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Encore mon mal-être qui ressort ? Allez savoir...
Une droguée. Voilà ce que tu as fait de moi.
Dépendante de toi.
Droguée à ton essence.
J'ai beau essayer, rien n'y fait...
Je t'ai confié mes craintes, mes peurs, mes désirs, mes secrets...
Tu les as retournés contre moi.
Tu me dis sans cesse que je te manque. Et je ne peux pas te répondre "pas toi"
Ce ne serait pas un mensonge si je te disais que tu ne me manques pas. Car c'est plus profond que ça. C'est tout une part de moi qui s'est éclipsée. Tout une partie de moi qui a disparu quand tu m'as repoussée.
Mon cœur de cristal s'est brisé.
Je n'ai pas pu ramasser les miettes pour le recoller, il est plein de trous à présent, et quand un souffle s'y engage, il se glace, se fragilise encore.
"Tu me manques"
Tu finis presque tous tes messages ainsi. Et à chaque fois mon cœur se serre. J'ai si mal. Pourquoi j'ai si mal ?
Pourquoi je pleure encore de t'avoir perdue, alors que tu n'as jamais été à moi ?
Pourquoi j'ai mal de t'avoir serrée dans mes bras, alors que tu venais de me dire "non" ?
Pourquoi je frémis de colère à peine contenue quand tu m'annonces joyeusement que tu viens d'embrasser le propre frère de ton compagnon, derrière lequel tu t'es justifiée pour me repousser?
Pourquoi est-ce que je t'en veux ?
Ne devrais-je en vouloir qu'à moi-même ? C'est ce que tu me dis.
Devrais-je m'excuser d'avoir cru que tu m'aimais comme je t'aime ?
D'avoir eu la folie de croire en nous ? D'avoir eu la folie d'une jeune fille enfin amoureuse à nouveau, après avoir vécu un cauchemar de rupture ?
Devrais-je m'excuser d'exister, au fond ?
Tu as tout gagné, j'ai tout perdu ? Je ne sais pas. Je ne sais pas si tu as tout gagné, ou si j'ai tout perdu. Je sais que j'ai perdu beaucoup. J'ai perdu ma relation avec toi, avant que mon cœur ne se brise.
J'ai cru tes mots d'amour, tes mots tendres, tes caresses évoquées. Je m'y suis raccrochée.
J'en ai fait une corde que je pensais solide, et à laquelle je me suis suspendue, puis grâce à laquelle je suis remontée...
Toi, tu m'as juste repoussée dans ce gouffre juste après... Heureusement, cette fois il y avait une aide, on m'a rattrapée au vol. Mais j'ai perdu confiance en toi.
Tu m'as dit que tu ne me croyais pas, que je ne t'aimais pas toi.
Mais si, à mon grand regret.
Si je ne t'avais pas aimée de cette manière, tu ne m'aurais pas rejetée ainsi. Et je ne serais pas en train d'écrire ces lignes...
Les mois ont passé. 7, exactement. J'ai toujours aussi mal.
Mais mes idées ont changé.
Au début, avec tes mots, je n'en voulais qu'à moi. Je me trouvais idiote de t'avoir voulue, de t'avoir cru, d'avoir espéré... Je doutais tant, et de tout...
Après, je n'ai plus rien ressenti. J'étais... Vide ?
Tu m'as réveillée en me parlant de LUI. Et la colère m'a habitée.
À ce moment là, nous nous parlions encore.
J'ai pris sur moi, sur ma peine et ma douleur qui refaisaient surface, j'ai voulu t'aider à aller mieux, à y voir plus clair, à ne pas faire de conneries.
Et puis j'ai compris. Que ce soit conscient ou inconscient, tu te servais de moi.
Et j'ai eu très mal.
J'ai essayé de te rayer de ma vie. Complètement.
Mais j'ai besoin de toi. De te savoir pas très loin. Pas à ma disposition, non, c'est plutôt moi qui étais trop à la tienne... Juste, de savoir que tu es là, quelque part. Que tu existes. Que je ne t'ai pas rêvée, même si je te rêve encore.
Le manque, le vide me rendent confuse...
J'ai froid. Les larmes me viennent... Comme chaque fois que je pense à tout ça.
J'aimerais tant que tu sois là pour me remonter le moral dans les pires moments. Comme avant.
Il ne faudrait jamais tomber amoureux d'un ou d'une amie. Non. Jamais. Sinon on les perd. Et on se perd au passage.
Il fut un temps, une courte période où je ne savais plus qui j'étais, ni ce que j'étais.
J'avais tout fait pour te plaire, je m'étais changée. Enfin, j'ai essayé. Je me suis égarée en route.
7 mois plus tard, je commence à peine à me retrouver. À redevenir moi.
Pas à guérir de toi, non. Ca, je n'y arrive pas. Si je te revoyais, je craquerais, sans doutes.
Quelque part, même si je t'aime autant que je te hais parfois, je pense que j'y crois encore, j'espère encore que tu m'aimeras comme moi je t'aime.
Et surtout que tu me croiras.
Je me donne jusqu'au 21 avril 2007 pour régler ce problème avec moi-même.
Car ça fera un an.
Car il faut que je guérisse de toi avant de devenir folle.
Car je sais que je n'y arriverai pas en trois jours. J'en suis déjà loin en 7 mois.
D'illusions en illusions, je vogue.
À présent, je dois atterrir.
Et quand je serai guérie de toi, peut-être pourront nous redevenir les amies que nous étions.
J'aimerais tant... Et ce n'est pas en continuant à porter ce bracelet à nos initiales que j'y arriverai... Mais je veux y rêver encore...