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Fiction » Romance » La chose la plus précieuse font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Lexy-Kun
Fiction Rated: K - French - Romance - Reviews: 3 - Published: 08-21-06 - Updated: 08-21-06 - id:2234090

Auteur : Lexy-Kun

Genre : One-shot, court, fluff (c'est-à-dire incroyablement mignon et adorable)

Rating : K, parce qu'il paraîtrait que les moins de 9 ans ne doivent pas lire de gros mots...

Remarques : Review hautement appréciée, aimée, chérie, adorée, vénérée... Je suis accro aux reviews...

La chose la plus précieuse

Bien qu’ils se trouvaient en classe, il transportait encore et toujours cette vieille poterie maladroitement faite main, qui ressemblait à un mélange de coupe et de petite assiette. On y voyait parfaitement les marques des doigts, et la peinture – bleue nuit et argenté – commençait à s’effriter, révélant la terre glaise dessous.

Qu’est-ce que cette poterie avait donc de si particulier pour qu’il l’emporte partout ? Il avait dû le lui demander des millions de fois, voir des milliards, mais n’avait jamais obtenu de réponse. Un rougissement et un haussement d’épaule. Rien de plus

Et cela avait le don de l’agacer au plus au point…

« Montre-moi cette poterie ? lui demanda-t-il à la pause.

Il voulait l’examiner une fois encore, trouver un indice peut-être. Son camarade rougit un peu, hésitant, puis lui tendit l’objet du bout des doigts. Merde, comme ce type qui faisait près d’une tête de plus que lui et qui était un véritable crack en sport pouvait avoir l’air aussi fragile ? On aurait dit qu’il n’avait pas changé depuis le collège, lorsqu’il était encore petit et maigre. Soupirant, il agrippa la poterie… pour la sentir glisser entre ses doigts. Oh putain !

Il vit avec effroi l’objet s’écraser au sol, se brisant en milles morceaux. Merde, merde, merde… Totalement irrécupérable. Et merde, et merde et merde !

« Je… je suis vraiment désolé… murmura-t-il, mortifié

Il n’arrivait pas à y croire. Il venait de péter sa poterie ! Et… oh non, c’était des sanglots qu’il entendait ? Horrifié, il tourna son regard vers son meilleur ami, à genoux devant les morceaux. Ses épaules tremblaient spasmodiquement, et il cru voir une larme glisser sur sa joue… Oh putain, il venait de le faire pleurer !

Oh mon Dieu, excuse-moi je suis désolé, je t’en supplie pardonne-moi !

Pourquoi, mais pourquoi est-ce que cet objet à la con était si précieux pour lui ? Ca ne pouvait pas venir de son petit frère ou de sa petite sœur, il n’en avait pas et n’en avait jamais eut ! Il l’avait au moins depuis la cinquième, année où ils s’étaient retrouvés dans la même classe, et était donc bien trop jeune pour avoir un enfant capable de faire cela. Alors pourquoi ? Si seulement il savait, il ferait tout pour le remplacer…

C’était… commença son ami, la voix éraillée presque sanglotant. C’était… le premier et unique cadeau que tu m’ais jamais fait.

Quoi ? Mais… mais de quoi est-ce qu’il parlait ?

On était ensemble, au centre aéré. Tu ne t’en souviens sûrement plus… Des garçons avaient commencé à me battre pour me voler mon goûter. Je pleurais et j’hurlais, mais je n’arrivais à rien parce que j’étais encore trop petit et maigrelet à l’époque. Alors, tu les a tous tabassés, et puis pour me consoler tu m’as offert cette poterie qu’on avait tous dû faire à l’atelier le matin même. Si tu savais comme je t’ai admiré à ce moment-là… Tu ne t’en souviens sûrement plus, hein ? On devait avoir à peine six ou sept ans à l’époque.

Il resta un moment cloué, incapable de réagir. Alors… c’était pour ça ? Cette pensée l’électrisa, avant qu’un doute ne l’assaille :

Comment tu peux être sûr que c’était moi ?

Tu as un prénom peu commun tu sais, et je m’en souvenais bien. Et puis, tu n’as pas tant changé que ça. En plus j’ai reconnu ta mère quand je l’ai revu. Tu sais, je t’avais suivi du regard toute la journée après ça, mais je n’ai pas osé t’aborder. Pareil le jour où je t’ai reconnu en cinquième… Enfin, heureusement, tu as fait le premier pas pour moi.

Il eut un petit rire nerveux, mal à l’aise, essayant de comprendre tout ce que cet aveu impliquait.

Tu sais… qu’on dirait presque une déclaration d’amour ?

Le regard si sérieux et si perdu du jeune homme planté dans le sien lui bloqua le souffle. Putain… c’était une déclaration d’amour… Avec une once d’hésitation et de crainte, il se pencha doucement vers son ami, et effleura ses lèvres des siennes…

Encore désolé, pour la poterie. Je t’en ferais une autre si tu veux.

Un sourire un peu tremblant, et puis cette réponse :

Ce n’est pas grave. J’ai peut-être perdu ce que j’avais de plus précieux, mais j’ai trouvé bien mieux encore… »



© Copyright 2006 Lexy-Kun (FictionPress ID:495052).


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