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Chapitre 1
La température était plus élevée que les normales saisonnières du mois d’avril et les élèves avaient laissé tomber les pulls pour des vêtements moins chauds et plus confortables. Les arbres commençaient doucement à fleurir et les pelouses étaient recouvertes d’une flore multicolore, agréable pour les yeux certes, pas vraiment pour s’y asseoir.
Alors que la plupart des élèves de deuxième et troisième année étaient déjà debout dans le gymnase à attendre, deux garçons entrèrent en attirant brusquement l’attention sur eux. Le plus jeune avait de longs cheveux noirs et des yeux verts perçants, dont on pouvait douter de l’authenticité alors que l’autre avait des cheveux ni trop longs ni trop courts de couleur presque blanche et des yeux d’une transparence étonnante. Ce dernier ne regardait même pas en direction de l’estrade et avait croisé ses mains sur sa poitrine, visiblement mécontent d’être ici.
-Allez Kei… comment aurais-tu réagi si tout le monde avait fait comme toi lors de la cérémonie de bienvenue ? demanda le brun.
-Justement, je me serais senti bien mieux !! Tous ces regards qui te dévisagent et qui n’attendent qu’un faux pas pour se foutre de ta gueule, ce n’est vraiment pas agréable ! Et encore moins avenant ! répondit son ami aux cheveux blancs.
-Avoue que ça te soule juste de rester debout pendant deux heures, se moqua le plus jeune.
-T’as tout compris, Sôra. Ca me soule.
-Ca commence…
Ils se turent à contre cœur et observèrent ce qui se passait sur l’estrade, une fois que le directeur eut fait son discours assommant auquel ils avaient le droit tous les ans. Durant la cérémonie, les règles du lycée furent expliquées à tous les nouveaux de première année ainsi qu’aux nouveaux de seconde et troisième année. Dans ceux qui furent présentés, il y eu des gens très intéressants, selon Sôra. Un garçon de première année, les cheveux roux en pétard et stylé malgré son uniforme, deux autres garçons de deuxième année : un aux cheveux noirs et l’autre aux cheveux châtains, tandis que son regard était inexorablement attiré vers le nouveau prof d’histoire, un homme sûrement tout juste sorti de la fac, aux cheveux châtains lui arrivant à peine aux mentons et aux yeux rieurs.
Le regard de Keiru, lui, fut attiré par le premier garçon qu’avait vu son ami. Un roux, artificiel, aux yeux noirs et au style indécent. Il ne le dit pas mais le brun, le connaissant bien vu qu’ils habitaient ensemble depuis deux ans, le remarqua tout de suite et entreprit de le taquiner en rentrant chez eux.
-Alors ce petit rouquin, il t’a bien plu, hein ?!
-Ne raconte pas n’importe quoi. Il ne m’a pas plu plus qu’un autre.
-Ah oui ? Quel autre ?
-Arrête !! Tu sais très bien ce que je veux dire !! il n’a pas été mieux qu’un autre ou quoi que ce soit ! D’ailleurs je ne vois même pas de qui tu parles ! s’exclama-t-il avec une mauvaise foi incroyable.
-C’est étrange, il y a quinze secondes tu semblais très bien voir de qui je parlais…
-Tu commences à me soûler, Sôra.
-Je veux juste que tu avoues qu’il t’a plu.
-Ce n’est pas le cas ! Fous-moi la paix ! s’exclama-t-il laissant tomber son ami et en se dirigeant vers un arrêt de bus.
-Kei… ! Arrête, reviens !
-On se voit à la maison ! s’exclama-t-il, en colère, en montant dans le véhicule.
Le brun soupira. Il avait l’habitude de l’humeur changeante de son ami mais cela avait tendance à l’agacer, surtout dans ce genre de situation sans importance. Il rentra alors seul chez eux et quand il arriva il vit le blond assit sur le canapé, lisant le programme télé de la soirée, une moue d’amertume lui barrant le visage.
-Qu’est-ce qu’il y a de bien ce soir ?
