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Bonjour à tous !!
Non, non, vous ne rêvez pas, je suis toujours en vie ! Je suis vraiment désolée pour le retard ( Sa-chan : à force ils vont en avoir marre ! Tu les bassines à chaque fois avec ça ! D’ailleurs je me demande s’il reste quelqu’un pour lire ce chapitre ! )
Mais euh, t’es pas gentille ! C’est pas faute si ( tu es fainéante ? ) j’ai beaucoup de boulot à côté ! Bon j’avoue que la motivation n’était pas là non plus. Alors pour ceux qui liront ce chapitre pardonnez moi !! se met à genoux devant vous (Ouais continues, il reste un peu de poussière dans ce coin)
Je remercie Serenity444, cyber-gonz, caro06, Kamagoro, Niwa, axelciel, onarluca pour leurs reviews. Pour répondre en gros à vos questions :
-Là Antoine et Erwan sont séparés mais le resteront-ils ? ça cela dépendra de comment va mon imagination, mais je ne finirait pas dans le drama, c’est promis (Sa-chan : c’est ça on va te croire NdA : mais c’est vrai !!)
-Pour les soixante-dix ans à attendre la suite, c’est pas loin je crois. Vous êtes toujours en vie ?
On a vu le point de vue d’Antoine dans le chapitre précédent, là c’est au tour d’Erwan qui comment dire … ben vous le découvrirez. Mélina apparaît plus dans ce chapitre !
Je pense que j’en ai finit avec ce que j’avais à dire et bonne lecture !!!
PS : Dédicace à ma choupinette adoré!! (qui est une grande de moi AHAHAHAH / Sa-chan : Fais gaffe tu as tes chevilles qui enflent!)
Danse Latine
Chapitre 6
Nouvelle vie ? partie II
Une lumière rouge remplissait la chambre, la plongeant dans un aspect féerique. Cependant ce qui c’était passé là quelques temps plutôt n’avait rien de féerique, loin de là.
Erwan ouvrait doucement es yeux et plutôt péniblement. Il avait la lumière du soleil couchant sur le visage. Il se frotta les yeux. Son esprit était encore un peu embrouillé et sa tête lui faisait mal. Il bougea un peu sous le drap et une douleur fulgurante lui fit pousser un cri. Elle venait de son postérieur. Il était parfaitement réveillé maintenant et se rappeler de ce qui c’était passé.
Antoine furieux contre lui, la bagarre, les coups, les baisers, les pleurs, les douleurs. La nausée le prit. C’était un souvenir horrible. Tout avait dérapé. Il y a quelques jours encore, ils étaient les meilleurs amis, ils draguaient toutes les belles filles qui passaient, puis ils étaient devenus amants. Il se sentait si bien dans ses moments. L’expérience avait été le facteur déclencheur car il savait que leur relation était différente de la simple amitié.
Il se releva et s’assit sur le bord du lit. La position n’était pas des plus confortable. Loin de là. Il grimaça et se leva doucement. Il se retourna vers le lit et constata une tâche rouge sombre. Il avait saigné, après ce qu’il avait subi c’était normal. Il eut un sourire désabusé et se dirigea vers la salle de bain.
Il y entra, ferma la porte. Alla ouvrir le robinet d’eau chaude et plaça une serviette à proximité. Il évita le miroir. Il ne voulait pas se voir, pas tout de suite en tout cas. L’ai dans la pièce devint humide, plus lourde, de la vapeur apparaissait. Il se décida à enfin entrer dans la douche. L’eau était brûlante et il ne put réprimer un cri, une nouvelle fois. Mais il avait besoin de cette eau chaude sur lui. Il devait éliminer les traces de la nuit, de ce qu’il avait subit, de ce qui c’était passé. Tout n’était qu’un affreux cauchemar.
Au bout d’une minute, il mitigea l’eau. Sa peau devenait rouge. Il prit du shampoing et commença à se laver les cheveux. Mais ces mouvements étaient lents à cause de la douleur. Il réussit quand même à le faire. Puis il s’attaqua à son corps. Il prit une généreuse portion de savon et commença à frotter son corps. Il descendit ses mains mais suspendit son geste au niveau des ses fesses. Il avait peur. Peur d’avoir mal même si c’était déjà le cas. Peur d’effacer ses traces de possessivité. Peur de la réalité certainement.
