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Titre
:
(à décider)
Auteur
:
Cup-Of-Tea
Genre
:
Yaoi
Rating
:
M
J’ai un mal fou à décider du titre de l’histoire, alors je me demandais si vous pouviez m’aider à en trouver un. Mettez une review pour votre proposition ! Merci
Chapitre 1.
- Mais enfin Léo ! Tu sais bien que c’est impossible ! S’exclama maman.
- Mais pourquoi ?! Ca va faire, j’sais pas combien de temps que je suis enfermé ici ! J’ai besoin de bouger ! Me défendais-je.
- Voyons Léo, votre mère a raison, ce n’est pas raisonnable ! Pensez donc un peu à votre cœur. Me dit mon médecin.
- Justement ! C’est lui qui me le demande ! M’écriais-je.
Je me présente : je m’appelle Léo Matthéo Aya Trash. Bon, je l’avoue, soit on m’appelle Léo tout court pour les profs et les étrangers, soit Matt pour ma mère ; ou enfin Aya –qui est un prénom japonais choisi par ma mère parce qu’elle est folle du Japon- pour mes potes.
Je vais vous expliquer un peu la situation parce que vous devez vous sentir un peu larguer…
Je suis atteint d’une grave maladie du cœur, depuis qu’on l’a découverte, il y a environ un an, je suis enfermé chez moi, branché 24h/24 à un petit boîtier qui surveille mon rythme cardiaque. Tout effort physique, tout aliment ou objet qui serait susceptible de m’exciter et/ou d’accélérer mon rythme cardiaque, m’est interdit. J’ai dû donc dire adieu à pas mal de trucs que j’adore… Comme le cappuccino, le sport, les films… d’horreur (je vous ai eu) ! Mais plus grave : les sorties entre copains et ma batterie ! Ma mère avait peur que je fasse une attaque à force de me défoncer dessus comme un malade !
Heureusement qu’elle m’a laissé mes guitares et ma basse, sinon, je crois que j’aurais vraiment fait une attaque !
Ah
! Au fait, j’ai oublié de vous parler d’un détail, insignifiant
certes, mais qui a quand même une importance aux yeux de certains :
mes parents sont immensément riches !
Enfin, pas tout à fait mes
parents, mais seulement mon beau-père… Quoique maman gagne pas mal
aussi, c’est sa secrétaire personnelle. C’est comme ça qu’ils
se sont rencontrés, ça fait un peu cliché n’est-ce pas ?
Enfin
bon, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, c’est l’amour
!
Quant à mon père, il s’est barré quand j’avais 5 ans avec
une autre femme, et je ne l’ai jamais revu depuis.
D’ailleurs,
je n’en ai pas envie, mon beau-père est comme un père pour moi !
Et là, en fait, je me bats pour qu’ils me laissent pratiquer un sport, parce que je n’en peux plus ! Il faut que je bouge !!
- Biiiiiiiip ! Fait ce petit boîtier à la con, je viens de dépasser la zone limite, mon cœur bat trop vite, la douleur commence à se faire sentir.
-
Léo ! Calmez-vous s’il vous plaît ! Vous jouez avec votre vie !
«
Comme
si j’le faisais exprès !
» pensais-je.
D’ailleurs, continua-t-il, pratiquer un sport est
trop dangereux !
- Mais…
-
Je sais bien que vous n’en pouvez plus d’être enfermé, me
coupa-t-il, c’est pour cela que je suis prêt à céder sous
certaines conditions.
« Alors
là ! J’en tombe de nue !
»
Quel sport voulez-vous pratiquer ? Me demanda-t-il.
- Arts Martiaux ! Répondis-je sans hésiter.
- Hors de question ! S’exclama ma mère.
- Bah de la boxe alors ! Suggérais-je.
- C’est encore pire ! S’étrangla-t-elle.
- Il est vrai que les sports que vous demandez sont à exclure. Intervint le médecin.
- Bah, vous vous attendiez à quoi comme sport ? Demandais-je dépité.
- A un sport plus calme, comme les échecs par exemple. Répondit mon médecin, avec un petit sourire à la style : regardez-je-viens-de-faire-une-blague-vaseuse-et-j’suis-fier-de-moi.
- Ah ah ! Très drôle ! Répondis-je, pas amusé du tout. C’est un sport ça ?!
- Parfaitement, dit-il imperturbable, son sourire s’élargissant de plus en plus ; en tout cas, beaucoup plus intellectuel que de se taper dessus, mais je comprends que cela plaise aux jeunes…
« Je vais le tuer ! Retenez-moi ou je vais le bouffer ! »
- Biiiiiiiip ! Recommença mon appareil.
- Bon ça suffit ! Calmez-vous ! M’ordonna-t-il en fronçant les sourcils. Allongez-vous et respirez calmement ou je vous donne un calmant.
La menace est trop forte, je vais m’allonger sur l’immense canapé du salon, de toutes façons, j’ai juste un pas à faire, pas surhumain comme effort.
- Voilà, c’est bien ! Approuva-t-il. Maintenant respirez à fond, détendez-vous.