-Absolument rien. Malheureusement. J’aurais bien aimé me détendre avant la rentrée de demain… mais on ne peut pas compter sur cette bonne vieille télé, on dirait…
-Ne t’en fais pas, je vais aller louer un DVD.
-Non, laisse tomber, je n’ai pas trop envie de regarder la TV, finalement. Je pense que j’irai me coucher tôt après manger.
-Comme tu veux…
En effet le blond s’enferma dans sa chambre dès qu’il eut fini de faire la vaisselle et essaya de faire le point sur ce qu’il ressentait à présent. Comment était-ce possible qu’à peine quelques heures après la rentrée il se sente déjà aussi mal ?! Cela ne lui ressemblait pas de se prendre la tête de cette façon et il regrettait de ne pas avoir suivit son caprice et d’être allé à cette cérémonie stupide. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas été autant attiré par un garçon qu’il se rendait à peine compte de ce qui lui arrivait à présent, une étrange sensation lui tordant l’estomac avec insistance.
Mettant cela sur le compte de la rentrée prochaine, il fit son sac et prépara son uniforme, le même depuis trois ans, à savoir un pantalon noir, une chemise blanche et une veste noire. Rien de plus simple. Il soupira bruyamment et s’allongea tout habillé sur son lit avant d’allumer une cigarette bien méritée. Il adorait observer la fumée fugace qui s’en échappait et le plaisir doublé de la détente qu’elle lui provoquait avait le don de le rendre accroc. Ce n’est que plusieurs minutes après avoir écrasé le tabac sur son cendrier qu’il s’endormit, sans même avoir retiré son pantalon ou s’être allongé sous les couvertures.
Le lendemain matin, ils se rendirent au lycée où avait lieu la répartition des classes, encore un calvaire que Keiru aurait préféré éviter. La répartition se faisait dans le gymnase, sous les regards de toutes les personnes allant au lycée. Une fois encore les deux garçons eurent le loisir d’observer le nouveau aux cheveux roux qu’ils avaient remarqué durant la cérémonie d’entré et le reste des élèves. Sôra revit ceux qu’il avait aperçu la veille et entendit avec un sourire :
-Voici le professeur Mikasa Daichi. Il est nouveau dans cet établissement et sera professeur de japonais. Monsieur Mikasa est le professeur principal de la classe 3-A. Que tous les élèves que je vais citer se lèvent et aille le rejoindre. Akimine Tsubasa, Aitsuna Ayane, …, Kihon Sôra, …, Otsuhi Keiru,….
Quand le brun alla rejoindre les autres, il frôla presque imperceptiblement son nouveau prof et tenta sans grande conviction de calmer les battements de son cœur qui s’emballait. Il était homosexuel, d’accord. Cela faisait déjà trois ans qu’il s’en était rendu compte et cela ne lui avait pas posé de problème, l’acceptant naturellement. Mais tomber amoureux d’un professeur était autre chose, bien qu’ils n’avaient qu’une demi-douzaine d’années d’écart.
Il se reprit et observa son ami qui, comme il l’avait espéré, était bien à nouveau dans sa classe, et le vit en plein examen du rouquin. Ce dernier était en compagnie de sa classe et en le regardant agir, Sôra trouva étonnant que Keiru soit aussi attiré par lui. Autant dire qu’il n’était pas du tout son genre. Il avait l’habitude de voir Keiru sortir avec des filles et des garçons, sans distinction de sexe, mais ils étaient tous plus âgés et plus calmes que cette pile électrique qui se faisait déjà bien remarquer grâce à son physique. A ce qu’il avait vu, le blond n’avait pas de préférence particulière pour le physique, mais tous ses amants avaient été bien portants et musclés, alors que le rouquin était extrêmement mince et élancé.
Il sourit en voyant le regard perçant de son ami le scruter avec attention et se retourna vers son prof. C’est alors qu’il fut complètement décontenancé. Il s’était retourné face au jeune homme, et celui-ci semblait l’observer depuis un moment. Il essayait de retirer le sourire crétin qui lui barrait le visage quand il entendit la voix grave et ensorcelante du professeur :
-Kihon Sôra, c’est bien ça ?