Il avança doucement sa main vers ses fesses puis vers son anus. Il s’arrêta une nouvelle fois. Il prit le gel douche et en remit dans ses mains qu’il frotta l’une contre l’autre. Puis il replaça sa main où elle était quelques instant auparavant. Il avança, serra les dents. Cela faisait mal. Des larmes perlèrent et commencèrent à couler mais disparaissaient avec l’eau de la douche. Puis ses larmes augmentèrent pour devenir rapidement des cris de rage. Ses mains se mouvèrent rapidement et durement sur son corps. Il frotta encore et encore de toutes ses forces. Au bout de cinq minutes de traitement, il cessa tout. Il finit de se rincer et sortit de la douche. Il attrapa la serviette et s’essuya. Il l’a noua autour de ses hanches et se dirigea vers le lavabo.
Il essuya de la main le miroir. Il se regarda enfin. Il n’avait pas changé. Toujours le même visage. Rien ne pouvait dire sur lui ce qui c’était passé, sauf cette trace rouge dans son cou. Il passa le bout de ses doigts dessus. Cela ressemblait à une morsure vue de près. Il décida de ne pas la cacher. Il prit, dans la petite boîte à pharmacie sur l’étagère, du paracétamol espérant atténuer la douleur.
Il sortit nu de la salle de bain et se dirigea vers sa chambre. Il ouvrit le tiroir de la commode, pris un boxer qu’il enfila. Puis se dirigea vers la penderie pour prendre une paire de pantalons noirs et une chemise blanche et enfila le tout. Il se regarda dans le miroir. Il était plutôt séduisant ainsi. Il poussa un soupir et se rendit dans la chambre d’Antoine. Il devait changer les draps avant la femme de ménage car si elle découvrait les taches de sang, elle préviendrait sans aucun doute la direction qui préviendrait ses parents. Et ce qui c’était passé devait rester secret. Même si le ménage était fait au matin, il se doutait qu’il aurait oublié de le faire. Alors autant le faire tout de suite.
Lorsqu’il passa devant le lit, il vit quelques petites tâches sombres. Du sang, encore. Il soupira et alla dans la salle de bain, il revint avec du produit détachant et une serviette et il se mit à frotter. Ce ne fut pas facile mais au moins c’était fait.
Après, il s’occupa d’enlever les draps souillés et alla les mettre dans un coin de la chambre, il s’en occuperait après. Puis ouvrit le placard. Il resta figé : le placard était pratiquement vide. Ce fut la sonnerie du téléphone de la suite qui le sortit de ses pensées. Il sortit de la chambre du brun et alla répondre.
« Oui ?
« Erwan, qu’est-ce vous faites ? Nous vous attendons pour le repas. Ta fiancée t’attend avec impatience. »
Il grimaça à la dernière phrase de sa mère. Si tu savais qu’elle ne veut pas de ce mariage tout comme moi pensa-t-il. Mais se retint de tout commentaire.
« Entendu, à tout de suite. » Et il raccrocha.
Il allait devoir faire face seul aux parents et à leurs questions gênantes. Car il savait les questions ne tarderaient pas. Il espérait trouver une certaine aide avec Mélina. Le contact passait bien entre eux deux mais plus comme amis ou frère et sœur que possible futur mariés.
Il laissa échapper un nouveau soupir et se dirigea vers sa chambre pour prendre sa veste. Il en ressortit une minute après et passa devant la chambre d’Antoine. Il l’a contempla quelques instants puis referma la porte pour se diriger vers le restaurant de l’hôtel.
Il arriva doucement à la table qu’occupaient ses parents, ceux d’Antoine, Mélina et deux autres qui étaient ses parents. Il inspira profondément pour rester calme. Cela aller être une dure soirée. Il n’était pas courageux. Stupide et inconscient certainement mais pas courageux. Il ne faisait qu’agir par instinct. Il se força à sourire en arrivant à la table où tous ou presque semblaient en pleine discussion.
