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La vie est dans la mort, la mort est dans la vie.
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Disclaimer : Le texte, le spersonnages, le scénario sont à moi. Merci de les respecter
N/a : texte écrit pour mon atelier d'écriture, j'espère qu vous aimerez ;;
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Une femme pense dans l’ombre fraîche de sa chambre. Elle observe la lune depuis tellement de temps. Pourtant la nuit commence et elle ne cessera de s’étirer jusqu’au matin. Ses yeux brillent étrangement, comme les pupilles d’un chat. Elle est belle, pâle comme la mort. Mais, peut être est-elle la mort.
Son esprit divague à travers les siècles, les années, les mois, les jours, les heures, les minutes et les secondes. Sa mémoire ne lui a jamais fait défaut. Elle aurait pu décrire le moindre bourdonnement d’une mouche, une nuit de l’été 1969. Elle aurait pu faire tant de chose. Elle pourrait faire tant de chose. Mais sa mort s’arrête au jour levant. Pourtant. La nuit dure tellement longtemps.
Enfin elle réussit à fixer la course de son esprit. Elle savait qu’elle devait cesser cette mascarade qui n’avait que trop duré. Ce jeu du chat et de la souris qui ne voulait se terminer. Il fallait qu’elle lui fasse comprendre qu’il n’avait jamais été le chat et qu’en aucune façon, elle n’avait été sa souris. C’est elle qui avait toujours eu les rênes, elle qui le faisait courir, elle qui allait y mettre le point final.
Parce que c’était elle, la mort.
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Un homme pense. Il pense à sa vie, à ce qu’elle a été, à ce qu’elle est, à ce qu’elle sera. Il lui reste du temps, il n’en est qu’à la moitié de sa vie. 50 ans. C’était court pourtant. Quand on pensait à l’immortalité, c’était une durée ridicule. Il souffle et tire sur sa cigarette. De tout temps les hommes avaient recherché la vie éternelle mais s’obstinait à pourrir leur corps.
Il pense à elle. Elle qui ne changeait pas, qui ne changerait jamais. Ses yeux brilleraient un peu plus avec les siècles et ses cheveux prendraient les mouvements du vent. Il se souvenait d’elle, lors de leur première rencontre, alors qu’il n’avait pas l’âge du collège. Belle comme le jour et pourtant elle était la nuit. Elle l’avait subjugué et il l’avait oublié.
Jusqu’à ce soir de juin, dans une chapelle baroque du sud de l’Italie. On donnait un concert d’orgue. Majestueux, royale. Il s’était laissé emporté par ce lyrisme étouffant, fermant son esprit à tout ce qui n’était pas musique. Malgré tout il l’avait revu. Il n’aurait pu en être autrement. Elle semblait briller sous cette lumière trop vive. Elle avait été hypnotisée par cette beauté du lieu et du moment, fermée à tout ce qui n’était pas complainte de l’instrument.
Seulement, comme lui, elle fut arrachée aux notes graves de l’orgue, plongeant ses yeux des ténèbres dans ceux si bleus du jeune homme. C’est là que tout avait commencé. Cette course poursuite, cette envie de l’avoir, pour lui, d’être comme elle. De connaître les siècles futurs au près d’elle. Cette nuit la course prendra fin et il moura pour mieux renaître, à ses côtés, comme il l’avait décidé.
Tous deux entendaient dans leurs têtes, cet air qui chante, cet orgue qui joue, comme au soir de leur re-rencontre, comme ce soir où le destin fut scellé. Une musique grave, suave, solennelle, écœurante. Poisseuse du sang qu’elle entraîne.
Cet air qui pu la mort.
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Elle écrit, de sa belle écriture à l’ancienne, prenant son temps pour former ses lettres avec harmonie. Un journal qu’elle tient depuis plus d’un millénaire. Comme à chaque fois, ses mots sont durs, revêches, empreins d’ironie et d’humour noir. Un millénaire de mort, consigné dans cet énorme cahier. Ces mots brisent, saignent.
