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One shot (Re)trouvailles : les deux côtés d’une chose.
Je fais une réponse collective à vos reviews quant à ce one shot :
Je vous remercie tous de m’avoir donné vos avis ! Cela m’a permis de voir sous un autre angle ce couple. Il est vrai que dès que mon amie m’en a fait part, je me suis posé des questions. Bref, j’ai fais une petite introspection intérieure et il en est sorti ce one shot.
, j’ai bien fait attention à ta review. Je suis aussi de ton avis, car pour moi, il était et il est toujours hors de question qu’une telle relation s’installe entre eux dans ma fic originale. Oui Paul est fragile et il ne pourrait gérer tout cela. Quant à Mathieu, dans la fic originale, c’est purement de l’amour fraternel. Il faut penser que jusqu’ici ils n’étaient jumeaux que par le corps (je me comprends lol). Maintenant, ils se sont retrouvés et leur relation fusionnelle n’en est que décuplée.
Voilà après cette RAR collective et cette mise au point, je tiens à préciser que le caractère des personnages a été un peu modifié pour le besoin de ce one shot. Prenez-le tel quel sans trop vous référez à la fic originale
Attention : Cette histoire relate une relation entre hommes ! Homophobes s’abstenir, pour les autres, bonne lecture ! (Et oubliez pas votre paquet de mouchoirs…Je dis rien de plus !)
Depuis sa rupture avec son dernier mec, un idiot de première finalement, Paul avait petit à petit repris du poil de la bête et était entré en fac de lettres après avoir eu son bac avec mention Bien, tout comme Mathieu. Ils habitaient désormais ensemble dans un petit studio près de la fac et s’entendaient toujours aussi bien depuis leur « Retrouvailles » lors de leur dernière année de lycée et tous les déboires que Paul avait connu : découvrir son homosexualité, faire son coming out, découvrir l’amour, le perdre, se droguer, boire…Se faire violer…Mais Mathieu avait été là à chaque étape de cette portion de vie et Paul lui en serait toujours reconnaissant.
Mathieu était donc entré dans la chambre et profitant que son frère soit plongé dans ses révisions, il détailla le corps de ce frère qu’il désirait tant. Son dos et ses courbes, son cou si gracile balayé par quelques mèches de cheveux blonds, ses fesses…Ils s’étaient rapprochés depuis le…viol de Paul. Mathieu avait tout tenté pour pouvoir aidé son frère. Et c’est en l’aidant, en étant si proche de lui, en lui témoignant un amour sans failles et sans bornes qu’un amour incestueux était venu contaminer son cœur.
Il savait Paul fragile et n’avait donc pas avoué ses sentiments envers son frère. Il savait que cela leur ferait du mal à tous les deux si cela venait à se savoir. Et cela le rongeait de l’intérieur jour après jour.
Il fit glisser son regard du haut en bas le long du corps de son frère et releva la tête vers la fenêtre pour ne pas donner cours à ces pensées qui l’obsédaient depuis quelques temps déjà. Il avança et s’allongea à côté de son frère qui sursauta.
-« Mat’ ! Tu pourrais me prévenir avant de faire ça ! Tu sais bien que je n’aime pas que tu me fasses peur ainsi ! Un jour je mourrai d’une crise cardiaque ! »
-« Si tu meurs, je mourrai avec toi ! »
-« Dis pas de bêtises ! »
-« … »
Mathieu savait au fond de lui que s’il advenait que Paul meure, il ne le supporterait pas. Mais il ne savait si Paul, lui, ressentait la même chose envers lui, s’il était capable de faire la même chose.
Paul scruta le visage de son frère en pleine réflexion.
-« Je t’aime Mathieu, je te désire tellement. Qu’aurais-je fait sans toi l’année dernière ? »
Il baissa le regard le long du cou de son frère, fit le tour de sa pomme d’Adam avec les yeux, puis descendit vers le torse, les bras. Il se dit que ce serait si agréable de pouvoir le faire avec les mains. Il se mourrait d’amour pour son frère depuis leur rapprochement. Lui seul l’avait aidé et soutenu et l’amour fraternel s’était transformé en amour incestueux au fond de son cœur. Mais Mathieu était si pur que lui avouer ses sentiments lui apparaissait comme faire tomber un ange du paradis et au risque de le perdre à tout jamais. Et CA, il ne le voulait pour rien au monde. Alors quitte à aimer son frère autant l’aimer en silence, comme il l’avait toujours fait. Avant c’était par pudeur, par peur de lui dire. Maintenant c’était pour le préserver de la vermine qui envahissait son cœur.