Mélina le remarqua et lui fit un grand sourire, semblant lui dire qu’il était temps qu’il arrive. Tous les autres s’arrêtèrent de parler pour suivre le regard de la jeune fille.
« Te voilà enfin Erwan ! » Lui reprocha sa mère.
« Désolé pour le retard ! »
« Ce n’est pas grave, regarde qui est là ? »
Erwan contourna ses parents et se dirigea vers ceux de Mélina.
« Bonsoir Mathilde, comment allez-vous ? » Lui demanda-t-il en lui serrant la main.
« Bien et toi ? »
« Très bien merci ! Et vous André ? » Il serra la main de l’homme.
« Très bien et je suis bien content de te voir ! » Lui répondit-il avec un large sourire.
« Moi de même. » Répliqua Erwan en allant s’installer à côté de sa fiancée. Il essayait le plus possible de ne pas regarder Thomas et Elisa. Mais il savait qu’il ne pourrait y échapper.
« Mais dis-moi, Erwan, où se trouve notre fils ? »
C’était une question légitime.
« Je ne sais pas ! » Répondit-il d’une voix monotone sans pour autant les regarder.
« Comment tu ne sais pas ? Pourtant vous êtes toujours collés ensemble ! » Affirma Elisa qui commençait à s’énerver.
« Et bien plus maintenant ! » Répondit-il tout en jouant avec sa fourchette. IL espérait que cet interrogatoire se finirait rapidement.
« Il s’est passé quelque chose ? » Demanda le père d’Antoine.
Mais Erwan ne voulait pas répondre. Il sentait leur regard sur lui, et il se sentit encore plus mal mais essaya de ne pas le montrer.
« Tu peux répondre quand même ? » S’emporta Elisa.
« Calme-toi, Elisa ! » Lui conseilla Claire. Elles étaient amies mais Erwan se doutait plus que cela ait un rapport qu’ils soient dans un lieu public qu’une quelconque amitié.
« Mais il peut répondre quand même ! » La mère d’Antoine semblait désespéré.
Le restaurant était bondé, pourtant peut de gens se retourner pour voir ce qui se passait à cette table. Mais cela ennuya quand même Claire. Elle aimait se faire remarquer mais dans le bon sens du terme. Là ce n’était évidemment pas le cas.
Erwan voyait sur le visage d’Elisa qu’elle s’inquiétait. Elle avait toujours était mère-poule avec Antoine à la différence de la sienne. Il avait toujours enviait leur complicité et leur entente mais sans jamais le dire.
« On s’est disputé et il est parti. Je ne sais pas où il est. Il a prit ses affaires donc il doit être chez une de ses conquêtes ! » Il espérait que ce n’était pas le cas. Il avait parlé d’une voix sans émotion. Répété à l’avance. Il tourna la tête vers sa mère et lui lança un regard noir. C’était de sa faute ce qui était arrivé.
« Je suis sûr qu’il a préféré rester avec sa copine plutôt que de venir manger avec ses parents. Après tout, ils sont jeunes et je pense qu’Erwan aurait fait la même chose avec sa fiancée si elle n’était pas venue avec ses parents. Ais-je tord Erwan ? » Lui demanda sa mère avec un petit sourire.
Il l’a fixa dans les yeux avant de répondre.
« Tu as tout à fait raison ! » Puis il prit la main de Mélina et l’a baisa. Il voulait changer de sujet et espérait que cela n’ennuierait pas la jeune fille.
« Je l’appellerais après le repas pour qu’il s’explique » dit Thomas pour rassurer sa femme.
« Oh! Mais ne les trouvez-vous pas mignon tous les deux ? » S’exclama Mathilde, espérant également changer de sujet et surtout se mettre un peu en avant.
« Je suis d’accord avec toi ! » Répliqua joyeusement Claire. Pour elle, ce sujet de conversation était beaucoup mieux que l’autre. Elle aimait bien Antoine, mais elle ne pouvait supporter ce qui se passait entre eux, et dans un sens, le fait qu’il soit parti l’arrangeait.
