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Titre : Anyway
Auteur : Cerbère
Disclaimer : Les personnages m’appartiennent, merci de ne pas y toucher sans m’en avoir préalablement demandé l’accord.
Note : Postérieur à « Alone In The Day ». La vie de Chloé. Avec des nouvelles de Killian et Ilme.
One-Shot
Anyway
Fin juin. Les rues de la ville étaient désertes, ce qui n’était pas habituel. Mais les deux jeunes mirent cela sur le compte de la fin des examens et entrèrent dans le premier bar qu’ils trouvèrent et dont l’ambiance paraissait sympa. Alors qu’ils s’installaient à une petite table venant juste d’être libérée, un groupe de cinq filles fut monté sur le bar, à la demande de l’un des barmans qui assurait la soirée. Ce fut à moitié par volonté et à moitié par force qu’elles y grimpèrent. L’aîné des deux bruns regarda la personne inconnue à leur table. Un blond qui tapotait sur son portable.
« Jolies filles, non ? Je m’appelle Jeremy » Cria-t-il pour couvrir la musique.
Le blond haussa les épaules et rangea son appareil.
« Elles doivent avoir très envie de s’amuser » Déclara alors Jeremy à son ami.
« Elles ont surtout besoin de s’extérioriser » Répondit alors le blond en vidant son verre et se dirigeant vers le bar pour parler à l’une des demoiselles qui s’y trouvaient.
Jeremy jugea un peu mieux le petit groupe. La première était une rouquine de taille moyenne, avec une queue de cheval, à poitrine abondante, mise en valeur par un charmant décolletée blanc, un pantacourt crème se terminait sur des chevilles fines autour desquelles s’enroulait les lacets de ses sandales. La seconde, un peu plus petite, blonde au carré, portait une chemise blanche, retroussée aux manches et fermée que par le bouton central, laissant entrapercevoir un soutien-gorge rouge bordeaux -ou alors il s’agissait d’un maillot de bain-. Un pantalon taille basse, blanc crème, laissait deviner qu’elle ne portait rien en dessous. Celle-ci était pieds nus. Celle du milieu était certainement la plus grande. Elle devait même le dépasser constata-t-il avec désapprobation. Elle était brune, cheveux courts en cul de poule, avec quelques mèches bleues fluo éparses. Comme la seconde, elle portait une chemise blanche, mais celle-ci était recouverte par une cravate bordeaux relâchée. Une jupe dans le même ton qui lui arrivait aux genoux et de simples sandales. La quatrième faisait extrêmement petite aux côtés de son amie. Une bonne tête de moins. Blonde par décoloration, cheveux aux épaules. Juste vêtue d’un débardeur crème par-dessus son maillot de bain et un paréo vert pomme à la taille, avec des tongs. La dernière qui venait de s’entretenir avec le blond se releva et Jeremy pu à son tour la détailler. Il avait remarqué que son ami n’avait pas détaché ses yeux d’elle. Elle lui plaisait, il en aurait mit sa main à couper. Une brune, aux cheveux en dessous des épaules, en larges boucles. Un débardeur blanc près du corps comme ses amis. Une jupe noire, courte qui lui arrivait un peu au-dessus de la moitié des cuisses et de longues bottes noires qui, elles, allaient jusqu’à la moitié de la cuisse. Elle faisait assez contraste avec si peu, pour ne pas dire aucunes, couleurs.
« Tu peux peut être essayer de tenter ta chance, non ? Elles doivent pas être bien dures à lever » Proposa encore l’aîné à son ami qui restait toujours muet.
« Elles ne sont pas à lever » Les informa le blond de retour de son voyage vers le comptoir. Il attrapa sa veste et les toisa. « Vous approchez pas de celle de gauche ».
« Oh ! Comme c’est mignon » S’extasia faussement Jeremy. « Y’en a une qui a un chien de garde ».
« Faut bien avec des gars comme toi ».
« Ce qui veut dire ? » L’agressa-t-il en retour.
« Ce qui veut dire qu’elle ne te servira pas de jouet. Ni ce soir, ni jamais » Le blond regarda son portable qui vibrait dans sa main. « Et c’est valable pour toi aussi Brice ».
Le blond disparu du bar, laissant les deux bruns seuls.
« D’où qu’il connaît ton nom celui-là ? » Demanda Jeremy.
« Je crois que nous avons une amie en commun » Sourit en retour Brice sans quitter la brune des yeux.
« Et elle s’appelle comment ? ».
« Chloé ».
« Chloé… » Répéta pensivement le brun. « Chloé comme dans Chloé Arone ? ».
« Ahein » Acquiesça Brice.
« Bah ça va ! Enfin, elle a pas que le blond comme chien de garde, elle a aussi ses deux frangins… Enfin, tu t’emmerdes pas ».
« Hn… ».
« Et dis-moi, en à peu près sept ou huit mois que t’as passé avec elle, tu l’as levé combien de fois environ ? ».
« Tu veux vraiment savoir ? ».
« Oui ».
« Jamais… ».
« J’y crois pas, mais qu’est ce que t’as fais avec elle pendant aussi longtemps ?… »
« Jeremy… S’il te plait, tais-toi ».
Brice soupira. Son ami était plus âgé, mais tellement puéril. Il ne se demandait même plus pourquoi celui-ci n’avait pas de copine, ce n’était pas bien difficile à deviner. Il s’avança vers le comptoir dans l’espoir de pouvoir échanger quelques mots avec cette fille qu’il n’avait pas vu depuis plus de trois ans mais qui restait indéniablement la même. Chloé descendit au même moment, le croisa sans vraiment le regarder et continua son chemin pour se jeter dans les bras d’un jeune, très grand, aux cheveux rouge qui accompagnait le blond, vu plus tôt dans la soirée. Le brun la regarda parler avec enthousiasme et perdit son sourire en la voyant si proche de ce garçon. Il avait une tête de plus que lui-même, les cheveux courts en pics, rouge bordeaux, une corne dans l’oreille droite et un anneau à la lèvre, au centre. Vêtu simplement : une chemise et un bermuda avec des tongs. Brice se rendait compte qu’il arrivait trop tard. Comme toujours, il avait un train de décalage. Cependant, il s’approcha tout de même du trio et remarqua alors qu’ils parlaient anglais. Le brun avança encore d’un pas, mettant une pause à la conversation et croisa le regard de la brune.
« Salut Chloé… Je sais pas si tu te souviens de moi, je… ».
« Je vois pas pourquoi je t’aurais oublié Brice. Ça va ? » Sourit la brune.
Quelque chose clochait. Les mots de la brune semblaient étonnamment faux. Néanmoins, il poursuivit.
« Je… Je peux te parler à part, deux minutes, je te promets que je ne serais pas long ».
Chloé se retourna vers le nouveau venu.
« Sure you can honey… We go outside. Don’t worry ». (Bien sûr tu peux chérie... Nous allons dehors. Ne t’inquiètes pas).
Le blond et le rouquin sortirent. Chloé fit alors face à Brice.
« Il comprend le Français ? » Demanda-t-il surpris.
« Oui. Il le parle très bien aussi… Alors quoi de beau ? De quoi voulais-tu parler ? ».
« Je… J’ai essayé de t’appeler y a pas loin d’un mois, mais… T’as changé de numéro, non ? ».
« Non, j’ai toujours le même. Peut être que c’est Tom qui a répondu… ».
« Tom ? Le blond ultra protecteur ? ».
« Ouais… Écoute, je voudrais pas être désagréable mais Oliver n’est pas là pour très longtemps et ça fait un moment que je ne l’ai pas vu… Donc… ».
« Oh ouais, désolé… Je… Juste, on pourrait pas se voir un de ses quatre et boire un verre ? ».
« Pas de problème. La semaine prochaine si tu veux. Tu m’appelles et on voit, ok ? ».
« C’est une façon polie de dire que tu ne veux pas ? » Hasarda le brun.
« Je… » Ne compris pas la brune. « Je viens juste de te dire qu’y avait pas de problème… ».
« Oui, je sais mais la dernière fois que j’ai appelé, je suis donc tombé sur Thomas et il n’a pas proposé de te joindre si tu vois ce que je veux dire ».
« Je répondrais. Ok ? Bye, bon week end ».
Brice la regarda partir. Elle avait grandi, cela se voyait. Elle lui manquait un peu parfois, avec ses mimiques qui lui étaient propres. Il appela Jeremy et ils sortirent de nouveau en ville, quittant l’Insolite et son atmosphère joyeuse.
OoO
« Eyh Chloé ! » Salua Brice en croisant la brune dans un rayon du supermarché.
« Eyh Brice. Ça va ? ».
« Ouais, sympa. Et toi ? ».
« Sympa aussi. Amusant de te voir aujourd’hui… Qu’est ce que tu fais par ici ? ».
« Comme toi, quelques courses. Écoute, je sais que je devais t’appeler d’abord, mais vu qu’on se croise maintenant… T’es partante pour un verre ? ».
« Euh… Si je rentre pas maintenant, y en a un qui va me faire la gueule, si tu vois ce que je veux dire » Déclara la brune en montrant une boîte pour chat. « Mais si tu veux, on peut se retrouver après, j’en ai pas pour longtemps ».
« Oh, je connais ça… Mais, euh… Je peux aussi t’accompagner, ce sera plus rapide ».
« Oui. J’y avais pas pensée » Sourit la brune en passant à la caisse.
Une fois les boîtes pour chat enfouis dans le sac, les deux jeunes partirent en direction du centre ville.
« Mais, t’es toute seule là ? T’es plus avec ton copain ? ».
« Oliver ? Nan, il est reparti ce matin. Sa copine ne voulait pas qu’il passe plus de temps en France, elle a peur que je ne le lui vole… ».
