Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Young Adult » Amitié au Premier Degré font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Cerbere
Fiction Rated: T - French - General - Reviews: 7 - Published: 06-30-06 - Updated: 08-24-06 - Complete - id:2203088

Épilogue :

« Je m’attends déjà à me faire refouler à ta porte d’entrée. Tu dors, c’est l’excuse qui viendra, j’en suis certain. Et je sais même que la vraie raison est que tu ne veux pas me voir. Peut-être est-ce normal. Après, de qui viendra ouvrir la porte, je n’en sais rien. Je verrais bien. Reste à savoir ce que cette personne fera de ce bout de papier. J’espère qu’il te reviendra.

Je ne sais pas par où commencer. Je n’écris jamais. Je ne suis pas très diplomate non plus, et tu as du t’en rendre compte par le passé, mais… Eh ! Je suis un mec !

Je pensais que Jessica savait pour tes bras. C’est pour ça que je n’ai pas essayé d’en parler avec toi. Au cours des deux mois que nous avons passé ensemble, les traces semblaient s’estomper. Du moins, le premier mois. Elles se faisaient moins fraîches. J’ai alors pensé que j’étais arrivé après la « phase ». Ou du moins, après la plus grosse partie. Et c’est là que j’ai fais une erreur. Ta copine au courant ou non, la phase terminée ou pas, je n’aurai pas dû fermer les yeux. Et surtout, j’aurai du faire plus attention.

Les choses allaient s’arrêter avec les vacances. Tu t’en doutais sur la fin et je n’ai pas essayé de t’en dissuader. Je dois t’avouer quelque chose : je n’avais pas prévu de tout arrêter avec Septembre. Mais les deux dernières semaines avec toi m’ont foutu les boules. Ton attitude. Tu t’accrochais et je me sentais incapable d’y faire face. Certaines cicatrices apparaissaient et je ne me sentais pas capable de me remettre en question à chaque fois : ma faute ? Pas ma faute ?

Tes bras sont redevenus douloureux et tu redevenais sombre. Non, je ne te donne pas tout le blâme. J’ai aussi ma part. j’aurai du te le dire au début. Je ne suis pas du genre à m’attacher. J’en ai l’air, mais je ne m’attache pas. Et j’aime l’exclusivité aussi et ton amie aussi apparemment.

Je vais un peu dans tous les sens et du coup j’ai l’impression de me contredire. Je ne sais pas si tu ressens la même chose.

Je ne sais pas si ces mots serviront à quelque chose. Mais j’avais l’impression que la fin n’était pas correcte. Je ne sais pas si elle l’est plus maintenant. Et encore moins s’il existe une fin « correct ».

Je ne sais pas non plus comment finir. Si un jour il y a des choses que tu veux savoir… Des choses que tu veux mettre au clair, tu as mon numéro, fais en bon usage… Si bon te semble bien évidemment. Je serais toujours content d’avoir de tes nouvelles.

Tristan ».

Céline replia la lettre et fixa ses mains tremblantes. À son retour d’Espagne avec Maude, elle avait entrepris beaucoup de démarche pour se faire embaucher quelque part, et s’était immergée dans son travail pour oublier cette lettre qui était dans une boîte sous son lit et qu’elle n’avait toujours pas ouverte.

Et finalement, elle l’avait oublié. Elle avait même oublié cette boîte sous son lit qui renfermait beaucoup de souvenirs divers.

Et si elle n’avait pas croisé Tristan dans la matinée, peut-être ne se serait-elle pas souvenu de ce ‘bout de papier’, dans le même état que la fois où elle l’avait reçu : plié, non scellé.

Elle fixa ses bras. Ses cicatrices blanches étaient toujours apparentes. Même après plus d’un an…

Le point positif de la journée, était que Tristan, lui, ne l’avait pas vu. Il été de l’autre côté de la rue, bavardant avec un autre garçon. Il ne l’avait pas vue et elle s’en sentait soulagée en même temps que… Elle ne savait pas. Elle aurait aimé qu’il la voie et qu’il vienne vers elle… Ou alors qu’il la voit et l’ignore, pour bien clôturer le chapitre… Elle ne savait vraiment pas.

Céline regarda encore une fois la feuille pliée entre ses doigts. « Tu as mon numéro, fais en bon usage »… Il était gonflé, mais elle allait l’écouter, elle allait en faire bon usage et tout de suite.

Elle attrapa son portable et dans son répertoire, supprima la seule fiche existante à la lettre ‘T’. Au moins, si la tentation revenait, elle ne pourrait plus rien faire. Elle se sentait comme soulagée alors qu’elle n’avait plus qu’une envie : Pleurer. Évacuer la douleur qui la prenait aux tripes. Pourquoi certains sentiments étaient-ils si tenaces ?

Fin

Note 2 : Ya, cette fic est aussi pour toi. À notre amitié qui dure toujours. Malgré la jalousie, malgré les garçons . Je t’aime.

En espérant que cela vous a plu. Faites moi savoir.

Cerbere



Return to Top