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Fiction » Romance » Des épines et des ailes font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Mithy
Fiction Rated: T - French - General - Reviews: 39 - Published: 07-22-06 - Updated: 07-23-07 - id:2216365

DROITS DE L'HISTOIRE : A MOI !! TOUT ! XD même le titre de l'OS, n'a moi d'abord xd.

Genre : « Yaoi » mais il n’y a pas que ça, oneshot, partie de l’arc « des épines et des ailes »

Rating : T

Pour qui ? Pour tite M, happy b-day !

Mici ! A tous pour vos petits mots.

Résumé : Crash/clash


Des épines et des ailes

Le sourire de la marionnette

20 Octobre 2005 22h45

Audran était chiant.

Audran avait tendance à être irréprochable au début et cela le rendait à la fois rassurant et déstabilisant.

Jamais un mot de trop, jamais de clash, jamais de stress, le genre de relation dont on rêve jusqu’à ce qu’on la subisse.

Le Kiffe amer.

Jaylé avait tendance à détester les clashs et à fuir ou jeter sévèrement toute personne susceptible de le gonfler.

Il n’avait pas prévu que cette pseudo perfection l’horripilerait, ni ce léger sentiment d’infériorité quelque part, même si le mot écorchait sa conscience et sa fierté. Il ne pouvait écorcher ses lèvres parce que jamais il ne prononcerait ces mots.

Infériorité, oui, quelque part, pas parce que son mec serait plus expérimenté – l’âge ne faisait pas forcément l’expérience en certaines matières –.

- Putain il est 22h45, c’est quoi ces journées de merde ? Je suis pas assez payé pour faire nocturne.

Non, c’était cette impression de maturité qu’Audran dégageait naturellement qui avait fini par être pesante.

Pas tous les jours, pas tout le temps, juste les soirs où Jaylé était d’humeur tempête face à un lac trop lisse, trop parfait, trop compréhensible.

Trop plat.

Un mur recouvert de peinture.

Une sorte de sollicitude indifférente.

Même si le sexe était vraiment très bon, même s’ils s’entendaient bien, même s’il n’y avait rien à signaler, cette routine commençait à le gonfler…

Et il allait y remédier même s’il avait fini par s’habituer. C’était gonflé ? Rien à foutre, il n’était pas parfait, lui.

- Audran t’es là ?

Alors qu’il allait tout tranquillement vers son premier clash, Audran avait cessé d’être sans reproches.

Il avait commencé à oublier des choses dans l’appart’, à le fliquer plus ou moins discrètement.

Il était en train de rompre le pacte de tranquillité « on se prend la tête, on se lourde ».

Audran était en train de casser la routine, Jaylé devrait être content, son mec se comportait limite comme un gamin.

D’aucun dirait que Jaylé était paradoxal, qu’il ne savait pas ce qu’il voulait : la routine l’emmerdait, Audran l’emmerdait en étant parfait, Audran l’emmerdait en cassant cette perfection.

Mais pas totalement cassé. Jamais totalement cassé. Mal cassé.

Jaylé sait ce qu'il veut et il ne l'obtient pas.

- Audran ? Oh putain le con, il a oublié sa clé près du répondeur.

Audran était un os fracturé en plusieurs points quand Jaylé voulait une fracture nette, sans se préoccuper de ses propres fêlures si toutefois il en avait.

Tout le monde n’avait pas de problèmes existentiels et Audran avait un problème, c’était clair. Et Audran était devenu le problème de Jaylé.

Quand il s’énervait de ce flicage intempestif aussi étouffant que discret, Audran se contentait de le regarder de ses beaux yeux verts, sans dire un seul mot.

Juste avec un très léger sourire d’excuse.

Lisse, lisse.

Un sourire plutôt doux mais Jaylé le trouvait limite glacé.

Limite.

« Limite ».

Figé comme une marionnette à la fin du spectacle.

Mais qui tirait les fils ? Certainement pas lui, Jaylé ne comprenait rien.

Il ne comprenait pas ce qui lui donnait envie d'éclater cette « limite ».

Il ne comprenait pas pourquoi il voulait voir ce type en colère, voir voler en éclat cette pseudo perfection, sans demi-mesure.

Il ne comprenait pas pourquoi il voulait revoir le regard d’Audran quand il avait murmuré son prénom via la webcam.

