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Auteur : Mydaya
E-mail :
Site : .cx/mydaya
Rating : Pas pour tout le monde pour cause de scènes dures.
Genre : Violence, romance, suspense, sujets durs. Tentative d’un certain réalisme. Léger shonen-aï, mais c’est surtout hétéro.
Disclaimers : Chaque personnage est ma propriété, veuillez respecter les droits d’auteur.
Bonne lecture
Chefs de Gang
Chapitre 1 : Agression
Ces vacances avaient été rêvées d’eux deux. Leurs parents devant rendre visite à des amis en Bretagne en France, ils leur avaient laissé la maison de campagne en Suisse pour eux seuls. Les amis avaient été autorisés mais chacun passait leur vacance avec leur famille et donc le frère et la sœur se retrouvèrent seuls dans cette immense maison. Cela ne les dérangeait pas beaucoup car ils ne faisaient pas parti de ces familles qui se déchirent mutuellement jusqu’à la méchanceté gratuite, mais ça n’allait pas non plus jusqu’à l’ignorance.
Ils avaient deux semaines devant eux et le premier jour, le samedi, fut un délice de repos, devant la télévision ou la console de jeu. Mais ce petit bonheur était fait pour ne pas durer. Dimanche soir, en ouvrant le réfrigérateur, ils découvrirent qu’il leur fallait faire des courses s’ils ne voulaient pas manger sans arrêt au restaurant, ce qui revenait bien cher. Soupirant de concert, ils se résignèrent à aller à un fast-food pour la dernière fois, car avec le jour du week-end, tous les magasins devaient être fermés.
Ce fut donc emmitouflés dans leurs doudounes, qu’ils sortirent le soir, en quête de nourriture. Ils auraient pu trouver un coin sympa, ils auraient mangé un bon repas chaud, et ils seraient rentrés tard, avant de s’enfouir sous des couvertures douillettes. Ca aurait été beau, mais c’était trop demander au destin.
A présent, dans une ruelle noire, dans un coin peu fréquenté, Clément essuyait coup sur coup de la part d’agresseurs, une bande qui devait avoir la vingtaine. Tenu par deux gars costauds, il n’arrivait pas à s’échapper et les pleurs de sa sœur ne calmaient en rien la hargne de ces gens.
Il avait mal, tellement mal et les coups ne semblaient jamais se finir. Pourquoi lui ? Leur argent avait été bien entendu volé, mais pourquoi ce besoin de lui faire autant mal ?!
Puis les coups cessèrent et on le jeta violemment à terre alors que des gloussements peu amènes s’échappaient des hommes.
— Qu’est-ce qu’on fait de la fille ? demanda un gars.
— On peut la tabasser aussi, proposa un autre avec un sourire mauvais.
— Non, mieux, on peut se faire plaisir, les mecs ! Allez, maintenez-la !
Non !! Clément, malgré sa vue brouillée par les larmes et le sang, releva douloureusement la tête. Sa bouche formait les mots nécessaires, mais aucun son ne franchissait ses lèvres, sentant plutôt du liquide au goût de fer tout au fond de sa trachée.
Il se releva tout de même assez tandis que Céline hurlait d’autant plus, voyant les autres approcher. Clément fonça dans la première forme sombre qu’il repéra et une exclamation de surprise lui répondit.
— Ah, mais c’est qu’il en redemande !
— Dis-moi, gamin, t’as pas envie qu’on touche à ta petite copine, hein ?
— Il va nous gêner, faut leur donner ça.
— Ça ?
— Ce sera beaucoup plus facile et plus amusant.
— Ouais !!
Alors qu’on le remettait sans douceur plus ou moins debout, Clément vit miroiter une aiguille au bout d’une seringue. Son cœur s’affola, mais il ne put rien faire contre ses tortionnaires lorsqu’une froide morsure vint se planter dans son bras droit.
L’effet de la drogue qui lui avait été injectée ne se fit pas attendre et déjà le petit frère s’affaissa doucement. Il avait conscience de tout. Il sentait les mains et les pieds qui le frappaient à nouveau, il entendait les sanglots étouffés de Céline, il pensait encore correctement, mais ce qu’il n’arrivait pas à faire, c’était bouger le moindre muscle. Il pouvait seulement bouger les yeux, mais il préférait les garder fermer, voulant se faire croire que tout ceci n’était qu’un absurde rêve.
Sa sœur ne les suppliait plus d’arrêter, car si jamais les coups cessaient, ils s’en prendraient à elle, et elle avait peur. Ce n’était pas une froussarde généralement mais dans ces cas-là, même la plus courageuse des personnes pourraient hésiter. Clément ne lui en voulait pas, mais lui-même s’en voulait de ne pas réussir à la protéger.
Puis il se rendit compte qu’on ne le frappait plus et qu’on le maintenait assez pour qu’il puisse voir ce qu’on faisait à sa sœur. Il ferma les yeux, mais il n’arrivait pas à ne pas entendre ses cris.
A suivre...