Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Fantasy » une histoire de loup garou font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Lyanna Erren
Fiction Rated: T - French - Drama/Tragedy - Reviews: 3 - Published: 06-10-06 - Updated: 06-10-06 - Complete - id:2189871

Cat : Coucou ! Voici une nouvelle histoire, elle n’est pas de nous, on prévient tout de suite ! Celle qui a écrit ça est une amie, et étant trop timide pour la publier seule, elle nous a demandé de le publier pour elle.

Angie : Elle doit avoir peur de vos réactions. Attention cette histoire finit très mal, âmes sensibles, s’abstenir !

Une histoire de loup garoupar Claire

« Éric… J’ai faim… »

L’adolescent releva la tête, et regarda l’enfant qui lui faisait face. Âgé d’à peine sept ans, Yohan avait de longs cheveux blonds paille, que de longues semaines de routes avaient rendus raides de crasse. Ses vêtements étaient en lambeaux, ses tennis de toile avaient depuis longtemps rendu l’âme, mais malgré ça, l’enfant avait toujours, dans ses yeux verts, une lueur indiquant non seulement un grand courage, mais aussi un grand amour et une confiance aveugle en son meilleur ami, presque son frère.

« Pourquoi elle ne nous laisse pas sortir ?

-Je sais pas Yoyo… Tiens, il me reste une pomme. »

Ce qu’Éric tendit à l’enfant ressemblait plus à une noix qu’à une pomme, mais le petit ne fit pas de manières, et l’engloutit de bon appétit. Depuis deux semaines qu’ « elle » les avait enfermés dans cette cage, ils n’avaient rien mangé. Éric craignait, même s’il ne l’avait pas dit à l’enfant, qu’ils ne sortiraient pas d’ici vivants.

Eric avait quinze ans, et était aussi sale que son ami. Il était plutôt petit pour son âge, et mince. Ses cheveux noirs et courts encadraient un visage ovale, aux yeux étranges et envoûtants : des yeux dorés. Une vilaine blessure à la jambe droite lui donnait une démarche boitillante, et l’empêchait de courir.

« Tu devrais dormir Yohan. Quand on dort, on a moins faim.

-C’est vrai ?

-Dors, petit frère… »

L’enfant se réfugia dans ses bras, et s’endormit. Eric soupira. Ils voyageaient depuis plus de deux mois quand elle leur avait proposé de passer la nuit chez elle. Yohan étant fatigué, ils avaient accepté. Ils s’étaient réveillés le lendemain dans cette cellule. L’adolescent finit par sombrer dans un sommeil agité.

Il fuyait. Derrière lui, il entendait la créature le poursuivre. Ne pas se retourner. Courir. Vite. La gorge et les poumons en feu, il utilisait toutes les ressources de son corps pour ne pas se laisser rattraper. Avisant un arbre, non loin, il obliqua dans sa direction. La bête ne pourrait pas l’atteindre. Pas ici. Le jeune homme grimpa avec l’énergie du désespoir. Ce ne fut pas suffisant. Des crocs brillèrent dans la nuit. Un hurlement retentit.

Eric rouvrit brusquement les yeux. Encore ce rêve… Blotti contre lui, Yohan dormait sans avoir remarqué le trouble de son ami. Jamais Eric n’aurait du accepter de l’emmener avec lui. Mais il n’avait pas pu le laisser seul au village, avec un père violent, alcoolique, convaincu que son fils était la cause de la mort de sa femme et les autres villageois qui se moquaient de l’enfant comme une guigne. Seul Eric avait défendu le petit, et une relation fraternelle s’était vite installée entre eux.

« Toujours en vie, je vois »

Eric releva la tête pour faire face à leur geôlière. Elle était, semblait-il, âgée d’une trentaine ou d’une quarantaine d’années, et plutôt grande. Sa peau était d’une couleur chocolat au lait, et sa chevelure d’un blond-roux éclatant. Son visage était moqueur, et ses yeux couleur cannelle semblaient renfermer toute la part de sadisme qui compose l’humanité.

« Que voulez-vous ? Demanda Eric menaçant, en serrant son ami, toujours endormi, pour le protéger.

-Je venais juste savoir si vous viviez toujours…

-Laissez nous partir ! Pourquoi nous gardez-vous prisonniers ?

-Je veux une chose que tu possède. Mais tu ne peux me contraindre, jeune mortel. Tu ferais mieux de t’inquiéter pour ton ami. Cette nuit pourrait bien être sa dernière. »

Eric regarda d’un oeil mauvais la femme s’éloigner. Le soleil descendait doucement sur l’horizon. Cette nuit, en effet, Yohan pourrait bien mourir. Mais le danger, l’enfant l’ignorait, ne viendrait pas de l’extérieur, mais de son meilleur ami. Cette nuit, s’était la pleine lune.

