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Fiction » Fantasy » Lost Angel, L'Ange Démuni font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Imari
Fiction Rated: K+ - French - Romance - Reviews: 26 - Published: 03-21-06 - Updated: 12-26-06 - id:2137307

Ohayo

Voilà donc une fic original qui commence dont le plan est déjà fait ! Je me suis dit qu’il fallait que je commence un jour à la mettre véritablement en place, alors voilà, je commence à poster !

Tous ces personnages m’appartiennent, alors ne les utilisez pas sans autorisations (Que c’est bon de pouvoir dire ça !! XD)

Rating: K! Aucun soucis à se faire! Par contre, je préviens tout de suite, cette fic est bien YAOI! Tous ceux que les histoires d'amour, de papouilles et du reste, entre hommes, rebutent, vade retro!

Pour ceux, toujours intéressés, bienvenue!! Profitez bien!

Bonne lecture !!

Petit mot de l'auteur: C'est fic est publié en avant première sur le site de la team Yaoi "Nation Boy's Love" dirigé par la Lucief en chef! !! Si cela vous intéresse, rendez-vous sur le site de NBL!!

Résumé : C’est comme une aile abandonnée au ciel, comme un paradis perdu…. C’est un passé oublié qu’il a du mal à retrouvé... Pourtant Stefan veut comprendre ! Enael et Raziel se sont aimés., deux anges de Là-haut. Mais qui sont-ils réellement ? Et Lui ?

Lost Angel – L’Ange démuni.

oOo

« Un amour qui ne permettra aucune trahison. Un amour sans égal qui n’admettra aucun partage. Un amour puissant qui n’acceptera nulle faiblesse… » Enael

oOo

Chapitre un : Des yeux couleur orage.

Cela faisait combien de temps déjà ? Trois mois ? Oui, plus ou moins… Trois mois qu’il s’endormait et se réveillait en sueur dans cette chambre qui ne lui disait rien. Pourtant, on lui avait affirmé qu’il aurait dû s’en souvenir, car il était Stefan Moreau. Stefan Moreau ? Eh bien s’ils le disaient, pourquoi pas ? De toute façon, il ne pouvait pas prétendre le contraire, il n’en savait rien. Son nom ne lui disait rien, sa famille lui était passablement inconnue, son passé complètement inexistant. Et sa mémoire refusait de revenir…

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé ! Mais cela avait été tellement douloureux qu’il redoutait à présent de recommencer… Et les flashs avaient été si précis, si fulgurants de tristesse, de désir, de désarroi et de mort…

Stefan, c’est l’heure ! s’écria une voix à la porte de sa chambre, le faisant se lever, aux aguets. Il respira lentement pour calmer la cadence de son cœur ; il réagissait si rapidement !

Oui, je suis levé ! Je vais à la douche, répondit-il calmement.

C’était une journée comme les autres, un jeudi tout à fait banal où il devait se lever, aller en cours, puis rejoindre la pharmacie à quelques mètres de la maison où il avait trouvé un boulot pour se faire de l’argent de poche. On lui avait dit que la fille qui travaillait avec lui à la pharmacie était la personne qui l’avait trouvé gisant dans la forêt municipale de Laudes. Elle avait alerté sa famille et ils l’avaient ramenés à la maison. Il n’avait même pas été à l’hôpital. Il se demandait d’ailleurs pourquoi.

Rapidement, Stefan prit sa douche, s’habilla et se dirigea vers la cuisine. Tout était sortit pour le petit déjeuner. Il mit son lait à chauffer et attendit, passant sa main frêle dans ses cheveux noirs mi-long. Ils balayaient ses épaules et ses joues lorsqu’ils étaient correctement coiffés. Sinon, il les attachait. Ce que Stefan appréciait dans son profil était ses yeux : bleus, presque métalliques. Le contraste avec ses cheveux était impressionnant et il appréciait le charme que cela lui donnait. Les filles n’y étaient d’ailleurs pas insensibles. Mais chaque fois que l’une d’elle lui faisait des avances, inexplicablement, il les repoussait, ayant l’impression que s’il acceptait, il trahirait quelque chose… ou quelqu’un !

La sonnerie du micro-onde retentit et Stefan sortit son bol de chocolat chaud. Son père entra à ce moment.

