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Auteur
: Milii
Note
: ils sont à moi et à mon imagination, pas toucher
J'espère
que cette histoire courte vous plaira.
Cadeau
pour Deedee ... (même s'il le sait pas encore ), pour toutes
ses histoires qui me font toujours rêver .... Je t'adore
Motard
Il fait nuit, il est tard et je suis seul dans le noir. Je me dis que je ne risque rien vu le trou perdu où je passe mes vacances avec mes parents. Mais une peur insidieuse s’empare de moi, j’essaie de la contenir, juste pour ne pas me mettre à courir comme un dératé jusqu’à l’abri, provisoire, que constitue le chalet loué par mes parents dans ce coin perdu de Lozère.
Et évidemment, c’est au plus mauvais moment qu’on se souvient de ses peurs enfantines. Et comme par hasard, hier soir, on nous a raconté l’histoire de la Bête du Gévaudan, je me remémore ce qu’on m’a dit sur cette légende qui n’en est pas vraiment une. Et ça n’a pas grand chose à voir avec les films qu’on a pu voir sur ce sujet, "Le Pacte des Loups" c’était sympa à voir en film, mais bon ... Apparemment ça ne correspond pas vraiment à l‘histoire telle qu’on la raconte dans ce pays où elle a fait tant de dégâts.
Je
maudis mon imagination trop fertile, qui me fait à présent
entendre des grognements, et des pas furtifs. Le vent agite les
feuilles des arbres, et la lune se dévoile dans toute sa
rondeur. Je ne suis pourtant pas un grand mystique, mais je crois ce
que l’on dit sur la Pleine Lune, elle excite les sens, et, il
paraît, mais je confonds peut-être avec autre chose, que
les soirs de Pleine Lune, les amoureux sont plus passionnés
qu’à l’habitude.
Je soupire, l’amour n’est pas pour
moi. Aucun risque. Oui, je suis gay. Alors déjà dans
une grande ville ce n’est pas évident, mais alors les amours
de vacances dans le coin perdu où je suis ... C’est même
pas la peine d’espérer.
Mes digressions m’auront au moins
permis de penser à autre chose que la peur qui recommence à
me nouer les entrailles.
Et puis, mon imagination recommence à
me jouer des tours. J’entends un grondement, de plus en plus fort,
qui se rapproche. Je me retourne, un phare perce la nuit. Je me sens
soulagé, ce n’est qu’une moto. Mais quand elle ralentit en
arrivant derrière moi, je recommence à paniquer. Je ne
veux pas le montrer, alors je dégage le chemin, je me pousse
sur le côté pour laisser passer cette moto.
Mais elle
reste derrière moi, et se déporte pour me suivre. Je
ralentis, avant d’accélérer davantage, j’ai peur
maintenant, mais plus d’une légende.
D’une réalité
quotidienne, les souvenirs d’articles de journaux lu une fois ou
l’autre sur les homosexuels qui se font passer à tabac par
des intolérants. Ça arrive en ville, mais aussi à
la campagne. Je panique. Mais j’assume ce que je suis. Je me
retourne et m’arrête. La moto, très belle moto au
passage, s’arrête aussi. Le, ou la conducteur (conductrice)
? Avec ces casques, et de nuit en plus, on ne distingue rien du tout ;
il ou elle met pied à terre, et enjambe la moto pour en
descendre, le geste est ...félin, presque sensuel.
Ça
doit être pour ça que j’ai toujours aimé les
motos, en plus d’une intense sensation de liberté, la
vitesse et la puissance de cet engin correspondent pour moi à
l’amour, amour brut avec le bitume soit, mais amour quand même.
Ridicule non ?
Pendant mes digressions mentales, j’ai continué à détailler ce motard, oui, définitivement "ce", les épaules sont trop découplées et trop larges pour être celles d’une fille, la taille trop imposante. Ça pour être grand, il est grand, enfin, plus grand que moi, ce n’est pas un exploit. Mais auréolé de son mystère, la lune dans son dos, son casque qu’il n’a toujours pas retiré, il paraît des plus impressionnant, j’ai peur. Mon imagination s’emballe ...
Il enlève doucement son casque, ou peut-être que ça me paraît long, mais que pour lui c’est son habitude, j’ai lu je ne sais plus où que parfois, tellement les possibilités du cerveaux sont exploitées à fond, la perception du temps n’est plus la même. Je crois que c’est ce qui m’arrive.