Ce regard qui n’avait strictement rien de lisse. Rien d’artificiel.

Il ne comprenait pas pourquoi Audran le rendait compliqué.

Ni pourquoi il lui manquait quand même, même quand il était comme ça.

Absent.

- 5 messages ? Pourquoi il clignote pas ? Le truc il merde encore ?

En déplacement professionnel, la marionnette s’était cassée et lui avait laissé un message « normal » sur son répondeur.

Avec les autres.

Un message comme si tout allait bien, comme si Jaylé était complètement à la masse, à s’imaginer des choses.

Comme si Jaylé se prenait la tête.

Comme s'il ne le prenait pas ouvertement pour un con.

Le répondeur ne clignotait pas alors que Jaylé n’avait écouté que 3 messages sur 5.

Vous avez 5. Messages. Message. reçu mardi à 09h04.

- Allo ? Allo ? C’est Steph, Jay je sais que t’es chez toi, réponds…

- ‘Tain Steph c’est pas une heure pour…. Biip

Message. Reçu mardi à 09h10.

- Jay c’est Ben. J’ai envie de te voir. Appelle-moi. Biiip.

Message. Reçu jeudi à 19h40.

- Audran c’est Jay. T’es rentré ? Si t’es pas rentré j’arriverai trop tard pour aller à la boulangerie, passe prendre le pain sinon on se démerde avec Picard. Merci.

Message. Reçu vendredi à 22h40.

- Jay c’est Ben. Viens…. Biiip

- Ben a appelé vendredi ? Bon à savoir.

Message. Reçu aujourd’hui à 18h30.

- Hello Jay. Demain je dois me rendre à Vienne pour un séminaire, je ne sais plus si je te l’avais dit.

Il l’avait dit, mais pas répété donc Jaylé avait oublié.

Il avait autre chose à penser.

- Je dors au Sofitel de Charles de Gaulle ce soir, l’avion est tôt. Et j’ai une bonne nouvelle, les travaux de mon appart sont terminés, le squat chez toi s’achève. Je t’appellerai demain dans la journée, si je peux. Bon courage. A bientôt, Jay, rêve de moi cette nuit.

Il l’entendait son demi sourire doux.

Lisse.

Figé.

Commercial.

Enrageant.

Mais qu'il parle, bordel, si quelque chose le faisait chier.

Qu'il se casse s'il voulait se casser.

Mais merde, quoi.

Merde.

Jaylé n'était pas mytho. Il ne laisserait pas Audran le prendre pour un con avec ses feintes et ses silences dans leurs prises de tête.

Le déplacement professionnel est on ne peut plus naturel.

Tout est naturel, tout coule de source, pas de raison de s'énerver, ce n'était pas comme si ça ne merdait pas.

Le squat chez lui s'achevait, c'était une bonne nouvelle après tout.

- Ouais c’est ça.

Audran avait changé les draps, c’était comme s’il n’y avait pas trace de lui dans le lit.

Ça faisait quand même bizarre de dormir plusieurs mois avec quelqu’un, avec une odeur même si les draps se succédaient et d’un seul coup revenir à l’aseptisé du Cajoline.

Il avait le lit pour lui tout seul, il pouvait faire venir Ben, il avait envie.

Ben, lui, ne le rendait pas compliqué. Il allait le rappeler.

Audran n’avait peut-être pas oublié sa clé, mais il avait dit « rêve de moi ».

A moitié cassé, à moitié barré.

Là sans l’être.

- Hm...

Pas entre les draps mais bien dans ses rêves.

Et il a eu chaud, très chaud et c’était bon, comme ça l’était toujours.

Et c’était très fort ce qu’il ressentait dans son corps.

Jaylé s’était endormi la main sur le combiné, prêt à appeler Ben pour se vider la tête et le reste.

Et il ne l’avait pas fait, bien, très bien voulu, bordel de pas pu.

Audran faisait chier et il n’allait pas le faire chier longtemps.

Il casserait les fils de la marionnette.

Il y avait des limites à dépasser.

Fin


Bienvenue dans le monde d’Audran et de Jay…

Héhéhéhéhéhéhéhé vous me haïssez, hein ?

J'espère que ça vous aura plus, surtout à toi tite M !

La suite ?

Si vous le voulez au prochain oneshot !



© Copyright 2006 Mithy (FictionPress ID:484577).


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