-O…Oui.
-Bien ! La cérémonie de répartition est enfin terminée. Je vous remercie d’être là et je vous souhaite une année de réussite. Les professeurs peuvent désormais accompagner leurs élèves dans les classes. Merci, déclara soudain le directeur.
Ils se dirigèrent alors tous vers le bâtiment, classe par classe, et allèrent dans leur salle. Les élèves de 3-A s’assirent à leur place par ordre alphabétique et écoutèrent ce que leur prof avait à leur dire.
-Va falloir que tu te désintoxes ou que tu sois plus subtil parce que si ça continue le prof ne va plus venir de peur de se faire violer par un de ses élèves, gay, qui plus est, déclara cyniquement Keiru alors qu’ils étaient sur le chemin du retour.
-Je ne vois pas ce que tu veux dire….
-Mais non, c’est vrai. Enfin, c’est vrai qu’il est pas mal.
-Autant que le rouquin ?
-Arrête avec ça !
-Très bien, très bien.
-Bon, va falloir passer les annonces pour le groupe assez vite ou on y arrivera jamais…
-Oui, j’irai voir le responsable demain et je lui demanderai l’autorisation de mettre des affiches sur les tableaux.
-Ok.
Le lendemain matin, autorisation en main, Sôra accrocha la totalité des affiches qu’ils avaient faites. Ils cherchaient un chanteur et un guitariste pour créer un groupe de rock. Depuis quelques années ils pratiquaient la basse pour Sôra, la batterie pour Keiru ; et mourraient d’envie de créer un groupe et de vivre de leur musique. Ils avaient décidé de chercher des membres dans le lycée avant de mettre des affiches dans les live houses ou autre lieux musicaux de la ville, pour un aspect plus pratique que personnel. Le sexe n’avait que très peu d’importance mais ils préféraient des élèves motivés et de bon niveau, en terminale si possible. Satisfait de lui, le brun retourna voir son ami qui l’attendait en classe, les pieds nonchalamment posés sur sa table, les bras pendants dans le vide et les yeux clos.
-Debout Kei ! C’est la nuit qu’il faut dormir !
-Hun. Je réfléchissais.
-J’y crois dur comme fer, se moqua son ami en lâchant un ricanement ironique.
-T’as posé toutes les affiches ?
-Oui, bien que tu ne m’aies pas aidé.
-C’était pas bien dur.
Le garçon allait répondre quand le professeur fit son entrée dans la classe. Monsieur Mikasa l’envoûta comme d’habitude et il se retrouva sur un nuage, oubliant complètement l’insolence désagréable de son meilleur ami. Il se releva, poussa les pieds de Kei de la table d’un coup de coude et alla s’asseoir en dévorant l’enseignant des yeux.
-Sérieusement Sôra, ça frise l’indécence et il va finir par te foutre en colle, si tu continues.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-Bien entendu.
-Un peu de silence s’il vous plaît dans le fond ! Le cours va commencer.
C’est à ces mots qu’ils se plongèrent pendant une heure dans les abîmes incompréhensibles de la grammaire japonaise et de ses exceptions plus nombreuses que les règles régulières. Etonnement, Keiru était persuadé que les notes de son ami seraient nettement supérieures que celles de l’année dernière et qu’il aurait sûrement un très bon niveau en japonais. Après tout il suffisait peut-être d’avoir de beaux profs pour que les élèves réussissent…. Il laissa ses idées stupides de réformes du système d’éducation japonais à la fin du cours et se dépêcha d’aller voir les affiches dans le couloir. Elles se voyaient très bien et personne ne pouvait les louper, à en juger le nombre de personne en train de les scruter. C’est alors que son regard intercepta celui du roux de première année qu’il avait vu à la cérémonie d’entrée. Il avait l’air déçu et allait s’en aller quand il vit Kei. Il lui sourit sans raison apparente et continua son chemin en embaumant le couloir d’une étrange atmosphère de sensualité, exacerbant tous les sens du troisième année qui le suivit du regard.
