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Coucou tout le monde!!Cette fic a été écrite pour une rédac que j’ai du faire au collège donc voilu je vous laisse découvrir! Dites moi ce que vous en pensez.
Bonne lecture
°MizuSenjo°
Vingt et un ans, grande, assez mince, une longue crinière noire telle l'ébène, de grands yeux jaunes comme ceux d'un serpent, des oreilles allongées et pointues et un teint si blanc que les gens autour de moi me prenait pour une apparition. Voilà ce que je voyais quand je me regardais dans un miroir. Pas forcément belle, mais gênante. Oui, gênante. On m'avait toujours dit qu'on me « sentait » avant de me voir. Quand j'étais présente, les personnes éprouvaient un certain malaise, je dégageais une aura de peur et d'oppression. J'étais crainte pour les pouvoirs que l'on me prêtait mais aussi aimée pour ma bonté; destinée à devenir reine d'un peuple qui n'était qu'à moitié mien. « Bâtarde », « Fille de sorcière » ou « Diablesse » étaient des noms que l'on sifflait sur mon passage. Mais cela ne me touchait pas. J'étais puissante. J'aurais pu tous les détruire si je l'avais souhaité. Mais ce n'était pas le cas. Je n'avais peut-être pas de peuple, mais les habitants des forêts, contrairement aux hommes, m'aimaient et me respectaient. J'étais Rhiannon, « La Royale » en elfique, fille de la reine des elfes Lliane et Arthur était mon frère.
J'étais aussi Anastasia, princesse et fille de Nicolas 1er, celui qui fut le dernier tsar de Russie. J'avais sept ans et un caractère bien trempé, « ma digne fille » disait mon père quand il en parlait. Je m'échappais avec ma nourrice. On était en 1855, mon père venait d'être assassiné, et moi, je quittais le royaume. Avec ma cascade de cheveux roux, mon petit nez retroussé et mes yeux noisette, j'étais une belle petite princesse, et je fuyais mon pays, mon titre, mon peuple et ma destinée.
On me prenait pour une courtisane, mais c'était faux. Mon nom était Marie Madelaine, épouse de Jésus de Nazareth et je portais Sarah, sa fille, en moi. Mon ventre commençait à s'arrondir, j'étais assise, une dernière fois avant sa mort, auprès de mon mari, et regardais ses onze apôtres. Mes petites mains fines tenaient une coupe de vin, mes longs cheveux tombant sur mes épaules. A la courbe gracieuse de mon cou pendait une chaîne en or dont le pendentif était dissimulé par le corsage de ma robe. Nous trinquâmes. J'étais jeune et mon époux ne prenait pas en compte mes conseils. J'étais naïve, trop, certainement, et ce trait de caractère s'accommodait parfaitement à mon visage angélique.
Vingt cinq ans, jolie mais un peu trop ronde, des petits yeux d'un gris tels l'acier, des cheveux mi-longs et très bouclés, pas très grande et enfermée dans une pièce blanche où le seul meuble que l'on puisse trouver était un lit. Je n'avais jamais écrit de journal mais les médecins disaient que je devais en tenir un afin de pouvoir discerner le vrai du faux, le réel de l'imaginaire. J'étais dans cette clinique depuis mes quinze ans. Les gens, ici, disaient que j'étais schizophrène : j'aurais plusieurs personnalités; mais de ces quatre là je ne saurais dire laquelle est la vraie. Je savais que j'avais toujours eu des amis imaginaires et que j'étais très renfermée sur moi-même. Qui étais-je réellement ? Le psychiatre déclarait que le simple fait que je comprenne et accepte ma maladie était déjà un progrès. Personnellement, je ne pensais pas. J'arrivais à avoir des souvenirs de chacune de mes personnalités et, selon les « blouses blanches », cela ne s'était jamais produit avant. Dès que j'avais la certitude d'être quelqu'un, ils me faisaient douter.
Je n'étais personne et quatre êtres à la fois..........