Paul se leva et sourit à son frère pour cacher son trouble.
-« Je n’arrive pas à réviser avec toi à mes côtés ! Tant pis pour la linguistique, ça attendra demain ! Tu viens, j’ai envie de faire un basket ! »
Mathieu suivit le corps de son frère se levant et sentit sa virilité se réveiller contre son gré. Il ne pouvait se lever ainsi. Par cette chaleur, il ne portait qu’un short fin qui aurait révéler sans ambiguïté ses pensées.
-« Non, je reste là. A plus tard ! »
Paul fit la moue et sortit en enfilant un t-shirt. Mathieu, quant à lui, se dirigea vers la salle de bain. Il se glissa sous l’eau fraîche de la douche. Son sexe enflé lui faisait mal mais plus il essayait de ne pas y penser plus celui-ci s’enflait. En désespoir de cause il commença à se toucher et à se masturber en pensant à Paul. Sa main descendait et remontait le long de son sexe durci alors qu’il murmurait le nom de son frère. Il se lécha un doigt puis deux et les enfonça tour à tour dans son intimité. Il s’empala sur ses doigts tout en continuant à se masturber violemment. Il éjacula dans un cri étouffé et en pleurs de tant désirer son frère. Il se rinça rapidement, effaçant toutes traces de son acte honteux, se sécha et alla se mettre dans son lit.
Paul rentra tard du basket et passablement éméché. Il alluma la lumière et réveilla Mathieu qui dormait d’un sommeil agité.
-« Paul ! Tu es encore bourré ! »
-« N…Non ! Ah…Je vais v… »
Il ne finit pas sa phrase et alla vomir dans les toilettes.
-« Pourquoi as-tu bu ? »
-« Pour… »
-« Pour oublier, pour t’oublier… » pensa-t-il.
-« Pour ? »
-« Pour fêter le permis de Nicolas ! »
Mathieu sourit.
-« Ah il l’a enfin eu ! »
Paul soupira, Nicolas avait bien eu son permis mais il avait bu juste pour oublier son amour. Il se laissa guider par son frère sur son lit et tomba sur le dos.
-« Borde moi s’il te plaiiiiiit ! »
Mathieu leva les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il que son frère soit passablement idiot et régressif quand il avait bu. Il le borda doucement et lui prit la main. Paul serra sa main et la porta à ses lèvres sous les yeux effarés de son frère.
-« Paul ! Je… » Mais il s’était endormi, la main de son frère dans la sienne et un sourire sur les lèvres. Mathieu déposa ses lèvres sur les siennes en un baiser chaste.
-« Je t’aime. »
Le lendemain, Paul se réveilla avec une gueule de bois affreuse. Il grommela en se levant et trébucha. Il essaya de se rattraper mais tomba à califourchon sur son frère. (ils ont des lits jumeaux côte à côte) Il piqua un fard en rencontrant les yeux endormis de son frère et se précipita dans la salle de bain. Il haleta et se laissa glisser le long de la porte de la salle de bain. L’érection que lui avait provoqué cette situation ne semblait pas vouloir partir et il du se soulager en prenant sa douche, utilisant le gel douche de Mathieu comme lubrifiant.
Il retomba prostré le long du carrelage froid de la douche.
-« Mathieu… »
Le dit Mathieu frappa à la porte.
-« Paul ça va ? »
-« O…Oui. J’ai juste la gueule de bois, t’inquiète pas ! »
Il finit sa douche et s’habilla alors que son frère préparait le petit déjeuner.
-« Tu fais Mad’, Nigolas fais ude fête bour son bermis ! »
-« Cesse de parler la bouche pleine, je comprends rien ! »
Paul avala son énorme bouchée.
