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Auteur : Kage Hane
Titre : Melodie
Genre : Romance
Note : Cette histoire n'est pas la première fic que j'ai écrit mais plutôt la dernière en date. J'espère que vous l'aimerez. De plus, celle-ci diffère de tout ce que j'ai écrit jusqu'à présent, puisque composait sur un coup detête ( en deux semaines entre la fin du bac et l'annonce des resultats) et qui à pour personnage principal un garçon ( alors que je mettais toujours promis de ne jamais écrire sur ce que je ne connaissais pas, et vu que je suis une fille, je sais pas vraiment ce qu'il se passe dans la tête d'un garçon...) qui voit sa vit chambouler du jour au lendemain, d'abord par son déménagement et ensuite par une rencontre qui va le faire grandir.
Chapitre I : Dans la tête de Quentin
« Parfois, je me demande si mon existence à un sens. Non, s’il y a une seule existence sur cette terre qui a encore de l’importance. A-t-on tous un but dans la vie qui serait la raison pour laquelle nous sommes là et maintenant ? Sommes-nous tous sur terre pour accomplir quelque chose, même quelque chose de minime, enfin à l’échelle mondiale je veux dire ? Mais, si nous n’avons pas de but ? Si on erre tout notre vie, sans rien faire, créer, imaginer, est-ce gâche notre vie ? Est-ce détruire le but qui nous a valu d’être ici, et qui fait à présent de nous un être supposé utile ?
Seulement, comment savoir si on ne se trompe pas ? Si on avance réellement sur le bon chemin, le notre, le seul, l’unique, si on ne connaît pas ne serais-ce qu’un peu la mission qui nous a été incombé et qui vaut le droit d’être vivant ?
Quand est-il dans le cas où il y a une erreur ? Des gens ne peuvent-ils pas être en vie alors que Dieu ou je ne sais qui nous a conçu sans nous avoir assigné de but précis. Dans ce cas, l’individu serait une sorte de nuisance, non ? Pourquoi cet être supérieur ne le fait-il alors pas disparaître comme il l’a fait naître ? Mais peut-être que ce n’est pas si simple.
Personne n’a la vie qu’il veut mener, je crois, ou pas entièrement en tout cas. Si j’avais pu décider, je suis sûr que mon histoire aurai été différente. La plupart des gens que je côtoie et qui ont mon âge soit environ dix-huit ans, savent déjà ce qu’ils veulent et vont faire, pour certains de leur vie, d’autre à plus court terme, savent au moins où ils seront l’année suivante. Bien entendu, il y a les autres, ceux qui ne savent pas cela. Je fais partie de ce dernier groupe. En effet, je crois que je ne suis même pas sûr de savoir où je serais demain, ni ce que je ferais. Alors, est-ce que cela signifie que je n’ai pas de but dans la vie ? Que je suis une erreur, une nuisance ?
Une autre question s’offre alors à moi en me brûlant de l’intérieur par son évidence et sa grandeur : est-ce que quelque chose existe vraiment sur cette terre ? Et est-ce que je suis réellement en vie ? »
Couché dans son lit, la main posé sur le réveil qu’il venait d’éteindre, les yeux encore fermés, bien que cela fasse un moment que le sommeil l’ait quitté, voila ce qui, comme chaque matin depuis des années, traversa l’esprit de Quentin Clockie. Décidant finalement de se lever, il se dirigea alors à sa fenêtre, et tira les longs rideaux vert prune qui paraissaient aussi vieux que le reste de cette maison. Quentin regarda alors au dehors, la tête cette fois vide. Une nature presque morte se trouvée là. Un grand et terne pré entouré la maison, en subissant encore la chaleur et le manque de pluie de la fin de l’été.
- Est-ce que je suis réellement en vie ?
Ouvrant les fenêtres pour aérer la chambre, ce furent les mots que prononça Quentin dans le vague si sincèrement, qu’il donnait l’impression d’attendre une réponse, provenant de n’importe qui, n’importe où, tant que cela fut une réponse.