Je
vois des cheveux bruns, encore qu’avec la nuit, il est difficile de
juger, qui lui tombent un peu au dessus des épaules, les
lampadaires sont une source diffuse de lumière, et j’aperçois
un visage tout ce qu’il y a de plus ... Waouh !!! On dirait un
mannequin dans les pubs pour les parfums pour hommes, bon ok, la
comparaison n’est pas géniale, mais passez moi l’expression,
putain c’qu’il est beau ...
Avec son physique, et la
population féminine d’ici (composée en grande partie
de pouffes et de futures starlettes, moi ? Cynique ? Absolument pas
voyons, oui, je suis ironique). Bref, vu la population féminine
du coin, si cet Apollon n’est pas casé ...
Enfin bon, j’aurais au moins vu un véritable Adonis. Ah, je crois qu’il me parle ... Et que plongé dans ma contemplation, je n’ai pas écouté un seul mot de ce qu’il m’a dit. C’est bien Fabien, passe pour un con dès le premier contact, rien de mieux pour draguer.
Enfin
bref, je vais le faire répété:
-Heu, excuse
moi, tu peux répéter ?
-T’a rien écouté
? Et bah, je sais pas à quoi tu pensais, mais ça devait
être passionnant.
Je pique un fard, qui passe heureusement
inaperçu dans l’obscurité ambiante. S’il savait que
c’est à lui que je pensais ...
-Bah ... Désolé.
-C’est
pas grave. Tu devais pensé à ta copine non ?
-Non,
j’en ai pas, et je risque pas. Que je lâche bêtement.
Soit j’ai de la chance et il considère que je suis bien trop
timide pour aborder; ou toute autre raison dans ce genre, soit il est
très intelligent (ou, mais ne rêvons pas) dans le même
cas... Il ouvre la bouche, attention, révélation.
-Pourquoi
? T’es plutôt beau gosse pourtant.
J’en bafouillerais
presque ... Il me trouve pas mal !!! Mais il n’a pas fini.
-T’as
pas l’air trop timide non plus. T’es homo ?
Qu’il me sort de but en blanc ... Oskouuuuuur !!! Je réponds quoi moi ? Si je dis oui, et que je tombe sur un anti-tout... Mais si vous savez bien, ces gens qui sont racistes, homophobes, j’en passe et des meilleures, ... Soit je tombe sur un ... Comment ils appellent ça déjà, ah oui un « gay-friendly », ou dans le meilleur des cas ... Non non non, Fabien, ne rêve pas, les retours sur terre sont si douloureux après ...
Et si je dis non, c’est un mensonge, j’ai horreur des mensonges. Alors, je dis quoi ?
Mon
temps de réflexion a du être long, parce qu’il me
dit:
-T’as peur de ma réaction ? Alors t’es homo ?
T’inquiètes pas hein, je vais pas te lyncher ou te passer à
tabac, je serais fou de faire ça . Ce serait comme si je me
reniais moi-même... J’ai déjà eu assez de mal à
m’accepter, on va pas faire marche arrière.
-T’es ... T’es homo ? J’en bafouille tellement c’est inattendu.
-Bah oui, au fait, je me présente, Cyril Carieux.
-Moi,
c’est Fabien, Fabien Cellier.
-Bond, James Bond.
Heu, il se
moque de moi ou pas là ? J’ai un doute. Ça doit se
voir parce qu’il me dit d’arrêter de le regarder avec ces
yeux de merlans frits. Je me mets à rire bêtement. Puis,
je frissonne, il commence à faire froid mine de rien. On n’est
pas loin de l’eau, et en hauteur, le soir, il fait vite froid. Il
l’a vu. Il me propose sa veste de motard. Je pique un fard.
-Tu
vas avoir froid toi.
-Moi, je suis d’ici, je connais le climat,
et quand je suis en moto, j’ai toujours un pull supplémentaire.
Alors prends-la, ça m’embêterait que tu sois malade.
Tu loges où ?
Je
prends son blouson, avec ça, il ne doit pas avoir froid, et,
hmm, ça sent bon, c’est son parfum, je crois que sans jamais
l’avoir vu, rien que pour son parfum, je le suivrais au bout du
monde. J’ai fermé les yeux plongé dans ma béatitude,
oui, je sais, je suis ridicule, quand je me rappelle enfin de la fin
de sa question. Il doit me prendre pour un abruti fini là
...
-Au village vacance.
-T’es encore loin tu sais ?
-Oui,
mais j’aime bien marcher.
