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Note : Bon voilà, je pensais poster ce chapitre plus tôt mais finalement avec les vacances et tout je n'ai pas pu... En tout cas merci pour les reviews (auquelles je réponds plus bas) et merci de lire mon histoire ! .
Chapitre 3
Il y avait longtemps que Keiru ne s’était pas levé d’aussi bonne humeur un dimanche matin. Il se dirigea vers la salle de bain en sifflotant et prit une douche fraîche puis s’habilla et prit un petit déjeuner à base de café et de céréales qui achevèrent de le réveiller. Alors qu’il revêtait sa veste en imitation cuir bordeaux, il vit Sôra sortir de sa chambre et se diriger en mode radar vers la salle de bain. Il lâcha un petit rire amusé et, casque sur les oreilles, sortit de l’appartement le sourire aux lèvres. Quelques minutes plus tard il devait retrouver Ryu à côté d’Hachiko. Conscient du cliché de la scène, son sourire ne fit que s’agrandir mais en observant attentivement la place, il ne vit aucune trace d’une tignasse rousse. Certes il était un peu en avance, mais il s’attendait à ce que son cadet soit arrivé avant lui et son absence provoqua un doute qui serra son cœur d’adolescent. Alors qu’il allait faire demi-tour, prêt à rentrer chez lui sans avoir vu Ryu, il vit ce dernier sortir de chez un marchand de glace, un sorbet rose et orange à la main. Ne sachant s’il devait rire ou rester figé, il choisit la première option et alla rejoindre le plus jeune après s’être rapidement calmé.
Le sourire du roux était pour tout ceux qui avaient eu la chance de le recevoir, un cadeau qui illuminait la journée, une dose de douceur, de pureté, d’insouciance qui avait le don de vous remonter le moral en n’importe quelle situation. Ce jour-là ne fit pas exception et quand Ryu se retourna en offrant son sourire le plus adorable à son aîné, ce dernier se sentit subitement plus calme et serein. Ils se saluèrent et le chanteur suivit son ami jusqu’au Like an Edison, un disquaire très répandu et fréquenté des groupes de rock indies. Keiru semblait d’ailleurs y avoir ses entrées et semblait très bien connaître le vendeur qui lui serra la main et lui parla dans une langue inconnue du plus jeune. Après avoir flâné quelques longues minutes dans les rayons, ils payèrent leurs acquisitions et sortirent du magasin, contents de leurs emplettes. Une fois dehors, Ryu observa Keiru avec attention. Ses yeux gris clair restaient un mystère insoluble pour lui qu’il mourait d’envie de percer mais il sentait que ce n’était ni le moment ni une chose à faire. Il ne le connaissait encore pas beaucoup mais derrière ses allures de leader et d’adulte, Keiru semblait cacher un lourd secret, quelque chose qui l’empêchait de se montrer tel qu’il était réellement.
-J’ai un truc sur le visage ?! lança le plus vieux en soupirant d’agacement.
-Non… bon… qu’est-ce qu’on fait, maintenant ? Tu… tu veux rentr…
-On a qu’à aller faire un tour du côté du 109-2.
-OK !
-Qu’est-ce que t’as à sourire comme un idiot ?!
-Rien rien !
Ryu ne s’était jamais sentit aussi bien qu’au moment où Keiru l’avait coupé dans son élan pour qu’ils aillent se promener. Il sentait que si il avait finit sa phrase, le batteur n’aurait sûrement pas eu le courage de le lui proposer et ils seraient rentrés sans autre forme de procès.
Il reposa sa guitare avec un soupire de lassitude et massa le bout de ses doigts meurtris. Il progressait. Il progressait même vite, mais dans le domaine social ça n’était pas trop ça. Il s’était fait de nouveaux amis en les personnes de Sôra, Keiru et Ryu mais cette fille restait imprimée dans son esprit et il ne cessait de se demander ce qu’il devait faire. Il ne lui avait jamais adressé la parole et ne savait comment s’y prendre pour se rapprocher d’elle. Un coup de foudre était-il quelque chose d’envisageable aujourd’hui ? En quoi est-ce qu’il était « amoureux » d’elle ? Il ne connaissait rien d’elle et de sa vie, de sa personnalité, de ses goûts. L’un pour l’autre, ils n’étaient que des étrangers évoluant dans le même complexe éducatif, rien de plus. Ca devenait de plus en plus dur de paraître joyeux et gentil quand son cœur commençait à lâcher et que son sang commençait à s’écouler par les interstices de son cœur trop compressé.
Une main parcourant le vernis de son instrument, il pensait sans arrêt à elle. A ses cheveux, ses yeux, son sourire. Tout respirait la gaieté et la joie en elle et il imaginait ça reposant, d’être près d’elle. Il aurait tellement voulu. Tellement…
-Ryu j’en peux plus, on rentre !
-Nan ! Encore un peu, sois sympa !
-Tu ferais mieux d’écrire une chanson au lieu de danser sur ce truc.
