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Eh oui,voilà une fic sur un coup de tête...Beaucoup plus dans le ton sérieux que troubles en tout cas...Voilà j'espère que ça vous plaira, ne vous inquietez pas pour Troubles, le chapitre quatre devrait arriver demain !
Bisous
Prologue : Joues, perds et gagnes…
Dans le jeu on n'est pas libre, pour le joueur le jeu est un piège ( Milan Kundera)
Le petit Joe étala ses cartes d'un air triomphant, sur la table.
- Allez, joues Baleoni !
L'homme brun en face de lui transpirait à grosses gouttes, l'air mal à l'aise. Il serrait les cartes entre ses grandes mains, comme si sa vie en dépendait. Comme las et résigné, il abattit son jeu.
- Perdu, à moi la mise ! S'exclama son voisin. Allez dégage maintenant et n'oublies pas que tu me dois encore 60 000 euros. Je les veux demain, tu m'entends merdeux ?
Fermin Baleoni hocha la tête et se hâta de partir, tellement il était mal à l'aise sous le regard de Joe.
Il avait signé son arrêt de mort. Au début, ce qui l'avait entraîné à jouer, c'était le frisson de plaisir qu'il sentait avec le risque, puis l'appât du gain, le fit jouer, encore, encore, encore et encore… Il avait perdu son emploi et il jouait de l'argent qu'il n'avait pas. Le cercle infernal. Désormais il fallait payer, régler les comptes, effacer l'ardoise. Mais comment faire sans l'argent ?
Quand il sortit du club, le portier Patrick ricana en le voyant.
- Alors Baleo, t'en as plus pour très longtemps on dirait…
On avait beau dire, le poker n'était pas un beau jeu. Il se sentait sale, puait le tabac, avait une tête de déterré. Arrivé dans la cour de son immeuble, son regard visa le ciel. Si seulement le ciel l'entendait, rien que cette fois…
Il franchit la porte du studio, avec l'air d'un chien battu, la tête touchant presque le sol. Honteux de devoir encore une fois demander de l'aide à son frère. Son petit frère, celui qui les faisait survivre, celui qui espérait un avenir meilleur en étudiant. Il était de loin, lui Fermin, le plus minable des Baleoni.
- Combien il te faut encore ? Je sais que tu as perdu, annonce la couleur…martela la voix mécanique du plus jeune.
- 60 000 et je ne leur devrai plus rien.
- Je paie cette fois-ci mais après tu te débrouilleras, je vais déménager…Je dois aller à la fac à Montpellier.
- Où tu vas trouver tout le fric ?
- Ça me regarde. J'ai trouvé un contrat…
Chaque fois, Fermin était impressionné par la force de son frère, il se sentait un ver de terre à côté de lui. Son petit frère trouvait tellement de courage, il ne vacillait jamais…Un roc, voilà comme il le définissait.
Deux ans plus tard…
Cannes. L'une des villes les plus en vue de France. Habitée par des personnes à revenus conséquents. Exuperio gara son cabriolet gris métallisé sur le bord de la route et sortit son portable. Il avait un beau panorama, sur cette hauteur, avec vue sur la mer. Mais il n'avait pas l'air d'un touriste, loin de là. Habillé d'un costume noir élégant, agrémenté d'une paire de lunettes de soleil luxueuses, il paraissait être un homme influent.
- Allo, j'appelle pour votre annonce…Oui, je suis sur les hauts de la ville, disponible dès aujourd'hui. Vous avez bien reçu mon CV ?D'accord, je serai là !
Le jeune homme redémarra sa voiture et se mit à rouler à tombeau ouvert. Il mit machinalement la radio en marche.
…Toute la ville est encore sous le choc, après la tentative d'enlèvement qui a visé hier le fils d'une des plus grandes familles de Cannes…L'enquête suit son cours, la police serait sur la piste d'un gang…
Exuperio mit la radio en sourdine et jeta un coup d'œil à son rétroviseur, une BMW le suivait. Noire comme lui avait dit le client. Il se gara sur le côté et descendit, non sans avoir vérifié que son arme était bien à sa place. Un homme chauve, suivi de deux gorilles descendit de la BM.
- Silenziatore ?
Le chauve lui tendit une main gantée de noir.
- Effectivement, c'est moi. Mr Sorel, je suppose ? Demanda-t-il sans enlever ses lunettes noires.
- Lui-même…Merci d'avoir répondu à mon annonce, on m'a dit que vous étiez le meilleur. Vous croyez que je peux vous faire confiance ?
- Tant que vous me payerez bien, je serai loyal…De plus je n'ai qu'une parole. Ma réputation est justifiée, si vous m'engagez, vous ne le regretterez pas.
- Si jamais cela s'avérait faux, je devrais m'en prendre à vous…Mais c'est d'accord, vous serez le garde du corps de Cédric.
- Très bien.
Ils se serrèrent à nouveau la main et chacun remonta dans son véhicule.