« Détendez-vous ! Il en a de bonnes lui ! »
Mais j’obéis quand même. Je suis trop jeune pour mourir ! Je n’ai que 17 ans !
- Matt, mon chéri, je sais bien que tu en as marre, mais tes amis passent te voir presque tous les soirs, c’est déjà pas mal non ? dit-elle en s’asseyant près de moi et en me caressant le front.
Je déteste ça ! Enfin en réalité, non pas vraiment. Mais en publique ! Elle abuse là ! On dirait un fi-fils à sa maman ! Je suis un futur Rockeur moi ! Pas une mauviette !
-
J’ai peut-être une solution. Intervint mon médecin.
«
J’espère
qu’il va dire un truc intelligent pour une fois !
»
Une de mes connaissances cherche du travail, c’est un jeune
qui vient de sortir de la fac, il a Bac +4 et en son temps libre, il
pratique beaucoup de sports de combat : Karaté, judo, et j’en
passe, je sais aussi qu’il fait un peu de boxe, d’escalade. Ah !
Et des sports d’autodéfense aussi. Il est très patient, et s’y
connaît un peu en médecine. Il pourrait lui apprendre, mais aussi
devenir son professeur particulier, et aussi veiller sur lui quand je
ne suis pas là.
Ma mère reste sans voix. J’en profite pour intervenir.
- Mais quand vous dites ‘professeur particulier’…
- J’ai remarqué que vos résultats avec les cours par correspondance, ne cessaient de baisser ! Sauf en Japonais, en Espagnol, et en Histoire ! Mais pour ce qui est du reste, excusez-moi Madame, dit-il en se tournant vers ma mère, mais c’est une véritable catastrophe ! Surtout en mathématiques et en Anglais !
« Merde ! Hurlais-je dans ma tête. Merde ! Merde ! Comment il a eu mes résultats ?! Je les avais bien planqués pourtant, ils étaient dans…Le boîtier ! Mais quel con ! J’avais oublié qu’il le regardait tous les soirs pendant que je dormais ! Arrrrg ! Je suis vraiment trop con ! »
Ma mère est en état de choc.
- Pardon ?! Vous avez lu ses résultats ? Mais comment se fait-il que je ne les ai pas eu moi ?! Et puis, c’est quoi cette histoire de Japonais ? Léo Matthéo Aya Trash ! Qu’est-ce que tout cela signifie ?!
-
Euh… Eh bien… Tu sais sur la fiche que l’on avait à remplir au
début, pour avoir les cours, eh bah, il y avait une dernière fiche
avec ‘options d’agrément’, et on pouvait choisir tout ce que
l’on voulait dans une liste. J’en ai choisi une… Le Japonais…
M’expliquais-je un peu ‘pété de trouille’, je dois dire, mon
rythme cardiaque s’accélère
« Pourvu
qu’elle ne se rende pas compte que je…
»
- Ahh bon ?! S’exclama l’autre crétin. J’ai lu deux options, vous n’auriez pas pris le Solfège comme option d’agrément ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils et en me dévisageant.
J’ai cru que mon cœur avait cessé de battre.
- Biiiiiiiip ! Hurla mon détecteur de mensonge personnel.
- Léo Matthéo Aya ! Cria ma mère, rouge de rage.
- Désolé, je ne savais si tu serais d’accord, chaque option est payante, et comme je savais que j’allais être coincé pendant un bout de temps, j’en ai prise quelque unes pour ne pas m’ennuyer…
J’en ai la gorge sèche, mon cœur me fait mal, je commence à avoir le vertige.
- Mais enfin ! Tu aurais pu me le dire ! Bien sûr que j’aurais été d’accord ! Matt ! Enfin !
Je me sens soulagé d’un coup, je ne m’y attendais pas, mon cœur se calme peu à peu.
- C’est vrai ?! T’es pas fâchée ? Demandais-je en levant les yeux vers elle avec mon regard ‘je-suis-un-petit-ange-plein-d’espoir’ que j’ai inventé lorsque j’avais 6 ans. Elle ne peut pas y résister.
- Si un peu, soupira-t-elle, mais je te comprends, tu as 15 ans et tu es obligé de rester enfermé pour le reste de ta vie chez toi, branché à des appareils 24h/24, je sais que c’est dur ! Dit-elle en m’embrassant le front.
« Euh… Elle en rajoute un peu là, quand même… »
Puis elle se tourne vers le traître.
- C’est d’accord ! Mais je veux un rapport complet sur lui ! S’exclama-t-elle tout à fait sérieuse. Engagez un détective privé s’il le faut ! Je veux savoir exactement à qui j’ai à faire !
- Maman ! Protestais-je.
- Des détraqués, il y en a partout de nos jours ! Dit-elle avec sévérité.
« Ahhhh… Je vous jure que être un gosse de riche, c’est dur parfois ! Mais c’est encore pire quand on a une mère hyper protectrice ! »
Mais je lui avais dit que si jamais elle faisait une enquête sur les familles de mes amis, je ne l’aimerais plus ! Bon je sais que c’est un peu puéril comme menace, mais j’avais 8 ans et depuis elle n’a jamais osé le faire.
