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Fiction » Fantasy » Naissance aux contes de Fées font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Fania
Fiction Rated: K - French - Supernatural/Fantasy - Reviews: 2 - Published: 05-09-06 - Updated: 05-09-06 - Complete - id:2170238

La naissance des contes de Fées.

Auteur: Fanderpg

Genre: Féerie/Fantasy

Note: Cette petite Histoire en un Chapitre a été imaginée en écoutant un morceau du spectacle "Lord of the Dance" disponible sur le CD 2 de IRISH PARTY TIME, commercialisé… A Dublin, en Irlande! Eh oui, désolée, mais ce CD n'est pas vendu en France et je ne connaît pas les références du morceau dans le spectacle… Mais j'aime beaucoup. Si vous en avez l'occasion, écoutez le, ça vaut le détour

Dernier détail, c'était ma toute première fiction originale… Pas taper quoi!

"Vous devriez savoir que les légendes on toujours un fond de vérité…"

Aux temps premiers, les hommes n'étaient pas seuls sur la terre. Parmi eux vivaient, sans même qu'ils s'en rendent compte, des créatures qu'ils n'auraient osé imaginer dans leur rêves les plus fous.

Et pourtant, tous étaient bien là. Les Leprechauns répandaient chance et malchance sur les uns et les autres, les Lutins punissaient les méchantes gens et rendaient service aux méritants, les Gnomes jouaient de mauvaises farces à tous, les Nymphes protégeaient les arbres, les Fées vivaient dans les fleurs, les Elfes forgeaient les épées légendaires des héros…Toutes ces créatures, bonnes et moins bonnes, vivaient paisiblement parmi les humains, se mêlant à eux de temps à autres, afin de les guider sur le chemin de l'équilibre.

Ils vivaient un peu partout dans le monde, les humains ignorant même jusqu'à leur existence, mais il y a un pays qu'ils aimaient tout particulièrement. Un pays ou, encore aujourd'hui, leur empreinte reste profondément ancrée dans la terre, un pays peu vaste, mais ô combien accueillant, peuplé de gens à l'accent prononcé mais si sympathiques… le pays de la bière et du whiskey par excellence, il s'agit bien entendu de l'Irlande! Car c'est ce pays qui eu l'honneur de porter la dernière danse de ces êtres magiques…

Depuis plusieurs années déjà, de plus en plus d'immigrants arrivaient en Irlande. Ils provenaient de toute l'Europe, et même d'au-delà… cela ne posait guère de problème: l'Irlande était un pays peuplé de gens opiniâtres, et ceux quoi s'y rendaient fainéants et malpropre en revenaient sérieux, durs à la tâche et amoureux du travail bien fait. La terre prospérait, les habitants aussi… Susann O'Brien était fille, petite fille et arrière petite fille de paysan irlandais. Elle n'avait guère que douze ans mais déjà, en l'absence de frère, elle aidait ses parents à la ferme, aussi efficace que tout les garçons de son village.

Elle n'était pas née la bas, mais on l'avait trouvée flottant sur la rivière alors qu'elle était encore toute enfant, agée d'a peine quelque mois. Elle n'était pas la première à rejoindre la petite communauté de cette manière. Pat MacFahon et Danny O'Tool, les jeunes garçons des voisins, avaient eux aussi étés découverts en pleine nature, emmaillotés dans des langes de toile, tout comme une quinzaine d'autres habitants plus ou moins âgés à cette époque. Les tous correspondaient à l'irlandais dans son plus pur stéréotype: pas spécialement grands, mais vigoureux et résistants, pieds nus dans le jardin et les champs été comme hiver, dégourdis, le verbe acéré, et surtout, roux à faire pâlir d'envie le plus éclatant des coquelicots! Cependant, ces personnes qui avaient été découvertes dans la rivière ne se parlaient pas spécialement. Ils s'ignoraient même royalement, et pourtant…

Un beau matin de printemps, alors que l'herbe verte et grasse était encore trempée de rosée, Susann pris sa flûte et sortit en chemise de nuit dans le jardin. Elle joua alors quelques note, aigues et claires, qui sonnaient comme un appel dans le silence. Une clarinette qui appartenait à Mordred MacAllaway, l'ancien du village, lui répondit sur un ton plus grave. L'enfant et le vieillard continuèrent à jouer, vite rejoints par des violons, des Bodhrans et des cornemuses appartenant aux personnes découvertes dans leur enfance.

Tous, grands et petits se rassemblèrent en dansant derrière Susann et Mordred qui les entraînèrent vers la lande dans une gigue enfiévrée, pleine de fougue, de bonheur, de joie de vivre et… oui, pleine de magie aussi. Les enfants, les adultes, les vieux, les vieilles, tout le village se rassemblait pour voir passer cet étrange cortège disparatre qui semait des fleurs, des baisers et de la gaieté partout ou il passait.