C’est un adieu.
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Il est là, debout sur cette place phénoménale, témoin de la puissance de l’église. La place du Vatican avec ses lourdes colonnes, rappelant l’antiquité, avec la Basilique St Pierre en arrière fond. Toute cette atmosphère qui fait de ce lieu un symbole.
Elle s’avance, parfaite. Tout le monde est beau dans la mort.
Elle ne dit mot, comme si sa bouche était scellée. C’est lui qui parle. De cette passion qu’il a pour elle, de cette envie de rester à ses côtés pour toujours. De la vie éternelle. Elle le fixe de ses yeux de seize ans. Un sourire vient décorer ses lèvres. Il est cruel. Elle rit. Rire métallique du sang et de la mort. Et elle parle, enfin.
Où y a t-il passion quand il n’y a que du sang ? Veut-il donc d’un futur fait de cris et de mort ? Est-il près à sentir ce liquide poisseux pénétrer dans sa gorge, son œsophage, son estomac et puis arriver, enfin à son cœur arrêté, pour alimenter son corps, un cadavre vivant ?
Non.
Non parce que personne n’est près à cela. Personne ne peut se rassasier d’une telle fin.
Il cri, il hurle, il veut. Il n’aura rien et elle le dit, car elle n’a rien à donner. La mort n’est pas un cadeau. On n’offre pas la mort. Il sait qu’elle ne dira plus rien car elle a déjà tout dit.
Elle est la mort et elle ne se donnera pas.
Alors elle part, elle avance vers lui, le dépasse et chante. Elle chante dans sa tête, une vielle berceuse que sa mère lui contait pour éloigner les esprits.
Et il l’entend, elle résonne, frappe contre ses tympans, sans pour autant s’élever dans l’air de la nuit. Les paroles enfantines, l’air vieux. Une chanson du moyen âge.
Et il a peur. Elle n’a pas seize ans la jeune fille, elle a l’âge de Charlemagne. Elle est plus que centenaire. Elle est la mort, un démon sous la peau d’une enfant.
Elle chante dans sa tête une chanson si étrange.
N’ai point peur petite fille, n’est point peur mon enfant
Le démon s’il existe, le démon s’il est vivant
Il ne mange que la lune, il ne mange que le sang
Car la lune, petite fille,
Car le sang, mon enfant,
Est dîner de Satan
La lune continu à briller, éclairant la peau pâle de la jeune femme de ses rayons. C’est là qu’il se rendit compte qu’ils n’étaient pas seuls. Un groupe de jeunes, rentrant de boite sûrement, criait, rigolait, chantait, la démarche en chaloupe, un coup dans le nez.
Un garçon c’était séparé du gros de la troupe pour rentrer chez lui. Il ricanait comme un imbécile. Bientôt, il n’y eu plus que son rire, les autres étant partit. Le jeune homme se rapprochait de plus en plus d’elle, sans réellement la voir.
D’un coup elle fondit sur lui, les crocs sortis, les yeux de sang. Elle n’avait plus rien de beau ni d’humain. Le sang coulait à flot sur sa robe, tachant sa peau. Le garçon criait, hurlait. Il voulait de l’aide, du secours. L’alcool ne lui faisait plus aucun effet. Il y avait juste la peur.
Elle est Vampire et la nuit le révèle.
Elle eut un sourire triste, amer. Son chat cupidon était parti. Il avait pris peur devant la scène qui s’était offerte à ces yeux. N’importe qui se serrait pissé dessus. C’était la loi de la mort.
Elle fit un nouveau pas sur le parvis de la Basilique. Un nouveau jour se levait. Une nouvelle nuit mourrait. Les rayons du soleil virent chatouiller ses pieds nus. C’était si doux, si chaud.
Elle fit un autre pas et la lumière l’éblouit.
Elle allait être vivre, enfin.
Elle émit un dernier éclat de rire alors que son corps se consumait.
Oui, la vie, pour toujours.
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Un petit mot? éè