-« T’es pas Maman ! Je disais donc : Tu sais Mat’, Nicolas fais une fête pour son permis ! Et nous sommes bien sûr invités ! C’est demain soir ! Cool, non ? »
-« Moui ! C’’est pas une fête déguisée dis-moi ? Avec ses idées débiles, lui ! »
-« … »
-« Ca veut dire oui ? »
-« Oui. Et le thème c’est « les deux côtés d’une chose ». Il a vraiment des idées bizarres ce mec ! »
Paul rigola et finit son café.
-« Il va falloir que nous trouvions une idée pour demain soir frèrot ! »
Mathieu plongea son nez dans son café au lait.
-« Je te laisse faire. C’est pas mon truc moi ! Fais en sorte que nous ayons pas l’air trop ridicule ok ? »
-« Et c’est toi qui était en arts, non ? »
-« En arts oui, mais pas en design ni en mode ! Ca c’est tout toi ! »
Paul bougonna et sortit de table après avoir mis son bol dans l’évier. Il partit en sautillant, ayant déjà plein d’idées derrière la tête.
Mathieu rentra de son cours de latin vers 18h et c’est un Paul survolté qu’il trouva dans le salon à l’attendre.
-« J’ai trouvé ! »
-« Trouvé ? »
-« Nos déguisements ! Je te montre ! »
-« Attends je viens d’arriver, je pose mes affaires, je me change, je prends un truc à boire et j’arrive ! ok ? »
Paul abdiqua, comme d’habitude et attendit impatiemment son frère. Celui-ci revint dix minutes plus tard vêtu d’un short et d’un débardeur, tenant une canette d’ice tea à la main. Paul se força à ne pas regarder le torse de son frère moulé par le débardeur et dévoila les costumes pour la fête.
Mathieu resta boucha bée. Pour une fois Paul avait fait les choses bien. Deux costumes, un blanc et un noir : un ange et un démon.
Paul lui tendit le blanc.
-« Tu seras l’ange et moi le démon. »
Mathieu examina son costume. Il était composé d’un pantalon blanc moulant, d’un débardeur moulant et d’une paire d’ailes magnifiques. Il sourit à Paul et lui demanda de lui montrer son costume.
-« Demain ! »
La fin de journée se passa sans rien d’extraordinaire et le samedi fut donc consacré à l’élaboration de la fête et des déguisements. Mathieu essaya son costume une première fois et se dit que Paul avait très bien choisi les costumes. Ils seraient ainsi vraiment comme les deux côtés d’une chose : blanc contre noir, ange contre démon, frère contre frère, pour ne pas succomber au charme de l’autre.
Il se coiffa et se maquilla le visage de blanc sans oublier de souligner ses yeux de noir pour rappeler le costume de son jumeau et sortit dans le salon pour voir son frère. Celui-ci l’attendait debout dans l’entrée. Ils furent tous deux subjugués par le costume de l’autre. Paul dévora son frère des yeux et réprima une érection à grand recours de force morale tellement Mathieu était séduisant.
-« Tu as même mis du noir pour rappeler mon costume. Tu n’es donc pas un vrai ange ? »
-« Et non… »
Mathieu examina son frère. Il portait un pantalon et un débardeur tout comme les siens mais en noir, il avait une paire d’ailes noires dans le dos, finies par des griffes aux extrémités. Son visage souligné de noir aux lèvres, aux yeux et au front accentuait la couleur de ses yeux bleus-verts. La seule touche blanche résidait en le dessin d’une plume d’aile sur le devant de son débardeur, rappelant ainsi le costume de son frère.
-« Et toi tu n’es pas un démon en entier ? »
Mathieu et Paul se sourirent.
-« Nous sommes tellement complémentaires dans ces costumes. C’est comme si nous étions faits l’un pour l’autre. Comme si nous n’étions qu’un. Le sommes nous réellement ? »
Paul se faisait cette remarque puis se rappela les paroles de son frère lorsqu’il n’allait pas bien l’année dernière : « Je suis toi et tu es moi, nous ne sommes qu’un. Je t’aime. » des paroles si innocentes et pourtant pleines de sens aujourd’hui, un sens différent et profond pour chacun d’eux.
-« On y va ? » Proposa Mathieu.