-Ca sent les phéromones, par ici ! s’exclama Sôra en arrivant.
-…
-Il est devenu muet. C’est fantas… Aie !
Il venait de se faire couper par un coup significatif dans les tibias. Keiru n’aimait pas qu’on parle de ses sentiments, Keiru n’aimait pas qu’on lui fasse voir la vérité en face, Keiru n’aimait pas grand-chose, en réalité. Le brun sourit en voyant sa tête puis regarda les gens agglutinés autour de l’affiche. Il constata cependant que beaucoup regardaient, mais peu notaient le numéro de téléphone.
Parmi eux, un garçon de deuxième année. Guitariste depuis trois ans, il était particulièrement intéressé par l’annonce mais n’étant pas en dernière année, il ne prit pas le numéro de téléphone, de peur de se faire rembarrer. Kano Sanishi, 17ans, 1m73 pour 62kg tout mouillé, venait de faire sa rentrée dans ce lycée après avoir trop déserté le précédent. Son uniforme lui allait à merveille mais il restait un peu à l’écart des autres, la tranquillité lui important plus que la popularité. Il se détourna de l’affiche multicolore et se dirigea vers le réfectoire avec le vague espoir que la nourriture serait meilleure que celle de son ancien lycée.
-Kei !! J’ai des supers nouvelles !!
-Quoi ?! Quelqu’un a appelé pour le groupe ?!
-Ah. Euh… non.
-Ca me soule !! Quand est-ce qu’on va le monter, ce groupe, si personne ne se présente ?!
-Il faut patienter.
-Et ta super nouvelle, qu’est-ce que c’était ?
-Ryu.
-Ryu ?
-C’est le nom du rouquin. Il est en première année, classe D et apparemment c’est déjà une vraie star ! Tout le monde le connaît et j’ai même ses mensurations : 1m76 pour cinquan…
-Ca m’est égal ! Arrête de me parler de lui !! le coupa le peroxydé.
-Ah oui ? Et si je te disais qu’il est chanteur et qu’il aimerait entrer dans notre groupe, qu’est-ce que tu dirais ?
-…
-Il n’a même pas pris le numéro parce qu’il pensait qu’on l’enverrait balader parce qu’il est en première année. Qu’est-ce qu’on fait ?
-On raye la mention inutile. A savoir « élèves de terminale souhaités ».
-J’y vais.
-Laisse, je m’en charge.
Il prit un gros marqueur dans sa trousse et parcourut le lycée à la recherche de toutes les affiches. Alors qu’il arrivait dans le dernier couloir du rez-de-chaussée, il vit le fameux Ryu admirer l’affiche, une sucette dans la bouche. Keiru ne dit rien et se contenta de rayer la phrase. Au moment où il allait repartir, le cœur affolé par la vue de son cadet, ce dernier le saisit par le bras. Le blond se figea sans se retourner.
-Même si on n’est pas en dernière année, c’est bon ?
-Oui.
-Alors est-ce que je pourrais faire un essai, s’il te plaît ? Pour être chanteur, demanda-t-il avec une petite voix mal assurée.
-Viens mercredi après les cours au local de la classe de musique.
-Merci ! Au fait, je m’appelle Ryu Tsume.
-Keiru Otsuhi.
-Je… je vais te laisser, murmura le roux en sentant l’indifférence de son vis-à-vis.
Ce dernier pourtant, avait le cœur étrangement rapide. La petite main fine sur son bras et la voix douce du garçon l’avaient mit dans un drôle d’état et il était bien content d’être resté de dos. Jamais il n’aurait supporté que son cadet remarque la couleur rosée qu’avaient prit ses joues. Il soupira et remonta dans sa salle de cours, dire à son ami qu’il avait rayé toutes les affiches.
