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Le rythme entraînant des battements de ton cœur
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Claimer : Les persos, l’histoire et les scénarios sont ma propriétés, merci de les respecter !
N/a : Voilà ma première original YAOI , j’espère que cela vous plaira !
Version corrigée par Harue Y A; updaper le 5/10/06 (miffi Yami ;D)
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Bonne lecture !•••
Les baffles pulsaient, faisant trembler, vibrer, le sol de la boite alors que les danseurs l’ébranlaient. Les lumières étaient vives, voyantes, changeantes. L’atmosphère était humide, sexué, comme chaque soir. Les corps se pressaient les un contre les autres, les mains s’égaraient, souvent sur les fesses se tortillant alors que les hanches continuaient leur sensuel ballet.
Pour un spectateur la vision de cette scène était dès plus érotique. Il n’y avait rien de plus beau qu’une centaine de corps faisant l’amour en dansant, s’abandonnant totalement aux autres sur cette musique entraînante.
Car c’était une sorte d’acte amoureux. Tout aussi intime et agréable que celui qu’on pratique à deux, ou plus si cela nous convient.
Les corps se liaient, s’embrasaient. La sueur perlait, douceur acre et sublime, rendant la peau brillante sous les spots étincelant.
C’était cette ambiance qui plaisait à Mathieu. Il aimait se perdre dans cette foule d’anonyme, se frottant contre des hommes dont il ignorait jusqu’à l’âge, s’oubliant, laissant son cerveau en mode off et donnant libre service à son corps et a ses pulsions.
Il se déhanchait, bougeait avec une telle sensualité, une telle avidité, se libérant de tout stresse, s’épuisant et plongeant dans une douce langueur, une passion dévorante. Son être bouillait. Il avait la chair de poule. Des frissons de plaisir montaient le long de sa colonne vertébrale, traversant son épine dorsale, s’épanouissant en lui comme une fleur de nénuphar s’ouvrant aux yeux du monde.
Il fermait les yeux, laissant ses autres sens le gaver de sensations. Les yeux lui serviraient après, quand il irait s’asseoir et boire. Là il pourrait se repaître de cette vision de débauche pure et luxurieuse. Pour le moment rien d’autre ne comptait plus que le contacte physique, ces décharges de jouissance qui le laissaient hébété, prenant possession de sa raison.
Il avait attendu toute la semaine ce moment unique. Il en était devenu fébrile au lycée, quand les dernières heures de cours passaient si lentement, comme si le temps avait arrêté sa course juste pour le rendre fou.
C’était maintenant qu’il pouvait faire une pause, qu’il pouvait se suspendre pour qu’il puisse continuer à s’abandonner avec autant de liberté et d’extase des heures durant.
Il savait pourtant que cela ne durerait pas. Le rêve s’épanouirait comme un sourire sur le visage d’un enfant et il devrait repartir, faire face à sa réalité.
Mais il était encore bien trop tôt pour penser à cela. Bien trop tôt pour avouer sa défaite. Il lui restait encore toute la nuit. Après il pourrait sombrer. Pas maintenant. Pas encore.
Il voulait danser.
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Mathieu grogna en sentant un rayon de soleil caresser avec insistance sa joue. Il avait dansé jusqu’à tard et avait en plus ramené un ami pour la nuit. Celle-ci avait été plutôt mouvementée mais vraiment agréable.
Il sourit en avisant le garçon couché à ses côtés. C’était un bon coup, beau en plus, ce qui ne gâtait rien. Il trouvait dommage qu’il ne danse pas mieux mais avait essayé de remédier à cela hier, avant que les pulsions primaires de son corps ne prennent une possession totale de son esprit.
Non pas qu’il regrette, on ne pouvait décemment pas regretter une telle nuit de débauche, mais il préférait ne pas passer trop de nuit « accompagné ». Il était ensuite dur, en semaine, de se contenter de sa main et uniquement de sa main. Et puis c’était assez gênant de devoir présenter un homme différent chaque week end à sa grand mère.
Il savait parfaitement qu’elle acceptait ses ébats sous son toit à cause de sa surdité partiale, l’empêchant ainsi d’en entendre plus que de nécessaire. Il savait aussi que c’était sa façon à elle d’accepter sa « différence » et de se démarquer de ses parents.
Il souffla, s’attendant déjà au regard réprobateur qu’elle lui ferait quand il lui présenterait… Vincent ? Alors que Dimanche dernier son amant se nommait Jean-Philippe… en toute logique.
