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Bonjour à tous voilà (enfin) la suite !
Je suis désolé (encore une fois), je suis vraiment lente, je sais…
En plus vous avez sûrement l’impression que je ne sais que m’excuser, c’est peut-être vrai …
TTTT
Désoléééééé….
Bon trêve de blabla, je vous passe la suite tout de suite ! (Vous avez assez attendu comme ça ! )
J’espère que ça vous plaira et merci de continuer à me lire malgré ma lenteur qui doit sûrement battre à plates coutures celle des escargots !
Titre
:
Une histoire de cœur.
Auteur:
Cup-Of-Tea
Genre:
Yaoi
Rating:
M
Chapitre 7.
14h…
Je suis posté devant la fenêtre de ma chambre, à surveiller les allées et venues des voitures dans la rue.
Bientôt, très bientôt, « il » sera là…
Ce n’est pas que j’angoisse, mais depuis que je suis enfermé chez moi, chaque nouvelle rencontre, est devenue, comment dire… Un véritable évènement !
« Nakamura Takeshi …»
Je me demande, quel style de prof il est…
Vous savez :
Genre super cool, jeune et dynamique, le genre de prof avec lesquels on peut plaisanter, balancer de temps en temps des vacheries sans qu’ils nous en veuillent…
Ou alors style coincer du cul à mort et super sévère avec un seul mot d’ordre, la « Discipline » !
Beurk ! Rien que d’y penser… Breuuuh… Qu’est-ce je déteste ce genre de prof !
Enfin, existe-t-il quelqu’un dans le monde qui soit assez maso pour aimer ce genre de prof ?
Non ! Ne répondez pas, j’préfère ! J’aurai trop peur d’entendre votre réponse !!
On frappe à la porte.
Et moi, comme un con, je dis « entrer » par réflexe avant de demander qui c’est !
Je me retourne et là, qui vois-je ?
J’vous le donne dans le mille… Le docteur !!
-Qu’est-ce que vous voulez ? Demandais-je, aussi froid qu’un iceberg.
Il fait un pas vers moi, automatiquement je recule.
Prudence, prudence… Vaut mieux prévenir que guérir, comme on dit !
Il soupire.
Regarda le sol un instant, puis, leva les yeux vers moi.
-Tu m’en veux encore ? Me demanda-t-il avec une petite voix de gamine perdue.
J’ai bien dit « gamine » ! Sa voix était si fluette, que si je n’avais pas un grand gaillard de 20 ans devant moi j’aurai pu le prendre pour une petite fille !
Si je ne le connaissais pas aussi bien, j’aurai pu le trouver vraiment trop chou avec son petit air tout mimi, mais je serais tombé dans son piège !!
J’aurai sûrement pu le rassurer, lui dire que ‘non’, je ne lui en voulais pas…
Seulement voilà : Je sais qu’il est plus fourbe qu’une vipère, et encore, ce ne serai pas gentil pour la vipère !
Tout ce qu’il mérite, c’est qu’on n’est pas de pitié pour lui, na !
Alors sans une once d’hésitation, je réponds fermement :
-Oui !
-Mais… Pourquoi ?
« Hoooo… Encore ce petit air triste et perdu… Je t’en foutrais, moi, des ‘pourquoi ?' ! Un bonne claque dans ta gueule, oui ! » Pensais-je, bouillonnant littéralement de colère.
Il se foutait de moi !
-A «ton » avis ? Es-« tu » débile profond au point de ne pas deviner la raison, ou fais-« tu » tout simplement exprès ?
Les mots étaient acides mais le ton parfaitement calme, je voulais me montrer parfaitement maître de moi-même.
Le bouffon à lunettes devient rouge-vif.
C’était plutôt marrant à voir !
On aurait dit une tomate avec une perruque blonde et des lunettes !
Je dus me mordre l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire.
-Sale peste ! Siffla-t-il entre ses dents, comme un serpent. Moi je voulais juste faire la paix avec toi ! Et voilà comment tu me traites !
Ce changement d’attitude ne me perturba nullement. J’étais sûr qu’il réagirait comme ça !
« ‘Faire la paix’ ?! Non mais il a quel âge ?! On est plus en maternelle, mon vieux ! Faut se réveiller ! »
J’avais trop envie d’éclater de rire, mais ça aurait tout cassé !
J’adore ce sentiment de puissance qui s’est emparé de moi depuis que l’autre navet est entré dans ma chambre !
-Houuuuuu… Mais c’est qu’on s’énerve en plus ! Dis-je en me foutant vraiment de sa gueule, que je suis méchant !