-Tu veux que je te dépose? Tu
montes derrière, ça ira plus vite.
Il m’a dit ça avec un sourire tellement...tant... si ... Bah j’ai encore rougi, et j’ai accepté avec un oui timide. Moi qui me plaignait qu’il ne m’arrivait jamais rien ... Je me trompais.
En tous les cas, je n’allais pas refuser cette chance de vivre quelque chose qui sorte de l’ordinaire. Je montais derrière lui, et j’hésitais un bon moment à passer mes bras autour de sa taille pour me tenir, ou juste m’agripper à l’arrière de la selle. Il a senti mes inquiétudes je pense parce que j’ai entendu sa voix étouffée par le casque me dire de m’accrocher à lui, qu’il allait démarrer assez brutalement. Fort de son autorisation, je passais mes bras autour de sa taille.
Le vent sur mon visage et dans mes cheveux, la puissance de sa machine sous moi, et sa taille dans mes bras ...je crois que c’est LE moment de ma vie que je peux qualifier du plus intense jusqu’ici.
Il m’a semblé qu’on accélérait encore, on a dépassé le gîte où je logeais. J’ai commencé à m’inquiéter, et si ... Mon esprit recommençait à s’emballer. Mais il a rapidement ralenti. J’ai reconnu le lieu, nous étions dans l’aire de jeu, avec quelques lampadaires, et une bande de jeunes que j’avais déjà aperçu, et qui ne me paraissaient pas des plus fréquentables. À mon grand soulagement, on a continué plus loin, même s’il a levé le bras pour les saluer, et qu’ils lui ont répondu.
On
a fini par s’arrêter quelques minutes plus tard, au bord d’un
lac, et d’un méandre de la rivière. Avec la Pleine
Lune, c’était d’un romantique. Mais bon, il ne faut pas
rêver non plus. Il m’a dit de descendre, puis il a coupé
le moteur. Le silence est presque surnaturel, je n’ai plus froid,
je me sens protégé de tout.
Je lui demande pourquoi
il m’a emmené ici, mais je ne m’attendais certainement pas
à la réponse qu’il allait me faire
-Quand je t’ai
suivi en moto tout à l’heure, je t’avais déjà
vu avant, je suis serveur pendant les vacances, et tu étais
juste à côté de la table que je servais. J’ai
pas arrêté de te mater, je crois que je n’avais pas
fait autant d’erreurs depuis le tout début de la saison. Et
puis tu es parti quelques minutes avant la fermeture, alors j’ai
vite terminé ce que je devais faire et puis j’ai fait toutes
les routes qui conduisaient au gîtes, en espérant de
retrouver, je commençais à désespérer
quand je t’ai vu. Je t’ai amené ici ... Je t’ai amené
ici, parce que c’est l’endroit que je préfère et
qu’avec la Pleine Lune c’est un endroit magnifique, presque
magique. La légende dit qu’ici un jeune homme et son amant
ont échappés aux foudres du Seigneur de Mercoeur, il y
a très longtemps (ND : pure élucubration de ma part ...
Quoique les Mercoeur ont bien existés ). Le lieu est déjà
magnifique, mais l’histoire qui l’accompagne est encore plus
belle. Je ne sais pas pourquoi exactement je t’ai amené ici,
en général, c’est un endroit dont je ne parle
jamais.
-Je ... , ça y est je bafouille, quelque un
achevez-moi, il va vraiment me prendre pour un imbécile.
-C’est très gentil de ma part, mais tu es casé et
tu as quelque un qui t’attend fidèlement chez toi.
Sa voix
est amère, on dirait qu’il a l’habitude de se faire
rejeter, mais ils sont aveugles les homos ici ou quoi ? Jeter un mec
comme ça ... Il faudrait peut-être que je lui réponde
s’il me ressemble un tant soit peu il doit être parti dans
des films en technicolor. Je m’empresse de le rassurer :
-Non,
je suis seul, un peu de fierté masculine me pousse à
ajouter que c’est temporaire.
-Ah, tu as quelque un en vue alors
?
Il
a l’air triste, du peu que je peux voir à la lueur de la
Lune. Merde, j’ai encore gaffé, foutue fierté
tiens...
-Non, simplement je ne suis pas vraiment du genre à
accoster et comme ce n’est pas marqué sur mon front, en
général, je crois que tu es la seule personne qui a su
le voir du premier coup ...
-Non, tu sais je n’étais pas
sur de moi, ta réponse m’a juste laissé espérer,
mais je suis heureux de voir que je ne me suis pas trompé.