« Ah… Et t’as déménagé ? » Demanda-t-il alors qu’elle sortait les clés pour ouvrir la porte d’un grand bâtiment.
« En quelques sortes. Je me suis pris un appart. Sinon je ne pouvais pas rester dans la ville, et pour mon boulot… Enfin… C’est le dernier étage ».
Ils grimpèrent en silence et Chloé ouvrit l’unique porte du dernier étage, laissant le brun entrer dans une sorte de salon cuisine, rempli de livre et d’un joli désordre.
« Ah ouais, c’est un peu le bordel, désolé. Je m’en occuperais plus tard ».
« Je savais que t’aimais les livres, mais à ce point… » Fit remarquer Brice en contemplant les trois bibliothèques qui habillaient les murs.
« Et encore, t’as pas vu ma chambre… » Sourit-elle en ouvrant une boîte pour le félin qui se frottait à ses jambes. « C’est bon Leprechaun, tu vas l’avoir ta pâtée… ».
« Je peux ? ».
« De ? ».
« Voir ta chambre… ».
« Si ça peut t’amuser. C’est la seule autre porte… ».
Brice s’avança jusqu’à la porte présente et l’entrouvrit. La pièce n’était pas très grande, elle était remplie par un lit double qui faisait l’angle opposé à la porte, collé à la fenêtre. L’armoire incrustée dans le mur qui aurait du servir pour les vêtements était remplie de BD de toutes sortes, la table de chevet comportait quatre ou cinq romans, tous entamés sans l’ombre d’un doute. Chloé arriva à sa suite pour attraper le félin qui dormait sur son lit.
« Viens là Eno’, ton repas est servi aussi ».
« T’en as deux ? ».
« Nan, c’est celui de mon frère, mais Ilme est parti en Espagne quelques jours, donc je le garde ».
« Tu les mets où tes vêtements ? » Interrogea-t-il curieux.
La brune ouvrit la porte de ce qui avait dû servir de placard à balais et Brice pu voir les vêtements déposés sur des étagères bricolées pour un dépannage. Il haussa les sourcils. Chloé referma l’armoire de fortune et ouvrit la seconde porte qui donnait sur la salle de bain. Dans la pièce, juste à côté des toilettes pendait une large colonne de tissu où se trouvait grand nombre de vêtements que Brice qualifia par la suite de sous-vêtements. Mais même avec toutes les affaires rangées à des places qui ne leurs convenaient pas vraiment, tout était en ordre et il n’y avait aucun bazard. Rien à voir avec le salon cuisine. Il entendit alors la porte s’ouvrir et quelqu’un entrer.
« Chloé ? T’es là ? ».
« La chambre » Répondit alors la brune.
« Colis expédié » Déclara alors Thomas en entrant dans la pièce et perdant son sourire à la vue de Brice. Il le salua néanmoins.
« Y’a pas eu de problèmes ? » Interrogea la brune.
« Non, ils sont même partis avec de l’avance. Il pense revenir le mois prochain. Il a apprécié le temps ici et voudrait recommencer, Kara d’accord ou non ».
« Chouette… Bon, Tom, là je sors, t’as les clés ? ».
« Non, toujours pas, mais pas de soucis, ce soir je dors chez mon frangin, je garde la môme ».
« Oh, j’avais oublié ».
« Ptite tête. Allez, je te laisse, enjoy your afternoon ». (Passe un bon après-midi).
« Tata » (Merci).
Chloé attrapa Brice par le bras et le fit sortir de l’appartement, prenant au passage ses clés et son sac. Ils se dirigèrent ensuite vers un bar sur le port pour y boire un cocktail.
« Je ne le connais pas Thomas, si ? ».
« Non, je ne crois pas ».
« Pourquoi il me déteste autant ? ».
« Il déteste tout le monde ».
« Charmant. Il vit avec toi ? ».
« Ouais, pour l’été. Alors, qu’est ce que tu fais de beau de ta vie ? T’as fini tes études ? ».
« Ouais, je bosse en entreprise depuis un an et demi, maintenant. Le patron est reloud, donc j’en cherche une autre, mais dans le fond ça me plait toujours autant ».
« C’est bien… ».
« Et toi ? T’as continué les études ? Ça doit bien faire trois ans qu’on s’est pas vu ».
« Bah j’ai passé le bac, après quoi je me suis fais embaucher dans une librairie où j’ai passé un an. En janvier ils m’ont demandés de perfectionner mon anglais. Je suis donc parti six mois en Irlande, où j’ai travaillé en tant que volontaire. J’ai alors rencontré Oliver. Je suis revenue en juin dernier, et j’ai démissionné. J’aimais mon boulot, mais tu me connais, moi, c’est plus la bande dessinée européenne. Donc je me suis fais embaucher sans aucuns mal au « Lutin de Cornouaille » où je travaille depuis maintenant un an. Et je m’y plait ».
« C’est bien… Et sinon ? À part Thomas… Tu vois du monde ? Je veux dire, t’es pas une solitaire, alors, tu fais quoi quand Thomas est pas là ? Tu vis pas avec Laetitia ? ».
« Nan, Laet’ est au Mexique pour encore neuf mois. Je vais bientôt aller la voir, sinon, je sors parfois avec mes collègues pour boire un verre en ville. Mais j’apprécie de plus en plus d’être tranquille. J’ai le temps de lire… ».
Ils discutèrent une bonne partie de l’après-midi, sans que Brice n’arrive à savoir si la brune avait un petit ami ou non. Jusqu’à ce que son portable sonne sur le chemin du retour.
« Oui ?… Coucou mon cœur, ça va ?… Bien sûr que tu peux passer… Je serais chez moi dans dix minutes, ça te va ?… Bien, à tout de suite alors, bisous ».
Elle raccrocha et regarda Brice.
« Mon neveu… Tu veux faire quelque chose ce soir ? Manger une pizza et sortir boire un verre par exemple ? » Proposa-t-elle.
« Y’a personne en particulier que tu souhaites voir ce soir ? ».
« Brice… Pose tes questions clairement au lieu de tourner autour du pot. T’étais pas si timide avant… ».
« Peut être, mais t’étais pas aussi… Comme ça… Tu parlais moins ».
« Quelqu’un m’a appris à dire ce que je pensais et non pas ce que les autres voulaient entendre » Déclara-t-elle alors
Brice sourit. Il avait envie de l’embrasser. Passer la journée avec elle lui faisait penser aux quelques fois où il avait été nostalgique. Ses mimiques lui manquaient. Aucunes de ses autres copines n’avaient réussi à lui taper sur le système comme elle l’avait si bien fait parfois. Malgré tout, elle lui manquait. Il n’avait jamais vraiment pensé ressortir avec elle lorsqu’il avait cassé trois ans auparavant. Mais la donne avait changé. La demoiselle avait pris du mordant et ne se laissait plus autant marcher sur les pieds, sans pour autant avoir perdu de sa personnalité. Ils arrivèrent à l’appartement en même temps que Killian et son fils, Basile. Le brun embrassa sa sœur et laissa son fils courir dans les escaliers jusqu’au dernier étage. Il salua Brice sans vraiment le reconnaître et monta à leur suite.
« Anaïs arrive. Elle avait un rendez-vous avec le docteur pour les triplets… ».
Brice écarquilla les yeux. Killian avait quatre enfants. Un de presque dix ans et trois triplets derrière apparemment.
« Ils sont pas trop difficiles ? ».
« L’opposé de Basile. Ils sont tout calmes. C’est pourquoi ma femme peut les prendre toute seule pendant que je m’occupe du monstre… » Sourit-il.
OoO
« Comment ils s’en sortent avec quatre gamins ? ».
« Oh… Plutôt bien. C’était pas vraiment prévu. Après Basile, Anaïs a eu quelques problèmes. Peu de chance qu’elle ait d’autres enfants. Donc ils ont favorisé la fécondation par un médicament. Triplet. Mais ça leurs va. Puis comme Killian l’a dit, ils sont très faciles… Basile est dur, en revanche, mais pas tout le temps… Parfois c’est un ange ».
« Ok… Faut quand même en vouloir… ».
« J’ai presque la même ambition que mon frère. Un peu plus grande. Des quadruplets ».
« T’es sérieuse ? ».
« À moitié. C’est pas vraiment possible, alors bon, je suis parti pour quatre grossesses d’ici quelques années… » Plaisanta-t-elle.
Elle mit une pizza dans le micro-onde et l’enclencha.
« Y’a juste Ilme qui va passer dans la soirée. Pour récupérer son chat. Il restera pas longtemps, puis tu le connais… ».
« T’es chez toi, t’as pas à t’excuser… ».
« On me changera pas… ».
« J’ai pas… Plus envie d’essayer » Corrigea Brice en s’approchant de la brune et l’embrassant.
