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Author: Katsumi W
Fiction Rated: K - French - General - Published: 08-17-06 - Updated: 08-17-06 - Complete - id:2231973

Auteur: Katsumi W
Titre: Etalage
Genre:
Bizarroïde ?
Etat: Terminé
Rating: K
Commentaire: Bien le bonjour/soir !Ca faisait longtemps non ? X3; Je vais vous offrir la lecture d’un petit texte rédigé pendant mon exam d’Histoire des faits économiques (en février)… Le contexte est important sans l’être : c’était un devoir, certes, mais il avait surtout pour sujet l’économie… et Etalage vous montrera à quel point l’économie associée à la Wicka’s touch est étrange…
A vous de voir ce qu’il faut penser de ce texte expérimental sans début ni fin…


Etalage

Un éclair au cœur de la nuit, un diamant perdu dans le charbon, un éclat de lune en plein jour. Un sourire au milieu de ses larmes.

Je n’ai jamais été une personne qui…comment dire… ? Une personne qui étale ses sentiments. L’étalage n’est pas mon domaine, je lui préfère l’emballage de paquets.
Etaler la « marchandise » est utile puisqu’on attire la clientèle, mais que proposer si le seul intérêt de la boutique était en vitrine ? Le client repart, déçu. Je crois… oui, je crois qu’il faut attirer l’œil par de petits détails… de petits indices, articles susceptibles d’amener dans le magasin des personnes qu’intéressera la marchandise vendue.
Notez : une librairie mettra en vue une nouveauté qui se vend bien, mais également quelques œuvres plus personnelles, correspondant aux goûts du « vendeur » ou à ceux, qu’il pense être, des clients potentiels. Le fait est qu’il aura bien d’autres livres en rayon et que les lecteurs trouveront peut-être, ou sûrement, si c’est cette vitrine qui les a poussés à entrer, leur bonheur.
A côté, certaines boutiques mettent en valeur des objets hétéroclites en les étalant puis le client est surpris de pénétrer dans une épicerie et ressort précipitamment, bien décidé à ne plus s’y laisser prendre.

Je tends à penser que les gens ressemblent à ses magasins… ou à leurs vendeurs, question de point de vue ! Ils deviennent même clients puisqu’ils marchandent tous les uns avec les autres. On ne peut être juste vendeur ou client. Peut-on se contenter d’être magasin ? A moins que chacun ne soit un produit qu’il tâche de vendre par ses propres moyens.
Là n’est pas le sujet. Quel est le sujet ? Vous voyons ! Ou moi. Enfin… nous, semble-t-il.

Comme je le disais un peu plus haut, je ne suis pas une personne qui étale. Je n’aime pas les arnaqueurs qui prétendent ce qui n’est pas. J’apprécie en revanche ceux qui savent distiller leur savoir et leur(s) produit(s). Parfois le client, lui-même produit et vendeur, s’en désintéresse, mais c’est souvent pour cause d’impatience aiguë… Le fait est qu’il faut tout de même avoir une vitrine si l’on veut vendre. Et de préférence une vitrine un minimum agréable. Une touche de délicatesse et le tour est joué. Ne pas être trop sombre et renfermé. L’attitude ténébreuse et impossible à approcher, toucher du doigt, attire inexorablement, mais lasse tout autant.

Il me faut cesser ces digressions… Je n’aime donc pas les « étaleurs » et apprécie les sages discrets. J’aime aussi beaucoup les clients. Ils viennent acheter mais vendre également. S’en rendent-ils seulement compte ? On marchande, on négocie jusqu’à trouver un terrain d’entente… ou pas.
Les joutes de ces deux camps sont dignes du plus grand intérêt… chacun a à perdre et à gagner, le tout est d’établir un genre d’équité. Il arrive qu’un client soit prêt à tout pour obtenir un produit ; que le vendeur accepte ou non de le céder, de se céder, ne tient alors qu’à lui.
Je parle bien entendu de marchander sans contrainte extérieure ! Pas de chantage odieux, pas de corruption, quand bien même il est entendu que chaque cœur est corrompu, et surtout un terrain neutre, ou presque, car s’il est de « notoriété publique » que tous les goûts sont dans la nature, il n’en est pas moins vrai que le partage des préférences n’a été guère égal.

Ainsi, les deux moitiés discutent. Consciemment ou non d’ailleurs. Deux débats différents se mêlent peut-être. Celui officiel, qu’entendent les autres clients dans le magasin, pendant que se noue l’échange officieux, car ce qui est à perdre ou gagner ne se pèse pas dans le cas présent comme des pièces sonnantes et trébuchantes. On parle d’échange ou de prix, mais pas d’argent. Et à l’instinct et aux hormones de se provoquer en duel, amenant en spectateurs l’orgueil, la confiance, la mauvaise fois, le bon sens, le très cher ami ego et l’ennemi fatal appelé sentiments.
C’est le début et la fin. Ballet mortel qui entre en résonance avec les mots qu’échangent les deux individus. Qui vaincra ? Y aura-t-il seulement un vainqueur ?

Je ne juge pas. J’observe, ou plutôt, j’admire. C’est superbe. Un feu d’artifice aux milles couleurs, éclatant encore et encore. N’ayez pas peur du bruit, des explosions… ce n’est dangereux que pour eux…

Je ne suis ni acheteur, ni vendeur. Ca ne m’intéresse pas, je préfère observer. Mon rôle est de faire les paquets. Je me charge d’entourer soigneusement le produit vendu, le produit acheté. Du papier, beaucoup de papier… c’est fragile… Du plastique aussi… on ne sait jamais… Un carton et du papier cadeau, puis le ruban… le paquet est fini. J’espère que le papier et le plastique empêcheront l’œuvre de s’abîmer, ou pire, de se briser… elle n’est pas finie, elle change encore dans le carton. Laissez-lui le temps de se solidifier, prenez-en soin. Oui… c’est à vous d’en prendre soin désormais.

Fin

Hurm... -se triture les doigts- Voilà.... c'est fait... >>; J'ai reposté un bidule... bizarre en plus... et il existe un dessin qui l'illustre, fait par mes petites papattes mais bon...
. (rajoutez juste le double slash après "http:" si vous désirez le voir...X3; ) Si commentaire vous désirez laisser cliquer en bas à gauche il ne faut pas hésiter à !



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