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Author: Melindra
Fiction Rated: K - French - Romance - Reviews: 3 - Published: 09-21-06 - Updated: 09-21-06 - id:2250198

Tout est à Melindra, mais c'est tellement vieux qu'il y a une bonne couche de poussière...

Voici une série de proses diverses. Je vais des plus anciennes au plus récentes.

Non ne partez pas, je vais mettre ici un miniscule résumé de chacune d'entre elles:

1/ l'attente ou quand on se fait poser un lapin

2/ la mer des souvenirs ou quand l'automne arrive

Bon je sais que c'est pas terrible, mais avant de vous enfuir... une petite review ?


L'attente...

C'est une belle journée, ivre d'espoirs et de papillons qui dansent comme des fous. L'air est chargé de senteurs fraîches et du parfum de fleurs à peine écloses...

Assise sur l'un des bancs d'un parc toujours très fréquenté, elle attend. Son coeur est pareil à la journée, heureux et porteur d'une joie pour la première fois éprouvée : celle d'avoir enfin rendez-vous avec l'être aimé... Les gens passent sans faire attention à elle , sans vraiment bien voir toutes les couleurs du parc en fête.

Elle regarde sa montre : il est en retard. Ce n'est pas grave, la journée est si belle que ce petit rien ne saurait la gâcher!!

Les secondes s'accumulent mais son coeur reste léger. Il viendra, bien sûr! Bien sûr!

Bien sûr... Maintenant , elle regarde machinalement sa montre sans en voir les aiguilles. C'est plus pour se donner contenance, et elle reste seule sur le banc. Une peur sournoise envahit peu à peu son coeur alors que sa montre la nargue , impassible. Il est vraiment très en retard , mais il viendra. Il a promis...

Son coeur n'est plus léger : il se serre. Entre son angoisse et sa peur , elle parvient à garder un visage plus ou moins serein. Encore calme...

Elle n'ose plus regarder sa montre. Et déjà , les parfums de la journée se font plus lourds : le soir s'approche... Elle soupire, s'accrochant à un espoir désormais perdu, et à une merveilleuse page de sa vie qui aurait du être écrite aujourd'hui. L'espoir qui agrippe son coeur doucement desserre son étreinte et puis, s'enfuit dans l'incendie naissant du ciel.

Le parc va fermer ses grilles : les gardiens du parc lui demandent, avec une certaine douceur, celle que l'on réserve aux personnes convalescentes, de bien vouloir s'en aller. Le visage de la jeune femme reflète une soudaine mélancolie. Deux larmes naissent et meurent sans bruit sur ses joues. Un pauvre sourire, bien triste, clôt le souvenir de ce jour de printemps.

Elle soupire: le soupir de la femme qui a espéré et attendu....

20 Mai 1994



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