Chloé n’y croyait plus. Elle avait vu le brun tourner autour du pot toute la journée sans pouvoir arriver à lui faire dire ce qu’il voulait. Jusqu’à maintenant. Depuis leur rupture, trois ans auparavant, elle avait vaguement songé à le revoir, revenir avec lui, dans ses bras. Avant de ce dire que c’était tout aussi probable que d’obtenir la lune. Puis lorsqu’elle l’avait recroisé à l’Insolite, elle ne l’avait tout d’abord pas reconnu, puis Oliver était là… Mais c’était bien lui. Et il était venu vers elle de lui-même. Elle avait demandé à Thomas pourquoi il n’avait pas fais passer le message, il avait juste haussé les épaules avec un « j’ai oublié, désolé »… À moitié vraie, elle le savait. Elle connaissait Thomas depuis près de trois ans. C’était lui qui l’avait ramassé à la petite cuillère lors de sa rupture avec Brice. C’était un ami d’Ilme. Juste pendant un mois, ils avaient été plus que proches, passant leurs journées ensemble, sans jamais se quitter, sans jamais dépasser le cadre de l’amitié. Ensuite, ils avaient remis des distances et étaient devenus juste de très bons amis, passant quelques soirées ensembles. Puis l’été suivant, le blond était venu squatter chez elle. Et ainsi de suite les deux années suivantes. Un peu comme-ci ils avaient voulu être dans l’ordre des choses en ayant avancé trop vite au début. Thomas était comme ses deux frères. Il la surveillait. Vérifiait qu’elle allait bien. Était là quand elle en avait besoin et ne demandait jamais rien. La réciproque était là. Chloé avait toujours était présente pour son ami lors de ses ruptures plus que très fréquentes. Le blond avait un cœur d’artichaut et avait tendance à tomber facilement amoureux, jurer que cela ne lui arriverait plus et rencontrer une demoiselle… Et ainsi de suite. Voilà comment le blond était arrivé dans sa vie. Il ne l’avait jamais empêché d’avoir un copain… Il ne manquerait plus que cela. Mais Chloé s’attachait difficilement et n’avait eu que deux copains en trois ans, et cela n’avait jamais duré plus de trois mois. Thomas n’avait pas un gros travail. Mais il restait tout de même désagréable à l’égard de Brice qu’il n’avait croisé que deux fois, et n’avait vu auparavant seulement qu’en photos. Le couple fut arrêté par la sonnette. Chloé repoussa Brice et déclencha l’ouverture de la porte. Après quelques minutes dans un silence confortable, Ilme frappa à la porte avant d’entrer dans l’appartement.
« Coucou ».
Le rouquin embrassa sa sœur en lui donnant un petit paquet cadeau et serra la main de Brice.
« Ilme ».
« Brice ».
« Ah, je crois qu’on se connaît » Sourit-il. « T’avais pas les cheveux plus courts à l’époque ? ».
« Ilme, les gens changent en trois ans » Rétorqua la brune en ouvrant son cadeau.
« Mais bien sûr. Brice. Brice-j’emmène-ma-copine-partout-au-point-de-faire-désespérer-ses-parents. Comment t’oublier. Comment les parents faisaient la gueule parce que la petite dernière commençait, elle aussi, à sortir, boire et faire la fête… À 18 ans, si c’était pas horrible de voir pareil chose… Lol. Allez, je dois y aller, Etna et Zach m’attendent dehors, et on a promis d’être à la baraque avant 19 heures et il est déjà 20 heures. Bisous ma puce ».
Ilme embrassa sa sœur qui fit de même pour le remercier du cadeau. Il lui fit un clin d’œil et serra ensuite la main de Brice avant de quitter la pièce, Enojo dans ses bras. Un silence resta quelques minutes dans la pièce, avant que Brice ne prenne la jeune fille par la taille, son torse contre son dos et lui embrasse le cou.
« Alors comme ça je désespérais tes parents ? ».
« Complètement. J’étais SI INNOCENTE » Singea-t-elle.
« Bon, si on faisait un deal ».
Chloé se retourna, ne comprenant pas de quoi il était question.
« Pas de quadruplet mais une paire de jumeaux, ça te va ? Ou bon, j’essaye les quadruplets mais ne te promets rien ».
La brune sourit, et embrassa le brun, déposant au passage les boucles d’oreilles de son frère sur la table. Le micro onde s’arrêta avec une série de cinq « bip ». Le couple n’y fit aucunement attention en se dirigeant vers la chambre. Ils avaient faim, mais les pizzas pouvaient attendre. Brice poussa Chloé sur le lit et la regarda avec un étrange sourire, avant de s’abaisser et de s’asseoir sur sa taille, pour lui retirer sa chemise. Elle avait tellement changé en restant si elle-même, ne put s’empêcher de penser le brun. Toujours aussi timide pour entreprendre les gestes mais moins difficiles pour les recevoir. Plus de peur dans les yeux. Il n’était pas un inconnu. Et elle tenait à lui, il pouvait le voir, au moins autant qu’il tenait à elle. Il s’attaqua au pantalon, qu’il déboutonna sans mal, avant de faire claquer sa langue et de regarder Chloé avec une pointe -très légère mais présente- d’irritation.
« Dis-moi » Attaqua-t-il sensuellement en s’allongeant aux côtés de la brune. « Je sais que Laetitia t’aime beaucoup, plus que dans le cadre amical, je n’en doute même plus, mais… Quand elle t’as offert ses bottes, superbes, j’en conviens, avait-elle en tête une idée quelconque, comme provoquer quelques… Irritations ? ».
Chloé se redressa sur les coudes et embrassa le brun avant de retirer ses longues bottes avec une grande facilitée qui fit décider Brice, de ne jamais rien entreprendre avant qu’elle ne les ait retirées… Et que donc il allait essayer de la motiver, pour toujours retirer ses chaussures avant de rentrer où que ce soit. On ne savait jamais.
OoO
La brune se réveilla doucement, sentant la chaleur de sa couette quitter ses épaules, sa poitrine, son ventre, jusqu’à sa taille et une masse de cheveux se poser au niveau de son nombril. Elle ouvrit les yeux comme elle le put et observa Brice qui semblait écouter quelque chose.
« Hm… » Grommela-t-elle. « Qu’est-ce que tu fais ? ».
« Je communique avec Margot ».
« Margot ? » Se redressa Chloé en cherchant un quelconque portable.
Brice la rallongea délicatement et lui montra son ventre.
« Pas de mouvement brusque, tu vas la réveiller ».
Chloé soupira et regarda son plafond en souriant. Brice était de retour avec ses jeux. Elle posa sa main dans ses cheveux et les caressa.
« S’il y avait quelqu’un dans mon ventre, ce ne serait pas Margot ».
« Pourquoi ? » Demanda Brice sans bouger de son poste.
« Parce que se serait un garçon. Samuel ».
Le brun porta alors ses mains en porte voix sur le ventre de sa petite amie.
« Tu n’as rien entendu Margot ! Elle n’a rien dit du tout ».
Chloé sourit encore, se redressa un peu et ramena Brice à elle pour l’embrasser avant d’aller prendre sa douche. Le brun la faisait rire avec ses jeux. Perdu dans ses pensées, elle n’entendit pas la porte de la salle de bain s’ouvrir et Brice se glisser sous le jet avec elle. Ce fut quand il posa ses mains sur son ventre qu’elle réalisa.
« Je vais pas te laisser toute seule avec ma p’tite Margot, tu pourrais la blesser… ».
Chloé pris un air offusqué, tandis que le brun souriait innocemment, saisissant le savon et entreprenant de savonnée la brune partout, s’attardant, comme à son habitude sur le ventre. La jeune fille se laissa faire. Elle était habituée depuis deux mois. Elle repensait à Thomas, qui faisait un peu la tête. Il était le seul au courant, avec Oliver qui était revenu deux semaines, un mois auparavant. Pour le reste, elle se doutait bien qu’Ilme et Killian avaient devinés, mais n’en avaient pas fais part aux autres. Du côté de Brice, personne ne devait le savoir. Peut être sa grande sœur, mais cela n’était pas sûr. Chloé n’avait plus envie d’entendre les critiques de ses amies. Elles n’aimaient pas Brice, c’était un fait, mais elles pouvaient le garder pour elles. Brice sortit de la douche et s’enveloppa dans une grande serviette où il invita la brune.
« C’est sûr que tu ne veux pas de moi ce soir ? » Interrogea-t-il alors que Chloé choisissait ses vêtements.
« Petit un, c’est une soirée entre filles, donc, tu es un peu… Exclu… Et secondo, si t’as envie de voir pleins d’hostilités à ton égard… C’est ton choix… Tu préfères que je reste avec toi ? ».
« Nan… Pas de soucis, je tentais ma chance comme d’habitude. Je vais rentrer chez moi, ça fait un moment que j’y ai pas mis les pieds… Puis je vais sortir Jeremy… À tous les coups il aura pas décollé de son PC depuis la semaine dernière. Je t’appellerais pour être sûr que Margot va bien ».
« Samuel ».
« Margot ».
« Samuel ».
« Peu importe, moi je sais que c’est Margot, c’est ce qui compte. Je reviens demain aprèm, ça te va ? ».
« Ouais ».
« Et n’oublie pas que je pars une semaine en Normandie, voir ma mère ».
« C’est ça que j’avais oublié… ».
« Et oui, pas de sport pendant une semaine… » Plaisanta Brice.
« Pas de couverture chauffante pendant une semaine » Se plaignit la brune.
Elle reçut un petit pincement en remerciement et retourna dans la salle de bain pour s’habiller tandis que le brun s’affalait sur le lit, nu comme un ver.
OoO
« … Mais nan, c’est pas ce que j’ai dis » Rétorqua Audrey, une blonde par décoloration en attrapant un verre. « Juste que… Je suis bien tentée… Avec son consentement ou non… ».
« T’es malade Audrey. T’es peut être plus vielle que nous, mais mère seule, c’est difficile… Puis t’as qu’à essayer de te trouver un copain qui veuille te faire un gosse… » Répliqua Sandra, une brune aux cheveux en cul de poule et qui dépassait tout le monde par sa taille.
« J’en ai marre d’attendre, j’ai presque 27 ans… ».
« C’est pas si vieux… » Répondit Chloé en venant s’asseoir avec des gâteaux apéritifs.
« Parles pour toi. T’as que 24 ans… Ton portable sonne ».
« Oh merde ! ».
Chloé se leva et sortit l’appareil de sa poche.
