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Fiction » Thriller » Terreur sur l'autoroute font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: T - French - Suspense - Reviews: 2 - Published: 06-30-06 - Updated: 06-30-06 - id:2203109

Terreur sur l’autoroute.

Au volant de sa grosse berline d’une marque Allemande, Pascal, un homme proche de la quarantaine, cadre dans une société pharmaceutique, s’engage sur la brettelle d’accès à l’autoroute qui le mènera à Paris. Il pense déjà au bon bain qu’il prendra avec un petit verre de whisky pour se délacer de la journée de travail, ce n’est pas son habitude mais là, il en a envie.

Il se prépare à rejoindre la voie express quand il est obligé de freiner brusquement car un poid-lourd à l’arrêt bloque la route pour une raison inconnue. Pascal met en fonction ses feux de détresse pour signaler le danger. Il regarde dans son rétroviseur intérieur pour voir si aucun autre véhicule n’arrive.

Au même instant, l’une des portières arrière de son véhicule s’ouvre et une forme s’engouffre dedans. Il se retourne et découvre un homme, vêtu dans blouson en cuire et d’un jean, tranquillement installer sur la banquette arrière qui lui sourit.

Pendant se temps, le camion repart et s’engage sur l’autoroute.

- Mais qui êtes-vous ? Que voulez-vous, interroge Pascal.

- Je vais sur Paris, comme vous, répond nonchalamment le nouveau venu.

Des coups de klaxons retentissent, la voiture de Pascal bloque l’accès à l’autoroute.

- Je crois que vous gênez, fait l’inconnu.

Pascal n’a d’autre choix que de prendre l’autoroute avec se drôle d’autostoppeur assit à l’arrière de sa voiture.

Le véhicule se dirige vers Paris, un tourbillon de question tourne dans la tête de Pascal.

Après cinq minutes de silence, l’inconnu prend la parole.

- C’est une bien belle voiture que vous avez là.

- Merci, répond Pascal la gorge serré.

- Elle doit coûter bonbon.

« Mais que veut-il ?? »

- En effet.

- Elle est très confortable.

- Merci.

- Vous faite quoi dans la vie ?

« Un kidnappeur ? Un braqueur ? »

- Je travail dans la pharmacopée.

- Vous devez avoir une bonne place.

« Il va me voler ! Avec de la chance je serais abandonner sur une aire de repos »

- Un bonne place, c’est vite dit, fait Pascal tentent de dissimuler sa peur.

Les panneaux indicateurs défilent, le kilométrage indiquant la capitale se réduisent. Pascal voit l’autostoppeur glisser une main dans son blouson en cuire.

«Il va sortir une arme et me braquer ! »

L’inconnu sort un paquet de cigarette.

- Vous avez du feu ?

Machinalement, Pascal glisse sa main dans l’une de ses poches pour en sortir son briquet qu’il tend à l’homme. Ce dernier allume sa cigarette et regarde l’objet. Pascal transpire quand il voit dans son rétroviseur l’homme faire tourner l’objet.

Pascal se maudit de ne pas s’être servit de l’allume cigare de la voiture. Pourquoi lui avoir tendu son briquet ! Un briquet en Or avec ses initiales en argent incruster dessus.

- Vous avez un joli briquet.

- C’est… C’est un cadeau d’amis pour un anniversaire.

- Hé bé ! Vous avez de chouette potes, rétorque l’homme en lui rendant le briquet.

- Au faite, pourquoi vous aller à Paris, demande Pascal pour changer la conversation.

- Je rentre chez moi.

- Et vous êtes tombé en panne avant d’entrer sur l’autoroute, si c’est cela je peux vous déposer à une station service.

- Non, je n’ai pas de voiture, cela fait trois jours que je suis sorti de taule.

Le sang de Pascal se fige comme un glaçon.

«Il sort de prison !!! »

- J’ai tiré trois ans pour escroquerie à l’assurance.

« Bon sang, on approche de Paris et j’ai un criminel avec moi ! Il va me détrousser, voler ma voiture et qui sait se rendre chez moi si il trouve mes papiers ! »

- Pourtant rien de bien méchant et j’ai pris trois ans, alors que d’autre font pire et en toute impunité car se sont des hommes publiques.

- Rien n’est parfait en se monde, lâche Pascal.

- Vous avez raison.