Le roux descendit de la plateforme DDR avec un sourire radieux et remit sa veste.
-C’est bon, j’ai fait assez de parties pour la soirée, on va manger ?
-Ok.
Les deux garçons marchèrent quelques minutes dans la fraîcheur de la nuit de Tokyo et allèrent jusqu’au mac do de Shibuya. Ils y commandèrent un menu chacun et s’assirent à une table de quatre, affamés par leur journée fatigante. Après avoir été au Like an Edison, ils étaient allés faire du shopping au 109-2 puis étaient allés dans une salle d’arcade. Quand le roux regarda autour de lui avec sa curiosité habituelle, un visage trop familier retint son attention. Le garçon le fixait lui aussi avec un sourire ironique et un frisson s’empara du corps du plus jeune. Il s’excusa auprès de Keiru en prétextant aller aux toilettes et y retrouva l’objet de son angoisse.
-Mais qu’est ce que tu fais là ?!
-Je mangeais. C’est qui ce mec ?!
-C’est… un pote du bahut. Il est batteur dans le groupe.
-Tu ne nous présentes pas ?!
-… Non ! Euh… ce n’est pas une bonne…
-Ok te prends pas la tête. J’avais fini, de toute façon.
Le brun sortit bruyamment des toilettes, prit ses affaires et s’en alla avec un regard de haine pour Keiru qui ne le regardait même pas. Le rouquin le rejoignit le sourire aux lèvres et finit son repas en rigolant comme d’habitude. Quelques minutes plus tard vint le moment de se séparer et de rentrer chacun de son côté. Le malaise de Ryu était palpable mais le blond fit semblait de l’ignorer et alla déposer son plateau. Une fois dehors, ils se regardèrent un long moment sans dire un mot puis le plus vieux, une main nonchalamment enfouie dans une de ses poches et l’autre s’amusant avec la fermeture de sa veste, embrassa Ryu sur la joue en lui souhaitant bonne nuit.
-Tu n’auras pas de problème pour rentrer ? lui demanda-t-il.
-Non, j’ai des amis par ici, je vais peut-être aller les voir…
-A cette heure-ci ? Tu sais qu’on a cours demain ?
-Oui oui, t’inquiète. Allez, bonne nuit, à demain.
-A demain…
Le batteur jeta un dernier regard inquiet à son cadet puis partit en direction du métro. Il ne devait pas traîner s’il voulait éviter de rentrer à pieds mais ce que lui avait dit Ryu le travaillait. Il avait pourtant l’air de quelqu’un de bien, sortait-il souvent avec des amis à cette heure-ci ? Il se demandait bien qu’elle genre de rythme de vie il avait pu adopter et quels personnes il fréquentait pour revenir en cours avec des bleus qui semblaient douloureux. Il essaya de chasser ces pensées de son esprit et lisant les pubs placardées partout dans le métro et arriva quelques longs arrêts plus tard.
Le roux quant à lui était encore debout à observer la route gorgée de voiture quand il vit une ombre se lever et aller vers lui.
-Tu étais là ?
-Oui… je t’ai attendu sur le côté.
-On va où ?
-Un peu de drift, ça te tente ?
-Bien sûr, t’as ta caisse ?
-Non, je vais appeler Seung.
Quelques centaines de voitures plus tard, une Skyline GT-R violette se gara en un crissement de pneus. Les deux garçons y montèrent rapidement et le véhicule s’évanouit dans la nuit.
Kano avait un mal fou à ouvrir les yeux. Il venait de commettre un meurtre horrible en jetant de rage son réveil contre le mur en face de son lit. Il n’avait jamais entendu bruit plus horrible et cruel que cette immonde sonnerie annonçant la fin de la visite du royaume de Morphée, qu’il n’aurait aimé quitter pour rien au monde. Son père, un homme d’âge mûr grand et bien battit, débarqua sans discrétion et le somma de se lever dans la minute qui suivait, sous peine de terribles représailles. Alors qu’il s’apprêtait à protester, une boule de poils blancs se jeta sur l’adolescent et entreprit de lui lécher consciencieusement le visage. Kano hésita entre hurler de rage et rire et opta pour la seconde solution avant de repousser l’énorme chien et de se lever à contre cœur. Il se dirigea tout de suite vers la salle de bain où il prit une douche rafraîchissante avant de revêtir son uniforme, de se passer un coup de peigne et d’aller manger le petit-déjeuner que son père lui avait préparé avant d’aller travailler. Comme d’habitude, le café était immonde et il s’empressa de s’en refaire un lui-même, sans oublier au préalable de jeter celui de son géniteur dans l’évier. Il alla se laver les deux puis saisi son sac et sortit en fermant la porte à clef.
Quand il arriva au lycée, Sôra et Keiru discutaient en guettant l’entrée du regard. Quand ils le virent, un sourire se dessina sur leurs lèvres et ils l’invitèrent à se joindre à eux.
-On fait un pari sur ce qu’a fait Ryu cette nuit, t’en penses quoi ?! s’exclama Sôra.
