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Une lumière vive l’éblouit. Elle cligna des yeux et parvint à distinguer une silhouette devant elle. Impossible de dire de qui il s’agissait avec toute cette lumière. Elle observa la pièce dans laquelle elle se trouvait. On aurait dit une cave, un endroit très humide et sombre. Il n’y avait aucun signe du dehors, pas un bruit. Elle voulut protéger ses yeux avec sa main mais réalisa qu’elle était attacher avec des cordes. Ses poignets étaient entaillés et du sang perlait sur le sol. Elle paniqua et poussa sans l’entendre un gémissement plaintif. L’homme ricana.
Alors, Ellen, tu as peur ?
La jeune fille ne répondit pas. A la place, un cri strident sortit de sa bouche. L’homme se tenait à présent devant elle, dos aux spots de lumière. Et cet homme était son beau-père.
Petite garce, pourquoi ne réponds-tu pas ? Je t’avais prévenue, tu vas payer. Et cette fois ta maman n’est pas là pour te défendre.
A nouveau, la panique envahit tout le corps d’Ellen, elle sentit ses poils se hérisser tout au long de son dos et eu un frisson d’horreur. L’avait-il violer ? Allait-il la tuer ? Ellen se souvint soudain. Elle était avec Alana dans sa chambre. Son beau-père était entré dans la pièce sans frapper comme à son habitude. Ellen n’avait pas vu le couteau de cuisine caché derrière son dos. Mais elle avait vu la lame briller quand celle-ci s’était enfoncée dans le ventre de son amie. Elle poussa un hurlement en sanglotant.
NON ! Pourquoi ? gémit la jeune fille au sol. Pas Alana…pourquoi ? ajouta-t-elle si bas que le monstre du se pencher pour l’entendre
Tu me demandes pourquoi ? Pourquoi ai-je tuer ton amie ? Elle était un témoin gênant et elle ne me servait à rien. Pourquoi tu es ici ? Tu ne devrais même pas te le demander. Ellen, tu es ici tout simplement parce que tu es née.
Il eut un rictus méprisant en regardant la jeune fille. Oui, elle était très belle comme petite. Des cheveux très noirs qui lui arrivaient aux épaules, des yeux d’un bleu profond où il s’était trop souvent perdu. Un petit nez droit, une bouche rose et charnue. Il vit sa poitrine se soulever sous le rythme de ses respirations saccadées. Les yeux du monstre s’obscurcirent. Il regarda avec envie les épaules nues d’Ellen, son tee-shirt déchiré qui laissait entrevoir des morceaux de peau pâle à l’extrême. Ses longues jambes dans un jean beaucoup trop serré. Sa respiration s’accéléra sous le plaisir. Ellen s’en rendit compte, elle vit son regard parcourir son corps démuni. Une nouvelle plainte s’échappa de ses lèvres.
Qu’est-ce que tu vas faire ? ! cria-t-elle.
Tu ne le sais pas encore, Ellen ? Si si si, ajouta-t-il en voyant les yeux remplis d’effroi de la jeune fille. Oui, c’est bien, tu as compris. Ne t’inquiète pas, tout ira vite, j’irais en douceur.
Et si maman rentre ? tenta-t-elle dans une vaine tentative de gagner du temps.
Non, elle ne rentrera pas, ricana son beau-père. Elle ne rentrera plus.
Elle voulut hurler mais l’homme lui plaqua sans ménagement une main sur la bouche et la bâillonna. Elle tenta de se débattre mais il la plaquait fermement sur le sol. Il lui déchira le reste de ses vêtements. Puis il lui attacha les mains au mur où il y avait des piquets. Jamais elle n’y avait fait attention. Elle le vit se relever et retourner dans la lumière. Un petit bouton rouge s’alluma. Elle bougea de toutes ses forces, en gémissant dans le bâillon qui lui entaillait la bouche. Il ne fit que ricaner. Et dans un mouvement d’horreur, il se pencha sur elle. Ellen ne su combien de temps dura son calvaire. Une heure, deux heures ? Tout ce qu’elle savait ou plutôt ce qu’elle ressentait c’était une douleur aiguë et insupportable. Lui, grognait de plaisir pendant que la jeune fille laissait les larmes couler sur ses joues maculées de maquillage et de poussière. Elle regardait fixement le petit bouton rouge de la caméra dans un état second. De ses yeux aucune haine, aucune tristesse ne transperçaient. Il lui était impossible de ressentir autre chose que du dégoût. Dégoûtée d’elle-même, de son bourreau. Elle eut une pensée pour Alana dans sa chambre. Elle imagina son corps en travers du lit, la couette imbibée de sang. Le couteau sur le sol couvert de rouge. Sur les murs, elle vit des marques. Des traces de mains rouges et inquiétantes. Elle fut triste pour son amie, elle aurait voulu s’excuser. Dans un dernier coup de reins, l’homme jouit en elle. Puis il se retira en souriant de plaisir. Ellen se recroquevilla sur elle-même en sanglotant.
Tu n’as pas aimé, ma belle Ellen ? chuchota la voix dans son oreille. Moi, ça m’a beaucoup plu. Allons, allons, ne pleure pas…ne t’inquiète pas pour ta mère, elle aussi a eu son compte…son calvaire n’a pas duré bien longtemps. Le tien est presque fini.
Ellen eu un mouvement de recul en voyant le même couteau que celui qui avait tuer son amie. La dernière vision qu’elle eut fut un regard méprisant, et la lame qui s’enfonçait dans son propre ventre. Elle ferma les yeux. Elle ne sentait pas la douleur, juste le sang chaud qui s’écoulait de la plaie. Elle soupira. Son cœur ralentissait, son corps devenait mou, sa respiration se fit plus saccadée. Dans un dernier râle, le corps de la jeune fille s’affaissa, inerte.