« Hi hon ! How are you ? French... (Coucou ‘chéri’, comment vas-tu ? Français) Not too bad, where are you ? Something wrong ? English... (Je vais bien. Où es-tu ? Quelque chose ne va pas ? Anglais) Oh... Tu me l’avais pas dis, si ?… Fuck… Nan, nan, pas du tout… Viens de suite. Je vais m’arranger, ok ? Français… Don’t worry ! I’m so happy. I have twenty minutes for that. See you very soon. Byyyye ». (Ne t’inquiètes pas Je suis trop contente. J’ai vingt minutes pour ça. On se voit bientôt. Bye).
La brune raccrocha et regarda l’assistance qui avait fait un grand silence.
« Devons nous conclure que « hon » arrive ici, que tu avais oublié et qu’on va enfin savoir qui c’est ? ».
« Pas vraiment… C’était Oliver. Mon copain d’Irlande. Il voulait me faire une surprise. Thomas a confondu en lui donnant les dates. Il pensait qu’il devait arriver demain… Je suis désolé… Et… ».
« Ok… » Acquiesça Sandra « Et c’était quoi ce « French », « English » ? ».
« Oh… Pour son boulot, il a besoin de parler couramment le Français, donc quand on se parle, on se demande réciproquement la langue dans laquelle on veut que l’autre réponde. C’est un bon exercice pour nous deux… Mais avec vous, il parlera en français, pas de souci ».
« Et c’est lui que tu nous cache ? » Demanda Marine, une rouquine à queue de cheval.
« Que je vous cache ? ».
« Fais pas l’innocente… On sait toutes que t’as un copain, mais personne ne l’a encore vu ou ne connaît ne serait ce que son prénom… ».
« Bah non, c’est pas Oliver ».
« Oui, ça on a compris… Et son prénom est ? » Aida la rouquine.
« … ».
« Allez, tu peux pas faire pire que Brice de toutes façons… » Rappliqua Anna, une blonde aux cheveux au carré.
« Mais qu’est ce que vous avez toutes contre Brice ? C’était y a trois ans, et que je me rappelle vous l’appréciez toutes… ».
« On l’appréciait jusqu’à ce qu’il te fasse du mal… ».
« Toutes les ruptures font du mal Audrey. Tu ne m’en as jamais voulu d’avoir fais du mal à ton cousin il y a près d’un an ».
« C’est pas pareil ».
« Pourquoi ? Parce qu’il ne s’appelait pas Brice ? ».
« … ».
« Voilà les filles. Je vous aime toutes autant que vous êtes, mais sur le point de mon copain, vous n’en saurez pas plus. Rien que parce qu’à l’égard de Brice vous gardaient des rancunes que je n’ai moi-même jamais eu… Et si je vous disais que c’est Brice ? ».
« Je te crois pas assez stupide pour ça » Répliqua Audrey.
Chloé secoua la tête et se leva pour ouvrir la porte. Toutes les filles se retournèrent pour voir le nouvel arrivant qu’elles ne connaissaient que par le prénom si souvent employé. Le garçon dépassait sans aucuns doutes Sandra, avait les cheveux toujours aussi rouges et un large sourire. Il serra la brune dans ses bras et posa sa main sur son ventre avec un sourire ironique.
« Shut up with that. I don’t need anybody else. One it’s enough. Come on now ». (La ferme avec ça. Je n’ai pas besoin de quelqu’un d’autre. Un seul c’est assez. Viens maintenant)
Oliver referma la porte derrière lui, ne perdant pas son sourire amusé par l’irritation de la brune. Celle-ci présenta le rouquin par défaut à ses amies et inversement. L’Irlandais se joignit au groupe et bavarda avec elles, comme-ci il les connaissait depuis toujours. Vers 2 heures, le portable de Chloé sonna de nouveau. Tout le monde semblait en grande conversation mais prêtait l’oreille.
« Coucou ! Oui, ça va et toi ?… Comment vas ton cher ami ? » Demanda-t-elle avec ironie. « Bizarre, ça ne m’étonne même pas… Oui, je suppose qu’elle va bien… Qu’est ce que t’as été dire ça à Oliver ?… J’ai assez de toi, je t’assure… Et oui, il est là… Tu le savais ?… C’est malin… Soirée entre fille avec un gars… Enfin, ça ne dérange pas, il est très fréquentable… Non, je ne dis pas que tu ne l’es pas, mais tu sais bien ce que je veux dire… Ok… Demain vers quelle heure ?… Ok, on passera. Bonne soirée… Samuel… Non, Samuel… Oui, je lui dirais… Non pas maintenant, y a du monde… Non… Non… C’est fait, mais mentalement… Je refuse ! Bonne nuit et à demain ».
Chloé raccrocha amusée. Il ne manquait plus que cela. Brice voulait qu’elle dise bonsoir à Margot/Samuel en face de tout le monde. Oliver avait plus ou moins suivit la conversation, -comme tout le monde- et ne put s’empêcher de sourire.
« Alors… Tu ne vas pas dire bonsoir à Margot ? ».
« C’est Samuel, et je lui dirais quand j’irai me coucher ».
« T’as un nouveau chat ? » Demanda Audrey.
« Non ».
« C’est qui Margot, ou Samuel ? » Continua-t-elle.
« C’est personne… Cherchait pas » Grommela la brune. « Qui veut de la pizza ? Il en reste une ».
Chloé se leva pour sortir la dernière pizza du four. Pendant ce temps là, Audrey s’approcha d’Oliver.
« Who is Margot or Samuel ? ». (Qui est Margot ou Samuel?)
« I can’t tell you, or she will kill me ». (Je ne peux pas te le dire ou elle me tuera).
« Come on... Anyway, do you know her boyfriend ? ». ( Allez... Peu importe, tu connais son copain?)
« Of course. Don’t you ? ». (Bien sûr, pas toi ?).
« Oh yes ! It’s because a lot of people don’t know his name. I don’t want make a mistake... So... Can you tell me, then I can be sure I am not speaking with somebody who doesn’t know and try to know ». (Oh si ! C’est parce que pleins de gens ne savent pas quel est son nom. Je ne veux pas faire une erreur. Donc. Tu peux me dire son nom, pour être sûr que je ne parle pas à quelqu’un qui ne sait pas et essaye de savoir ?).
Oliver la regarda et étira les lèvres. Chloé arriva avec la dernière pizza et s’installa au sol avec un sourire pour la blonde.
« Bien essayé… ».
« C’est pas juste. Il vit dans un autre pays et il le sait… ».
« Et il accepte » Compléta Chloé en lui tendant le plat.
« Bon quoi ? Tu t’es mis en ménage à trois ? C’est une fille ? Ton copain à 40 ans ? De quoi t’as honte ? » Attaqua Anna.
« Honte ? Mais j’ai pas honte. J’ai pas envie que vous ne le jugiez juste en entendant son prénom ».
« Donc, on le connaît » S’exclama Sandra toute souriante « Ce sera plus facile maintenant. Gardait l’œil ouvert, les filles et l’oreille aussi ».
« Hn… Moi je dois y aller » Grogna Audrey « Je bosse demain et j’ai une tâche à accomplir ».
« Fais gaffe Audrey… Mesure bien les conséquences » Rétorqua la blonde. « Mais je te raccompagne, mon copain va faire la tête si je veille trop. Il aime pas quand je reste des heures au lit le matin… ».
Audrey et Anna se levèrent, saluèrent tout le monde et disparurent. En petit comité, Chloé s’appuya contre Oliver et fit face à Marine et Sandra.
« C’est dommage que Laet’ ne soit pas là » Souffla Marine en terminant son verre de coca.
« Clair… Moi, je la vois dans deux semaines ».
« C’est vrai, t’as tes vacances et les sous. Veinarde » Pleurnicha Sandra. « Moi, j’ai les sous, mais pas les vacances ».
« J’ai rien du tout moi » Répliqua Marine. « Ou à peine un Week-end. Elle revient quand pour de bon ? ».
« Avril… Dans huit mois ».
« Et tu comptes ? » S’exclama la rouquine « T’es si accroc que ça ? ».
« Bah, c’est Laet’… Pas n’importe qui ».
« Et avec ton copain, tu comptes les heures ? ».
« Non… Ou juste quand il prend sa douche tout seul… ».
Oliver se pencha sur l’oreille de Chloé et lui murmura quelque chose.
« No probleme. Take my bed. See you tomorrow ». (Pas de problèmes. Prends mon lit, on se voit demain)
Le rouquin se leva et se rempli un verre d’eau.
« Tu veux peut être une limonade et du jus de pamplemousse pour Samuel ? ».
« Mais tu vas arrêter avec ça ? » S’énerva vraiment la brune « La prochaine fois, tu dors dehors ».
Oliver revint sur ses pas, embrassa la brune sur la joue et s’excusa dans sa langue natale. La brune accepta l’excuse et il partit se coucher. Une demi-heure après, ce fut au tour de Marine de partir. Elle avait promis à sa sœur de l’accompagner faire du shopping et ce devait d’être fraîche. Chloé regarda Sandra qui lui sourit.
« Quoi ? ».
« T’es enceinte ! ».
« De quoi ? » Rigola à moitié la brune.
« Oh arrête. Les autres ont pas compris, mais moi si. T’es enceinte. Et ton copain l’appelle Margot et toi Samuel ».
Chloé secoua la tête.
« C’est pas vraiment ça… » Commença-t-elle. « Je suis pas enceinte. C’est juste mon copain qui a un petit délire ».
« Et pourquoi ne pas l’appeler par son prénom et dire Brice ? Hein ? ».
La brune sourit. Sandra était loin d’être stupide et était presque aussi proche d’elle qu’elle l’était avec Laetitia.