-« Oui ! Je te laisse conduire mon ange ! »
Mathieu rougit un peu mais un sourire niais se dessina sur ses lèvres. Il aurait voulu ravir ses lèvres et lui faire encore prononcer ces mots alors qu’il…
-« NON ! Ne pas penser à ça ! Terrain dangereux…Mais si agréable. »
Ils arrivèrent à la fête vers 20h et une bonne partie des fêtards était déjà là. Il firent ainsi une entrée très remarquée, attirant à eux les regards autant des filles que des garçons. Paul se jouait de cela mais cela mit mal à l’aise Mathieu qui ne trouva rien de mieux que de se réfugier derrière son frère.
-« Alors toi, tu m’étonneras toujours ! Tu es capable de remonter le moral à quelqu’un qui est au plus bas, le remonter de son abîme, affronter les pires des choses pour lui mais tu as peur des autres dans un truc aussi anodin qu’une fête costumée !. »
Mathieu regarda son frère, incrédule. C’était bien la première fois qu’ils parlaient de ce qu’il avait fait Pour Paul et cela le rendit un peu euphorique.
Paul et Mathieu avancèrent vers Nicolas qui se tenait à l’autre bout de la salle et des dizaines de paires d’yeux suivirent leur parcours. Ils le félicitèrent chacun leur tour. Il les regarda et sourit.
-« Je crois que vous êtes le couple le plus en adéquation avec mon thème ! » Dit-il.
Paul et Mathieu rougirent de concert.
-« Allez venez ! »
Ils se firent entraîner par un Nicolas survolté au milieu de la salle. Il leur tendit une coupe de champagne chacun qu’ils descendirent d’un trait. Nicolas tapa dans ses mains pour attirer l’attention.
-« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…(il rit) Je vous présente le couple le plus en adéquation avec mon thème « Les deux côtés d’une chose ». Ne trouvez-vous pas qu’ils sont en totale opposition l’un envers l’autre tout en étant si semblables ? »
Les autres personnes présentes applaudirent de concert avec Nicolas.
Il les lâcha enfin dans la fête et ils se rendirent directement au bar pour y prendre un second verre, vodka-citron pour Paul et whisky-coca pour Mathieu.
Ils regardèrent les danseurs évoluer sur la piste tout en sirotant leur verre, puis un autre.
La pénombre aidant ils avaient tout loisir de se regarder à la dérobée, appréciant la beauté et l’attirance de l’autre.
Paul examina son frère alors que celui-ci parlait avec une de leurs connaissances. Il était si beau en ange : ça correspondait parfaitement à sa pureté. Paul considérait son frère comme un être pur et lui révéler ses sentiments et son désir irrépressible et même le fait d’en avoir pour lui semblait pouvoir le souiller à tout jamais. Il soupira en pensant à tout ça. Mathieu se retourna.
-« Tu veux y aller ? Tu t’ennuies ? »
-« Non. Pourquoi ? »
-" Tu as soupiré."
-« Non, c’est rien. J’aime beaucoup cette soirée. » Il détourna les yeux. Mathieu en profita pour admirer son air mélancolique qui allait si bien avec son costume de démon : un démon mélancolique. A croquer ! Mathieu quant à lui cachait ses sentiments et son désir pour ne pas blesser plus qu’il n’était son frère, frère auquel il tenait tant et qui avait déjà tant souffert. Il baissa les yeux.
Ils se désiraient l’un l’autre. Ce genre de désir irrépressible, celui qui donne l’impression de vous dévorer le cœur car il semble si honteux. Cependant ils ne pourraient pas aller contre cet élan toute leur vie, ils en mourraient selon eux.
Au quatrième verre, Nicolas prit le micro et attira l’attention de tous.
-« Chers vous tous. Maintenant que la soirée est bien commencée et que vous avez pu trouver votre partenaire, place à la danse du couple représentatif. »
Paul et Mathieu se figèrent. Ils se regardèrent et avant qu’ils n’aient pu dire un mot, des mains les entraînèrent au centre de la piste et les collèrent l’un à l’autre.
Tous les danseurs purent alors admirer la totale adéquation de ces deux frères tant par leur costume que par leur beauté.
Mathieu prit son frère par la taille et lui sourit.