-Qu’il a dormi ?
-Pas si sûr ! Il a dîné au mac do avec Keiru et ensuite a dit qu’il allait voir des amis. La question est alors : était-il au lit en train de faire des cochonneries, en boîte en train de se déhancher, ou dans un squat pourri à se droguer ?
-Le connaissant… dans ces trois propositions ce serait plutôt « en boîte », je pense.
-Moi aussi je vote pour la boîte ! s’exclama Sôra. Et toi Kei ?!
-Moi je vais aller lui demander. Regardez, il arrive.
-Ryuuuuuu ! S’exclama le bassiste en le prenant violemment par le cou. D’où tu reviens ?!
-Qu…
-Il paraît que t’étais pas chez toi…, lui expliqua Kano.
-Je suis allé voir un pote, ça vous va ?!
-Non non non, nous on veut la vérité et les détails !
-Je suis allé m’amuser, c’est tout, répondit-il de mauvaise humeur.
Les trois garçons se regardèrent en entendant le ton inhabituel du roux et baissèrent les yeux vers le sol. Seul Keiru les garda droits sur le roux et déclara froidement :
-Après tout ça te regarde si ça t’amuse de ne pas dormir avant d’aller en cours. Tant que tu peux assurer du rôle de chanteur dans le groupe, tu fais ce que tu veux, ça m’est complètement égal. Je vais en cours.
Le plus jeune se sentit soudainement coupable de sa nuit de folie et du ton employé en regardant le dos plat de son aîné partir en direction de sa classe. Il se retourna alors vers ses deux autres amis et déclara doucement :
-Je suis désolé, il a raison je n’ai pas dormi. Je n’aurai pas dû vous parler comme ça…
-Bof allez, c’est rien. On n’avait pas à t’embêter là-dessus…
-Sôra, si mon cours ne vous intéresse pas, vous me le dites tout de suite, déclara odieusement son professeur préféré en passant à côté d’eux.
-Mais si monsieur, j’allais justement aller en classe, répondit-il avec un sourire charmeur. A toute les gars, murmura-t-il avant de s’élancer à la poursuite de l’homme habillé d’un séduisant costume deux pièces gris avec chemise blanche.
Quand Sôra vint chercher Ryu dans sa classe à l’heure du déjeuner, il le vit en pleine discussion avec son professeur principal. En se rapprochant plus, il comprit qu’il s’agissait plus de remontrances que d’une discussion et attendit sagement devant la porte que Ryu ait fini de se faire réprimander.
-Endormi en cours ?
-Touché. Coulé.
-Je ne le dirai pas à Keiru, t’inquiète.
Le plus jeune le regarda avec une lueur de remerciement dans ses yeux fatigués et hâta le pas vers le réfectoire puis la table où se trouvaient déjà Kano et Keiru. Ce dernier lança un regard réprobateur à la mine exténuée de son cadet et ne dit pas un mot durant déjeuner. Il se sentait mis à l’écart et détestait cela de la part de quelqu’un qu’il considérait comme un ami. Est-ce qu’il lui cachait des choses, lui ?! Bon, il n’avait certes pas grand-chose à cacher de son quotidien… mais ça n’était pas une raison. Si encore ce n’était quelque chose de futile… mais Ryu semblait vraiment vivre d’une manière peu recommandable et finalement, plus que de la vexation, Keiru ressentait de l’inquiétude.
Alors qu’ils avaient terminé leur repas et qu’ils s’apprêtaient à ranger leur table, le portable du plus jeune vibra et il le colla immédiatement à son oreille, chose bien sûr strictement interdite au lycée. Il blêmit, raccrocha et rangea sa table avant de se précipiter dehors. Ses amis eurent un temps de réaction mais le suivirent et le virent dehors, dos au portail, penché à la fenêtre d’une voiture magnifique. Ils s’approchèrent discrètement pour observer la suite des évènements. Ryu semblait en colère et il tapa sur le cadre de la fenêtre avant de s’exclamer avec énervement :
-학교에 가십시오! haggyoe gasibsio (va à l’ école !) ! (note plus bas)
-나는 학교에 가고 싶지 않다 ! naneun haggyoe gago sipji anhda (je ne veux pas aller à l’école !)
-Alors viens pas me voir !
-Akarui…, commença le brun.
-Je t’appelle ce soir, Kwan-chan.
-Pourquoi tu passerais pas ?
-Je…
-Tes potes t’espionnent, tu le savais ? le coupa-t-il.
-Quoi ? s’étonna le roux en se retournant.
-J’attends ton appel, Ryu.
-떠나십시오 ! ddeonasibsio ! (pars !)
La voiture démarra dans un bruit magnifique et Ryu resta quelques instants à l’observer au bout de la route. Il finit pourtant par se retourner vers ses amis et ne su s’il devait les regarder avec reproche ou avec amusement. Ils étaient tous les trois bouche bée par ce qu’ils venaient de voir et les questions se bousculaient dans son esprit.
-Vous m’espionnez, maintenant ?
