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Fiction » General » Rage font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Deynoument de Soy
Fiction Rated: T - French - General - Reviews: 5 - Published: 05-03-06 - Updated: 08-29-06 - id:2166452

Et voilà.

Voici mon premier chapitre d'une histoire, qui bien verbalement un peu grossière risque d'être sympathique.
Cette fois je ne pense pas faire dans la romance... mais bon, vus que je n'écris ce texte que lorsque j'ai un big ras le bol... Mystère.

Ces persos sont miens... et je les aimes !!! Alors si vous les appréciez, dites le moi... sinon... Je veux savoir pourquoi, bouh...


RAGE !

I – Viré !

Il remontait à contre-courant les escaliers, montant les marches par quatre, en repoussant le flot d’élève pressé de sortir de cours.
Chaque bousculade manquait de se vider son sac à dos sur le sol, il avait à peine prit le temps de le fermer. Il avait sauté de sa chaise de pénitence pour détruire la face à ce rat.
Il n’avait qu’un objectif : Il allait buter ce petit morveux.
Ce petit con ! Oh oui, il allait prendre un plaisir fou à lui faire la peau.

Viré ! Il avait été viré à cause de lui !!!
Il déjà passé l’heure de cours de Maths Appliqué en retenu, dans le bureau du principal. Une longue heure où on lui avait fait la morale. Une heure où il n’avait cessé de se passer la main dans la nuque, gêné et furieux à la fois. Plus il se sentait frustré et rempli de haine, plus son tic revenait, plus il s’énervait.
Et cette tirade pour lui expliquer la raison de son exclusion de 3 jours…

«Je ne vous fait pas passer en conseil de discipline pour ne pas vous donner une réputation, jeune homme, c’est peut-être un tord, mais j’estime que je vous laisse une chance. Vous me décevez énormément. J’espère que vous allez en profiter pour réfléchir. Vos actes sont graves, Monsieur Palerne! »

Pas une fois, sa défense avait été écoutée. Pas une fois l’éventualité qu’il s’agissait peut-être d’une erreur aurait pût être émise.
En tout cas, on lui avait fait la morale sur un sujet dont il se fichait éperdument, on lui avait fait réécrire un texte entier sur ce même sujet.

La drogue.
Comme s’il se droguait ! Putain, il n’avait même pas essayé le shit, alors de là à le vendre !!
OK, il n’était pas parfait, il séchait parfois les cours, et chahutait aussi, mais ce n’était pas un dealer pour ça. C’était quoi cet amalgame !
En tout cas la cause de tout ceci avait un nom : Mathias.

Il freina brusquement au croisement du second étage. Et son sac céda, étalant son bloc note et se livre sur le sol.
Il n’y fit même pas attention.
Il avait cours où aujourd’hui??? Ah oui, salle 205. A droite donc.
Ne perdant pas une seconde, il dégomma le reste des lycéens qui l’entouraient et fonça vers la salle.
Pour se retrouver seul, face à une salle de classe vide.

- NON !!!

Rageur, Jérôme frappa du poing contre la porte ouverte, qui rebondie violement contre le mur.

- Monsieur Palerne ! Si je vous surprends encore avec ce genre de geste violent, ce n’est pas une semaine que vous serez exclu, mais pour plus ! Intervint une voix rauque

Jérôme bloqua sa respiration. Non… Il était maudit…
Il s’était encore grillé ? D’où sortait le directeur ? Il n’avait pas de pouvoir surnaturel ! Donc impossible qu’il se trouve justement ici !
Il se retourna, et reçu un nuage de fumé en pleine face.

- Oh !!! Trop marrant ! Si tu pouvais voir ton visage gamin !

Jérôme qui avait déjà passé une sale journée, écumait de rage. Il fixa la personne qui se moquait de lui. Alice Sanger !
Une grande nana, presque aussi grande que lui (1m80 pas loin), aux cheveux courts rouges, qui fumait sa clope comme si elle se trouvait dans la rue et non dans le couloir d’un bahut.

- Connasse ! Qu’est-ce que tu cherches ? J’ai envie de cogner, t’a envie d’en prendre une ?

- Oh la la. Le grand méchant garçon s’énerve, comme j’ai peur.

Elle souriait. Ses yeux bleu clair pourtant ne paraissaient pas sourire du tout et montraient clairement qu’elle était sur ses gardes. Et qu’elle rendrait coup pour coup.

- Laisse tomber gamin, il est rentré chez lui… Nouveau nuage de fumé. Ou plutôt devrais-je dire… chez toi.

Geste de désespoir, de haine ? Jérôme tendit sa main pour la pousser contre le mur.
Mouvement qu’elle para aussitôt d’une seule main, l’autre tenant encore la cigarette. Elle tira encore sur celle-ci avant de continuer tout sourire :

- Oubli ça. On ne m’a pas encore mis ma raclée et tu ne seras pas le premier.
Et puis quoi. T’as été viré ? La belle affaire, tu vas chercher une bonne vengeance pendant ce temps là et voilà.

Elle rejeta la main du jeune homme, pris ses affaires et le bouscula pour passer.
Jérôme la regarda partir, sa colère retomba d’un coup.

Merde, elle roulait du cul ! Jérôme se surprit à sourire.

En y songeant, Alice Sanger avait tout de la pauvre meuf, mais elle avait raison.
3 jours… il avait le temps de trouver une idée.