La grand-mère de Quentin était, près d’un an plus tôt, morte d’une attaque. N’ayant eu qu’un enfant, un fils, elle légua tous ce qu’elle avait à celui-ci, soit le père de Quentin. Jusqu’à sa mort, elle vécu dans cette vieille maison, qu’elle n’aurait d’ailleurs quittée pour rien au monde, puisqu’elle fut construite dans la sueur, les efforts et par les mains de ses parents. C’était une belle maison de pierre presque blanche encore. Certes, elle n’était pas immense, mais elle l’était suffisante pour accueillir une nouvelle famille du même sang. A l’étage, se trouvait deux chambres, une deuxième salle de bain, ainsi qu’une porte qui menait au grenier. Au rez-de-chaussée était tout le reste, soit la cuisine, le salon, une première salle de bain, de même qu’une autre chambre construite pour les personnes d’un certain âge qui avaient vécu ici jadis, et qui leur permettait de ne pas être obligé de prendre chaque jour le gigantesque escalier de bois qui relié un étage à un autre. Quentin utilisait la plus grande chambre de l’étage, tandis que ses parents occupaient celle d’en dessus. La chambre vacante était supposée pouvoir accueillir l’aîné de la famille, qui était alors à l’université dans leur ancienne ville. Comme Quentin le disait lui-même, cela avait parfois du bon d’avoir un faire plus vieux de sept ans, qui est suffisamment détaché et indépendant pour vivre sa propre vie, bien qu’il enviait énormément secrètement cette vie là, et que la présence de son frère commençait à lui manquer.
Après la mort de sa grand-mère, les parents de Quentin n’eurent d’autre choix que de venir habiter dans la vieille maison famille, qui avait déjà vu grandir le père de Quentin. Celui-ci ne se sentait pas le cœur de laisser cette maison seule en abandon. Par ailleurs, à l’époque du décès de sa mère, il venait tout juste de perdre son travail et cumulait donc des petits jobs pour arrondir les fins de mois. Il réussit ainsi à trouver un meilleur travail assez rapidement dans cette région. L’unique problème était que son bureau était dans la ville la plus importante du coin, à plusieurs kilomètres de là. Il ne pouvait donc rentrer que le week-end chez lui. La mère de Quentin, quant à elle, étant professeur de mathématique, n’eut pas à chercher bien longtemps avant d’être finalement employé dans le lycée le plus proche. Ainsi les choses réglées, la famille déménagea durant l’été, sans même l’accord de Quentin, dont toute la vie était alors projetée à des centaines de lieux de ses amis, de ses habitudes, de son passée, de ses rêves.
La maison se trouvait sur une colline quasiment entre deux villages, alors que le lycée, où Quentin allait faire sa dernière année, n’était guère éloigné. Depuis la seconde chambre, il était même possible d’apercevoir le bâtiment construit lui aussi sur une colline qui le faisait surplombé cette vaste plaine. Ainsi, après la rentrée, chaque jour depuis les salles de classes orientées à l’est, Quentin pouvait voir les villages alors qu’il était aussi capable de distinguer les traits fins et pâles, mais non pas moins mûrement réfléchies et appliquées, de sa nouvelle maison. Près de deux milles élèves et une bonne centaine de professeurs composés ce lycée. Comme il s’en doutait le jour de la rentrée, tout le monde ici se connaissait depuis toujours, tant il était rare d’avoir des nouveaux venus, ou simplement de pouvoir quitter la région. Tout semblait déjà écrit, car tous étaient amis ou ennemis depuis bien avant leur maternelle. Néanmoins, Quentin fut tout de même facilement accepté et de nouvelles amitiés se formèrent dans sa vie.
« Je ne peux pas choisir le fait d’être là ou non. Alors plutôt que de le subir inutilement et maladroitement, ce qui serait s’épuisait pour rien, je peux essayer de rendre les choses le plus agréable possible pour tout le monde. Surtout qu’il ne s’agit que d’une année. Une année passe vite, alors je pense que cela ira, affirma Quentin debout devant sa mère le soir de sa rentrée des classes. Ce n’est pas comme si une année pouvait modifier quoique ce soit dans une vie. »
Terminant sur ces dernières paroles, Quentin embrassa sa mère et alla se coucher, sans ce doutait qu’il pouvait avoir, d’une manière ou d’une autre, tort. En effet, le jeune garçon allait vite voir que tout à toujours un impact, même minime sur notre vie et nous, et qu’une année peut nous apprendre bien plus qu’on ne le pense. Et cela, allait commencer à le réaliser en cette fin de septembre.
A Suivre...
Ps : même si j'essaie de faire très attention et de me relire cent fois, désolé s'il me reste des fautes d'orhtographes...