-Tu parles coréen ?
-…oui.
Le roux soupira de résignation et expliqua :
-C’était mon meilleur ami… il est à moitié coréen et m’a apprit la langue.
-Qu’est-ce que c’était cette voiture ?!
-Une voiture de course. De drift.
Lorsque les garçons rentraient dans le lycée, ils virent une autre voiture hors de prix se garer devant l’établissement. Cette fois-ci ce n’était pas une voiture de course mais une voiture classe et la fille qui en sortit n’était autre que la fille que convoitait Kano. Elle en sortit avec une grâce folle, se pencha à la fenêtre du conducteur et embrassa tendrement son petit ami. Ryu, Sôra et Keiru se tournèrent vers Kano et virent son regard dépité et déprimé suivre des yeux la brune. Ils ne savaient que dire alors Ryu le prit par l’épaule et ils retournèrent dans le lycée.
Après les cours, Keiru et Sôra proposèrent aux deux garçons de venir passer la soirée chez eux mais Kano déclara que son père ne voulait pas qu’il traîne en semaine et qu’en plus il devait aller s’acheter un réveil.
-Qu’est-il arrivé au précédent ?
-Une chute fortuite contre un mur.
Ses amis éclatèrent de rire et Ryu dit qu’il venait. Ils partirent donc de leur côté et allèrent acheter de quoi manger pour les jours à venir. Une fois arrivés chez eux, ils rangèrent la nourriture dans la cuisine puis Sôra déclara que s’ils voulaient regarder des films ce soir, ils feraient mieux de faire leurs devoirs maintenant. Il alla donc s’enfermer dans sa chambre en laissant seuls dans le salon Keiru et Ryu. Au bout de plusieurs minutes de silence, ce dernier décida de demander à son ami pourquoi il lui faisait la tête.
-Parce que tu nous caches des choses. Et que je n’aime pas ça.
-….Qu’est-ce que tu veux savoir ?
-Qui était ce garçon ? Et qu’est-ce que c’est cette histoire de drift ?
-Je l’ai dit, c’est mon… ancien… meilleur ami. Il s’appelle Kwan. Et je fais un peu de drift de temps en temps… c’est tout.
-Hum… allez, fais ton boulot pour demain.
-J’en ai pas.
-Tu me prends pour un débile ?
-Nan, j’ai déjà tout fait au lycée.
-…tu peux allumer la télé, si tu veux.
Le lendemain matin fut des plus difficiles car les trois garçons s’étaient endormis devant un film sur le canapé et qu’ils se réveillèrent avec des douleurs dans tout le corps et un manque de sommeil flagrant. Le plus épuisé semblait de loin être Ryu qui n’avait pas dormi la nuit d’avant et à qui il semblait manquer de très nombreuses heures de sommeil. Ils arrivèrent tout de même à se préparer et à arriver à l’heure mais Ryu n’était que l’ombre de lui-même et risquait de tomber raide endormi à tout instant. Keiru se sentait plus responsable que jamais de son état de fatigue et culpabilisait d’être à l’origine des peu d’heures de sommeil de la nuit passée. Quand ils virent Kano arriver, ils n’eurent pas de questions à poser sur son air déprimé et ses doigts coupés. Il devait avoir pensé à la brune toute la nuit et s’être vengé sur sa guitare, sûrement au grand dam de son père. Ils se dirigèrent tous les quatre en silence vers leurs différentes classes et passèrent la matinée à tenter de rester éveillés.
Au moment du déjeuner, Ryu était des plus affectueux et se tenait lové contre le blond qui ne savait comment réagir. Il alternait entre joie, envie et frustration et rêvait autant de le prendre dans ses bras que de le virer de là à grands coups de pied. Il finit part le prendre contre lui et à lui dire de dormir. Le roux ne posa pas plus de questions et se blottit un peu plus contre l’épaule de son aîné avant de fermer les yeux.
Sôra ne supportait plus la vue de son professeur, il avait de plus en plus envie de le posséder, de lui appartenir, de sentir sa peau et son souffle. A chaque cours de japonais, c’était une nouvelle torture de le voir se mouvoir ainsi sans pouvoir intervenir et l’embrasser à pleine bouche comme il le désirait depuis qu’il l’avait vu pour la première fois. Sôra, question séduction, était habitué à parvenir à ses fins, mais sortir avec un professeur était quelque chose de difficile, voir impossible à réaliser. Pourtant à chaque mot, chaque syllabe, chaque sourire, chaque pas, il le voulait encore un peu plus. Il n’arrivait plus à manger quand il pensait à lui, il n’arrivait plus à rien.
Conscient que son intervention serait peut-être très mal accueillie et s’avèrerait être une très mauvaise idée, il se décida quand même à réagir et alla voir le prof à la fin d’un cours. Il attendit que tous les élèves soient sortis et releva les yeux vers lui. Il se sentait fébrile à la pensée de ce qu’il allait faire et se dit que le sommeil le faisait faire n’importe quoi.