Une bouffée de honte l’envahit quand il remarqua qu’il ne se souvenait d’aucun des prénoms de ses nombreux partenaires. C’était vraiment la honte et puis il se rendait bien compte que c’était un manque de respect évidement envers eux mais aussi envers sa propre personne.
D’un coup il prit conscience qu’il jouait la pute, laissant tout homme entrer dans son lit, ne se souciant de rien d’autre que de passer une bonne nuit de débauche.
De la bile remonta le long de son œsophage le brûlant. Il se dégoûtait. Il avait honte.
Il se défit rapidement des draps encore humides de sueur et couru vers les toilettes, se moquant de réveiller son « amant ».
Il savait bien que la semaine prochaine le schéma serait le même : Sortie en boite le samedi soir, une nouvelle conquête et un poids de plus pour son estomac.
Il était entrain de devenir ce que son père l’accusait d’être depuis qu’il savait pour son orientation sexuelle : un putain de PD qui ne voulait qu’une chose ; Coincer sa bite dans un cul bien étroit.
Un nouveau haut le cœur se produisit et il finit de rendre son maigre dîner de la veille. Penser à son père et sa connerie congénitale dès le matin alors qu’il se sentait déjà nauséeux n’était vraiment pas une bonne idée. Enfin, tant qu’il ne s’imaginait pas sa sœur pendant l’acte, son intégrité mentale serait préservée.
Il souleva son corps douloureusement puis alla se passer de l’eau fraîche sur le visage. Il perçu un léger bruit dans la pièce adjacente et alla rejoindre le jeune homme qui semblait s’être réveillé.
Le sourire emplit de désir que lui jeta l’autre en le voyant entrer entièrement nu lui ôta toutes idées négatives de l’esprit.
Il était encore jeune, il avait bien le droit de profiter !
Ceci expliqua peut être pourquoi sa grand-mère fut obligée de frapper à la porte de sa chambre vers une heure de l’après-midi, furieuse de le voir traîner au lit.
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Yann jeta un regard d’une neutralité effrayante à sa classe. On était lundi matin et comme à son habitude, il était tranquillement installé à sa place, ses affaires de cours posées devant lui alors que ses camarades se morfondaient en cœur de voir une nouvelle semaine de torture commencer.
Il retint un soupire. Du coin de l’œil il vit Mathieu Normad rire avec son groupe d’ami. C’était un beau garçon, tout le monde s’accordait là dessus avec sa peau tannée et la cicatrice qui lui barrait sa joue gauche, lui donnant un petit air sauvage.
Sauvage son camarade de classe l’était. Il était dans sa classe depuis la seconde et malgré le fait qu’il soit considéré comme quelqu’un de très populaire il n’était pas très lié avec ses copains. Ils parlaient ensemble, riaient, faisaient des blagues mais jamais il n’avait entendu parlé d’une fête à laquelle il avait assisté, pas plus d’une sortie qu’ils avaient fait ensemble.
Il avait l’air sociable comme cela, mais il était sûr que personne ne connaissait sa véritable personnalité.
Il secoua la tête, se demandant bien pourquoi il laissait ses pensées dériver autant que le jeune homme. Il ne lui avait jamais parlé, mis à part peut être une ou deux fois pour un cours ou une activité en langue.
Ce n’était pas comme s’il parlait souvent avec ses camarades de classe. Il savait bien qu’il passait pour l’IceBerg du lycée, le mec sans émotions, celui que personne n’arrivait à approcher.
Cela ne le dérangeait pas réellement. Il n’aimait pas se mêler aux autres, parler de choses qui ne l’intéressaient pas juste pour combler un silence trop pesant. Oh, il avait bien essayé de passer pour cool et à la mode mais c’était tellement opposé à son caractère qu’il avait rapidement laissé tomber.
Du coup il ne faisait plus le moindre effort, se contentant de rester lui-même, se moquant du regard des autres.
Il ne pouvait évidemment pas faire abstraction de toutes les moqueries et injures qui lui tombaient dessus sans qu’il sache réellement pourquoi il en était la victime. Bien souvent son cœur se pinçait sous le coup d’une parole déplacée ou alors d’un propos réellement violent.
Mais il n’avait encore jamais réagi à ce genre d’attaque. Les gens s’étaient lassés de son manque de réaction et bien que certains essayaient régulièrement de retenter leur chance, histoire de lui arracher une larme, on lui foutait royalement la paix.
Il lui arrivait que cette solitude lui pèse. Des jours où il souhaitait être identique aux autres, être capable de faire le premier pas et s’intégrer dans un groupe avec la facilité d’un Mathieu. Mais bien vite il reprenait ses esprits et se moquait de lui intérieurement.