« Tu l’as dis aux autres ? ».
« Nan… J’ai juste compris ce soir, quand tu as dis que ce pourrait être Brice, quand tu as rétorqué que c’était il y a trois ans et quand tu as dis que tu ne voulais pas qu’on le juge sur son prénom ».
« … C’est pas que je vous fais pas confiance mais… J’aime Brice, ok ? Je suis bien avec lui et honnêtement, si vous ne l’aimez pas, je m’en contre fous pas mal, mais le problème… C’est que j’en ai marre d’entendre tout le monde cracher sur lui. Théoriquement, je ne l’ai pas revu depuis trois ans, et tu as vu ce soir… ».
« Je comprends. C’est mieux dans ce sens là que de quitter ton copain pour faire plaisir à tes amies ».
« Ce n’est pas ce que tu as fais » L’excusa Chloé « T’as quitté ton copain parce qu’il était allé avec quelqu’un d’autre… ».
« Oh, tu sais, c’est pas vraiment pour ça. Je l’aurai pardonné, mais les copines non. Je ne sais pas ce que tu en penses, je ne t’ai jamais vraiment vu accrocher, sauf peut être à Brice. Je ne sais pas comment tu réagirais s’il le faisait et je ne te le souhaite pas… Mais… Je lui aurais pardonné… Je l’ai même déjà pardonné… ».
Chloé se déplaça et vint s’asseoir dans le dos de son amie pour la prendre dans ses bras. Sandra se laissa glisser.
« Je peux essayer d’entendre Margot moi aussi ? ».
« SANDRA » Grogna Chloé « Y’a pas de Margot ni de Samuel, c’est un jeu, un stupide jeu… ».
« Et tu ferais quoi s’il y avait vraiment quelqu’un, là dedans ? ».
« … Je ne sais pas… » Répondit la brune après un silence. « J’ai 24 ans, c’est pas si jeune. Je vois Killian heureux avec ses gosses… Je sais vraiment pas. Ce n’est pas le cas et je ne vis pas sur les suppositions, tu le sais bien ».
« Hm » Répondit son amie en s’appuyant sur elle et fermant les yeux. « Je pourrais rencontrer ton ténébreux un de ces quatre ? ».
« Peut être plus tôt que tu ne le penses » Sourit la brune en regardant son portable vibrer au nom de son petit ami. « Re… Un problème pour appeler si tard ?… Oh, je vois… Bah mon lit est pris par Oliver qui y ronfle joyeusement, mais le sofa est toujours libre. Fais ton choix… Toute seule ? Mouais, en quelques sortes. Disons que tu ne crains rien. Je t’attends, bisous ».
Et elle raccrocha.
« Il a une mauvaise nouvelle et veut dormir ici. Ce qui veut dire qu’il va rester plus longtemps que prévu chez sa mère ou autre part… ».
OoO
Chloé déplia le sofa en souriant. Sandra venait de quitter l’appartement et elle était extenuée et malgré tout elle savait qu’elle n’allait pas dormir avant une bonne heure. Brice avait était content de parler avec Sandra. Maintenant, il était dans la salle de bain et n’allait plus tarder. Chloé s’installa sous la couette et attendit que le brun arrive, ce qui ne tarda pas. Celui-ci s’installa à son côté et posa sa tête sur son ventre.
« Bon, annonce la couleur, je suis fatigué » Commença la brune, sentant les doigts du brun sur son ventre.
« Je pars après demain et je reste deux semaines. Pas mal de mes cousins descendent et ça fait un bout de temps que je ne l’ai aient pas vu… Donc… deux semaines… Mais tu peux venir si tu veux… Enfin, là, c’est quasiment présentation officielle… ».
« C’aurait été avec plaisir, mais je rentre chez moi pour le week-end, les garçons viennent et on se fait une journée en famille. Y’a que moi qui ferais tâche dans mon statut de célibataire-à-désespérer-les-parents ».
« Et Ilme ? ».
« Bah, c’est pas garanti qu’il soit célibataire ».
« Tu peux toujours dire que Margot est avec toi ».
« Samuel ! Mais non. Après faut dire que j’ai un copain et blablabla ».
« C’est si dur que ça que d’avouer que t’es avec moi ? ».
« J’ai pas envie d’entendre la critique ».
« J’ai l’impression que tu n’es pas sûr de rester avec moi et que tu ne veux pas que quelqu’un te dise le « je te l’avais dis » ».
« On peut voir ça comme ça ».
« Tu ne veux pas rester avec moi ? » S’inquiéta Brice.
« Si, mais est-ce que toi, tu veux ? Je veux dire… Moi je t’ai connu tu étais le gars qui ne s’accroche pas et qui ne reste jamais. Tu ne m’as jamais dis le contraire… ».
Brice la coupa en l’embrassant.
OoO
« Qu’est ce que tu fais ? ».
Brice venait de se réveiller au bruit de sa copine cherchant de tous les côtés quelque chose.
« J’ai perdu ma plaquette ».
« Ah » Le brun s’enfonça de nouveau la tête dans l’oreiller et se rendormit.
« Ah ?! » S’exclama la brune. « Brice ! J’ai perdu MA PLA.QUE.TTE ! ».
« Oui, j’ai compris. Et y a pas de quoi t’énerver. C’est pas grave ».
« Brice, tu sais de quelle plaquette je parle ? ».
« Oui, je sais de laquelle tu parles, maintenant t’es mignonne, viens ici, parce que tu fais des courants d’air et trop de bruit ».
Chloé ouvrit la bouche pour protester. Les gars ! Tous pareil. Ils ne s’inquiétaient jamais. Ce n’étaient pas eux qui supportaient les conséquences. Néanmoins, elle se recoucha près de lui, parce qu’elle avait un peu froid et qu’elle avait encore le temps de chercher et sûrement la plaquette se trouvait-elle dans sa chambre.
OoO
« Je suis vraiment désolé » S’excusa Oliver en voyant Brice se lever du canapé-lit en se réveillant. « Je ne savais pas que tu dormais là. Sinon, j’aurai pas squatté le lit ».
« Pas de souci » Bailla le brun en jetant un coup d’œil à côté de l’évier. « Ce sont des croissants ? ».
« Yes. For you and Chloé ».
« Fallait pas, mais thanks ».
Brice attrapa un croissant mordit dedans et parti dans la chambre. Il ouvrit la fenêtre et le volet et jeta un coup d’œil à la pièce. Pourquoi Chloé était-elle persuadée d’avoir laissé sa plaquette dans le salon ? Se demanda-t-il en saisissant le médicament sur la table de chevet et revenant à la cuisine. Chloé restait dans le lit à dormir. Brice regarda la plaquette avant de se rendre compte que d’ici qu’elle se réveille, elle aurait dépassé les six heures de retard acceptable et que la pharmacie était fermé le dimanche, et donc, il la jeta à la poubelle, puis prépara un café, pour observer tranquillement sa copine dormir.
OoO
« Alors tu m’abandonnes ? » Demanda la brune.
« T’inquiètes puce. Je reviens dans deux semaines et je serais me faire pardonner mon absence ».
« Y’aura que Thomas à l’appart. Je serais parti au Mexique voir Laet’, tu te rappelles ? ».
« J’avais zappé… Je vais pas te voir pendant un mois ? ».
La brune secoua la tête.
« Bien » Sourit le brun « Cela te laisse le temps de réfléchir à quel nom va porter ma p’tite Margot. Tu prends soin d’elle. Ok ? ».
« Brice, c’est pas drôle. Tu sais que j’ai pas trouvé la plaquette et que tu vas supporter les conséquences s’il y a un problème parce que j’ai pas l’intention de me taper l’hôpital pour tes beaux yeux et que la pharmacie était fermé ».
« Ouais. Tu me tiendras au courant la semaine prochaine. Mon train va partir ».
Le brun embrassa la jeune fille, passant sa main sur son ventre, lui fit un beau sourire et partit vers son compartiment, lui faisant signe qu’il l’appellerait. Chloé le regarda partir, triste et énervé à la fois. Il prenait tout avec trop de légèreté. Si elle attendait sa période pour savoir, elle n’aurait plus beaucoup de solution, et l’hôpital avait pour habitude de la rendre malade. Surtout mentalement.
OoO
« Ah Chloé, entre. Il ne manquait plus que toi » S’effaça Diane en prenant la veste de sa fille.
La brune s’avança au salon où se trouvaient son père, Killian, sa femme et Ilme, sans oublier les enfants qui courraient dans le jardin après le chien, un jeune épagneul que ses parents avaient eu pour noël.
« Hello les gens » Déclara-t-elle en faisant le tour de la table.
« Comment va Oliver ? » Demanda Ilme.
« Tu étais au courant ? Tout le monde savait et personne ne m’a dit ? » S’offusqua à moitié la brune. « Néanmoins, il va très bien et j’ai été très heureuse de le voir, et de l’avoir pour moi toute seule une semaine ».
« Toute seule ? » Demanda Killian avec un sous-entendu que tout le monde compris.
« Oui toute seule ».
« Et ce Oliver ? » Demanda sa mère en apportant le café. « Il m’a l’air très gentil… Puis il semble beaucoup t’aimer ».
« Maman… Oliver est un ami, et cela ne changera pas. Et si tu désespère de me voir fonder une famille, ne t’inquiète pas, ça arrivera bien un jour, je n’ai pas l’intention de rester toute seule toute ma vie. Si aucun gars ne me supporte et bien, je n’ai pas besoin d’eux pour avoir des enfants ».
« Bien sûr, ma chérie » Acquiesça son père. « Mais il serait plus judicieux pour le moment de nous présenter le jeune homme que tu fréquente, non ? Nous sommes ouvert à tout, même si c’est un garçon de bonne famille » Plaisanta-t-il.