-Monsieur, j’ai quelque chose à vous demander…
Mikasa déglutit quand il vit que l’objet de tous ses désirs était le seul élève restant dans la salle et qu’il semblait étrangement séduisant et attirant. Ses yeux semblaient quelques peu fatigués mais ça les rendait brillants et un peu flous. Il essaya de chasser sa vision de son élève au réveil et se décida à ouvrir la bouche :
-Euh… Kihon, je suis désolé mais je… euh… j’ai une…une réunion. Et je suis assez pressé.
Quand Sôra vit que son professeur perdait tous ses moyens et balbutiait sans même le regarder, un espoir naquit en lui. Et si son professeur ressentait quelque chose pour lui ? Après tout ce n’était pas impossible, surtout après la campagne de drague subtile qu’il avait mené.
-Ca ne sera pas long !
-Eh bien…allez-y.
-Voilà… je voulais vous demander ce que vous pensiez, moralement parlant, des relations amoureuses professeur/élève ? « Mon Dieu mais quel idiot ! Comment ai-je pu lui sortir un truc pareil ?! »
-Des… ?
En voyant les yeux grand ouverts de Mikasa et son air gêné, Sôra ne pu s’empêcher de penser qu’il avait tout à fait raison.
-Oui…, dit-il langoureusement. Vous êtes mon professeur principal… et j’ai un problème, déclara-t-il en se rapprochant de l’homme. « Maintenant que je suis lancé… »
-Quel… genre de problème ?
Son regard était plus troublé qu’il ne voulait le montrer et il sentait le souffle de son élève tout près de lui. Si près qu’il était sûr que s’il se baissait un peu, ses lèvres toucheraient celles du brun. Ce n’est que quelques secondes plus tard qu’il se rendit compte qu’il avait raison, et que les lèvres de son élève avaient un délicieux goût sucré. Mais lui ne s’était pas baissé, c’était Sôra qui avait prit l’initiative de lui voler un baiser qu’il voulait tant. Le professeur écarquilla de grands yeux surpris et toucha ses lèvres avec douceur.
-Ne faites pas cette tête-là… Vous êtes fâché ?
-Sô…ra. Ce… ce n’est…
-Pas conventionnel ? Pas autorisé ?! Et alors ? Je n’en peux plus ! Ca fait tellement longtemps que j’attendais ça !!
-Je…
-S’il vous plaît… ! Ne me repoussez pas, supplia-t-il les larmes aux yeux, en agrippant sa chemise.
-Je ne le peux pas, de toute façon, répondit-il doucement avant de se baisser.
Il lui arracha à son tour un baiser infiniment doux, un baiser d’adulte que Sôra n’avait encore jamais connu. Un baiser mature, puissant, passionné, un baiser qu’il n’avait encore jamais expérimenté, et qui le mit dans tous ses états. Il lui fallut moins de trente secondes pour déboutonner la chemise de son nouvel amant, la faire glisser à terre et déboutonner son jean. Alors qu’il allait passer ses mains sur ses hanches, le professeur le stoppa et le regarda avec tendresse.
-Tu es sûr de vouloir sortir avec moi ?
-Je ne serai pas là, sinon, déclara-t-il avant de replonger son visage dans le cou du brun, et de le couvrir de baisers ardents.
-D’a… d’accord mais… nous sommes au lycée… il y a des limites…, déclara-t-il en le repoussant fermement.
-Excuse-moi….
-Tu n’as pas à te faire pardonner, chuchota-t-il en glissant ses mains sur les hanches de son élève.
Puis ses mains descendirent sur ses fesses, qu’il palpa avec ivresse malgré l’uniforme. Alors qu’il continuait, complètement perdu dans son désir, il couvrit à son tour le cou et la gorge du jeune garçon de baisers avant que ce dernier ne le repousse à son tour :
-Je croyais qu’il y avait des limites…
-Je suis désolé, s’excusa le professeur en se retournant pour essayer de se calmer. Est-ce que tu veux qu’on aille chez moi ? Pour discuter, je veux dire.
-Avec plaisir.
-Je t’aurai bien emmené en voiture mais… on risque de nous voir alors tiens, voilà mon adresse. Ce n’est qu’à une dizaine de minutes d’ici.
-Merci. Je te rejoins tout de suite.
Le jeune homme sortit de la classe et rejoins son colocataire à leur coin habituel et lui dit qu’il avait quelque chose à faire. Sous le regard suspicieux du blond, il sourit et baissa les yeux avant d’embrasser son ami sur la joue et de s’élancer dehors.
-qu’est-ce qui s’est passé ? demanda doucement Ryu en arrivant à côté de Keiru.
-Je ne sais pas… Sôra est de bonne humeur… il doit avoir un rencard.
-Il sera pas là ce soir ?
-Je sais pas. Tu comptes encore squatter chez nous ?!
-Je peux pas ?
-Si c’est pour les chansons, si.