-« Autant danser, non ? »
Paul sourit et attira son frère à lui et ils se laissèrent portés par la musique douce. Mathieu sentait le cœur de Paul battre contre le sien et cela réveilla ses ardeurs. Il respira le parfum enivrant de son frère et plongea son nez dans ses cheveux. Paul frémît à ce contact improvisé mais se laissa griser par l’ambiance, il serra son frère contre lui et leur virilité se frôlèrent, ce qui les fit frissonner. Cependant aucun de deux n’osa bouger, ne croyant pas vraiment à ce qui leur arrivait. Paul, posa sa tête sur l’épaule de son frère et profita de sa chaleur. La musique s’arrêta et ils durent se séparer à regret. Leurs yeux se croisèrent et ils se sourirent mutuellement.
Nicolas s’approcha d’eux et leur apporta un verre de punch.
-« Franchement si je en savais pas que vous êtes frères, j’aurais juré que vous étiez un vrai couple ! »
Ils lui sourirent et s’éclipsèrent de la fête, prétextant une fatigue. Ils se séparèrent sur un promesse de se voir la semaine prochaine et les deux jeunes hommes rentrèrent chez eux.
Arrivés chez eux, Mathieu ferma la porte sur lui avant de s’y adosser et de regarder son frère qui se tenait juste devant lui. Il détailla son frère, qui avait mis la chaîne en marche, de bas en haut dans la lumière plus que faible et plongea ses yeux dans les siens. Les yeux de Paul étaient brillants. Paul fixa son frère et se rapprocha de lui comme un félin. Il se tint à quelques centimètres de son visage, les yeux toujours ancrés dans les siens et lui murmura :
-« Tu sais ce jeu de deviner ce que l’autre désire ou pense…Là je peux voir tant de choses inattendues car inavouables. Si tu savais ce que j’ai pu désirer et redouter ce moment. »
Paul rapprocha encore plus son visage de celui de son jumeau, et il murmura tout contre ses lèvres :
-« Tes « je t’aime » prennent un tout autre sens ce soir…Mathieu. »
Mathieu ne put contenir son désir ardent plus longtemps, sentir les yeux de Paul sonder son âme et voir lui aussi le désir enflammer les yeux de Paul, sentir son souffle contre ses lèvres…Il réduisit la distance entre leurs lèvres et emprisonna ses lèvres jumelles. Paul répondit au baiser, serrant son frère contre lui et laissant le passage à la langue de son frère. Le baiser s’approfondit, laissant transparaître toute la violence de cet amour caché et honteux qui les animait. Le désir qui les rongeait prit le dessus et ils se laissèrent transporter par cette vague.
Paul passa ses main dans les cheveux de son frère qui émettait de petits gémissements de plaisir. Paul passa ses mains sur son torse, descendit puis les passa sous son débardeur pour aller torturer les boutons de chairs tendus de Mathieu.
Celui-ci stoppa le baiser et poussant doucement son frère à travers l’appartement, il le déshabilla et l’allongea sur le sofa. Paul débarrassa son frère de son débardeur et il put à loisir torturer le torse de celui-ci avec ses main et sa langue. Mathieu gémit et repoussant doucement son frère il alla mordiller les tétons tendus de Paul qui gémit de plaisir. Il n’avais voulu imaginer pouvoir un jour faire tout ce qu’il avait imaginé et cela rendait le moment encore plus exaltant. Il se cambra quand Mathieu passa sa main sur son sexe tendu et étriqué dans son pantalon.
-« Mat’…Aaaah »
Celui-ci venait de le masser à travers l’étoffe et Paul se mordit la lèvre inférieure, ce qui attisa le désir de son frère. Il lui captura les lèvres férocement mais Paul renversa la situation et, faisant glisser son frère au bas du sofa il se mit à califourchon sur lui et goûta la peau tendre de son cou. Il imposa un rythme de ses hanches alors que Mathieu lui caressait les fesses.