Chloé jeta un regard en biais à ses deux frères qui regardèrent subitement le plafond.
« Plus tard. Il est absent pour encore une semaine et ensuite ce sera moi. Je pars au Mexique je vous rappelle, et je pars jeudi qui arrive, au cas où vous auriez oublié ».
« Et je t‘envie » Répondit Ilme.
OoO
Chloé s’affala sur le canapé et alluma son ordinateur. Sa valise était dans l’entrée, prête. Il ne lui restait plus qu’à tout confirmer à Laetitia qui devait être connecté à cette heure avancée de la nuit. La brune ne pouvait pas dormir : impatience et nervosité. Elle allait passer deux semaines au Mexique avec sa meilleure amie qu’elle n’avait pas vu depuis plus de six mois mais elle n’allait pas voir Brice pendant deux semaines alors qu’elle devait s’entretenir avec lui d’un sujet important. Son portable la tira de ses pensées.
« Coucou ».
/ Tu dors pas/.
« Trop nerveuse ».
/ T’inquiètes pas. Les avions ne s’écrase qu’une fois sur cent/
« Merci. Pourquoi t’appelles à cette heure ? T’es pas couché ».
/ Non, j’allais y aller. Mais j’espérais entendre ta voix avant et t’entendre me dire que je te manquais autant que tu me manques/.
« Je te manque beaucoup ? ».
/ Inimaginable/.
« Dans ce cas, oui tu me manques autant que je te manque ».
/ Rien d’autre ? Comment va Margot ?/.
« Ah… Er… Margot ?… Bah petit souci de ce côté là… J’préférerais en parler autrement qu’au téléphone… ».
/ T’as tué Margot ?/ Plaisanta le brun en la jouant outré.
« Non, pas vraiment. Je dirais plutôt que… Tu lui as donné vie… ».
/ … /
« Brice ? ».
/ T’es sérieuse ?/ La voix se faisait trop sérieuse au goût de la brune.
« Oui. Je serais sûre à cent pour cent dans la semaine… Je suis désolé ».
/ Le sois pas… Je dois y aller, je suis mort. Et demain on part en excursion sur la plage. Prends très soin de toi et de Margot, embrasse Laet’ pour moi et à très bientôt/.
« Je t’aime. Bisous ».
/ Bisous/.
La ligne coupa. Chloé avait envie de pleurer. Elle ne savait pas où elle mettait les pieds. Brice faisait comme s’il ne comprenait rien et elle ne savait pas où il mettait les pieds non plus, ni même ce qu’il voulait. Certes, il tenait à elle, il lui avait dit et répété. Mais si sa période n’arrivait pas, tenir à elle ne suffirait pas. Est-ce qu’il comprenait ce qui ce passait ? Ce qui allait arriver ? L’avortement était hors de question. C’était quelque chose qu’elle c’était toujours promis après l’arrivée de Basile qui avait bien failli être enfant unique. La brune secoua la tête et se connecta. Laetitia était là, comme elle l’avait prévu et elles parlèrent une petite heure avant que Chloé ne se sente fatiguée. Elle déconnecta et parti dormir jusqu’à midi. Son réveil la tira d’un mauvais rêve, elle passa par sa douche, mangea rapidement et attendit qu’Ilme passe la prendre pour la laisser à l’aéroport.
« Pourquoi t’as l’air si triste ? Tu vas voir Laetitia, tu devrais être contente ».
« C’est pas ça ».
« Tu nous en veux d’avoir dis aux parents que t’avais quelqu’un ? ».
« Non. C’est pas ça non plus ».
« Ça se passe mal avec Brice ? ».
« Je sais pas ».
« Quand on dit je sais pas, c’est qu’oui. Qu’est ce qu’il se passe ? ».
« J’ai l’impression qu’il se rend pas compte de pas mal de chose. Il prend tout avec légèreté. Trop. Il me fait peur et j’ai l’impression de mettre les pieds dans le plat ».
« Je comprends pas grand chose, mais bon, tu vas en Amérique du sud pour deux semaines. Arrête de te prendre la tête et prends du bon temps et tu verras tout ça d’un autre œil quand tu reviendras. Ok ? ».
« Pas le choix. Je dois y aller. Merci ».
« De rien. Profite ! ».
Chloé embrassa son frère et parti vers la salle d’embarquement. Elle partait pour six heures de vol avant un changement pour cinq autres heures.
OoO
La brune alluma son portable. Pas de message. Elle se sentait nauséeuse à cause des turbulences qui avaient secoué le vol. Le temps était pluvieux dehors et contrastait furieusement avec celui de son séjour en Amérique du sud. La salle était vide de son frère. Aucun Ilme dans le coin. Il ne l’avait quand même pas oublié, si ? Elle l’appela. La sonnerie dura longtemps et personne ne répondit. Il était près de 22 heures. Les bus ne marchaient plus et elle n’avait pas le moral de voir un temps si gris. Elle alla s’asseoir sur un banc et attendit en envoyant un texto à son frère, puis un autre à Brice. Elle reçu les deux accusés de réceptions dans la minute. Et à peine quelques secondes après elle entendit une voix familière lui parler à l’oreille. Brice se tenait juste derrière elle avec un magnifique sourire. Chloé se jeta à moitié dans ses bras. Elle avait envie de pleurer de soulagement. Le retour avait été plus dur qu’elle ne l’aurait cru. Laetitia lui manquait déjà et le temps gris avait joué sur son moral. Brice la serra contre lui sans rien dire puis pris son bagage et la poussa jusqu’à la voiture.
« C’était bien le Mexique ? ».
« Super » Répondit la brune avec enthousiasme, mais fatigue.
« J’espère bien, vu que ça m’a privé de ma copine pendant deux semaines ».
Chloé resta silencieuse. Brice ne parla pas plus, ce concentrant sur la conduite. Ils entrèrent dans l’appartement en silence et Chloé se dirigea directement vers sa chambre. Le brun la retint par le bras.
« Eh Chloé ? Pourquoi tu m’évites comme ça ? Ça fait un mois qu’on s’est pas vu ».
« Je suis fatigué » S’excusa-t-elle.
Brice lui lâcha le bras et la laissa partir pendant qu’il se faisait bouillir de l’eau. Il entendit la jeune fille bouger dans la salle de bain puis silence. Il but un café et alla à la chambre à son tour. La brune semblait si différente, pensa-t-il douloureusement en se couchant près d’elle. Elle lui avait manqué et elle semblait se moquer de le revoir. Peut être quelque chose c’était-il passé au Mexique. Cela lui fit mal, rien que de douter. Il se serra contre la brune et s’endormit.
OoO
Chloé sentit la couette descendre jusqu’à ses hanches et la tête de Brice se poser sur son ventre. Ainsi que ses doigts caresser ses côtes à travers son tee-shirt.
« Bonjour puce » Sourit le brun.
« ‘Jour Brice ».
« Je vois que Margot est toujours en forme » Sourit-il.
« Brice, s’il te plait » Commença difficilement la brune en le ramenant vers elle. « Je… ».
« Tu veux me quitter ? » Demanda soudainement le brun.
« Non ».
« Bon, alors ça va, vas-y, je te laisse parler ».
« Brice… Tu… Je comprends rien… J’ai l’impression que tu ne comprends rien… ».
« Là pour le coup oui. Je comprends niet ».
« Tu… J’ai pas eu mes règles ».
« Je m’en doutais ».
« Voilà ce que je comprends pas » Explosa la brune en s’asseyant dans le lit. « Tu sais et tu reste toujours aussi calme, aussi posé, comme si je te disais que j’avais une grippe ».
« Chloé, calme-toi. C’est pas grave » Déclara doucement le brun en s’asseyant derrière elle et l’entourant de ses bras.
« Tu vois… Qu’est ce qu’il se passe maintenant ? ».
« Que veux-tu qu’il se passe ? Rien. On attend. Ou alors c’est pas ce que tu veux ».
« Pas ce que je veux ? Brice j’ai peur. Je sais même pas où on va ! ».
« Parce que tu crois que j’ai pas peur ?… Je suis terrifié Chloé. Terrifié depuis que j’ai jeté cette foutue plaquette ».
« Depuis que t’as quoi ? ».
« Je l’ai jeté, oui… Je peux pas te dire ce que tu veux… J’y arrive pas. J’y crois plus à ces mots, mais j’ai besoin de toi. Je veux rester près de toi. Je te promets pas des jumeaux, ni des triplets ou quadruplets, mais juste… Je ne sais pas… Une petite Margot, un petit Samuel… Dis-moi que c’est ce que tu veux aussi, juste ça… Ou alors autre chose, mais… J’ai pas envie de me dire que je me suis planté ».
« Qu’est ce qu’on est en train de faire ? Qu’est ce qu’on va faire » Demanda simplement la brune, sentant les mains se crisper sur ses épaules.
Brice l’embrassa dans le cou et étira les lèvres, l’inquiétude passée.
« Tu veux que je te dise ou que je te montre ? ».
OoO
« Arnaud, Arnaud, elle arrive » S’écria Diane de la cuisine. « On va enfin savoir, après trois mois de promesses ».
L’homme se leva sous l’œil amusé de Killian et Ilme pour rejoindre sa femme à la cuisine.
« Alors, c’est un brun… Qui aurait besoin d’aller chez le coiffeur selon moi. Il me dit vaguement quelque chose… Ce ne serait pas Thomas ? ».
« Non, Thomas est blond » Cria Ilme du salon.
« Et Oliver à les cheveux rouge » Continua Arnaud avant de retourner s’asseoir.
Diane alla ouvrir le portail à sa fille et son copain.
