Une vague de colère envahit Dominic.

— Tant pis, le chef de la police sera ravi de l’accepter, lui. En fait, je parie qu’il va danser la gigue lorsqu’il apprendra qu’il va être débarrassé de moi !

Le poing de Rome s’abattit violemment sur la table, faisant dangereusement vibrer le cendrier en cristal qui se trouvait dessus. Il décida soudain de tenter une autre approche.

— Je n’aurais jamais cru que tu sois le genre à fuir, Dominic, fit-il dédaigneusement. Je ne t’ai jamais pris pour un lâche.

Les yeux du concerné étincelèrent.

— Pourquoi est-ce que je resterai, hein, lieutenant ?! Vous ne me faîtes pas confiance ! La seule à m’avoir jamais témoigné la moindre confiance, c’est Tamsyn ! Je ne peux pas me battre contre un commissariat tout entier !

Rome songea, fasciné, que les yeux étaient vraiment les fenêtres de l’âme. La tristesse et la colère qui coloraient les prunelles de son vis-à-vis étaient presque tangibles.

Instinctivement, il s’avança, et posa sa paume contre la joue chaude de Dominic.

— Personne ne te le demande, murmura-t-il doucement. Personne ne te demande de te battre contre moi… et surtout pas contre toi-même.

Et il savait que jamais, au grand jamais, il n’oublierait le soudain rétrécissement des iris du jeune homme, l’écarquillement presque comique de ses yeux tandis que Rome se rapprochait encore et encore de lui, jusqu’à sentir le souffle de sa respiration contre la sienne.

Dominic ne comprenait rien à ce qui se passait. Il ne comprenait pas comment il pouvait se retrouver aussi proche de Rome, comment ses lèvres pouvaient se retrouver tout contre les siennes.

Mais il savait reconnaître une bonne chose quand elle lui arrivait…

Alors il ferma les yeux, et il répondit au baiser.

Les deux hommes s’embrassèrent ainsi pendant de longues minutes, chacun s’émerveillant de la découverte de l’autre.

Lorsque le besoin d’oxygène se fit sentir, Dominic appuya son front enfiévré contre la joue de Rome, et demanda d’une toute petite voix haletante :

— Depuis quand ?

— Depuis ton entretien d’embauche, répondit Rome avec un petit sourire tendre.

— Idem, murmura timidement Dominic.

— Je sais.

Le jeune homme releva brusquement la tête.

— Tu… sais ?

— Tu as été très discret, je le reconnais, Dom, mais à mon âge, je sais reconnaître lorsque quelqu’un s’intéresse à moi.

Dominic détourna le regard, rouge de honte.

— Alors pourquoi n’as-tu rien fait ?

— Parce que j’ai déjà aimé quelqu’un avec qui je travaillais, murmura Rome, et que ça s’est mal terminé.

— Tu parles de… Mark, c’est ça ? demanda timidement Dominic.

Ce fut au tour du lieutenant d’être surpris.

— Moi aussi, je sais lire entre les lignes, sourit Dom.

Rome éclata de rire.

— Est-ce que ça te gêne, d’en parler ? s’enquit Dominic.

— Ça ne me fait plus mal, si c’est ça que tu veux dire…

Avant que le jeune homme n’ait pu ajouter quoi que ce soit, il avait repris ses lèvres, et l’embrassait comme un affamé. Cette fois-ci, il n’y avait plus aucune douceur dans son étreinte, rien que de la passion à l’état brut, et Dominic y répondit avec une fougue accrue.

Le baiser s’intensifia, et un gémissement de plaisir se fit entendre, sans qu’aucun d’eux ne puisse déterminer vraiment qui en était l’auteur. Sans jamais se séparer, ils ondulèrent à pas feutrés vers la chambre à coucher, Dominic menant la danse.

Rome eut un bref sursaut en voyant la valise, mais son compagnon la fit tomber sur le sol avant de le pousser à son tour sur le matelas. Rome se retrouva avec un très entreprenant Dominic planté au dessus de lui.

Avec des mains tremblantes, le jeune homme essaya de déboutonner la chemise de son futur amant, mais il ne réussit qu’à s’empêtrer davantage.

— Du calme, fit Rome dans un murmure, nous avons tout notre temps…

Et il ôta lui-même sa chemise, avant d’enlever à son tour le sweet-shirt de Dominic. Il admira longuement les pectoraux saillants, et le visage passionné du jeune homme.

— Tu es magnifique, Dominic, fit-il.

— Toi aussi, sourit le jeune homme.

Ses mains modelèrent les contours du corps de Rome, s’attardant sur le ventre plat avant de descendre jouer plus bas, à la lisière de son pantalon. Il sourit en remarquant le gonflement de l’entrejambe, et posa une main câline sur le tissu, pressant l’érection de son partenaire.

Rome eut un sursaut.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, pantalons et boxers allèrent rejoindre le reste des vêtements sur le sol.