"Bonjour Stefan. Bien dormi ?"

"Oui, très bien," répondit machinalement le garçon. "Et toi ?"

"Oui, oui."

En fait, il n’avait pas bien dormi du tout, mais ce n’était pas nécessaire d’inquiéter sa famille. Il avait encore eu un cauchemar. Mais si les premières fois avaient abasourdis sa sœur et ses parents, les fois suivantes, ils lui avaient fait comprendre qu’il avait passé l’âge. Il préférait donc garder cela pour lui. Et puis c’était tellement… étrange ! Il ne comprenait pas lui-même ce qui se passait exactement. Et pourtant cela lui paraissait si… réel ! Mais le matin venu, il ne se souvenait plus de rien, excepter peut-être de quelques sentiments épars qui l’affolaient.

Sa sœur, Mélanie, arriva, déboulant rapidement des escaliers, donnant une touche plus éveillée à l’atmosphère de la cuisine :

"Bonjour tout le monde !"

"Bonjour ma puce," répondit leur père.

"Salut," dit Stefan en souriant. Il appréciait particulièrement la jeune fille pour sa joie de vivre et sa débilité parfois profonde ! Mais il ne pensait pas à elle comme aurait dû le faire un frère, il le savait. Elle était comme sa meilleure amie, une personne de confiance. Pas comme une petite sœur avec qui il aurait dû se disputer !

"Allez, accélère Mel, on va être en retard sinon !"

"Comme si c’était nouveau," répondit Mélanie avec le sourire. "Les profs seraient bien plus étonnés si on arrivait à l’heure, crois-moi !"

Elle lui fit un clin d’œil qui fit sourire Stefan. Tellement enfantine ! Il se leva, lava son bol et monta se brosser les dents. Il vérifia que tout était bien dans son sac puis descendit à nouveau dans la cuisine, prêt à partit. Il ne manquait plus que la diablesse de la maison !

Celle-ci déboula de nouveau des escaliers et attrapa la tartine qu’elle s’était faîte. Ils étaient déjà en retard, bien sûr, mais ça ne les inquiétait pas plus que cela.

"Prête ! A ce soir tout le monde !"

Une réponse venant du salon et l’autre du haut de la maison, et les deux jeunes gens sortirent. Ils marchèrent tranquillement, sachant pertinemment qu’ils ne seraient de toute façon pas à l’heure.

"On a anglais, je ne me trompe pas ?" demanda Mélanie.

"Euh… On a maths, Mel. Ne me dis pas que…"

"Oups…"

Puis la jeune fille éclata de rire.

"Je me suis trompée! C’est pas grave, tant pis ! En avant toute !"

Ils s’étaient arrêtés et repartirent plus joyeusement. Stefan appuya un doigt de sa main droite de chaque côté de son nez. Elle était impossible ! Ils arrivèrent avec une dizaine de minutes de retard au lycée Clemenceau. Le professeur les avait déjà notés « en retard » et les fit s’asseoir rapidement.

Ce fût une journée ordinaire, pleine de merveilleux cours encadrés par d’intéressants professeurs sur de captivants sujets qui endormirent la moitié de la classe. Stefan, lui, se battait contre son sommeil durant le cours de philosophie. Heureusement, il commença une partie de morpion avec sa sœur, assise à côté de lui. Heureusement qu’elle était là, sinon il aurait accumulé les mauvaises surprises ! C’était une élève brillante malgré sa petite tête ! Il ne savait pas comment elle faisait ! Elle était tellement tête en l’air et pourtant retenait parfaitement ses cours ! Et puis c’était bien pratique d’avoir un tel trésor à côté de lui !

"Monsieur Moreau, pouvez-vous me dire pourquoi les hommes s’instruisent-ils ?"

La surprise passée devant l’interrogation, Stefan commença à répondre, suivant les instructions de Mélanie qu’elle chuchotait la tête baissée. Il remaniait à sa manière pour construire sa propre opinion :

"Les hommes ont besoin de contraintes et de liberté pour vivre en société. Il faut donc qu’ils les apprennent. Il y a aussi tous ces métiers qui évoluent et qui ont besoin de ressources humaines pour fonctionner…"

Et blablabla, il était entrain de faire un discours des plus passionnants sur les motivations humaines quant à l’utilité de l’école… Arrivé à la fin de son explication, il ne se souvenait même plus de ce qu’il avait débité. Mais le professeur ne paraissait pas vouloir en débattre et enchaîna avec de nouvelles idées nées de l’explication du jeune homme.