Erwan ne faisait plus attention à ce qu’ils se disaient. Il s’en fichait pas mal. Tout ne respirait qu’hypocrisie autour de la table. Quoiqu’il n’ait jamais trouvé hypocrite les parents d’Antoine enfin surtout quand ses parents n’étaient pas dans les parages.
Il sentit des doigts serrer fortement sa main ce qui le fit émerger. Mélina lui lançait un regard noir. Elle ne voulait pas que ses parents croient en ce mariage – ce qu’elle essayait de faire de manière le plus subtil possible – et là le jeune homme donnait une raison d’y croire.
Il se pencha jusqu’à son oreille pour lui murmurer quelques mots.
« Joue le jeu s’il te plaît. Je t’expliquerais tout après ! »
Il se releva pour voir sa réaction.
« T’as plutôt intérêt ! »
Il lui fit un pauvre sourire et tourna son attention sur la table où de nombreux plats venaient d’arriver. Il se doutait qu’elle comprendrait. Il avait besoin de parler à quelqu’un et heureusement elle était là. Mais il ne savait pas comment elle réagirait ni lui non plus. Il était perdu à ce moment précis mais déterminer à tenir tête à sa mère à cet instant précis. Une question lui vint en tête : est-ce que tout cela n’était pas qu’une mascarade pour lui, pour se détacher de sa mère et lui faire comprendre que s’il le voulait, il pouvait très bien l’a décevoir ? Cela serait plausible mais quand les images des moments qu’il avait passé avec Antoine lui revenait à l’esprit, il y avait autre chose, quelque chose de fort qu’il ne devait pas souiller par ce genre de penser. Bien avant qu’ils ne couchent ensemble ils étaient très liés mais maintenant cela n’était plus le cas.
« Est-ce que ça va ? »
Il sursauta à ces mots et se retourna vers la jeune fille à côté de lui. Elle semblait inquiète.
« Oui ça va bien, pourquoi ? »
« Tu n’as pas touché une seule fois à ce qui avait dans ton assiette et tu sembles préoccupé ! »
« Oh c’est juste que je pensais à comment passer le temps qu’il nous reste avant la fin du repas sans s’ennuyer ! » Lui dit-il avec un sourire.
Mélina accepta cette excuse même si elle n’y croyait pas trop.
La soirée se déroula tranquillement sur fond d’hypocrisie caché dont les deux jeunes gens se fichaient totalement. Cependant le blond voyait bien l’inquiétude d’Elisa sur son visage. Trop mère-poule. Ce qui est fait, est fait. Erwan et sa fiancée profitèrent du moment pour mieux se connaître. Ils avaient des goûts musicaux similaires. Divergés sur le point littéraires et se retrouvés au niveau culinaire. Ils parlèrent des voyages qu’ils avaient fait et qu’ils aimeraient faire.
Tant qu’ils étaient oubliés de leurs parents respectifs cela leur convenaient très bien. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
« Erwan ? Qu’est-ce que c’est que cette marque dans ton cou ? » Lui demanda sa mère.
Il sursauta. Et s’aperçut que depuis tout à l’heure il passait sa main sur la morsure et encore maintenant il continua.
« Ce n’est rien ! »
« Ce n’est pas rien. Arriver avec cette marque dans ton cou devant ta fiancée et ses parents, c’est honteux ! » S’exclama sa mère.
« Je suis d’accord avec toi, Claire. C’est indécent pour notre fille ! » Renchérit Mathilde.
Erwan essayait de rester calme mais cela devenait de plus en plus difficile. Ses mains se serraient en plus en plus fortement.
« Mais je ne suis en aucun cas offensé, mère. Nous ne sommes pas mariés à ce que je sache ! » Déclara Mélina.
« Pas encore mais fiancé ! Et puis ne te mêle pas de cela ! »
Mélina allait répliquer, elle non plus ne supportait pas les dires de sa mère, mais Claire la devança.
« Tes incartades déplorables doivent cesser immédiatement ! » Lui lança sa mère.
« Mes incartades déplorables ? » Questionna Erwan.