La farandole sortit du village pour gagner la vaste lande avec ses collines désertes et verdoyantes. Arrivés au sommet de la colline qui dominait le rivage, les musiciens formèrent un large cercle ou tout les autres membres du cortège entamèrent un gigue vigoureuse et bien trop rapide pour l'œil humain… la danse dura près d'une heure, et les habitants du village commençaient à se demander si les danseurs n'étaient pas devenus fous quand une chose extraordinaire se produisit.

Sous les yeux ébahis des spectateurs, une lueur verte éblouissante enveloppa les danseurs, changeant leurs vêtements et leurs apparences. La lumière changea ces gens en créatures féerique: Elfes aux oreilles pointues, Nymphes aux tenues légères et fleuries, Satyres aux jambes de boucs, Gnomes, Nains, Leprechauns, toutes ces créatures auxquelles les humains n'avaient jamais cru étaient représentée.

Alors Susann et Mordred, la cadette et l'ainé se levèrent et ensemble entamèrent un nouveau pas, à la fois plus lent et plus vivant, plus solennel et plus transportant, une danse qui, comme la musique l'accompagnait, prenait aux tripes et faisait naitre un étrange sentiment de tendre nostalgie teintée d'une pointe de trisstesse dans le cœur des gens, comme si chacun sentait que la fin de quelque chose d'important se jouait sous leur yeux.

Danny O'Tool devenu Leprechaun, agita une canne noueuse au dessus de sa tête, et un large arc-en-ciel se forma au dessus de la colline. Au bout du pont de lumière on pouvait voir un trou dans le ciel, au travers duquel transparaissait un village devant une clairière et un bois sauvage et foisonnant de vie, ou des satyres et autres créatures magiques agitaient la main pour faire signe à leur compagnons qu'il était temps de rentrer.

Alors la procession se dirigea vers l'arc-en-ciel. Chaque créature y monta, et lorsque chacune fut parti, le vieux mordred et la petite susann y montèrent à leur tour. Ils coururent jusqu'au sommet, et l'ouverture dans le ciel se referma, et l'on n'entendit plus jamais parler d'eux.

Depuis ce temps, tout les dix siècles, des créatures magiques nous sont envoyées pour un siècle afin de répandre la bonne humeur et la joie de vivre parmi les humains.

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"Pfff… Elle est naze votre histoire m'dame! S'exclama Terrence, un des élèves de Rose Lukas. C'est plus de notre age les contes de fées! En plus tout le monde sait que les satyres ça existe pas plus que les gnomes ou les Farfadets! C'est des histoires pour endormir les mômes!"

un murmure d'aprobation s'éleva dans la classe, auquel seuls quelques rares élèves ne se joignirent pas. La jeune enseignante d'anglais ne se démonta pas et rétorqua posément:

"Vous devriez savoir que les légendes on toujours un fond de vérité…

-Vous êtes prête madame? Interrogea soudain Galaad O'Brien. Pour l'appel… vos affaires sont prêtes?

-Oui. Tout est prêt. Je n'attends plus que l'appel. Et vous, êtes vous prêt?

-Oui."

La cloche de l'école sonna et les élèves quittèrent la salle en riant de bon cœur. Ce n'était pas tout les jours qu'on leur racontait une blague pareille… enfin, la prof devait perdre un peu la boule. La foule compacte des élèves se pressait devant les grilles, et Terrence remarqua que certains lycéens convergeaient les uns vers les autres sans même se connaître…

"Arrêtes! Songea-t-il tout haut. Tu dérailles! Ils se connaissent… ou alors c'est un hasard… oui, c'est ça, c'est le…"

un cri retentit, interrompant le fil de son idée. Une main pointa le ciel et il leva les yeux. Une gigantesque boule de lumière d'un vert éclatant fondait sur eux à la vitesse de l'éclair, dispersant les élèves en un rien de temps.

"La lumière! S'exclama quelqu'un, c'est la lumière!"

la lumière en question s'abattit sur les quelques élèves restés en place, les changeant en satyre, fées, nymphes, gnomes, farfadets et autres leprechauns…

Un arc en ciel se forma au milieu de la place du lycée, et le cortège des élèves s'y précipita dans une joyeuse pagaille, Galaad O'Brien en tête. Terrence n'en croyait pas ses yeux. Non seulement le garçon dont il était amoureux était un Elfe –un vrai, beau, avec des oreilles de presque dix centimètres- mais en plus, il allait quitter son univers sans même qu'il ai pu lui déclarer sa flamme? Ah ça, pas question!

Sans réfléchir, l'adolescent se précipita sur l'Arc-en-Ciel qui, à sa grande surprise, l'autorisa à monter, alors que les autres humains restaient en bas. Il s'interrogeait sur le pourquoi du comment quand une main se posa sur son épaule. C'était Galaad.

"Dire qu'il aura fallu tout ce cirque pour que tu comprenne…"

Qu'il comprenne quoi? Qu'il n'était pas humains? Qu'il était raide amoureux? Terrence n'en savait rien. Tout ce qu'il savait, c'était que ce monde inconnu l'appelait à lui. Il pensa un instant à ses parents, juste quelques secondes. Puis il inspira profondément et franchit le pas qui le séparait du monde des contes de fées.



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