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Et puis le ciel
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Une forêt ouvre son flanc et la terre verte rayonne ; au coeur du lit vegtal imobile est la forme interdite. Nu dans son habit de feutre, mu d'une fatigue grise, l'être agenouillé là, sous ce ciel si vaste, est coi. Doucement en sifflant, vibre la brise indocile. Insaisissable du temps, la vivante essence taquine l'âme muette.
Les nuages de ses jours ont changé de ville, et devant cet élan subit et grave, l'être a été oublié par son coeur. Des coquilles tombées de ses yeux trop soudainement ont, à sa vue, ouvert un destin.
Et petit à petit dans cet immense océan topaze ; pleure son coeur, sonde son âme.
Dans cet espace incroyable, il n'y a guère plus de notions ; nulle profondeur, nulle distance.
Bleue destinée pure sans nuance.
Et l'homme las s'interroge en silence devant une éclatante évidence.
Dans sa vie les fenêtres se sont ouvertes et tous les placebos ont prit la fuite.
Ne lui reste plus que la mémoire du ciel et d'une histoire d'amour.
Alors il est là. Nulle part ailleurs il ne peut se tenir ; les abris ont déserté son monde et la partie de cache se termine ; l'homme vaincu par l'entité divine.
Alors, tout se retire et il comprend qu'il ne reste plus que le ciel maintenant.
Après tout ce qui à cru détenir, après les leurres et les soupirs, enfin, se résolvant, l'homme est perdu dans ce bleu si grand.
Il va dans un terrain nouveau. L'inconnu d'un monde trop beau ; d'une acuité dépassant l'entendement ; d'une gratuité chuchotant l'amour et du bleu qui le fixe à son tour, d'un seul coup le subjuguent.
Et il lui faut désormais apprendre tout un langage négligé.
À ce rendez-vous qu'il ne pouvait manquer, l'homme ne peut plus se permettre d'hésiter ; devant lui ont passé la gloire, la honte, le pouvoir, la misère, la bêtise et la haine.
Et puis, le ciel.
À présent, confronté à ce qu'il a renié, espérant dans un mystère universel, puisant un nouveau désir dans cette découverte,
Il tend la main, ouvre ses yeux ;
Genoux fléchis, il adore et attend.
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Et il se battra.
Pour le mérite de cette tendresse inestimable, chuchotée au creu d'un bras, glissée dans les draps de la perfection.
Pour capturer en son sein une paix inébranlable dépassant les désirs.
Pour briser les carcans du mot utopie.
Jusqu'à un grand et délicieux sourire ; jusque là et par choix, il combattra ses ombres.