« Tu sais très bien de quoi je veux parler ! »
« Ne t’en fais pas, je le sais très bien vu que tout est de ta faute avec ce mariage stupide ! »
« Je te remets dans le droit chemin. Ce que tu ne sais pas faire tout seul vu ce qui est arrivé ! Et arrête d’élever la voix, tu nous fais remarquer ! »
Erwan se leva d’un bond de sa chaise et claqua ses mains sur la table.
« Je n’en ai rien à foutre ! La seule chose que je sais c’est que tu ne sais rien de ma vie et que je ne veux plus que tu t’en mêle si c’est pour la détruire encore plus ! »
Il quitta la table d’un pas rapide et se dirigea vers sa suite. Il allait exploser s’il ne changeait pas d’air.
Tout en lui bouillonnait de rage. En entrant dans la suite, la porte faillit ne pas rester sur ses gonds. Il n’y prêta pas attention. Il se dirigea vers le salon et passant près d’une table, donna un grand coup dans un vase qui alla se briser sur le mur d’en face. Il ne fit pas attention aux milliers de bouts de verre éparpillés en bas du mur, ni à l’eau qui se répandait sur la moquette et les roses blanches elles aussi éparpillées. La suite était plongée dans une semi-obscurité.
Ses mains se serrèrent de nouveau, les jointures devenaient blanches. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine. Il ne s’en préoccupa pas le moins du monde. Il tournait sur lui-même à la recherche de quelque chose qu’il ne trouvait pas, ça le rendait fou. Il devait se calmait mais n’y arrivait pas. Chaque muscle de son corps était contracter prêt à attaquer s’il le fallait. Mais quoi ? Il se stoppa puis se pencha un instant avant de se relever et de se diriger vers les chambres et ouvrit l’une d’entre elles d’un coup, c’était la chambre d’Antoine.
Tout semblait s’être arrêter. Son regard, encore comme celui d’une bête enragée quelques secondes auparavant, était maintenant sans expression. Il fit quelques pas à l’intérieur de la chambre et s’arrêta au milieu. Son regard était fixé droit devant sans vraiment apercevoir ce qu’il voyait. D’ailleurs la chambre n’était guère éclairé. Dehors la nuit était tombée et seule la lumière des lampadaires un peu plus bas donnait de la clarté ou un semblant à l’endroit. Une larme coula sur la joue droite d’Erwan, puis une deuxième, ainsi de suite. Aucune pensée ne lui était cohérente.
Tout à coup, un long cri se fit entendre, ses membres tremblaient. Il se tourna vers le tas de drap mis dans un coin, il les attrapa et commença à les déchirés, lui permettant ainsi de se défouler mais ce n’était pas assez.
« Je te déteste, je te hais. C’est ta faute si je suis comme ça. Que tu crèves, j’en ai rien à foutre. J’en rirais plus. Vous me faites gerber elle et toi. Ta détruis ma vie et tu t’es barré connard ! »
Les draps étaient dans un piteux état, tout comme Erwan qui continuait avec rage. Il en avait besoin et surtout ne s’en rendait pas compte.
« T’as vu ce tu m’as fait. Je te HAIS. Je te hais. Je te hais. Je te hais...”
Sa violence du début avait diminué, devenant au fut et à mesure un murmure. Il s’écroula à terre et cette fois laissa couler ses larmes.
Il était totalement perdu. Et c’était la première fois pour lui qu’il se sentait si faible. Jamais auparavant, il n’avait été aussi mal. Lui que rien n’atteignait, qui se foutait de tout ne pensant qu’à s’amuser, se retrouvait démuni, à pleurer au beau milieu d’une chambre comme une fille pour un mec qu’il avait perdu.
Pourtant sentir ses larmes coulaient le long de ses joues lui procurait un soulagement qu’il ne percevait qu’à peine. Même la douleur, il ne la sentait pas.
Une main se posa sur son épaule le faisant sursauter. Il se tourna vers l’intrus mais ne le distinguait à peine. Il avança une main vers cette personne et s’aperçut qu’il n’arrivait pas à l’ouvrir. Ses larmes n’étaient plus là ne laissant que de simples sillons sur ses joues. Il rapprocha sa main de son visage et vit un truc sombre glisser sur son poignet.