Faut faire attention ! C’est mauvais pour le cœur tout ça ! Rajoutais avec un sourire mauvais.
« Mouahahahah ! Vengeance !! »
Il se dirigea vers moi, l’air plus amical du tout.
« Houlà ! Danger ! »
Je recule mais me retrouva dos contre la fenêtre (fermée, je tiens à le préciser).
J’étais coincé !
Mon cœur se mit à battre à tout rompre.
J’avais soudain peur, très peur…
Mon sentiment de puissance s’était envolé, ne laissant qu’une peur froide qui me tordait les entailles et me faisait mal au cœur.
Le docteur se posta devant moi.
Nos deux corps presque collés, je sentais sa respiration sur mon visage.
Le docteur voulut me prendre le menton mais là, à peine m’avait-il effleuré que… BIIIIIIIIIIP !
Le boitier hurla.
La douleur se fit si forte que mon genou droit se déroba, le visage crispé de douleur, je dus m’accrocher au docteur pour ne pas tomber, ma main gauche, elle aussi crispée, mais sur mon cœur.
Je voulais hurler moi aussi, mais ce un fut qu’un faible gémissement qui franchit mes lèvres.
-Léo ! Cria le binoclard.
Et sans que j’ai eu le temps de faire quoi que se soit, il me souleva et me porta jusqu’à mon lit en mode ‘‘le-prince-portant-sa-princesse-dans-ses-bras’’ m’allongea sur mon lit et me brancha à la machine nocturne avec des gestes rapides et précis, je dois reconnaître là son côté professionnel et efficace, mais ne vous emballez pas, hein ! C’est pas parce que je viens de lui faire un compliment que je vais me mettre à bien l’aimer !
Je ne pouvais plus bouger ni dire un seul mot.
Ma seule pensée fût que cette fois serai la bonne, j’ai trop déconné, j’ai voulu jouer avec le feu, et maintenant j’allais y passer.
« Maman… Miya… Kana… Jack… Martha… Tout le monde ! Je ne veux pas vous quitter…Je ne veux pas vous perdre ! S’il-vous plait Seigneur, je ne veux pas les perdre »
Des larmes de panique et de douleur me bordent les yeux.
Manquait plus que ça, v’là qu’je chiale maintenant !
Je vis le doc sortir en courant de la chambre et revenir 20 seconde après, tout essoufflé, sa mallette à la main…
Je ne vois plus rien, ma vue est brouillée à cause des larmes.
Il me fit une série de piqures.
Je sentis sa main essuyer les larmes qui me brulaient les yeux.
Tout ce dont je me rappelle avant de sombrer dans le néant, c’est sa voix qui me disait : « Chut, tout va bien, là… c’est fini… Tout va bien… ».
Je sens un truc chaud au creux de ma main.
Si chaud…
C’est agréable…
« Ca doit être Mickey… »
J’ouvre timidement les paupières.
Et là, ce que je vois me sidère !
(Non, non, ce n’est pas un truc cochon…)
Le doc s’était endormi là !
A moitié sur le lit, à moitié par terre.
SA MAIN DANS LA MIENNE !
J’arrive pas à y croire, je-ne-peux-pas-voir-ce-que-je-suis-en-train-de-voir !
« Je dois être dans le coma… Ouais, c’est ça ! Chuis dans le coma, et là j’suis en train de rêver ! »
Je soulève sa main qui est TOUJOURS dans la mienne, juste par mesure de vérification…
Pour voir si vraiment je ne rêve pas !
« Ho, merde… Qu’est-ce que je dois faire ?! Qu’est-ce que je dois faire ?! »
Un « humm » réprobateur me fige sur place.
Le doc était en train de se réveiller !
Sans réfléchir, je me recouche et ferme les yeux, comme si de rien n’était.
J’entends le doc soupirer bruyamment.
« Bah, merci, sympa… Dis carrément que je te saoul, aussi ! »
Puis je n’entends plus que de petits couinements, et je sens de chaudes gouttes coulées sur mes doigts.
(Et non… Ce n’est toujours pas un truc cochon !)
-Pardon, pardon, pardon… Répétait-il.
« Hoooo, merde de merde de merde… Il… Il chiale ! »
Sans que je ne le veuille, mon rythme cardiaque s’accéléra.
Ce qui vient se reporter immédiatement sur l’électrocardiogramme de mon lit.
Bi-dip, bi-dip, bi-dip…
« Meeeerde… Ta gueule, putain ! »
-Lé… Léo ? Demanda le blondinet surprit de voir mon rythme cardiaque s’accélérer.
Une idée me vint alors en tête.
J’ouvris loooooooourdement les paupières, lâcha sa main et me frotta les yeux en bayant bruyamment.