Les deux garçons allèrent manger dans un fast-food chinois à quelques rues de chez Keiru et rentrèrent, la tête pleine d’idées pour leurs chansons. Une fois chez le blond, ils s’installèrent à son bureau et commencèrent à mettre par écrit ce qu’ils avaient décidé au restaurant. Après deux heures de modifications sans répit et de discutions passionnés sur leur futur, Ryu avait en tête une prochaine chanson qui s’appellerait « Just a man ». Il en dit quelques paroles hypothétiques à Keiru et tentait de trouver la mélodie quand la sonnerie de la porte d’entrée retentit. Le roux se jeta dans l’entrée en s’exclama « chouette ! Sôra ! » mais Keiru, animé d’un mauvais pressentiment, lui tapa sur la tête et ouvrit lui-même la porte. Un silence régna quelques instants à l’intérieur de la maison puis l’intrus déclara d’une voix calme et suave :
-Salut Kei, me dit pas que tu m’avais oublié.
-Sa…lut. Si, je t’avais un peu zappé, en fait.
-Ce n’est pas ton colocataire…, dit-il en désignant le rouquin.
-Non. C’est un ami. Entre, je te rejoins dans cinq minutes.
L’intrus, un étudiant sûrement en deuxième ou troisième année de fac grand et bien battit, fit un sourire enjôleur au plus jeune et alla dans la chambre de Keiru en dénouant déjà sa cravate grise, assortie à son costume tendance.
-Euh… Ryu, hésita le blond en se tournant vers lui. Je suis désolé, j’ai oublié que j’avais invité quelqu’un… tu pourrais rentrer chez toi, s’il te plaît… ?
-Ouai. Je me casse, t’en fais pas.
-Je…
-Eh, ça va. Je vais aller voir des potes, t’inquiète, mentit-il effrontément.
-Tu ferai pas mieux d’aller dormir chez toi ?
-Et toi, tu vas dormir, peut-être ?! s’énerva le roux en claquant la porte.
Keiru se prit la tête dans les mains en se demandant comment il pourrait se racheter. Mais il ne se la prit pas longtemps et se dépêcha d’enlever son tee-shirt et de rejoindre son « ami » dans la chambre. Ce dernier était déjà à moitié nu et parcourait des yeux les papiers éparpillés sur le bureau noir. Quand il entendit la porte se refermer, il tourna la tête vers le blond et lui demanda :
-C’est des paroles de chansons ?
-Oui.
-C’est lui qui les a écrit ?
-« Lui » ?
-Le rouquin qui te dévorait des yeux.
-Pourquoi tu me parles de lui ?
-Parce qu’il est très mignon.
-Je connais quelqu’un d’autre de très mignon qui va sortir de chez moi torse nu s’il continue de me parler de choses futiles, déclara-t-il en poussant les papiers et en allongeant l’inconnu sur le bureau. Tu es vraiment très beau…
-Hiroki. Mon nom c’est Hiroki, Keiru.
Le blond sourit et embrassa avec empressement l’étudiant aux cheveux noirs qui se laissa faire mais se rebella bientôt. Il se releva du bureau et détacha peu à peu, lentement, le jean du batteur avant de le faire tomber sur le lit avec un sourire libidineux.
Le lendemain midi, quand Kano tapa pour la 20ème fois à la porte de la chambre de Keiru, cela eut enfin un effet. Le blond se retourna dans son lit et regarda le réveil d’un air incrédule. Il affichait plus de 13h30 et il avait sentencieusement donné rendez-vous à 13h au groupe pour finir de préparer les compo du moment puis aller répéter dans la salle prévue à cet effet. Il s’assit alors et sentit un bras lui éteindre les hanches dans une visible volonté de le retenir au lit. Il regarda la masse de cheveux bruns bouger et révéler un joli visage fatigué qui le supplia bientôt de le laisser dormir. Le blond refusa et se leva, mit un jean et demanda à Hiroki d’en faire autant. Ce dernier s’exécuta et le tenu par la ceinture jusqu’au salon où se trouvait beaucoup trop de monde à ses yeux. Tous les regards (ceux de Kano et Sôra, en fait) se tournèrent vers l’étrange couple aux cheveux emmêlés et deux soupirs d’exaspération se firent entendre. Kano avait l’air le plus dépité, en effet il était déprimé de savoir qu’il n’avait aucune chance avec la fille de ses rêves et voir deux de ses amis aussi satisfaits le rendit encore plus mélancolique. Cependant il trouvait le couple endormit étrange. Persuadé que Ryu et Keiru étaient amoureux, il ne pensait pas voir le batteur en compagnie d’un homme plus vieux, plus grand et plus musclé que lui. Tout l’inverse du roux, en somme. D’ailleurs ce dernier commençait à se faire attendre et Sôra tendit son portable à Keiru avec le numéro déjà composé du plus jeune d’entre eux.
-Qu’est-ce que…
-Appelles Ryu.
-…
-Allo ?
-Ouai, c’est Kei. Qu’est-ce que tu fous ?!
-Vu ta voix tu viens juste de te lever… moi je suis en bas, je monte tout de suite.