"Pas mal !" Admira Mélanie.

"Grâce à toi, Mel."

"Mais oui, mais oui !"

Pourquoi aimait-il temps l’appeler Mel ? Il avait chaque fois l’impression d’être face à un rideau qu’il ne pouvait que palper sans pouvoir le traverser. Mel lui était familier, il se sentait un peu comme « chez lui », dans son passé perdu…

Il sourit à la jeune fille et enfin la fin des cours sonna. Ils sortirent calmement de la classe, traversèrent la cour puis empruntèrent le chemin de retour. Là, quelques amis des jeunes gens vinrent les rejoindre. Thomas et Amélie. C’est une bande toute joyeuse qui arriva à la maison des Moreau. Ils entrèrent ; c’était vide. Leurs parents n’étaient pas encore rentrés, c’était encore un peu tôt.

"Vous avez bien de la chance que vos parents soient pas là quand vous arrivez !" dit Thomas, boudeur.

"Si tu vivais ça au quotidien, tu te rendrais compte que ce n’est pas aussi sympa," répondit Mélanie.

Stefan s’était rendue compte que leurs parents n’étaient pas à la maison aussi souvent que Mélanie l’aurait souhaitée. Pour lui, rien n’avait d’importance ici, sauf Mélanie. C’était seulement pour elle qu’il restait. Son père et sa mère étaient restés des étrangers.

"Vous voulez quoi à goûter ?" demanda joyeusement Mélanie, retrouvant sa bonne humeur communicative.

"Rien," répondit Stefan.

"Comme d’habitude," répondit Mel en souriant. "Tu devrais pourtant manger quelque chose Stef’ !"

"Peut-être un jour !"

"Et toi Thomas ?"

"Du lait me suffira Mélanie, s’il te plaît."

"Aucun problème ! Et toi Amélie ?"

"Pareil que Thomas, c’est bon !"

"Vous n’êtes pas très compliqués ! Va pour le lait !"

Alors que Thomas, Amélie et Stefan s’asseyaient autour de la table, Mélanie courrait de partout pour tout préparer, déposant maints paquets de gâteaux. Finalement, alors que la jeune fille s’asseyait, les deux amis ne résistèrent pas à la tentation et engouffrèrent les premiers gâteaux.

"J’en était sûre !" s’écria Mélanie. "Vous n’auriez jamais pu résister !"

Elle rie et les autres la suivirent. Elle rejeta ses cheveux noirs en arrières et commença à entamer à son tour les petits biscuits. Stefan fût le seul à ne rien manger. Il alla tout de même se servir un verre d’eau. Il n’avait pas faim. Il ne mangeait pas tellement, en fin de compte, c’était sûrement pour cela qu’il était si fin, presque la peau sur les os, et qu’il avait mit autant de temps à guérir ! Cela ne faisait que quelques semaines qu’il avait recommencé les cours.

Les quatre amis continuèrent à rigoler et parler jusqu’au retour des parents de Stefan et Mélanie. Thomas et Amélie rentrèrent alors chez eux et Stefan et sa sœur montèrent faire leurs devoirs. Ils avaient la chance d’être dans la même classe et s’aidaient mutuellement. Enfin, c’était surtout Mélanie qui aidait Stefan…

"Mais non regarde ! Si tu fais ça, tu ne trouves pas 3 mais (-3) !"

"Zut ! Merci."

"Comme d’habitude !"

Ils se sourirent et continuèrent leurs devoirs puis leurs révisions. Enfin Stefan sortit de la chambre de sa sœur pour aller se reposer dans la sienne. C’était crevant le lycée ! Et puis il sentait bien qu’il n’aurait pas dû y être… Pourquoi alors… ?

Quelques minutes plus tard ce fût l’heure du dîner et enfin Stefan pu librement aller se coucher. Il était fatigué. Il avait mis plus de deux mois pour guérir et sa santé était toujours un peu faible. Seul la présence de Mélanie lui faisait du bien.