-Léo, tu faisais semblant de dormir ?! Demanda le blond d’une voix faible.
Je me retourne lentement vers lui et fit mon attaque spéciale : Tête d’ange ensommeillé !!
Et en priant surtout intérieurement pour que ça marche !
-Hein… Quoi ? Demandais-je avec la voix d’un gamin de six ans encore tout endormi.
Oui… Je me suis inspiré de mon petit cousin de six ans pour cette technique, très pratique je dois dire ! Surtout quand on a fait une connerie ! Bin, ouais ! On a un alibi : On dormait !!
Héhéhé !
« Faites qu’il ne fasse pas attention à l’électrocardiogramme ! Faites qu’il ne fasse pas attention à l’électrocardiogramme ! Pitiéééé ! »
Wow ! Il semble hypnotisé !
Je ne m’attendais pas à ça !
Mais autant profiter de la situation tant qu’il est en mon pouvoir, comme diraient les méchants dans les films !
-Qu’est-ce qui s’est passé ? Demandais-je avec une voix faible, comme ces mecs dans les plus mauvaise séries B en milieu hospitalier.
« Tu as eu un grave accident, Kenny, tu es resté dans le coma pendant 12 ans !
Ho, my god! ». Je dois me mordre l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire après mon mono-trip mental.
Le doc sembla sans voix, me regardant avec des yeux comme des balles de ping-pong aux travers de ses lunettes.
-Tu ne t’en rappelles pas ? Demanda-t-il estomaqué.
-Non…
Bi-dip, bi-dip, bi-dip…
Oups… Si mon cœur continu à accélérer comme ça, je vais finir par être découvert !
Soudain, la porte s’ouvre et un homme rentre.
Grand, les cheveux couleur d’ébène, un visage fin, d’incroyables yeux en amande d’un noir profond…
Musclé pour ce que laissent apparaître ses formes sous son pull fin, noire lui aussi, mais pas trop musclé non plus, j’veux dire pas style bodybuilder !
Plutôt bien proportionné en fait, non, très bien proportionné…
J’n’ai qu’un mot qui me vient à l’esprit :
« Wow !»
Et son pull noir fait ressortir la blancheur de sa peau.
C’est une véritable ‘Blanche-Neige’ au masculin !
-Je dérange, peut-être ? Demanda l’incroyable vision.
« Gloups ! La vache ! Il a la voix qui ne va pas du tout avec son physique ! En le regardant, on ne s’attend pas à se qu’elle soit aussi… grave. »
Le doc, mine de rien, me prend le bras et commence à enlever la perfusion.
Puis il se relève et fait une suite de réglages sur l’électrocardiogramme auquel il m’avait branché quand je suis tombé dans les vapes… Ou du moins il fait semblant…
-Je crois que cette machine est réglée sur un degré trop sensible. Elle n’arrête pas de sonner pour un oui ou pour un non ! Puis il se tourna vers moi et dit avec un ton parfaitement professionnel : C’est bon, le danger est écarté. Vous pouvez y aller. Il se tourne cette fois vers l’inconnu, excuse-moi, Takeshi, mon patient a eu un petit problème.
« Bin, voyons ! C’est de ma faute maintenant ! »
-Mais rien de grave, ne t’en fais pas. Continua-t-il.
« Non, non… J’ai juste failli mourir, mais c’est pas grave, ne t’en fais pas ! »
-Vous allez pouvoir travailler sans soucis. Termina-t-il avec une parfaite maîtrise de lui-même.
Je me lève, histoire de ne pas donner une image de « pauvre petit garçon malade » dès la première rencontre.
Je prends exemple sur le binoclard et m’avance vers mon nouveau prof avec une assurance tout fictive.
-Vous êtes monsieur Nakamura, je suppose ? Dis-je en tendant ma main droite, Je suis Léo Matthéo Aya Trash, mais appelez-moi juste Léo ou Matt… Ravi de vous rencontrer ! Ajoutais-je avec mon plus beau sourire, alors qu’il serrait la main que je lui tendais.
-Je suis moi aussi ravi. Fit-il en souriant à son tour.
« Wow ! Il pourrait faire une pub pour Colgate ce type ! J’n’ai jamais vu des dents aussi blanches ! Il bouffe de la neige ou quoi !! »
Je relâche sa main, avec un pincement au cœur, dans les deux sens du terme d’ailleurs, parce que depuis qu’il est entré dans ma chambre, je me sens bizarre et mon cœur s’est mis à battre plus fort !
Bah… C’est sûrement des restes de mon évanouissement !