-« Paul…Je, c’est si bon… »
Paul sourit contre le cou de son frère et passa sa main entre leurs corps pour trouver la braguette du pantalon et l’ouvrit, glissant sa main le long du sexe durci de son frère. Mathieu se cambra sous cet attouchement. Paul se redressa et parsemant le torse de son frère de baisers papillons, il descendit doucement vers son bas-ventre. Il tira sur son pantalon et son boxer pour les lui retirer. Il contempla le corps parfait de son frère et lui ravit ses lèvres tout en entourant le sexe de son frère de sa main. Mathieu se cambra et gémit. Il gémit encore plus quand Paul déposa un baiser sur son gland rougi. Paul fit descendre et monter sa langue le long du sexe de son frère puis il l’emboucha violemment, soutirant un gémissement rauque de la part de Mathieu. Il le suça consciencieusement puis accéléra la cadence. Mathieu s’accrocha aux cheveux de son frère. Il voulut le prévenir qu’il allait venir mais le plaisir était tellement fort qu’il ne put prononcer une parole. C’était si bon de sentir la bouche de Mathieu autour de son sexe, sentir ses mains contre sa peau brûlante. Il se cambra et éjacula violemment dans la bouche chaude de son frère. Celui-ci se releva en se léchant les lèvres, le regard brillant de désir. Il avait aimé donné du plaisir à son frère, le sentir bouger, gémir sous ses caresses qu’il avait failli en jouir. Mathieu attira Paul à lui et l’embrassa furieusement. Il le fit rouler sous lui, lui enlevant son pantalon et son boxer au passage, dévoilant l’érection de son frère qui ne demandait à ce qu’on s’occupe d’elle. Mathieu empoigna la virilité de son frère, bien décidé à lui procurer du plaisir lui aussi. Les yeux de Paul, embués de plaisir, s’accrochèrent à ceux de son frère alors que celui-ci lui le masturbait divinement bien. Mathieu lâcha le sexe de Paul, qui lâcha un cri de désapprobation. Mathieu laissa des arabesques de feu avec ses doigts tout le long de son corps. Il entoura le sexe de son frère des ses lèvres et commença une lente fellation. Paul émettait des râles de désir. Mathieu se lécha les doigts et les enfonça un à un dans l’intimité de son frère alors qu’il continuait de lui faire une fellation. Paul se cambra à cette intrusion plus qu’agréable et sentit le désir monter encore et encore jusqu’à ce qu’il éjacule violemment en se cambrant au maximum. Il retomba doucement sur le sol et Mathieu l’embrassa, lui faisant goûter sa propre semence.
Ils s’embrassèrent avec avidité jusqu’à ce que leur désir revienne, ce qui ne fut pas long. Ils découvraient le corps de l’autre par leurs mains et leur bouche. D’autorité, Paul se releva et regarda son frère. Celui-ci était perdu dans les limbes du plaisir.
-« Prends-moi Paul ! Depuis que j’en rêve ! Je veux te sentir en moi ! PRENDS MOI ! »
Paul ne se fit pas prier deux fois. Il allait enfin savoir ce que c’est. Il avait tellement désirer Mathieu dans ses rêves les plus fous.
Il entra un doigt et le bougea lentement puis un deuxième. Mathieu gémissait doucement tout en bougeant ses hanches doucement, s’empalant sur les doigts de Paul. Il en entra un troisième pour finir de le préparer. Quand il sentit son frère prêt, il entra doucement en lui. Mathieu se crispa de douleur. Paul s’arrêta, ne supportant pas de voir une telle expression sur le visage de son frère. Il ne devait pas faire mal à son ange. Il se détendit et Paul continua son entrée dans l’intimité accueillante de son frère. Il rejeta la tête en arrière tellement c’était bon. Il stoppa et reprit un peu ses esprits. Il attrapa les mains de Mathieu s’enfonça entièrement en lui. Mathieu hurla de plaisir et Paul gémit. Il commença à bouger en lui doucement. Mathieu serrait les mains de son frère et gémissait son nom. Il prenait conscience de l’ampleur de son désir brûlant pour son frère et le sentir en lui le comblait. Il jouit rien qu’en pensant à cela et se cambra. Paul continuait ses allées et venues en lui doucement. Mathieu, bien qu’ayant joui, en avait encore envie et il se masturba alors que son frère le prenait encore et encore. Paul devant ce spectacle, accéléra la cadence, entrant et sortant presque entièrement de lui à chaque fois, arrachant des râles à son frère. Lui-même se mit à crier le nom de son frère. Il cala ses mains sur ses hanches et le prit avec force. Ils hurlèrent de plaisir de concert et jouirent en même temps.
Paul retomba sur son frère, haletant et Mathieu laissa tomber sa tête sur le sol.