&&&&&&&&&&

Le problème principal n’était pas de l’annoncer à sa mère. Non. Le vrai problème c’est qu’il allait voir la face de ce merdeux jusqu’au jour de ses 18 ans !
Pour son plus grand malheur, Mathias habitait avec lui. C’était son double. Son jumeau. Non pas par le sang, mais par les dates.
Mathias étais le fils du deuxième, et dernier en date, mari de sa mère.
Et surtout, fait curieux, tous les deux étaient nés à la même date, la même année. Le 9 novembre.
Ils pourraient s’entendre, mais non.
L’un comme l’autre ne pouvait se souffrir. Le pire c’est qu’on les prenait souvent pour des frères. Grand (1m84), Brun, aux yeux marrons légèrement étirés en amande (Quoique Jérôme les avait un peu plus foncé que Mathias).
Heureusement qu’ils n’avaient pas à partager leurs chambres, ils partageaient déjà leurs parents !

Jérôme rentra chez lui directement.
Il comptait prévenir les parents avant que le cafard n’intervienne.

- Jérôme!

Bah tien. Comme c’était original... Jérôme se passa une main dans les cheveux. Mathias avait dû cafter.
Il entra dans le salon, et la première chose qu’il vit fut sa mère, effondrée sur le canapé.
Il voulu courir la consoler mais il fut stoppé dans son élan.
Paf, une baffe, une !
Aucune réaction du jeune homme. D’un regard franc il lança à son beau père :

- On m’a piégé !

- Tu veux dire que ta mère pleure pour rien !

Paf une deuxième baffe. Jérôme porta la main à sa joue. Autant la première passait, ce n’était pas grave, que la deuxième il ne l’avait pas mérité.
La rage brillait dans le regard du beau-père.

- Comment tu peux lui faire ça ? Elle t’a élevé ! Comment tu la remercies ? En devenant un dealer ?

- Thomas arrêtes, gémit la mère

- Lucie…

Thomas cessa de s’occuper du fils indigne pour se tourner vers sa femme. Mais il ne l’avait pas oublié pour autant.

- Monte, on verra ça ce soir.

Jérôme s’exécuta.

&

En haut des marches il percuta son demi-frère qui l’attendait.

- Alors comme ça tu deviens un méchant petit garçon ? Fais gaffe, je vais t’apprécier.

- Connard, vire !

- Je paris que tu penses que c’est de ma faute, non ?

- Laisse-moi !

Jérôme le poussa violement loin du haut des marches. Mais à peine fut-il repoussé qu’il se replanta devant lui et l’attrapa par le col du sweat.

- Tu me touches encore et je t’éclates le crâne !

Jérôme s’écrasa, il savait par de multiples bagarres qu’ils avaient eu, que ce n’était pas lui le plus fort, Mathias aurait le dessus. Il fut relâché.

- Sache que je ne gâcherais pas de came pour toi !
Si j’en vendais bien sûr, ironisa-t-il.

Jérôme parti s’enfermer. En murmurant : « Pauvre con ».

&

Thomas monta le voir, comme il l’avait promis. Il semblait calmé.
Thomas avait du respect pour lui. C’était un homme de parole et c’était rare de le voir oublier quelque chose. Un mec bien, qui avait un fils trop nul.

- Jérôme, je rentre.

- Vas y, souffla Jérôme.

Assis parterre, il regardait fixement le sol. Bien déterminer à ne pas affronter Thomas. Ce dernier tira la chaise de bureau qui se trouvait à sa droite et s’assit.

- J’attends que tu m’expliques. Pourquoi tu fais ça ?

- J’ai rien fait !

- Alors si tu ne deales pas, tu fumes ?

Jérôme releva la tête, indigné.

- Merde, tu penses que si ce n’est pas l’un, c’est l’autre !!!

Thomas semblait plus calme que tout à l’heure.

- Non. Mais c’est plutôt surprenant de trouver du shit sur quelqu’un qui n’en fait pas usage. Et comme tu ne parles pas, je pause des questions pour comprendre.

- Ouai… c’est ça. De toute façon, il vous a dit ce qu’il l’arrangeait !

- Qui ?

Jérôme prit son air buté. Il pouvait penser ce qu’il voulait !

- Mathias ?

Le jeune homme lança un regard montrant ce qu’il pensait de son demi-frère.

- Non. Il… Enfin, si, mais il a été devancé par ton directeur. C’est ta mère qui l’a eu.

Jérôme se mordit la lèvre jusqu’au sang. Il aimait tellement sa mère. Le fait de la faire souffrir même intentionnellement le rendait malade.

- Alors ?

- Je ne comprends pas. Je n’y touche pas, je n’en garde même pas pour les autres. J’en connais qui font tout ça, bien sûr… mais pas moi. Pas ça… Je comprends rien.

Jérôme sentait les larmes monter. Il se passa la main sur les yeux.
Bon sang il était un homme ! Il n’allait pas chouiner dans les bras de son beau-père quand même !
Thomas s’approcha, se mit à sa hauteur et prit le garçon dans ses bras.

- Calmes toi, on en reparlera plus tard.

&

L’heure du repas arriva.
Comme prévu, à table personne ne lui adressa la parole.
L’ambiance était froide.
Thomas essayait de détendre l’atmosphère mais rien n’y fit.
Même Mathias se taisait, mais ne perdait en rien son sourire narquois face à Jérôme.
Il fallait trouver une vengeance.



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