Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Romance » Retrouvailles font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Laku-san
Fiction Rated: M - French - Romance - Reviews: 83 - Published: 03-28-06 - Updated: 06-08-08 - id:2141927

Enfin le premier chapitre de ma première fic, (Re)trouvailles !

Je tiens à remercier mes premières fans (Aya, Nami, Riku, Nami…) et ma première correctrice : Cycy (eh oui je me suis fait houspillée car j’avais oublié, MDR, oubli réparé) Et puis j’ai oublié Telika dans mes premières fans ! hihi Bon en gros je remercie tout le monde, que celui (celle) qui se sente concerné (e) par ses remerciements soit remercié (e)…Comme ça c’est réglé MDR Merci de ma soutenir !

ATTENTION, CETTE FIC CONTIENT DES PROPOS EXPLICITES QUANT A UNE RELATION ENTRE HOMMES, ELLE N'EST DONC PAS TOUS PUBLICS !!!!

Bonne lecture à tous !


(RE)TROUVAILLES

Chapitre 1

Assis sur ma chaise, qui balançait dangereusement sur deux pieds, je regardai dehors. J’essayai, en vain, d’occulter les piaillements des idiotes de filles qui s’étaient déclarées elles-mêmes (sans mon accord bien évidemment) « les filles du fan-club de Paul ».

Je soupirai, si elles savaient les pauvres. Je ramenai mon regard vers elles avec un sourire niais qu’elles semblaient particulièrement apprécier. Mon attention fut alors attirée par un autre groupe de fans…Mon regard s’assombrit en croisant celui de mon frère. On se ressemblait comme deux gouttes d’eau, normal pour des jumeaux, me diriez-vous… Mathieu Cardas, 1m77, 68 kg, blond, aux yeux bleu-vert, les cheveux mi-longs, un sourire éclatant et un corps d’athlète. La seule différence c’est que moi, c’est naturel, lui fait du foot pour s’entretenir. Je souris à ma remarque sarcastique.

Je me levai de ma chaise, celle-ci retomba lourdement sur le sol de la classe avec un « tac ». Je m’approchai de mon cher frère.

-« Alors, tu joue au coq de salon ? Ou tu essais de m’imiter, sans succès d’ailleurs, permets-moi de te le dire… »

Les filles des deux fan-club ne purent retenir un « oh ! » d’étonnement face à cette provocation ouverte.

-«Rah ! Quelles idiotes, celles-là !! Même au bout de trois mois elles s’étonnent encore de nos bagarres… » pensai-je.

Mathieu sourit à ma provocation.

-« Et toi mon poulet, tu trimbale tes pouffiasses ? » Je souris en pensant à la tête des filles de mon fan-club, outrées que je ne les défende pas.

-« On réglera ça à la maison » lui soufflai-je en passant à ses côtés.

Je sortis du lycée, les mains dans les poches. Je matai de ci de là les belles fesses qui passaient à ma portée. Je me réjouissais déjà de me battre avec Mathieu. Même si nos parents allaient encore gueuler, mais bon, ça fait 17 ans qu’ils gueulent, c’est pas maintenant que ça va changer quelque chose. C’est plus pour ma sœur que ça me gène (enfin juste un petit peu…). Elle est actuellement en troisième année de médecine, et elle bosse dur pour réussir… Alors oui j’imagine qu’entendre ses deux frères se battre à côté de sa chambre, ça peut être agaçant.

Je rentrai à la maison.

-« ‘Jour Maman ! Suis rentré ! »

-« Et ton frère ? »

-« On n’est pas rentré ensemble, et tu sais bien que… » Je fus interrompu par le bruit d’une porte claquée. Je supposai, avec raison, que c’était Mathieu. Je montai en quatrième vitesse le rejoindre dans ce qui est notre chambre. Car, oui, malheureusement pour moi, nous partageons la même chambre. Nos parents pensant que cette proximité nous forcerait à nous comporter comme « des adultes responsables » nous répétaient-ils souvent. Cependant une autre chambre était libre au rez-de-chaussée, mais mes parents n’ont jamais voulu que l’un de nous s’y installe : ceci est la chambre d’amis, un point c’est tout !