« Bonsoir Madame. Brice » Se présenta le brun.
« Oh ! » S’exclama la mère, très surprise. « Bonsoir Brice, entre donc, il fait plus chaud à l’intérieur ».
« Merci ».
Le brun entra dans la maison, posa son manteau sur une chaise et s’avança au salon pour saluer ses deux futurs beaux-frères et pièces rapportés et se présenta à Arnaud. Diane embrassa sa fille et la regarda avec un sourire en coin.
« C’est parce qu’il s’agit de Brice que tu ne nous l’as pas présenté avant ? ».
« Plus ou moins ».
« Pourtant, tu sais comment on l’a beaucoup apprécié dans le passé ».
« Et aussi comment vous allez beaucoup l’apprécier dans le futur » Souligna sa fille.
« Ce qui veut dire que c’est du sérieux. Y’a–t-il eu une proposition de mariage ? ».
« Non. Tu permets que j’entre moi aussi ? ».
« Oh oui, bien sûr. Excuse-moi, donne-moi ton manteau et vas t’asseoir ».
La brune ne se fit pas prier et s’avança dans la pièce chaude pour aller s’asseoir sur le canapé de cuir crème où étaient déjà son père et Brice. Maintenant qu’ils étaient là, il restait à annoncer la nouvelle. Sans choquer personne. Un enfant hors mariage n’était pas toujours bien vu, et cela n’était encore jamais arrivé dans la famille. Chloé appréhendait un peu. Elle ne savait pas comment le dire. Elle aurait voulu qu’ils le devinent. Mais elle n’avait pas de ventre. Pas de nausées et mangeait toujours autant que de coutumes. Chloé se trouvait assise entre Anaïs et Ilme, en face de Killian qui était encadré par sa mère et Brice. Arnaud faisait le bout de la table. La brune était silencieuse. Elle cherchait un moyen d’annoncer à sa famille l’arrivée ‘prochaine’ d’une petite Margot ou d’un petit Samuel. Anaïs la tira de ses pensées.
« Pardon, tu disais ? » Demanda alors Chloé.
Anaïs avait chuchoté.
« Je te demandais, si cela faisait longtemps que tu étais avec ce beau jeune homme, si tu voulais aller plus loin et si tu avais besoin de chance ».
« De chance ? Oh non, de ce côté, ça va. J’ai besoin de courage surtout mais… » Chloé s’arrêta « Anaïs, ne me dit pas que c’est ce que je crois… La dernière fois que tu m’as proposé de la chance tu étais… ».
La blonde pinça sa lèvre, sourit et acquiesça silencieusement.
« Oh mon dieu ! » S’exclama la brune, pleine de joie. « C’est merveilleux… Je sais pas quoi dire… ».
Puis la brune regarda la table. Tout le monde avait cessé de manger et de parler. Anaïs regarda Killian qui posa sa fourchette et regarda ses parents.
« Er… Actuellement, Basile, Elie, Alix et Clara sont en proie d’avoir un petit frère ou petite sœur ».
Diane se leva et alla embrasser sa bru, les larmes aux yeux. Brice jeta un regard à Chloé qui secoua la tête.
« Quand je pense que nous avons plus de petit-enfants que d’enfants et qu’ils viennent tous du même côté… Allons Chloé, tu vas quand même pas laisser Killian s’en tirer comme ça, hein ? » Plaisanta Arnaud.
« Er… » Souffla Chloé en regardant son plat. Elle sentit Anaïs lui serrer la main sous la table. « Alors actuellement, pour reprendre les mots de Killian, je pense que le petit frère ou petite sœur des triplets et Basile est en proie d’avoir, tous comme ses futurs frère et sœurs, un cousin ou cousine… ».
La phrase c’était fini dans un murmure, avant qu’elle ne reçoive les bras de sa belle-sœur au tour de son cou. De son côté, Brice subissait les assauts des deux frères, bombardant de questions diverses. Et de quelques conseils de Killian.
« Pas trop peur ? ».
« Je suis terrifié » Répondit sincèrement le brun en regardant Chloé.
OoO
« Ouah » Bailla le brun en lâchant ses clés sur la table basse et avançant dans le noir. « Je suis mort. Quelle est la prochaine étape ? ».
« Ta famille » Répondit Chloé en retirant son manteau et ses bottes dans l’entrée. « Allume la cuisine s’il te plait, la lampe est grillée ».
La lumière s’alluma avant que le brun n’ai fait un pas et une brune jailli de derrière le canapé en hurlant « surprise ».
« Surprise ? » S’exclama Brice en regardant sa montre. « Mais y a pas de surprise à une heure du matin, un dimanche 30 décembre ».
Chloé s’avança vers Laetitia qui était désormais au centre de la pièce.
« Qu’est ce que tu fais là, toi ? » Sourit la brune en la serrant dans ses bras.
« Parce que tu crois que j’allais sauter une fête comme celle-là ? Un près premier de l’an pour fêter ton anniversaire».
« Une fête ? » Demanda Brice « Tu comptes faire une fête maintenant et toute seule ? Puis d’abord, pour quelle raison la fête ? ».
« Petit un, je ne suis pas toute seule, le reste est dans votre chambre sous le commandement de Thomas, et petit deux, cette semaine, ma petite Chloé à 25 ans et elle m’a toujours promis quelque chose pour ses 25 ans ».
Chloé leva les yeux aux ciels, signe qu’elle réfléchissait. Qu’avait-elle toujours promis à Laetitia ?
« Oh ça ! Mon dieu, et tu pensais que j’étais sérieuse ? ».
« Bah, je me suis toujours dis que ce serait difficile sans garçon, mais y a pas très longtemps, quelqu’un m’a dit que… Y’avait une petite Margot… ».
« OLIVER !! » Braillèrent Chloé et Brice à l’unisson, libérant une dizaine de personnes de la chambre.
Plusieurs filles furent surprises de se retrouver face à Brice. Elles avaient vraiment pensé ne jamais le revoir. Audrey fit tout de même le premier pas et vint à sa rencontre. Ils bavardèrent un instant avant que Laetitia ne revienne à la charge.
« Alors ? Ce doit bien lui faire cinq ou six mois à cette petite Margot, non ? T’avais l’intention de me le dire un jour ? ».
« Bah… Quand tu en as eu vent, c’était à peine d’actualité et ne devais être qu’un jeu… ».
« Donc ça veut dire que c’est vraiment d’actualité ? » S’écria la brune en serrant la main de son amie et regardant Brice. « Tu veux vraiment dire qu’y a une petite Margot ? ».
« Ou un petit Samuel… Oui… Mais seulement quatre mois et demi maintenant. Quant à te le dire… Je voulais attendre avril… ».
« Ma ptite Chloé va avoir un bébé » Sautilla de joie Laetitia en serrant son amie dans ses bras.
Brice était perdu sous toutes les questions qui l’assaillaient, tous les amis qu’il n’avait jamais rencontrés, Oliver qui était si excité qu’il n’arrivait pas à parler en français, Laetitia qui l’avait congratulé d’une grande claque dans le dos : il venait de perdre sa fatigue. Chloé souriait à pleines dents et avait perdu, elle aussi, sa fatigue. La nuit s’annonçait longue. Elle avait tellement angoissé pour le repas chez ses parents qu’elle avait été à cent lieux de s’attendre à une fête surprise. Même si maintenant, tout lui semblait lui avoir été fais sous ses yeux. En milieu de soirée, Brice la prit à part et l’embrassa.
« Joyeux anniversaire ».
« Merci ».
« Et… Est-ce que ce serait un peu cliché que de te demander… Ta main ? ».
« Très ! » Répondit Chloé aux bords des larmes. « Mais je te la donne volontiers ».
OoO
« Bonjour petite future madame Brice » Susurra le brun à l’oreille de la brune endormie. « Tu sais qu’aujourd’hui nous avons un rendez-vous très important ? ».
« Hm » Grogna Chloé en se retournant dans le lit « Laisse-moi dormir ».
« Non, non… » Protesta le brun. « Je te laisse le temps que la baignoire met à se remplir. Ensuite, tu te lèves, tu viens te prélasser avec moi, puis on va voir le gentil monsieur qui va te donner froid au ventre ».
OoO
Chloé s’allongea dans la baignoire et Brice vint la rejoindre quelques minutes après.
« J’aime pas rester dans l’eau tu le sais ».
« Oui. Maintenant, Chut, j’essaye de parler avec Margot ».
« Samuel » Protesta la brune en fermant les yeux.
OoO
La brune était excitée et effrayée en même temps. Elle jeta un œil à Brice qui lui sourit avant de tourner à droite et de garer la voiture. Ils prirent l’ascenseur, s’y tenant étroitement serré l’un contre l’autre.
« Tu as peur ? » Demanda-t-elle.
« Plus maintenant. On va enfin arrêter de se disputer pour le prénom… ».
Chloé sourit et sortit la première, avant que le brun ne la retienne, ne la face revenir sur ses pas et la garde un petit moment dans l’ascenseur.
OoO
« Mademoiselle Arone ? » Demanda un homme à la quarantaine en entrant dans la salle d’attente.
Chloé se redressa brusquement et s’approcha, Brice sur les talons.
OoO
« Bien… Pour la très bonne nouvelle, c’est que tout va pour le mieux ».
« Et pour la moins bonne ? » Demanda la brune avec angoisse.
OoO
« Brice ? ».
« Hm ? » Le brun sorti de ses pensées.
« À quoi tu pense ? ».
« Que ton frère va être dégoûté et tes parents heureux ».
« Mais encore ? » Continua la brune avec inquiétude. Elle sentait que quelque chose n’allait pas.