-Bien… Reprit Nakamura. Nous pouvons nous mettre au travail maintenant si vous voulez… Y a-t-il une salle où nous pourrions étudier ? J’aimerai…
« Oui… Tout ce que tu voudras… Hein ?! Mais pourquoi je pense ça moi ?! »
…commencer par organiser un emploi du temps et voir quelles matières nous devions commencer les révisions en priorité avant d’entamer un quelconque apprentissage.
« Gueuh ! Que de mots barbares ! ‘Organisation’, ‘emploi de temps’, ‘révisions’, et surtout ‘entamer un apprentissage’ ! Buuuheuuk ! Rien de moins pour me donner l’envie de me barrer en courant ! »
-Heu… Je pense que l’on pourrait aller dans la bibliothèque… Commençais-je.
-Attendez ! Me coupa le sale blond à lunettes.
« Tiens ! Il est encore là, lui ? »
-Léo, je dois vous remettre votre boitier ! Termina-t-il.
-Hein ?! M’exclamais-je avec des yeux de merlan frit, petite vérification, je regarde sous mon polo par le col. Ha, oui ! Fis-je, effectivement…
« Non, mais, attends… Si je n’ai pas le boitier... Ca veut dire que… Ho ! Le salop ! Il m’a déshabillé ! »
Mais je n’ai même pas le temps de râler, que le doc me prend par le bras, et me fais asseoir de force sur mon lit et me déshabille en tirant d’un coup mon polo par le haut, me décoiffant et me faisant mal au passage.
« Aïe ! Ca fait mal ! Enfoiré ! »
Mais encore une fois, je n’ai pas le temps de protester que déjà il me plaque le boitier sur le torse.
Le métal froid me mordant la peau.
« Salop ! Tu me le payeras ! Crois-moi, tu me le payeras très cher ! »
Je lève la tête vers mon nouveau prof depuis 5 minutes, son visage est impassible mais je peux voir clairement qu’il est en train de réfléchir dur, et ses yeux sont braqués sur…
« Meeeerde ! Il à vu ma cicatrice… »
Dire que je ne le connais que depuis 5 minutes et déjà il me voit en position de faiblesse.
J’ai horreur de ça !
Le monde et sa pitié, j’en veux pas !
Allez tous vous faire voir au diable !
Quoi ?!
Non je ne boude pas !
Même pas vrai ! Na !
Mais non, je ne m’énerve pas tout seul !
Mais, heuuuuuu …
-Vous pouvez vous rhabiller ! Dit sèchement le binoclard une fois ses opérations terminées.
Je le fusilla du regard en essayant de lui renvoyer le plus de haine possible.
« Aïe… Il me regarde dans les yeux. Qu’est-ce que je fais ? Hoooo et au diable la politesse ! Tu veux jouer à ‘celui-qui-baissera le-regard-en-premier’? Et bah, on va jouer ! »
Je ne sens plus mon corps et j’ai les yeux qui piquent, mais je ne lâcherai pas !
Je ne vois que du bleu…
Le bleu de ses yeux…
Tiens ! Je n’avais jamais remarqué qu’ils étaient aussi bleu…
D’un bleu foncé vers la pupille, comme le lapis-lazuli, puis de plus en plus claire pour finir comme le ciel…
-Hurm ! Excusez-moi ! S’exclama une voix qui me fit sauter au plafond, perdant le contact visuel.
-Biiiip ! (le boitier) Hyaaha ! (moi)
Le blond et moi baissons la tête en même temps pour cligner des yeux.
Je me rhabille, en prenant soin d’accorder une graaaande importance à chacun de mes gestes pour ne pas à avoir à croiser le regard des deux hommes.
-De quoi ai-je besoin pour ‘travailler’ ? Demandais-je à l’asiatique en prenant toujours un très grand soin de ne pas croiser son regard.
-Heu… Une tousse, un agenda, des feuilles ou des cahiers, je vous laisse le choix, mais si vous n’arrivez pas à vous organiser avec des feuilles, vous prendrez un cahier !
-D’accord !
Je pris rapidement mes affaires et sortis de la pièce en trombe devant les deux hommes.
-Suivez-moi ! Allons dans la bibliothèque ! Fis-je en tirant mon nouveau professeur par le bras, ne remarquant même pas que mon geste étais très impoli et qu’il aurai pu me passer un savon si il voulait, mais Monsieur Nakamura ne dit rien et me suivi en silence, la tête pleine de questions…
« Tu vas me le payer, sale BLONDE ! Tu veux la guerre ? Hé, bah, tu vas l’avoir ! Qui sème le vent récolte la tempête ! Tu vas regretter cette humiliation… »
Fin du chapitre 7