Ils haletèrent encore un moment puis Paul releva la tête doucement pour regarder son frère. Celui-ci avait les yeux fermés et souriait doucement. Paul l’embrassa sur le coin de la bouche et se retira pour se diriger vers la douche. Mathieu le suivit des yeux et les referma après.
-« Qu’avons-nous fait ? Etait-ce par amour ou par désir de l’autre ? Par désir de cet autre moi ? De cet autre nous ? Ne faire enfin qu’un ? »
Il se releva et malgré le plaisir qu’il avait ressenti, il ne pouvait s’empêcher de se poser des questions.
De son côté Paul se posait les mêmes questions. Il éprouvait du désir pour son frère. Mais était-ce de l’amour ? Certes il aimait son frère mais le désir et l’amour sont-ils la même chose ? Il avait aimé ce qu’il venait de faire mais le serpent vicieux de la honte de ce qu’il venait de faire rongeait son cœur. Et s’il avait fait descendre son ange du paradis ? Mathieu ne serait plus pur ! Et ce serait de sa faute !
Paul finit sa douche et la laissa à Mathieu. Il alla s’allonger dans son lit et il s’endormit d’un sommeil agité de cauchemars. Il voyait Mathieu tomber dans un trou noir sans fond, il lui tendait la main mais Mathieu tombait sans fin et une voix lui répétait que tout était sa faute. Il avait fait tomber un ange du paradis et il allait devoir en payer les conséquences. Il se réveilla en sursaut. Mathieu dormait paisiblement dans son lit, il se leva et alla fumer une cigarette sur le balcon.
-« Tu n’arrives pas à dormir ? »
La voix de Mathieu le fit sursauter. Il se retourna vivement.
-« Non…Je suis anxieux. Tu…. »
Il regarda Mathieu.
-« Tu crois que c’est mal ce que nous avons fait ? Est-ce que désirer son frère est une mauvaise chose à ton avis ? Avons-nous eu raison de céder à la tentation. »
Mathieu regarda son frère avec suspicion.
-« Tu es sûr que ça va ? Pour ma part…Je ne crois pas que nous avons fait quelque chose de mal…Cependant… »
-« Cependant ? »
-« Je ne sais pas…Ce désir qui nous anime est si fort. Je ne sais pas si c’est de l’amour ou du désir. Ca me trouble. C’est comme si je perdais un peu de ma naïveté à me dire cela. »
Il n’en fallu pas plus à Paul pour qu’il se lève et regarde son frère avec horreur.
-« Paul ! »
Paul sortit de l’appartement en courant.
Mathieu se leva le lendemain et Paul n’avait toujours pas réapparu. Il appela Nicolas pour savoir s’il n’était pas avec lui. Rien. Il se décida d’attendre. Après tout c’était dimanche, donc pas de cours. Il se rendit dans le salon et trouva les déguisements. Ceux-ci, arrachés avec force et désir étaient abîmés mais c’était surtout les ailes qui étaient endommagées. Sur les deux costumes les ailes étaient cassées. Mathieu les regarda, incrédule. Un ange et un démon. Ils avaient perdu leurs ailes. Il déposa les ailes sur le sofa et sortit pour chercher Paul. Sui sait ce qu’il avait pu faire.
Paul rentra pendant l’absence de Mathieu et trouva les ailes cassées sur le sofa. Il les regarda pendant un moment tout en fumant une cigarette. Il se leva silencieusement et emporta les aimes avec lui.
19H.
Mathieu rentra sans avoir trouvé Paul. Cependant en entrant il sentit qu’il était rentré…Mais quelque chose n’allait pas…Quelque chose de…Les ailes ! Elles
-« Non ! Pas ça ! Mon Paul ! NON ! »
Mathieu se dirigea vers les chambres et chercha son frère. Pas dans la chambre, pas dans son lit…Pas dans le salon…Donc il restait la salle de bain !
Il fonça vers la salle de bain mais la trouva fermée à clef. Il frappa doucement.
Silence.
-« Paul ! »
Silence
-« Paul c’est moi ! Tu t’es endormi dans la salle de bain ou quoi ? »
Silence.