Le blond raccrocha et se pencha à la fenêtre par laquelle il vit son ami penché à la vitre conducteur de la voiture de course qu’ils avaient déjà vue au lycée. Le plus vieux soupira d’énervement et demanda au brun toujours accroché à son pantalon d’aller prendre une douche et de rentrer chez lui.
-Et toi va te mettre un tee-shirt ou Ryu va faire une crise cardiaque.
-Ouai…, gémit-il en baillant.
Au moment où il ressortait de sa chambre en descendant un tee-shirt sur son torse, Ryu arriva avec lui aussi les cheveux en bataille et les yeux endormis. Il dit bonjour à Kano et demanda à Sôra comment s’était passé son rencard tout en évitant bien Keiru. Ce dernier se renfrogna en voyant ça et jeta à moitié son amant de la salle de bain afin d’aller lui-même prendre une douche chaude. L’intrus sourit au petit groupe et leur dit bonjour tout en insistant bien sur Ryu à qui il caressa la main plus qu’il l’a serra et lui glissa son numéro de téléphone dans une des poches arrières de son jean en y passant ostensiblement la main. La peau du plus jeune rougit instantanément, ce qui alla très bien avec sa couleur de cheveux, et s’enfuit dans la cuisine où il se servit un verre de soda en entendant la porte d’entrée se refermer sur Hiroki. Alors qu’il rangeait la bouteille, il sentit une présence derrière lui et se retourna brusquement.
-Je suis désolé, pour hier. Je l’avais complètement oublié.
-Ca ne fait rien. J’ai rejoint des potes qui faisaient une petite fête.
-T’as pas l’air d’avoir beaucoup dormi…
-Toi non plus.
-Bon, on commence notre réunion ?! s’impatienta Kano.
Les deux garçons le regardèrent avec attention et acquiescèrent en même temps. Keiru alla dans sa chambre chercher les papiers de la veille. Ils les amena et les posa sur la table basse du salon afin que tout le monde puisse en profiter. Une fois que Kano et Sôra eurent lu le résultat du travail fourni par le batteur et le chanteur, ils y apportèrent leurs modifications puis rangèrent les papiers et allèrent répéter.
Alors que Ryu venait de dire au revoir à tout le monde et qu’il s’en allait, son portable dans la main, Keiru le rattrapa et le fit s’arrêter. Le plus jeune le regarda avec défi et le blond soupira. Il lui prit son portable de la main dans une douce subtilisation et plongea ses yeux dans ceux du roux :
-Dis-moi comment tu vis.
-…Qu’est-ce que tu veux dire ?
-Où est-ce que tu habites ? Qui est ce Coréen ? Qu’est-ce que tu fais de tes nuits ? Où sont tes parents ?
-J’habite… pas loin et mes parents sont en voyage. Je t’ai déjà dit que le Coréen est…était mon meilleur ami et qu’il s’appelle Kwan et je sors souvent avec lui et des potes. Si c’est tout ce que tu voulais savoir… je dois y aller.
-Emmènes-moi.
-Hors de question.
-Pourquoi ?!
-Ce n’est pas ton monde !! Et toi, hein ?! Où est-ce que tu habitais, avant ?! Ils sont où tes parents ?!
-…. …je rentre.
Alors que le blond repartait sans réclamer son dû, le roux lui coura après et l’attrapa par la taille. Il s’excusa un nombre infini de fois et finit par retourner au studio avec lui, sentant pourtant un malaise depuis qu’il avait posé des questions à Kei. Ce dernier s’allongea sur son lit et son retourna sur le dos, en fixant le plafond, un bras sur son front.
-Ecoute… je sais que tu as besoin de savoir… Mais je ne peux pas te parler de mon passé. C’est trop compliqué. Et trop douloureux… une partie de ma famille est morte…. Quand… quand je pourrais t’en parler, je te dirais tout mais… s’il te plaît… attends encore un peu…, murmura-t-il en cachant ses yeux.
Ryu, la gorge serrée, s’étendit à côté de lui et releva le bras qui cachait ses yeux. Il se pencha et embrassa les paupières de son leader, en profitant pour sécher ses larmes. Puis il l’embrassa sur la tempe gauche et se rallongea avant de déclarer :
-Je peux attendre. Quand tu sera prêt, je serais là pour t’écouter. Et quand je le pourrais, moi aussi je te dirais tout.
Quelques jours plus tard, alors qu’ils étaient tous assis à une table pour discuter du groupe, Keiru leur montra un papier.
-Ce n’est pas la peine d’insister. Personne ne nous connaît, jamais une maison de production ne nous accueillera si on ne se bouge pas. Qu’est-ce que vous proposez ? Kano ?
-…
-Kano, me dis pas que t’as aucune idée ?! Qu’est-ce que t’as en ce moment ? Tu progresses très vite et tu te débrouilles très bien mais plus les jours passent moins tu parles. Qu’est-ce qui se passe ?
