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Auteur: Katsumi W
Titre: Il était une fois le chaos
Genre: RomanceFantasy
Etat: Terminé
Rating: K ( juste parce que ce n'est pas vraiment tendre, même si seulement suggéré )
Commentaire: Un chtit machin que j'ai écrit il y a quelques temps de cela... alors que je révisais pour mes partiels de juin...
OneShot étrange et bizarre, parce que c'est la veine dans laquelle je semble travailler dernièrement, malgré moi j'en conviens. J'en suis arrivée à me demander comment on écrit une histore normale, pourvue d'un début et d'une fin tels qu'on les voit dans les romans. Etrange non ? XD; Ne plus parvenir à suivre le schéma pourtant primordial sur lequel se base toute histoire... Enfin... ça reviendra ! (et peut-être que je parviendrai alors à continuer Un Caprice du destin ! >D;; )
Après lecture, n'hésitez pas à lapider, j'aurais eu le temps de me planquer de toute façon ! >>; -prend de l'avance-
Il était une fois le chaos
Le chaos… ce bruit sourd qui ne demande qu’à être entendu… attendu… Les sombres troupes avancent toujours et un cœur cogne douloureusement dans ma poitrine.
J’entends, je l’entends. Il détruit tout sur son passage. Aucune pitié ne l’anime, ne l’animera jamais. Sait-il ce que sont les sentiments, leur signification ? A-t-il goûté aux « plaisirs » de la chair par le passé ? Est-il parvenu à ressentir quelque chose ?
J’ai peur… je ne pourrai le nier. Je tremble de tout mon être et les frissons qui parcourent mon corps ne semblent vouloir cesser. Mais oui… moi, j’ai pitié de celui qui ignore ce mot.
Il ne connaît pas la douleur, mais a-t-il jamais connu la douceur ?
Il crée la guerre, la vit, l’achève. Que sait-il de la paix ?
J’ai croisé son regard… constamment trouble, insistant mais fuyant, dur mais voilé. Il ne me paraît pas présent quand il est pourtant bien là.
Une main diaphane passe sur une joue meurtrie et y cueille une larme.
Il est là.
On a frappé à la porte d’entrée. Je suis sortie par derrière. Je cours, je cours sans m’arrêter et suis à bout de souffle tandis que le village brûle dans un crépitement de flammes.
Des cris résonnent et emplissent ma tête. Ils courent tous. Il marche. Aucun n’en réchappera et ils le savent, mais ils fuient. Maudit instinct de survie.
Je me précipite vers la forêt et trébuche, m’étalant dans la boue. Je me relève, vite. La course recommence. Ma robe est lourde, trempée. Des mèches de cheveux sont collées dans mon cou. J’ai chaud et frissonne pourtant. Désespérément.
Me voici qui tombe à nouveau. Ma cheville me fait souffrir, je ne me relèverai pas. Je recommence à trembler en me recroquevillant doucement. Où est-il ? Combien de villageois reste-t-il ? Combien de temps encore ?
D’autres larmes naissent et la main les cueille une à une, aidée de son double.
Où est-elle ?
Il en reste une. Je le sais, je le sens. Elle est proche.
Je progresse lentement au milieu des herbes. Aucun ne m’a résisté. Aucun n’a tenté de m’affronter. Ils se sont contentés de crier, pleurer, supplier.
Ces arbres sont grands… hauts et larges. Je m’appuie sur un tronc et regarde autour de moi, silencieux. Oui… quelqu’un respire non loin.
Je tends l’oreille pour m’orienter. Le son semble immobile. Elle ne se déplace plus. Cherche-t-elle à se dissimuler ? Quelle idiote. Encore une proie facile. Bah, ce n’est pas comme si ça changeait quelque chose.
J’ai repris ma marche. Je me dirige vers elle. A chaque pas, j’entends son souffle se rapprocher.
Ca y est. Elle est derrière cet arbre, de l’autre côté de ce bosquet. Elle est bruyante. Mes oreilles réclament les bienfaits du silence pour effacer les cris.
Une douce attention qui devient sourde emprise.
Adossée à l’arbre, elle lève les yeux vers moi. Si je devais me baser sur leurs critères, je la qualifierai de « belle », et ce malgré la crasse dont elle est couverte.
Je fais le tour de l’arbre pour être face à elle. Elle me suit du regard, tremblante. Ses yeux sont écarquillés mais elle ne semble pas avoir peur. Sa respiration est décidément bruyante.
Pourquoi me fixe-t-elle ainsi ?
Ses frissons ont cessé. Je l’observe se lever avec difficultés. Elle fait un pas vers moi et dépose sa main sur ma joue. C’est froid. Elle passe sa main gauche sur ma seconde joue. J’ai chaud.
Je la transperce et elle esquisse un sourire, une larme roulant sur sa joue alors qu’elle passe ses bras autour de mon cou. J’ai un sanglot.
Pourquoi pleures-tu ?
Il était une fois le chaos. Au détour d’une forêt, il rencontra l’amour, cette fatale femme qui l’emmenait toujours avec elle et qu’il emmena à son tour…
Fin