Rome caressa doucement les flancs de son jeune amant, embrassant chaque centimètre carré de peau à l’intérieur des cuisses, provoquant gémissements et petits cris de plaisir. Quand il fut certain que Dominic était sur le point d’exploser, et seulement à cet instant, il posa un baiser sur la pointe de la virilité dressée, avant de la prendre en bouche d’un seul mouvement.

Dominic se renversa en arrière avec un cri purement animal, se retenant pour ne pas donner de coups de reins.

— Rome… s’il te plait, s’il te plait…

Le balbutiement désespéré du jeune homme se fraya un chemin jusqu’au cerveau enfiévré du lieutenant. Une lueur machiavélique dans le regard, il libéra le sexe dressé de sa bouche, avant de demander d’une voix rauque :

— Des suggestions, Dominic ?

Dom inspira profondément.

— Prends-moi. S’il te plait, je veux te sentir en moi.

Cette prière, faite sur ce ton sexy, provoqua des frissons dans l’épine dorsale du lieutenant.

— Lubrifiant, marmonna-t-il, il nous faut du lubrifiant. Et un préservatif !

— Dans le tiroir de la table de nuit, répondit Dominic.

Rome leva un sourcil interrogateur, mais devant les joues cramoisies du jeune homme, ne releva pas et ne posa aucune question.

Il enduisit généreusement ses doigts de lubrifiant, et entra avec précaution un index joueur dans l’intimité du jeune homme. Un gémissement plaintif échappa à Dominic lorsqu’il trouva sa prostate.

Avec un sourire diabolique, Rome entreprit de rendre le jeune homme dingue, frappant à intervalles réguliers son point G.

Lorsqu’il eut enfin fait pénétrer trois doigts en lui, Dominic en était presque à hurler de frustration et se trouvait incapable d’articuler une sentence cohérente autre que : « S’il te plait, maintenant ! »

— A tes ordres, murmura Rome.

Il prit à l’intérieur du tiroir un préservatif, s’en vêtit rapidement et le couvrit de lubrifiant. Il jeta un coup d’œil à Dominic et sa respiration se bloqua dans sa gorge.

Sexe érigé, jambes écartées, le jeune homme était entièrement ouvert à lui ; cœur, corps et âme. Rome n’avait jamais rien vu d’aussi magnifique.

Dominic écarta un peu plus les jambes, s’offrant complètement à son amant, et ce dernier fut incapable de se retenir davantage. Soulevant le bassin du jeune homme, il le pénétra lentement, s’enfonçant dans sa moiteur accueillante.

Dominic accueillit avec joie chaque coup de reins, allant à la rencontre de son amant.

La sensation était indescriptible.

Rome était en lui.

Rome était une part de lui.

Un coup de rein plus puissant que les autres, et Dominic jouit avec un cri rauque, mouillant son abdomen. Rome essaya vainement de se retenir, mais les muscles internes se refermant autour de son sexe douloureux eurent raison de lui.

Il se vida à longues secousses, chaque spasme le rapprochant un peu plus du paradis… jusqu’au black-out total.

Lorsqu’il s’éveilla, il était seul dans le grand lit. Pas de présence auprès de lui. Les draps étaient glacés, comme le sentiment qui l’étreignit lorsqu’il se rendit compte que la valise avait disparu.

— Mer-de !

En trente secondes, Rome s’était rhabillé. Pieds nus, il courut jusqu’à la porte d’entrée, qu’il ouvrit à la volée.

Avant de pousser un soupir de soulagement.

Assis sur le palier, sa valise à côté de lui, Dominic offrait l’image vivante du désespoir.

Il releva la tête pour croiser le regard de Rome.

— Je n’ai pas pu, avoua-t-il, désespéré. Je voulais partir avant que tu ne te réveilles, mais je n’ai pas pu…

Rome s’assit à ses côtés.

— Tu m’en veux si je te dis que j’en suis ravi ?

— Je voulais vraiment m’en aller, reprit Dominic, avant de foutre ta vie en l’air. Mais j’en suis incapable.

Rome lui prit le menton, et tourna son visage vers le sien.

— Je t’aime, Dominic. La seule manière pour toi de foutre ma vie en l’air, c’est de me quitter.

Les yeux bleus s’embuèrent suspicieusement.

— Je t’aime aussi, murmura Dom d’une voix rauque d’émotion.

Et là, sur le palier du second étage, en plein courant d’air, le lieutenant Rome Maverick embrassa son subordonné, le sergent Dominic LaFiamma.

Ou plutôt, Rome embrassa l’homme qu’il aimait, Dominic…

Et si la voisine, une adorable vieille dame nommée Mme Carmichael, choisit ce moment pour sortir de chez elle, elle eut le bon goût de ne pas faire remarquer sa présence et derepartir dans son appartement aussi silencieusement qu’elle en était sortie…

FIN

Voila, c’est fini ! Je tiens encore à vous présenter toutes mes excuses pour le retard, mais je suis actuellement dans les affres du plus horrible « blocage » que j’aie jamais connu.

J’espère tout de même que cette fin vous plaira !



© Copyright 2006 Ivrian (FictionPress ID:392468).


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