Haaiah avait demandé à ce que ce soit un Archange Recteur qui s’occupe de lui, dès qu’il était arrivé. Mettatron avait tout d’abord refusé puis, Enael ne savait pourquoi, mais ce dernier avait fini par céder. Et Raziel s’était proposé.

Au début Enael n’avait pas comprit pourquoi. On lui avait donné quelques notions sur le monde Angélique à son arrivée. Raziel était le plus grand et le plus fort des Archange Recteurs, après Mettatron. Il était son Second d’ailleurs, le plus redoutable. Son ami aussi. Pourquoi voudrait-il s’occuper de lui, un simple Soldat Ailé ?

Grand, blond aux yeux couleur d’orage, élancé comme tous, avec une sensualité redoutable, Enael apprit plus tard que son Maître invitait souvent un Ange à dormir avec lui. Les Anges avaient des mœurs vraiment légères.

Pus un jour tout avait cessé. Il ne savait pas pourquoi ni comment, mais ce fût ainsi ; Raziel avait arrêté d’inviter qui que ce soit. Excepté lui.

Petit à petit leur relation de Maître à élève s’était transformée, passant à l’amitié qui existait entre deux êtres des Lumières. Ils avaient appris à se connaître.

Puis Raziel avait été envoyé en mission dans le Monde des Enfers et Enael s’était fait un sang d’encre durant toute son expédition. Il s’était demandé incessamment quand son Maître reviendrait. Et plus le temps avait passé, plus son inquiétude avait grandit et prit une ampleur qu’il n’aurait jamais imaginé. Il avait fini par se rendre à l’évidence : il était tombé amoureux. D’un homme. D’un Ange.

Enfin, quelques jours après qu’il se soit remis en question, Raziel était revenu. Blessé, sanglant, il n’avait laissé personne l’approcher et s’était enfermé dans sa chambre. Enael n’était pas du genre à se laisser impressionner, et, malgré les recommandations de ses supérieurs et les interdictions, il avait forcé la porte de son Maître, et Aimé.

"Qui est là ?!...," avait commencé une voix froide mais au souffle rendu court par la douleur "J’ai dit… que je ne voulais voir… personne !"

"C’est moi," avait répondu calmement Enael en fermant la porte et en s’approchant de la chambre de Raziel. "Et tu auras beau dire ce que tu voudras, je ne partirais pas."

Il avait parcouru le bref couloir sombre qui le séparait de la chambre et était entré. Tout n’avait été qu’obscurité. Raziel se cachait, il ne voulait absolument pas être vu.

"Je ne veux… voir personne ! Surtout… pas toi !" Avait répondu une voix coléreuse mais chancelante.

"Ca fait plusieurs heures que tu es là à souffrir sans vouloir que l’on t’aide. Tu sais très bien que l’attachement, et les sentiments, sont le remède. Pourquoi ne laisses-tu pas tes amis s’occuper de toi ?"

"Ca n’aura aucun effet…"

Enael s’était approché du lit et s’était assied près de son Maître qui était dos à lui. Il tendit sa main et balaya aveuglément le front de l’Archange.

"Et qu’est-ce qui aurait de l’effet ?"

Un long silence s’était fait puis :

"L’amour," avait répondu Raziel d’une voix étranglée.

"L’amour…," avait répété son élève sans pouvoir empêcher ses joues de rosir légèrement.

Il avait sentit la pièce se réchauffer. Où était-ce son corps qui produisait cet effet là ?

Il avait approché son visage de l’oreille de son aimé et lui avait chuchoté, tout près :

"Moi, je pourrais te donner de l’amour…"

Il avait sentit le frisson de Raziel et avait eu un instant de frayeur quand celui-ci s’était enfin tourné vers lui.

"De l’amour ?"

"Un amour qui ne permettra aucune trahison. Un amour sans égal qui n’admettra aucun partage. Un amour puissant qui n’acceptera nulle faiblesse…"

Il y avait eu un nouveau silence et une main s’était approchée du visage du Soldat Ailé.

"Hanë…"

Quand le bout des doigts de l’Archange touchèrent sa peau, Enael sentit son pouvoir se déchaîné. Ce pouvoir qui faisait partie de son cœur voulait aider l’archange, voulait lui apporter la guérison complète…Il ne savait pas le contrôler et le laissa gagner le corps de son aimé.