Le mercredi suivant, cinq personnes se présentèrent au local. Ryu, Kano qui avait appelé la veille, un garçon de terminale nommé Sei et deux garçons de deuxième année : Setsu et Chirino. Keiru et Sôra les saluèrent et le remercièrent d’être venus, puis firent entrer Sei, afin de lui faire passer une audition. Le garçon avait une voix agréable mais sûrement pas assez grave et « rock ». Les deux garçons de deuxième année, tous les deux guitaristes, avaient un bon niveau mais l’emploi du temps de Chirino ne convenant pas, seul Setsu était éventuellement futur membre. Fut ensuite le tour de Ryu et Kano, que Keiru décida de faire passer en même temps. La voix du plus jeune changeait du tout au tout dès qu’il approchait un micro, stupéfiant les trois autres garçons. En effet, sa voix plutôt ordinaire prenait alors des intonations complètement différentes, pouvant être aussi bien rauque et grave qu’aigue et douce. Kano quant à lui n’avait pas un niveau satisfaisant mais excellent et semblait être né pour faire du rock. De loin les meilleurs, Keiru et Sôra n’eurent pas à s’entretenir pour décider de garder uniquement les deux garçons.
Ryu se présenta un peu plus et ils virent avec joie que son emploi du temps était vide la plupart du temps après les cours et que ses parents lui laissaient assez de liberté pour qu’il n’y ait aucun problème de répétitions. Kano non plus n’avait pas d’inconvénients particuliers et quant ils virent qu’il ne lâchait pas sa guitare, Sôra lui donna une partition pour un des morceaux qu’il avait composé. Le châtain sourit avec satisfaction et s’y attela tout de suite, laissant Ryu aux soins de Keiru. Ce dernier s’assit à une table, suivi de son cadet, sortit une feuille blanche et un stylo et regarda le roux avec attention. Il lui dit de bien écouter la musique, de s’imprégner de l’ambiance, de ses sentiments et de ses sensations puis d’écrire sur le papier tout ce qu’il avait envie. Le résultat ne fut pas excellent mais cela suffisait au peroxydé qui écrivit les paroles pour l’instant temporaires de la chanson en quelques minutes. Le plus jeune sembla impressionné et commença à chanter selon l’air que Sôra lui dictait, laissant alors sa voix embaumer la salle d’une ambiance incroyable.
Au même moment, dans un appartement confortable d’un des quartiers les plus huppés de Tokyo, un homme de 23 ans se morfondait. En effet, depuis qu’il l’avait vu, ce lycéen ne cessait de troubler son esprit. Il n’avait jamais été attiré par quelqu’un de plus jeune et ressentir une chose pareille pour un de ses étudiants lui semblait être une grande faute impardonnable. Prostré sur son canapé en cuir, il réfléchissait à ce qu’il allait faire dés à présent, hésitant sur la marche à suivre. Il savait qu’il lui était interdit de sortir avec un de ses étudiants, et il ne pouvait pas jurer que Sôra était gay, mais il ne pouvait ignorer ses propres sentiments pendant encore 10mois. Ne contrôlant plus ses désirs, il décida d’aller se défouler en boîte et de ramener quelqu’un, histoire d’évacuer les frustations qu’il ressentait depuis trop longtemps.
Grâce à son physique de jeune premier, il avait presque toujours eu tout ce qu’il voulait. Et quand il n’y arrivait pas, ses parents se chargeaient de le lui acheter. Mais un garçon de 18 ans ne s’achète pas, il se désire, se fait faire la cour, s’alanguit, et finit par faire ce qu’il a envie.
Le lendemain matin, le jeune professeur se réveilla avec une gueule de bois rarement atteinte et sentit un corps contre sa personne. Il souleva la couette en fermant un œil, sûr de regretter ce qu’il allait y trouver, et observa un homme d’une petite trentaine d’années, mince et très mignon, serré contre son corps nu. Il ferma les yeux et essaya de trouver son caleçon, qu’il vit au fond de la pièce, sûrement jeté là-bas quand ils s’étaient déshabillés avec ardeur. Il lâcha un faible sourire et alla chercher le sous-vêtement afin de le remettre. Il prit une douche, s’habilla et chassa l’intrus, le laissant à peine se laver et manger avant de repartir chez lui, sans connaître son nom.
A suivre…