« Erwan tu saigne ! » S’écria Mélina. Car c’était bien elle.
Quand elle a vu Erwan partir si furieux du restaurant, elle planta leurs parents et le suivit. Elle les avait entendu l’appeler mais s’en foutait. Seul le garçon l’a préoccupait. Elle avait peur et généralement ce n’était pas des sentiments en l’air.
Au bout de cinq minutes, elle arriva enfin à la suite. La porte était entrouverte. A l’intérieur tout était sombre et silencieux. Puis tout à coup, des cris se firent entendre et la firent sursauter. Elle se dirigea vers la source et ce qu’elle vit la statufia. Erwan déchirait des draps tout en criant. Elle resta dans l’embrasure de la porte sans rien dire. Elle était courageuse mais jusqu’à un certain point. Il était un homme et elle une femme. Elle préférait attendre que l’orage passe. Ce qui arriva cinq minutes plus tard. Il s’était écroulé par terre et des tressautements le prenait. Elle s’approcha doucement de lui et posa sa main sur son épaule. Il ne l’avait pas entendu et avait sursauté. Elle ne voyait pas son visage plongé dans le noir mais elle vit sa main serrée se lever et lui, l’a regardait bizarrement.
Il n’avait conscience de rien et elle s’était mise à crier.
Elle lui prit la main et desserra doucement ses doigts. Finalement elle réussit à lui faire ouvrir la main. Un morceau de verre était planté dans sa paume et le blond la regardait sans la voir.
« Attends bouge pas ! »
Elle se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il fallait qu’elle nettoie la plaie. Elle prit une serviette qu’elle imbiba d’eau, des compresses, de la gaz, de l’alcool et une pince à épiler puis revint dans la chambre.
Erwan n’avait pas bougé et fixer sa main posée sur ses genoux. Elle se mit à genoux devant lui, posa la serviette mouillée sur ses genoux et y posa la main du jeune homme. Elle prit la pince à épiler.
« Ça risque de te faire mal » mais elle ne reçut aucune réponse et leva les yeux pour le regarder. Son regard était toujours fixé sur sa main. Elle soupira et commença à enlever le bout de verre. Il n’était pas très gros et réussit au bout d’un moment à l’enlever. Elle recouvrit la main de la serviette humide puis la nettoya. Erwan ne manifesta aucune réaction. Ce garçon était vraiment un cas.
« Tu vas me dire ce qui c’est passé ? «
Il leva enfin les yeux vers elle, ils étaient perdus.
« Je ne sais pas. Tout aller bien. Elle a tout gâcher. Je la déteste. Je l’ai perdu. C’est sa faute. Il a pas comprit. C’était pour son bien. Il est ma vie. Il est idiot. Il a rien comprit. Je l’aime. Il a rien comprit. A cause d’elle. A cause de lui. J’ai tout perdu. Il est parti. Rien comprit. Rien comprit… »
Mélina se pencha et le prit dans ses bras. Elle n’avait pas tout comprit mais comprenait l’essentiel. Il s’était de nouveau mis à pleurer. Elle le consola comme elle le pouvait sans rien dire.
« Je l’aime. Rien comprit. C’est ma faute. Tout est ma faute. J’ai tout détruit…. »
Ses larmes s’amplifiaient et la jeune fille ne pouvait que le bercer pour essayer de le calmer.
« Antoine pardonne-moi ! »
Elle avait vu juste et se disait que l’avenir ne s’annonçait pas sous un ciel bleu mais elle serait là pour son nouvel ami et accessoirement fiancé.
A suivre…
Pour ma part, je crois que j’ai écris des choses plus intéressantes avant. Je crois que c’est le fait que je l’ai écrit en plusieurs fois. A vous de me dire comment vous l’avez trouvé !
Pour le prochain chapitre, il y aura les deux protagonistes mais je ne vous en dis pas plus. Sinon à quoi bon attendre huit mois pour la suite? Oui je sais honte à moi!!
Oui d’accord promis je le ferais plus vite celui-là !!
Bisoux à tous
Telika