Encore quelques dizaines de kilomètres avant de se retrouver sur le périphérique. Pascal se demande comment il va se séparer de cet inconnu encombrant. Il distingue devant lui a une centaine de mètres un véhicule de Police et des motos sur le coté de la route, sûrement un contrôle radar. Doucement il appui sur l’accélérateur pour dépasser la vitesse autorisé. Quand il passe devant le contrôle, il roule a plus de 150 Km/H. Dans son rétroviseur, il distingue deux motards qui se lancent à sa poursuite. Il va enfin être libre ! Il va pouvoir leur dire qu’il…. Qu’il quoi ? L’inconnu ne l’a pas menacé, n’a eu aucun geste menaçant. Ils n’ont juste fait que discuter, une chose anodine. La seule chose à lui reprocher c’est la façon dont il est grimpé dans le véhicule sans y être inviter. Mais Pascal aurait pu se garer et le forcer à descendre.

Les motards rattrapent la grosse berline allemande à trois lettres juste avant une aire de repos, c’est sur cette aire qu’il l’oblige à se garer.

L’un des motards s’approche de la voiture pendant que Pascal descend sa vitre.

- Monsieur bonjour. Veuillez couper le moteur et me présenter vos papiers ainsi que ceux du véhicule s’il vous plait.

Pascal s’exécute. L’officier consulte les papiers.

- Vous savez que vous avez été contrôlé à 155 Km/H, annonce le motard.

L’inconnu sort de la voiture et s’étire.

- C’est de ma faute monsieur l’agent. Cela fait des heures que nous roulons et je l’ai distrait avec mes bavardages.

- Ceci n’excuse pas l’excès de vitesse, répond le motard.

L’autostoppeur glisse une main dans la poche de son blouson.

« Il va sortir une arme, il va y avoir des échanges de coups de feux ! »

Il en sort son paquet de cigarette.

- Allez un bon geste monsieur l’agent.

- Je ne peux rien, l’excès de vitesse a été constaté par la machine.

- En parlant de machine, justement j’étais en train de parler de moto avec monsieur. Se son de 1100 que vous avez ?

- Non des 1500.

- C’est vrai ! Je ne savais pas que ce model existait en 1500.

L’inconnu et le motard partent en direction des motos. Pascal a envie de fuir avec sa voiture et de planter là son autostoppeur mais ses papiers sont toujours dans les mains des forces de l’ordre. Pascal voit le motard rédiger la contravention tout en discutant mécanique avec l’inconnu. Les minutes s’écoulent, Pascal tapote nerveusement sur le volant. Enfin le motard et l’autostoppeur reviennent vers la voiture. Pascal récupère ses papiers avec son amande alors que l’homme regagne la banquette arrière.

«Bon sang ! Il a eu le temps de voir mes papiers quand il parlait avec les motards. Il sait mon nom et mon adresse maintenant ! »

Une fois les papiers ranger, la voiture s’élance de nouveau sur l’autoroute pour peut de temps car déjà se profil les sorties pour le périphérique.

- Si ça ne vous dérange pas, vous pouvez me déposez porte Dauphine, dit l’inconnu.

Aussitôt Pascal prend la sortie qui conduit à cette porte, ravi de pouvoir se débarrasser de cet importun, d’autant plus que le périphérique est fluide. Quelques minutes plus tard, la voiture sort de la grande boucle.

- Rangez-vous là, je vais descendre ici. Comme ça vous pourrez reprendre le periph’ tout de suite, lance l’inconnu.

Pascal se gare enchanté de se retrouver seul. L’inconnu descend puis se dirige vers la portière conducteur.

- Je vous remercie beaucoup. Comme vous avez été sympa avec moi, j’ai un cadeau pour vous.

L’homme glisse sa main dans son blouson.

« Ca y est, il va m’attaquer maintenant que je ne lui sert plus a rien ! »

Il sort de sa poche quelque chose de sombre. Prit de panique, Pascal appui sur l’accélérateur, après une embarder, la voiture s’élance dans la circulation avec quelques klaxons de conducteurs mécontents. Mais avant que la voiture ne parte, l’inconnu a eu le temps de jeter quelque chose à l’intérieur. Pascal a vu le geste mais il n’ose pas regarder ce que cela peu bien être. Il veut mettre de la distance. Il regagne la grande ceinture et roule vers chez lui avec une angoisse au ventre. Il a déjà parcouru plusieurs kilomètres quand il est bloqué dans un bouchon sur le périphérique. Il avance au pas. Il repense à l’objet que l’homme a lancé dans sa voiture. Comme le véhicule ne bouge pas, Pascal regarde autour de lui. Il voit un objet sombre sur le siége passager. La main tremblante, il saisit la chose. Il regarde un instant l’objet. Il éclate de rire après avoir identifier ce que c’était. L’inconnu lui a lancé le carnet a souche du motard sur lequel se trouve sa contravention.

FIN



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