Mes amis ! Il est 18h ! Dans une ½ h, ils seront là, comme tous les soirs, après avoir fini leurs devoirs, ou des fois, pour les faire ensemble.
On s’est rencontré il y a 4 ans, lorsque l’on était au collège, en 3ème pour être plus précis, et depuis on est inséparable.
Il y a Kana, c’est elle qui a eu l’idée de faire un groupe de Rock. Je l’adore ! C’est la fille la plus géniale de toute la Terre, je blague pas ! Je vous jure ! Elle est trop forte et nous épate tout le temps avec Miya !
Miya ! Mon meilleur pote ! Mon confident ! Quand j’avais un coup de déprime, j’allais toujours le voir, maintenant, je lui téléphone (ça coûte cher en facture !). En plus, il est trop intelligent ! Si, je vous jure, il a juste à écouter en classe pour tout retenir ! J’sais pas comment il fait !
Avec
eux deux, nous formons Eien no Yozora ! Le premier groupe de
rock-vizu en France !
Eien no Yozora, c’est du Japonais, et ça
signifie ‘éternel ciel de nuit’ pas mal, non ?
Ils sont ma force de vivre, sans eux, je crois que j’aurais laissé la maladie s’emparer de moi depuis longtemps !
Je
me souviens lorsque je leur ai annoncé que j’étais gravement
malade et que je ne pourrai plus jamais sortir de chez moi.
Kana
s’est mis à pleurer, pas Miya… ‘Les mecs ça pleurent pas’
a-t-il toujours dit. Mais je voyais bien qu’il avait les larmes aux
yeux, mon p’tit dur de Miya-kun ! On s’est fait un câlin
collectif, et après, Kana m’a juré de venir me voir tous les
jours et Miya-kun aussi, à condition que Kana veuille bien l’amener.
Elle a une moto, une Yamaha 125 cm3, cadeau pour ses 18 ans, moi je
les aurais dans un mois, je suis le plus jeune.
Elle est épatante, je vous l’avais bien dit !
Et depuis, ils ont respecté leur promesse, ils passent me voir presque tous les soirs et restent jusqu’à 20h après ils repartent. Des fois, ils restent dormir.
--
Le crétin me sort de ma rêverie.
- D’accord. Si vous le voulez absolument, je le ferais.
« Pfff ! Baka ! »
Ma mère se tourne vers moi.
- Il va falloir te couper les cheveux, déclara-t-elle en ébouriffant affectueusement ma tignasse.
- Oh ! Maman, s’to plaît, est-ce que je pourrais me les teindre ? Demandais-je de nouveau avec mon regard irrésistible.
- Encore ?! S’exclama-t-elle. Et en quel couleur cette fois-ci ? Violet, comme la dernière fois ?
- Non, je pensais plutôt garder ma couleur naturelle et y ajouter des mèches… bleues…
- Bleues ?! Tu me diras, ça fait déjà mieux que rose, vert ou encore violet !
- Le rose ce n’était pas de ma faute ! C’était la coiffeuse qui s’était trompé de bouteille de colorant !
- Et pourquoi pas blonde ? Comme tes racines. Tu as les cheveux comme lui, dit-elle tristement. Blonde à la base et qui se fonce de plus en plus.
Elle me regarde dans les yeux avec une expression de tristesse infinie, je ne sais jamais lorsqu’elle me regarde comme ça, si c’est vrai ou si elle me manipule, comme je le fais avec elle des fois.
Ohhh non ! J’en peux plus ! Je craque.
- Bon d’accord…
- Merci mon chéri ! S’exclama-t-elle, ayant retrouvée tout d’un coup sa joie de vivre.
« Je me suis fais avoir… »
Je ressemble beaucoup à ma mère, sauf pour les cheveux, ils sont ceux de mon père biologique. Ma mère est grande et maigre, en faite c’est un ancien mannequin. Elle a arrêté à 30 ans quand mon père est partie.
Mais pour elle pas question de se laisser aller ! Chez elle tout est calculé pour garder la ligne et rester belle, alors qu’elle parait avoir 35ans au lieu de 45ans, pas mal, non ?
Le seul problème, c’est que, comme je lui ressemble beaucoup, je ressemble beaucoup à une fille aussi ! C’est mon seul complexe, j’ai déjà cassé la gueule à pas mal de p’tits cons qui se foutaient de moi au collège. En fait je suis trop impulsif, je suis prêt à péter la gueule de n’importe qui, juste parce qu’ils se foutent de moi, j’ai hérité ça d’elle aussi…
- Oh ! Et encore une chose ! Dit-elle. Il est hors de question que tu mettes tes horribles vieux jeans tout troués devant ton nouveau prof, si tu en as un bien sur (de prof), je ne veux pas que tu fasses mauvais genre ! Un peu d’élégance ne te ferais pas de mal !
- Ouais, ouais…
Fin du chapitre