L’adolescent se réveilla avec un cri de douleur. Sa jambe droite lui faisait atrocement mal. Se redressant, il s’aperçut de deux choses : D’abord, sa jambe était dans un sale état. La créature, en le mordant au-dessus de la cheville avait déchiré les muscles.

« Je vais vous soigner tout ça, jeune homme, ne vous inquiétez pas. »

Deuxièmement, un vieil homme était agenouillé près de lui, et recousait la blessure avec une grande dextérité. C’était lui qui était à l’origine de la douleur.

« Où ?

-allons, jeune homme, calmez-vous. S’exclama le vieillard en cessant de soigner la blessure. Laissez donc le vieux Mathias réparer vos blessures ! Après tout, j’en suis à l’origine… ajoutât-il un ton plus bas.

-Pardon ? C’est une bête qui m’a poursuivi.

-Oui, jeune homme. Un loup-garou, plus précisément. Et ce loup… C’est moi.

-Vous !?

-Moi. Et pour votre plus grand malheur, jeune homme, je vous ai transmis cette malédiction. La malédiction de la lune. Désormais, jeune Eric, vous êtes un lycanthrope.

Eric s’était alors décidé à quitter le village, pour ne pas mettre en danger ceux qu’il aimait. Bien sûr, la venue de Yohan avait contraint Eric à prendre des mesures pour ne pas pouvoir le blesser lors de ses transformations. La bête en quoi il se transformait pendant une nuit par mois n’avait qu’une ambition : faire couler le sang et faire naître la douleur. Il devait donc s’éloigner le plus possible des humains. Jusqu’à présent, il avait connu trois transformations, et avait réussit lors de chacune d’elles à s’éloigner assez pour protéger l’enfant. Aujourd’hui… Déposant l’enfant au sol, Eric déchira ses vêtements, et s’attacha le plus solidement possible aux barreaux de la cellule. Ainsi, espérait-il, il ne pourrait pas s’attaquer à Eric. Dans le même temps, il priait.

« Mon Dieu ne me laissez pas lui faire de mal… »

Le soleil se couchait. La transformation commença.

La créature ouvrit ses yeux dorés à la lumière de la lune. Elle n’avait plus rien d’humain. D’abord, elle avait grandi de près d’un mètre, et son corps s’était recouvert d’une fourrure drue. Des crocs à faire pâlir un requin occupaient une gueule inquiétante. Ses pattes avant, enfin se terminaient par des griffes longues comme la paume. La créature avait faim. L’odeur de Yohan, endormi contre le mur d’en face la faisait saliver. La créature déchira d’un coup sec les liens qui l’attachaient, et s’approcha de l’enfant. La lune réclamait du sang, des cris, mais une petite voix arrêta la créature : « Pas lui faire de mal… Pas lui faire de mal… ». La créature réfléchit quelques secondes, puis ses griffes s’abattirent sur la gorge de l’enfant, et la transpercèrent. Yohan mourut sans s’en rendre compte. La créature s’acharna alors sur le petit corps encore chaud.

Lorsque Éric se réveilla le lendemain, le soleil était déjà haut. Il se sentait incroyablement bien, et n’avait pas envie de se lever.

« Yohan ? » Appela-t-il, les yeux encore fermés. N’entendant rien, il ouvrit les yeux. Son cri de douleur retentit dans toute la vallée. Prenant délicatement le corps mutilé de l’enfant, Eric laissa librement sortir sa douleur.

« Je t’avais prévenu, mortel. »

Eric ne se retourna même pas. « Laissez-moi… »

« Que vas-tu faire, jeune homme ? Tu viens de dévorer la personne avec qui tu t’entendais le mieux. Celle que tu voulais protéger… Tu es un monstre. »

Eric serra plus fort le cadavre de son ami. La femme entra dans la cellule, et le souleva de terre, le forçant à lâcher Yohan et à la regarder dans les yeux.

« Tu avais trop peur qu’il t’abandonne, n’est-ce pas ?

-Pourquoi…POURQUOI M’AVEZ VOUS LAISSE FAIRE ?

-Pour que tu me donnes ton âme.

-Faites ce que vous voulez… Mais laissez moi pleurer en paix… »

Eric avait à peine finit sa phrase, que la femme perça sa poitrine, et en extirpa le cœur du jeune homme. Ce dernier se sentit emporté, et sentit son âme arrachée. Son corps tomba lourdement sur celui de son ami.

« Débarrassez moi ces charognes, ordonna la femme dans le vide, la main rouge de sang. »

Quelques heures plus tard, Yohan se réveilla.

« Eric ? »

L’enfant regarda partout, puis sortit de la cellule en traversant la porte.

Fin

Voilà ! Cette nouvelle n’est pas de nous (pas taper, s’il vous plait) N’hésitez pas à envoyer vos commentaires, on transmettra, promis !



Return to Top