-Tout
ça pour te dire que je suis très content que tu m’ai
amené ici, je ne connaissais pas cet endroit, c’est très
... Romantique comme ambiance.
-Et tu aurais préféré
un endroit un peu plus ... Habité non ?
-Mais enfin,
arrête de te remettre en question,ça me convient
parfaitement.
Je
me suis presque énervé, moi qui le prenait pour un mec
sûr de lui, c’est limite s’il ne s’écrase pas
devant moi, mais qu’est ce qui a bien pu lui arriver ?Ma
curiosité étant ce qu’elle est, je ne peux m’empêcher
de lui poser la question. Pas que je m’attende à une réponse
mais bon, on peut toujours essayer. Mais du tact Fabien, du
tact.
-Heu, Cyril, je peux te poser une question ? Pourquoi est ce
que tu as aussi peur de e faire rembarrer ? Je veux dire tu es plutôt
beau gosse, j’ai cru voir un mannequin tout à l’heure, et
toi tu as peur de chaque mot que je pourrais prononcer, tu ... Je
sais pas, on dirait que quelqu'un t'as blessé sur ton
orientation ou ... Je sais pas, c'est juste une impression, je me
trompe peut-être ? Non ?
-Pas vraiment, c'est juste que ...
Ma seule expérience, je l'ai eu avec un gosse de riche qui
était venu en vacance ici l'an dernier, et, il s'ennuyait, il
était bi, moi je me découvrais ...
J'ai cru vivre
le grand amour et en fin de compte, rien n'étais assez bien
pour lui, où que je l'emmène, quoiqu'on fasse ... Il
m'a retiré le peu de confiance en moi que j'avais.
Ah,
d'accord, normal donc, s'il est aussi peu sur de lui... Mais comment
peut-on ne pas se satisfaire d'un gars comme lui ???
Oups, ai
parlé à voix haute je crois, jamais que la sixième ou septième gaffe de la soirée ...
-Alors
je te plais ? Non ?
Là, je dois avouer que je suis scotché
.. Il n'y a pas cinq minutes, il était plus timide qu'un
renardeau, et là, il me demande de but en blanc si il me
plait.
Je
pique un fard, encore un, décidément , c'est la
soirée.
Et je réussis à articuler un timide
oui.
Il s'approche de moi (encore plus qu'il ne l'était, j'avoue, c'est difficile), et ... En me regardant droit les yeux, il m'embrasse.
Je
suis au paradis, au septième ciel, je plane. Jamais on ne
m'avait embrassé comme ça.
Quand
il redresse la tête, je respire, ça me manque déjà,
je jette mes bras autour de son cou, et je l'embrasse à mon
tour, un peu intimidé, après tout c'est la première
fois que j'embrasse quelqu'un aussi peu de temps après l'avoir
rencontré. Mais .. Je suis bien dans ses bras.
J'ai
son odeur tout autour de moi, son parfum, l'odeur du cuir de son
blouson, du gasoil de la moto derrière nous, et l'odeur de la
nuit qui nous entoure. Si ce n'est pas le paradis, ça y
ressemble énormément.
Mon
téléphone sonne, ça coupe ce moment de pur
plaisir. Mes parents, ils s'inquiètent de ne pas me voir
rentrer. J'invente un mensonge assez réaliste pour avoir la
paix, j'ai rencontré des jeunes avec qu j'ai sympathisé,
je rentrerais plus tard. Je crois qu'ils sont contents de voir que je
ne m'ennuierai peut-être pas ici.
Je
range mon portable, et ... Il s'est éloigné de moi,
pourquoi , j'étais bien moi avant ce coup de téléphone.
Je m'approche doucement, on dirait un chat sauvage, l'apprivoiser ce
n'est pas possible, mais l'amadouer peut-être.
Je me colle entre ses bras, et je sens les siens de refermer sur moi. Enfin ... Cinq minutes sans lui, et je me sentais mal. Je le sers, fort, et lui aussi. J'adore cette sensation. D'être protégé tout en protégeant ....
On reste un bon moment dans cette position, j'en perds la notion du temps.
Il
n'y a pas de déclaration d'amour, pas encore, on ne se connaît
pas assez.
Mais
on s'embrasse, des baisers doux, des baisers fous, des baisers
exigeants, des baisers de toutes sortes, qui nous entraîne
toujours plus loin.