-Rien…
-Moi aussi j’ai remarqué que ça n’allait pas, Kano… Est-ce que c’est cette fille ?
-Oh mais foutez-moi la paix putain ! s’exclama-t-il avant de sortir en claquant la porte.
Les membres du groupe se regardèrent et Ryu s’élança hors de la salle au bout de quelques secondes.
-Tu crois qu’il va le ramener ? demanda Sôra.
-Sûrement…
Quelques instants plus tard, le plus jeune revenait au bras du guitariste qui fixait le sol.
-Désolé d’avoir dit ça… C’est juste qu’en ce moment…. Je n’ai pas trop le moral. Je sais plus où j’en suis. En plus j’ai l’impression qu’avec le groupe on n’avance pas…
-Moi j’ai une idée, déclara Sôra. On va se trouver un nom. Et ensuite on ira répéter dans la rue, comme tout le monde. Il faudra qu’on donne le meilleur de nous, pour qu’on se fasse remarquer.
-Sôra a raison. Il nous faut un nom et une réputation. La semaine prochaine je veux que vous veniez tous avec une idée pour le nom et un endroit où répéter. Allez, tout le monde en cours, maintenant.
Keiru clôt ainsi la discussion et se dirigea vers sa classe après avoir jeté un coup d’œil à Ryu, plongé dans la lecture d’un mail.
Sôra quant à lui passa à côté de la salle des profs, faisant un petit détour pour arriver à sa classe. Il croisa comme il le souhaitait son professeur de japonais et lui sourit avec tendresse.
A suivre...
Note du texte : J'ai écrit cette partie en coréen, avec une police coréenne donc qui n'est pas forcément prise en compte par FP (j'ai la flemme de faire un test xD) donc j'espère que c'est pas trop chiant à la lecture '
Mot de Lily : Merci d'avoir lu ce chapitre !! j'espère que ça vous aura plu et que vous lirez la suite !! Par contre je ne sais pas trop quand je publierai le chapitre 4 vu qu'il n'est pas du tout terminé d'écrire... J'espère y arriver dans pas trop longtemps mais vu les contraintes extérieures (santé, études, blablabla) je ne peux pas trop estimer combien de temps ça me prendra.
Si vous avez aimé, ou pas, ou juste comme ça, ça me ferait plaisir que vous me laissiez une review! (même si évidemment ce n'est pas une obligation ) En tout cas je les lit toujours avec beaucoup d'attention et ça me fait toujours plaisir.
Concernant donc les reviews, je viens de percuter qu'on peut y répondre directement sans le faire comme ci-dessous xD donc la prochaine fois je répondrais par mail pour vous remercier !
A bientôt !!
Réponse aux reviews :
Reno Kurigawa : Haha je suis contente que tu apprécie Ryu, c'est un personnage important de l'histoire que j'aime développer. Oui, il aime se battre, et tu en découvrira un peu plus par la suite ! D'ailleurs je vais sûrement bientôt (bientôt chez moi c'est très relatif comme tu as dû le constater xD) publier un one-shot sur la passé de Ryu. Ah la relation qu'il entretient avec le brun de la bande (c'est le « chef » )... tu verra bien ! Héhé sadique. Contente aussi que tu aimes le prénom de Sôra ! Chirino ? Bien sûr que tu peux l'utiliser !! D'ailleurs je lirais ton histoire avec plaisir p (c'est au moment de l'audition) tant mieux si la relecture t'as fait mieux apprécier le chapitre 1!
Ca me fait aussi plaisir que tu t'habitues à la relation entre Sôra et son professeur, je peux rajouter des passages du genre, si tu veux D Ah oui le cours sur Confucius ! Je sais plus où j'avais lu cette explication (pas du tout expliqué comme ça) mais ça m'a bien plût alors j'ai eu envie de l'utiliser ! En fait je réutilise souvent les nouvelles connaissances que j'assimilent, alors il y aura sûrement encore des petits moments de culture, comme tu le dis xD
Tu verra que dans ce chapitre aussi ça avance entre les couples. Doucement, ils font même des pas en arrière des fois, mais les choses bougent et évoluent. Étant fan de Ryu je suis sûre que t'avais envie de tuer Keiru après la nuit qu'il a passé avec Hiroki mais bon... on se refait pas sadique.
Merci pour les compliments .
J'ai encore des petits problèmes de santé mais ne t'en fais pas, ça va quand même et ça ne m'empêche pas de continuer mes histoires alors c'est le principal !
Bisoux et merci pour cette reviews qui m'a fait trèèèès plaisir !! A bientôt après ce chapitre, j'espère !! )
L'ange gardien : Hello et merci d'avoir lu et posté une review ! Effectivement, Keiru a un caractère assez... chiant xD Et ce n'est que le début !
Ahah bonne chance avec ton prof d'anglais p (moi c'est prof de philo uu)
Merci, t'inquiète pas pour moi, même malade j'arrive à continuer mes histoires, donc tout va bien )
Je compte sur toi pour ce chapitre !! )
Bisoux