Enael avait supporté cette douleur sans broncher alors qu’il se sentait de plus en plus faible et démuni.

Raziel s’était arrêté de prendre son énergie quand il avait sentie son élève s’affaisser et s’était allongé dans son lit, entraînant avec lui son protégé. Il l’avait prit dans ses bras, passant sa main de son épaule jusqu’à sa taille pour le serrer plus étroitement contre lui.

"Tu devrais dormir," lui avait-il dit doucement. "Nous en avons d’ailleurs tous les deux besoins…"

Et ils s’étaient endormis, enlacés.

Le lendemain, Raziel était réveillé quand Enael avait ouvert les yeux. Il lui avait murmuré un « Bonjour » plutôt tendre avant de s’approcher lentement de son visage. Le cœur d’Enael s’était accéléré comme jamais, et quand les lèvres de Raziel l’avait touché il n’avait plus pu se contrôler.

Ils s’étaient lancés tous deux dans une bataille de corps pour se découvrir, s’aimer et s’unir sans condition.

Enael n’y connaissait rien, mais la peur avait disparût. L’amour avait remplacé tout autre sentiment. Excepté le désir.

"J’aime entendre battre le cœur… Heureusement qu’un Ange conserve cela," avait murmuré Raziel, passant sa langue en langoureux cercles auteur de celui de son partenaire.

Il n’y avait plus eu que gémissements, murmures et cris. Le Soldat Ailé en conservait un souvenir intarissable de joie. La seule ombre dans cette relation était le secret qu’il fallait en garder. Un Archange et un Soldat Ailé ? Ca ne s’était jamais vu… Mieux valait ne pas l’ébruiter.

Stefan se réveilla avec une envie de crier incroyable. Il était à l’agonie. Quelle tension, quel amour, quel désir… Il se sentait étouffé ! Que s’était-il passé ? Des brides de son rêve persistaient dans son esprit. Machinalement, il passa sa main sur son bras droit. Il y avait ici des lignes étranges, minuscules, qui parcouraient son avant-bras. Le tout formait une goutte enrobée d’un losange. Le signe était assez grand. Etait-ce dû à sa blessure ? Il en doutait. Son avant bras droit avait été la blessure qui avait mis le plus de temps à cicatriser bien que la plaie soit celle qui s’était le plus rapidement soudée ! Il massa son avant-bras puis se demanda enfin pourquoi. C’était étrange… Pourquoi faisait-il toujours cela, chaque fois ?

Stefan se recoucha, rabattit la couverture sur lui et ferma ses yeux, sa respiration toujours saccadée. Il repensa à son rêve. Ce n’était pas la première fois qu’il le faisait, il en était sûr. Mais il commençait à se souvenir de ce qu’il s’y passait bien plus précisément qu’auparavant. Ce devait être à force de le rêver chaque nuit… Parmi tant d’autres qu’il faisait inlassablement.

Qui étaient les personnes de ce songe ? Il avait l’impression d’être complètement rentré dans une introspection de ce… comment s’appelait-il déjà ? El… Nael… Enael ! Oui, ce devait être ça ! Son cœur reprit un rythme rapide à ce nom.

"Enael, Enael…," répéta-t-il plus fort, se faisant sursauter lui-même sans raison.

Stefan changea de position et s’allongea sur le côté. Il attendit un peu de calmer les battements qui tapaient sa poitrine puis revint à son rêve. Qui était l’autre personne ?

"Ra… Raziel…"

Ce fût pire que la fois précédente ! A son rythme cardiaque déchaîné et à ses cheveux hérissés dans son cou s’ajouta une bien étrange chose : il sentait le désir irrépressible l’envahir et sans crier gare il laissa toute la tension qui habitait son corps s’échapper ; il se déversa dans son lit. Il hoqueta alors, ferma ses yeux et essaya désespérément de se rendormir. Il veilla ainsi, sans pouvoir s’assoupir, jusqu’au matin. Cet ange au regard d’orage et aux mèches d’or le hanta durant toute la nuit et les jours suivants. Au matin il changea ses draps.

Ima.



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