Mais,
même avec sa veste, et dans ses bras, le temps est frais, et
puis au bord de l'eau il fait toujours humide. Mais je n'ai pas envie
de partir, je suis bien dans ses bras.
Lui
aussi apparemment.
Il a bien fallut se séparer, on s'est embrassés, encore et encore, et longtemps. Je suis monté derrière lui, mes bras autour de sa taille, mon torse contre son dos, contre sa chaleur. La nuit et le vrombissement de sa moto nous accompagnaient, nous cachaient.
Le trajet était vraiment trop court.
On
ne s'est pas embrassés devant le gîte, mais j'ai eu le
temps de lui glisser à l'oreille :
- Je veux te revoir,
demain soir, même heure, même endroit.
Bah quoi ? On a
pas le droit de se montrer entreprenant ? J'ai eu raison, et puis la
d'abord, la chance sourit aux audacieux.
J'ai eu raison, car il m'a
répondu, non, il m'a promis qu'il serait là.
Pas intelligent moi, .... Et comment j'y vais jusque là-bas ? Hein ?
La
nuit porte conseille.
Je
suis parti me coucher un sourire niais collé sur le visage, et
j'ai rêvé de lui, d'aller plus loin, de le revoir, et
même ... D'un avenir...
Risible
non ? Après une soirée ... Mais bon, les rêves
n'ont jamais tué personne, et au moins ... Je me suis levé
avec le sourire.
La
journée s'est écoulée comme dans un rêve,
vous savez, quand le temps défie toutes les loi auxquelles il
est soumis.. Quand il parait s'allonger ou se rétrécir
sans qu'on comprenne pourquoi.
Bref,
il est déjà l'heure de le retrouver ... Enfin, plus
exactement l'heure de partir, parce que pour retourner là où
on était hier soir, j'ai de la marche à pied à
faire... Et je ne suis même pas sur de retrouver le chemin
qu'on a emprunté en moto ...
Oh
ça va hein .. Il faisait nuit ... Et puis ... J'avoue,
j'avoue, je pensais à autre chose qu'à regarder la
route qu'on prenait.
J'ai
l'impression de me transformer en midinette de quatorze ans qui va à
son premier rendez-vous ....
Oui oui, j'ai les mains moites, j'ai le coeur qui bat trop fort ... Tiens ... Un peu comme hier soir, quand je croyais être suivi par la Bête du Gévaudan ... Ah, elles sont loin mes chimères de la veille. Pour le moment je me pose des tas de questions, sur lui sur moi ... Sur nous ? Je ne sais pas, je ne sais qu'une seule chose, j'ai hâte d'arriver et de le voir me rejoindre.
Ah, je reconnais cet endroit, là où la bande de jeunes d'hier soir a salué Cyril... D'ailleurs ils y sont encore, et moi, aujourd'hui, je suis à pied. Je les entends parler fort, crier, rire ... Ils sont vivants, ils profitent de la vie.. Et j'ai bien l'intention d'en faire autant ....
Tiens, il y en a un qui s'appelle Fabien, comme moi, marrant ... Je continues d'avancer, un sourire aux lèvres, je suis bientôt arrivé.
Ah, un bruit de moto, derrière moi elle se rapproche, j'ai envie de me retourner, mais ... Ça me rappelle trop ce qu'il s'est passé hier soir, et j'ai comme une envie de revivre la scène qui a fait tout commencé.
Finalement,
je suis bien obligé de tourner la tête, la moto est à
côté de moi.
Cyril
est là, sans casque (pas bien), les cheveux ébouriffés
par la vitesse, avec un sourire un peu tremblant, un peu hésitant,
mais tout de même un sourire.
Que
je lui retourne, en plus franc, en plus sur de lui... C'est qu'il m'a
manqué le bougre.
Je ne sais pas où nous irons, ce que nous feront pendant les vacances qu'il me reste. Je ne sais pas non plus ce qu'il se passera entre nous, je sais simplement, que pour le moment ... Je suis heureux, je profite de la vie, de ce qu'elle veut bien m'accorder...
Et surtout, de lui, de sa chaleur, de ses bras, de ses baisers ...
Pas de son amour, pas encore ... Mais qui sait ...
FIN
Valaaaa ... Nooon, pas tapé, je préfère m'arrêter ici, les histoires de vacances, on ne sait jamais comment ça va se terminer ....
j'espère que ça vous a plu .
En ce qui concerne "Une histoire d'Amour ?", je suis toujours bloquée au même endroit, même si je me bats avec ce chapitre 8 ...
Il finira par arriver promis ...