Je me retrouvai dans la chambre, face à mon frère. Nous nous devions de réparer l’affront fait en classe. Je fermai à clef afin que nos parents ne viennent pas nous séparer et ma sœur, devinant ce qui allait se passer, augmenta le son de sa chaîne. Je fis un sourire en coin à mon frère et me mis en position. Il me rendit son sourire, j’avais presque l’impression de me battre contre mon reflet, comme d’habitude d’ailleurs.

Il m’envoya son poing dans la figure, j’eus juste le temps de bouger la tête, il m’effleura la joue, mais son autre poing vint se loger dans mes côtes. Je soufflai sous le choc et le repoussai violemment. Il alla buter contre mon lit et je lui envoyai mon pied dans les tibias, il n’eut pas le temps de parer et tomba à genoux devant moi. Je souris mais il profita de la situation pour me donner un coup dans l’estomac. Je tombai par-dessus lui, sur mon lit. Il se releva aussitôt et sauta sur le lit, me mitraillant le ventre de coup de poings, que je parvenais difficilement à parer. Je réussis à l’éloigner de moi en lui donnant un coup dans l’entrejambe. Il gémit et tomba à terre. Il déclara forfait pour ce soir et j’en profitai pour aller me mettre sous une douche chaude et soigner mes bleus.

C’est bête tout de même, nous étions frères jumeaux et pourtant nous ne nous entendions pas comme deux frères jumeaux devraient le faire. Nos parents déploraient cela d’ailleurs. Cependant ce n’est pas que nous nous haïssions, seulement notre relation n’étais pas fusionnelle. Cela ne me gênait pas d’ailleurs, pas trop tout du moins. Mais je savais pertinemment qu’avec quelques efforts nous pourrions très bien être bien plus proches et complices l’un envers l’autre, Mathieu était un autre moi, je le comprenais aisément et lui de même. Sachant qu’en plus il se sentait bien plus proche de moi que moi de lui. Je le soupçonnai de se battre avec moi plus pour me faire plaisir que pour son propre plaisir. Après ces réflexions sur notre conditions de jumeaux je sortis de ma douche et m’essuyai.

Nous ne descendîmes pas manger ce soir là, comme beaucoup de fois lorsque nous nous battions. A la place je m’assis devant mon piano et commençai à pianoter distraitement une mélodie. Je n’entendis pas tout de suite Mathieu rentrer dans notre chambre. J’en pris conscience où il fit sortir un son de sa guitare. Je me retournai, il me souriait.

Ah…oui j’ai oublié de vous dire ça…Mathieu et moi ne nous entendons réellement que sur un point : la musique. Lui à la guitare et moi au piano. Nos voix se complétaient merveilleusement au chant. Nous avions la même voix et le même timbre ce qui donnait comme une sorte d’écho lorsque nous chantions. C’est le seul point positif à notre gémellité selon moi. Il tira un son de sa guitare, je me retournai vite fait vers mon piano et nous jouâmes un air pour continuer à nous défouler en musique : « another one bites the dust » de Queen.

Il était 22 H et demain, philo… C’était l’année du bac, il fallait donc bien bosser…Nous nous préparions à nous coucher lorsque notre mère frappa à la porte, Mathieu alla ouvrir et elle nous trouva moi au piano et lui à sa guitare et surtout pleins de bleus. On eut le droit au sempiternel sermon maternel :

-« C’est pas possible…Je vois pas, je ne comprends pas comment vous pouvez vous battre comme ça…Un jour vous allez vous faire mal et vous le regretterez amèrement ! Et vous ne viendrez pas dire qu’on ne vous aura pas prévenu avec votre père ! » Et bla bla bla…On se retenait difficilement de rire avec Mathieu. Nous l’embrassâmes chacun sur une joue et nous allâmes nous glisser dans nos lits respectifs, moi à gauche, lui à droite prés de la fenêtre, j’ai toujours eu peur de dormir prés de la fenêtre, allez savoir pourquoi… Nous nous endormîmes.


Voilà pour le premier chapitre, à suivre!

N'oubliez pas de me donner votre avis! Merci : D


Return to Top