Que ferait-il donc d’un groupe d’ami avec lequel il ne partageait aucun centre d’intérêt ? Définitivement rien. Et puis traîner avec des personnes capables de traiter un de leurs collègues d’autiste juste parce qu’il était différent d’eux, n’était pas vraiment tentant.
La cloche signifiant la fin de la récréation se fit enfin entendre leur tuant un peu plus les tympans fragiles de leurs oreilles et finissant de les réveiller.
C’était parti pour deux heures de philo. Il était heureux d’avoir pris son lecteur Mp3 ainsi qu’un bon bouquin, le temps passerait un peu plus vite.
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Mathieu se faisait royalement chier. Pas que la philo le saoul, il aimait bien ça logiquement, mais c’était vraiment un sujet vu et revu que le professeur abordait, à savoir « la chance c’est quoi ? » et il avait depuis longtemps décroché.
Il laissa ses pensées voguer. Le week end prochain il ne pourrait pas sortir, il faisait une brocante avec sa grand-mère le samedi et le dimanche et il faudrait qu’il se lève tôt pour aller payer leur emplacement et organiser leur stand. Il lui faudrait d’ailleurs passer chez Grany mercredi pour qu’ils puissent faire un tri de ce qu’ils emportaient ou non.
Il n’était pas déçu de ne pas aller un boite. A vrai dire, l’adrénaline de la vente était tout aussi grisante que celle de la danse. Et puis il adorait observer les acheteurs, la tendance du moment, ce qui partait le mieux etc etc. à chaque fin de vide grenier il se faisait un petit sondage histoire de voir l’âge moyen du client ainsi que les besoins qu’ils avaient.
Il aurait adoré faire de la communication marketing mais les sections technologiques étaient beaucoup trop dégradantes selon ses parents alors il avait choisi littéraire, n’ayant pas de notes assez homogènes pour passer en économie.
Il poussa un soupire démotivé. Et dire que le bac l’attendait à la fin de l’année. Il ne savait même pas ce qu’il voulait faire ensuite.
Enfin si, il avait bien une idée mais il fallait encore voir s’il pouvait la rendre concrète avec un bac L.
Au départ il voulait devenir égyptologue, ayant une véritable passion pour le temps des pharaons seulement il n’était plus vraiment sûr de son choix. Et puis il était vraiment nul en langue ce qui était un handicape assez important pour ce genre de métier.
Il lui restait historien mais là encore rien n’était moins sûr. Et puis ce n’était certainement pas un métier avec une rémunération conséquente. Il fallait sûrement être prof à côté pour être sûr d’avoir une fin de mois convenable et il n’avait pas assez de patience pour enseigner à des petits cons de onze ans comment l’Égypte était régie à l’époque de Ramsès II.
Il passa une main fatiguée sur son visage. Il était sûr d’avoir des cernes de trois kilomètres de long. Il avait veillé tard avec Grany. Ils s’étaient remémorés ses jeunes années comme ils le faisaient souvent, en écoutant du Brassens. Il adorait particulièrement ce genre de veiller, cela le calmait et lui permettait de poser ses pensées dans sa tête mais ce n’était peut être pas une bonne idée de le faire un dimanche soir.
Il laissa son regard traîner dans la salle de classe.
La plupart de ses camarades dormaient, la tête reposant sur leurs bras. Il remarqua alors que l’iceberg avait mis ses écouteurs et lisait un énorme pavé derrière son livre de philo. Cela ne l’étonnait même pas de lui, il l’avait souvent vu faire cela depuis le début de l’année scolaire.
Mathieu ne s’était jamais vraiment intéressé au jeune homme malgré le fait qu’il était indéniablement mignon. Il trouvait son visage bien trop neutre et il n’aimait pas cela. On n’arrivait pas à lire en lui et c’était gênant.
Il détourna le regard, pensant qu’il faudrait qu’il fasse un tour à la maison, histoire de récupérer quelques slips et de faire une lessive, il refusait que ce soit sa grand-mère qui lui lave son linge, elle en faisait déjà bien trop et ses parents pouvaient bien payer sa lessive.
Il grimaça à l’idée de voir sa famille mais essaya de se faire à cette idée.
La première heure se termina enfin, il avait l’impression d’avoir déjà passé cinq heures de cours.
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à suivre…
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Je suis désolée, ce chapitre n’a pas été corrigé mais je tenais à le poster ! •-• ;
Hum je pourrais avoir votre avis ? Histoire de savoir si je laisse tomber ou si Mathieu et Yann en valent la peine ?
Merci d’avoir lu !
Zoo†