Brice garda le silence et fixa la route quelques minutes avant de mettre son clignotant sur la droite et de se garer sur une petite aire.
« J’ai peur Chloé ».
« Moi aussi ».
« Je veux pas te perdre ».
« Pourquoi veux-tu me perdre ? ».
« … ».
« Brice arrête, tu me fais peur. Tu veux partir quelque part ? Brice répond-moi ».
Le brun se pencha sur la brune et l’embrassa.
« Tant que tu voudras de moi je serais là. Je ferais toujours de mon mieux pour t’aider. Juste… J’ai peur pour ta santé. Ça va pas être sans mal… Je n’ai pas envie de te perdre ».
Chloé le serra dans ses bras. Elle n’aurait probablement jamais ses mots qu’elles n’attendaient plus, mais elle l’avait lui. Et bientôt, une petite Margot ou un petit Samuel ou les deux, avec des frères et sœur. Les choses prenaient un joli tournant et elle avait peur de voir, tout comme Brice, quelque chose arriver pour tout gâcher.
OoO
« Vous en avez mis du temps. Entrez ! » S’exclama Diane en laissant les deux jeunes entrer « Tes parents sont déjà là Brice et ta sœur aussi ».
« Pardon pour le retard. Il y a eu un accident sur la route. Un poids lourd c’est renversé ».
« Pas de morts ? ».
« Je ne pense pas ».
Chloé restait très silencieuse et s’avança au salon, salua tout le monde avant de s’asseoir entre ses deux frères et de sourire à Anaïs et Joanne, la sœur de Brice.
« Bon alors Chloé ? Fille ou garçon ? ».
« Probablement des deux » Répondit Brice sans réfléchir.
« Des quadruplets ? Chloé, t’as réussi à avoir des quadruplets ? » S’extasia Ilme.
Chloé secoua la tête en souriant à Brice.
« Des triplets alors ? » Proposa Killian.
« Nope » Nia Brice.
« Des jumeaux alors. C’est stupide de ne pas avoir commencé par-là » Conclut Arnaud.
« Des quintuplés » Murmura Chloé.
Un lourd silence ce fit dans la pièce.
« Je suis blasé » Mit fin Killian en embrassant sa sœur.
« Cela va vous faire du gros boulot » Déclara la mère de Brice, une femme dans la cinquantaine aux cheveux châtains grisonnant.
« Et il va vous falloir une plus grosse place que votre appartement… ».
« On va s’en occuper pendant les prochains mois » Déclara Brice, acceptant lui-même pour la première fois qu’il ne serait peut être pas capable de gérer tout ce travail seul.
« Tu sais… Je bouge… Je change de région » Continua sa mère « Si vous voulez la maison… Je peux vous la laisser pour un départ… C’est près de chez ton père, et de ta sœur… En cas de problème… ».
« Puis, on peut vous laisser déjà deux lits pour enfants » Déclara Killian.
Brice était venu se poster derrière Chloé et la regarda lui sourire, et le lui rendit. Cinq enfants se seraient beaucoup de travail, mais comme ils pouvaient le constater, ils n’étaient pas seuls. Ou juste pour le dernier mois. Le brun était même heureux de pouvoir voir ses parents s’entendre. Cela remontait à tellement longtemps qu’il ne les avait pas vu dans la même pièce.
OoO
Brice n’osait pas y croire. Du haut de ses 28 ans, il allait être papa pour la première fois. Il allait être papa de quatre petits bambins. L’un des enfants était mort à l'intérieur cela le chagrinait beaucoup. Cela faisait déjà deux semaines qu’ils étaient au courant, mais Chloé restait confiante pour les quatre suivant. Ils avaient refusés de connaître les sexes. Ce serait une surprise pour tout le monde. Encore une heure à attendre. Peut être deux. Il n’avait pas été autorisé à accompagner la brune et d’un côté, cela l’arrangeait. Il n’était pas vraiment sûr de vouloir la voir souffrir ; mais en même temps, il aurait voulu être à son côté pour voir les petites têtes arriver.
« Monsieur Arthur ? » L’appela une voix qui le fit sursauter.
Le brun releva la tête pour croiser le regard du docteur souriant.
« Vous êtes père de quatre magnifiques garçons en pleines formes. Toutes mes félicitations. Si vous voulez bien me suivre » Déclara-t-il en lui serrant la main et lui indiquant la direction à suivre.
OoO
Les quatre petits lits étaient alignés dans la chambre. Chloé déposa le dernier enfants dans le berceau avant de sortir rejoindre Brice dans le salon et de se caler contre lui.
« Pas trop fatiguée ? » Demanda-t-il.
« Non, je vais bien ».
« Joyeux anniversaire alors » Déclara-t-il en l’embrassant.
« Tu te souviens de ça… Mais c’est pas un anniversaire ».
« C’est la date du jour où je me suis dis que je voulais voir la fille sur le bar, être de nouveau dans mes bras, me sourire, me parler et m’embrasser ».
« Tout ça ? ».
« Et même plus ».
Le brun s’attaqua au cou de sa femme et éteignit la télé, laissant la pièce dans une luminosité restreinte.
« Tu sais quoi ? ».
« Non, mais tu vas me le dire ».
« When I saw you, jump to Oliver’s arms, I felt like jealous, but I told myself, ‘I love this girl and anyway, I will wait for her a very longtime, if I have to, but she will be in my arms again’ ». (Quand je t’ai vu, sauter dans les bras d’Oliver, je me suis senti jaloux mais je me suis dis, que j’aimais cette fille et que peu importait, je l’attendrais, longtemps s’il le faudrait, mais qu’elle serait encore dans mes bras un jour).
« Ouah... Et pourquoi en anglais ? ».
« Je ne sais pas. Ça vient de me prendre... Anyway, je t’aime et je t’ai attendu, c’est ce qui compte, non ? ».
« Yeah. Anyway… ».
« Bon, et si on pensaient à cette petite Margot, hein ? ».
Fin
J’ai du mal à y croire. J’ai réussi à faire une fin joyeuse sans qu’on ne me le demande et sans avoir envie de faire des morts. Enfin, y en a un quand même. Mais bon, des quintuplés, cela ne doit pas être sans risque, hein ?
Pour les noms… : Samuel, Emilien, Gaétan et Nicolas. Des petits bout de choux en pleines formes qui feront jaser les parents mais dont vous ne saurait probablement rien de plus.
Aimé ? Pas du tout ?
J’ai traduit les phrases en anglais parce que je sais que tout le monde ne parle pas anglais et que j’ai pu aussi complètement me tromper. Si c’est le cas, faites moi savoir. La présence de l’Anglais et dû au fait que je n’arrive plus à parler français sans employer certain de ses mots et que parfois, cela donne mieux et que tout simplement, j’aime bien. La traduction est peut être pas terrible, mais j’ai fais de mon mieux. Mais je pense que ce n’était pas difficile à comprendre… Mais je suis une gentille grande sœur et me dis que mon frère pourrait me tuer s’il avait à lire cela sans traduction.
Réponses à « Alone in The Day »
Paprika Star : Merci beaucoup de m’avoir lu jusqu’au bout. C’est un plaisir que de lire la review final. Je te remercie pour ta dernière review qui me laisse à croire que je ne me suis pas trop mal debrouillée. A bientôt pour les prochains one-shots.
Arya : Kikoo ! Je me doutais bien que certain seraient deconcerté par la fin. Toute la fiction a été écrite dans le même état d’esprit exepté celui-là et je pense que cela se voit. Mais j’ai fais comme je peux et je crois qu’il me satisfait. Je te remercie d’être venue jusqu’au bout de cette histoire. A bientôt. Bizoo
Lady Kaoru Anarchy : Trop vite sur la fin ? Peut être, je n’ai pas vraiment eu le temps de me relire. Je sais qu’il y a certaines incoherence. S’il y a quelque chose que tu n’as pas compris et que tu veux un éclairci, n’hésite pas à m’envoyer un mail ou une review. Je te répondrais avec plaisir. Merci à toi aussi d’être arrivé jusqu’au chapitre 26. a bientôt. Biz.
Tordue : Merci beaucoup pour cette dernière review qui m’a fait très plaisir. J’espère que tu appreciera autant les one-shots que la fiction elle-même. Ici, tu as eu quelques nouvelles de Killian, mais je crois bien qu’il s’agit d’une des dernières fois. Merci pour la comparaison à des amis, cela me touche beaucoup. Pour Stanislas… Un extra est en cours à ce sujet, mais je ne sais vraiment pas si je vais le mener à terme. Mais je te tiendrais au courant au fur et à mesure des mises à jour. A bientôt. Bisous.
Réponses à « Fraternité » :
Paprika Star : Contente que l’histoire t’ai plu. Il y a quelque chose que je n’ai pas écris mais je ne savais pas où le mettre. Juste que Etna n’était pas vraiment désiré. Marina voulait un enfant unique au contraire de José. Mais bon, les accident arrive ( pas bien José ). Bref, c’est peut être pour cela qu’il y a cette hostilité. Tu m’as fais réaliser qu’il n’y a pas de pourquoi du comment entre Cédric et Amandine… Ce sera pour bientôt. Je vais l’écrire dès que j’aurai fini les deux autres. Mais j’ai adorée ta supposition. Délaissée, c’est bien le mot.
Milii : Du travail supplémentaire ? Mais donne moi en si tu en as. Je suis en Irlande et ne parle pas français, j’ai besoin d’écrire. Sept extra en cours actuellement comme tu as déjà pu le lire. Mais si quelque chose t’intéresse, demande toujours, peut être que c’est déjà dans ma tête, peut être même dans mes projets. Let me know… Bisous.
À bientôt, s’il y a des intéressés bien sûr.
Cerbère