Connaissant Paul, Mathieu commença à se faire du souci pour son jumeau. Il donna des coups dans la porte mais celle-ci restait désespérément close et aucun son ne filtrait à travers la porte. Mathieu commença à s’affoler sérieusement. Il donna des coups dans la porte tout en criant.
-« Paul ! Mon dieu ! Ouvre cette porte ! PAUL !!! PAUL PAUL !!! »
Finalement la porte céda et Mathieu entra en grand fracas. La chose qui le choqua tout d’abord, c’était ce silence, ce silence obsédant…Il tourna la tête vers la douche en fermant les yeux, redoutant ce qu’il allait voir.
Il ouvrit doucement les yeux et resta muet d’effroi devant le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Mathieu se précipita vers son frère et amant.
-« PAUL ! Répond moi ! »
Il secoua son frère mais celui restait immobile. Mathieu s’effondra au sol, son frère en sang dans ses bras. Le sang…Partout. Il ferma les yeux, espérant qu’en les ouvrant Paul ne serait pas mort, ne se serait pas suicidé. Mais quand il les ouvrit, Paul était toujours mort dans ses bras, le sang jonchait toujours le sol de la douche et le sol de la salle de bain et sur les murs en lettres de sang : Je t’aime, je te désire…Je t’ai détruit. Pardon.
Mathieu serra son frère contre lui.
-« Pourquoi ? POURQUOI ? »
Il leva la tête en pleurant. Il regarda autour de lui et ses yeux rencontra les ailes des costumes. Paul les avait disposé de façon à ne former qu’une paire d’aile : une paire d’ailes blanche et noire. Une paire d’ailes cassées, brisées.
Il continua de pleurer une bonne partie de la soirée et de la nuit, serrant le corps de son frère.
Quand finalement il se résigna à bouger un peu, il vit qu’une lettre avait été laissée auprès des ailes. Il traîna le corps de Paul avec lui pour la lire.
Mathieu
Je ne t’ai jamais dit tout ce qui oppressait mon cœur et mon âme
Mon désir pour toi, mon amour incestueux m’a détruit
Et t’a détruit,
Toi, mon ange.
Le seul être sur terre capable de me soutenir et de me comprendre.
Je t’ai fait tomber du paradis en t’aimant.
Je n’aurais jamais dû t’aimer tel que je l’ai fait.
Tout est ma faute,
Tu as perdu ta pureté par ma faute.
Je ne mérite plus d’être ton frère jumeau, ton autre toi.
Alors laisse moi partir, laisse moi te libérer de moi.
Reprends tes ailes et prends les miennes,
Ces ailes de démon, ces ailes qui t’ont fait tomber.
Vis sans moi, je t’en conjure,
VIS !
Je n’en puis plus, je sens la vie quitter mon corps si honteux.
J’espère te revoir un jour.
Sache que je veillerai sur toi de là où je serai.
Je t’aime.
Mathieu froissa le papier entre ses mains.
-« MAIS JE NE PEUX PAS VIVRE SANS TOI ! IDIOT ! TU ES MOI ET JE SUIS TOI ! NOUS NE SOMMES QU’UN ! »
Mathieu embrassa les lèvres froides de son frère.
-« Tu ne m’as pas fait tomber, je suis tombé tout seul. Pour toi. Je t’aime tellement. »
Mathieu reprit la lettre de Paul et y rajouta en dessous :
Je ne peux pas vivre sans toi.
Nous ne sommes qu’un.
Attend moi, j’arrive mon frère, mon jumeau, mon autre moi, mon amant, mon amour.
Je t’aime.
Il s’allongea sur la paire d’ailes blanche et noires et serrant le corps de son frère contre son cœur il attendit la mort qu’il venait de s’infliger.
-« Si l’amour nous a séparé dans la vie, il nous réunira dans la mort. »
Et le soleil se levant, le jour découvrit les corps sans vie de deux jeunes hommes fondus l’un dans l’autre sur une paire d’ailes à deux couleurs. Deux côtés d’une chose : le blanc et le noir, l’amour fraternel et l’amour tout court, la vie et la mort. Ce qui se complète finit toujours par se réunir, de quelque façon que ce soit, toujours.
FIN
Je vous embrasse toutes et tous (il y en a-t-il ?) et j’attends vos reviews, réactions, commentaires, etc avec impatience !