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Migoto Ikkanen
Chapitre 1 :
Miwako Sakamoto en ce samedi matin, se trouvait en cours et donnait l’impression d’écouter attentivement son professeur, seulement cela n’était qu’une facette car en réalité, elle était plongée dans ses pensés. Elle ne cessait de se remémorer les paroles de son père lors du dîner de la veille « A partir de demain nous avons le plaisir, d’accueillir sous notre toit, le fils d’un de mes très anciens amis ». Elle se disait que c’était réellement incroyable qu’ils ne la mettent au courant que maintenant alors que cela fessait pas mal de temps qu’ils le savaient. Elle était loin de partager l’idée de ses parents, le fait qu’un parfait inconnu entre dans son univers ne l’enchantait réellement pas, si elle avait eu son mot à dire, jamais le jeune homme ne passerait le pas de sa porte. Perdue dans ses pensés, elle sursauta lorsque la sonnerie de fin de matinée retendit, et qu’elle sentit quelqu’un se jeter sur son dos, qui n’était d’autre que Motoko.
- Coucou Miwako, comment vas-tu ?
- Pour être honnête j’ai connu mieux ! dit elle dépité.
- Pourquoi qu’est ce qu’il t’arrives.
Elle se retourna enfin et découvrit son groupe d’ami, en premier plan il y avait Motoko, sa meilleure amie, une jeune fille de taille assez moyenne, ayant de magnifique yeux bleus, possédant une très longue chevelure brune qui la fessait décidément sortir du lot de toutes les jeunes filles du lycée. Elle était donc assez populaire et donc convoité par l’ensemble des Don Juan du lycée même s’il savait parfaitement qu’elle était avec Haru. Haru quant à lui, était un ami qu’avait Miwako depuis le collège. Tous les deux s’étaient rapidement liés d’amitié et elle eut selon elle, la mauvaise idée de lui présenter Motoko, car en effet depuis ce jour ces deux la ne s’était jamais quittés. A son tour Haru lui avait présenté Yazuki Inoue, un garçon de très grande taille, possédant des cheveux brun coupés en dégradé, qui fessait ainsi ressortir ses yeux de couleur émeraude, qui fessait tant craquer une grande partie des filles du lycée. Grâce à sa grande taille, il fessait parti de l’équipe du lycée avec Haru et Shin. Shin Seno est son meilleur ami, ils se connaissent depuis si longtemps qu’eux même ne connaissent pas la date exacte, c’est un garçon lui aussi de grande taille, du type occidental du côté de son père, il possède des cheveux bruns coiffés en pics ainsi que des yeux noisettes débridés. Leur relation paraît assez ambiguë à cause de la tendresse qu’ils se font part, seulement il n’en ait rien et cela n’a que pour conséquence que la pauvre Miwako reçoit les foudres du fan club de son ami. Elle de son côté, est une fille dans la norme avec sa taille un peu plus grande que la moyenne, ses yeux noisette et ses cheveux coupés à la garçonne. Cependant elle possède de nombreux piercing aux oreilles et avait un tatouage en forme de dragon de couleur rouge sur son bras gauche. Elle souffla dépité et leur raconta la terrible nouvelle.
- C’est vraiment dramatique, répondit ironiquement Haru.
- Tu ne comprends décidément rien, je ne veux pas qu’il mette un pied chez moi, en fessant comme si c’était chez lui, dit elle un peu énervé.
- Calmes toi Miwako, Haru a un peu raison, attends d’en savoir plus sur ce jeune homme avant de le juger, d’accord ? Dit calmement Yazuki.
Malgré sa colère injustifiée, elle soupira en acquiesçant et murmura :
- De toute façon, je n’ai pas trop le choix ! Puis d’un voix claire elle ajouta : Ce soir on se fait un karaoké ?
- Tu n’as pas entraînement ? demanda Yazuki.
- Si mais j’ai besoin de me défouler sinon je sens que je vais exploser.
Tous ses amis acceptèrent la proposition et ils décidèrent de partir à la recherche de leur ami commun Shin, afin de savoir si lui aussi les accompagnerai. Après dix minutes de recherche dans les couloirs du lycée, ils le trouvèrent encerclés par une dizaine de jeune fille qui semblaient toutes le draguer, les apercevant, il arriva à sortir du lot et se jeta dans les bras de Miwako qui sentit sur elle, la colère et la haine habituelle de toutes ses fans. Et voilà, c’est reparti ! Se dit elle dépité.
- Merci, sans le vouloir vous venez de me sauver la vie, je n’arrivai pas à m’en débarrasser.
A peine avait-il dit cela qu’il reçu un violent coup à la tête venant de Miwako.
- Non mais t’es malade Miwako, tu m’as fais mal !
Miwako lui lança un regard noir et s’approcha dangereusement du visage du jeune homme et hurla :
- Si monsieur, disait à ses demoiselles « Lâchez moi les baskets », peut être que monsieur, n’aurait pas à s’enfuir !
Il prit un air innocent et murmura :
- Oui mais elles ne font rien de mal !
Miwako semblait totalement découragé, décidément il ne comprenait rien qu’à cause de lui celle ci ne cessait de recevoir les regards meurtriers des filles de son fan club.
- Mais au fait, vous me cherchiez ?
- Oui, Miwako veut aller au Karaoké !
- Ah ! Et que nous vaut l’honneur d’y aller.
- On va dire qu’elle est un peu sur les nerfs, aujourd’hui ! répondit Yazuki.
- Ah je comprends mieux maintenant, c’est une véritable femme des cavernes dis donc…
A peine avait il dit cela qu’il sentit un bras passer sous son cou venant le serrait très fort.
- Je…je plaisanté, Miwako ! Je rigolé quoi !
Yazuki voyant que Miwako ne le lâchait pas, il ajouta :
- Miwako, lâche le, cela n’en vaut réellement pas la peine d’aller en prison à cause de lui !
Shin démoralisa, mais le but fut atteint car en effet, Miwako le lâcha et ajouta :
- Tu as tout à fait raison.
- Bon on va manger, Motoko à faim.
Cela en était trop pour elle, décidément ce n’était pas sa journée.
- Miwako, arrêtes de parler de toi à la troisième personne, ça devient soûlant à force !
La pauvre Motoko ne put retenir ses larmes et vint se blottir dans les bras de Haru, tous lancèrent un regard noir à la jeune fille. Excédée Miwako s’éloigna du groupe et alla manger son bentô sur le toit du lycée. Pendant tout le reste de la journée, elle resta dans son coin car elle savait très bien qu’elle allait sortir que des choses blessantes auxquelles elle ne pensait pas réellement, seulement elle s’en voulait de s’en être prit à la pauvre Motoko. C’est avec un moral approchant le zéro qu’elle se rendit à son entraînement, seulement elle y rencontra Motoko. Sa fierté surpassant sa conscience, elle passa près d’elle sans s’arrêter, mais elle fut stoppée par la voix triste de son amie.
- Je…je ne recommencerai plus, Miwako-chan, je dirais « je » mais s’il te plait, alors pardonne moi !
Miwako sourit et murmura :
- Tu es stupide, car c’est à moi de m’excuser je te prends toujours pour cible car je sais que tu ne m’en voudras jamais. Je suis sincèrement désolée.
Motoko lui sourit tendrement.
- Tu es pardonnée, Miwako-chan !
Toute les deux se regardèrent pendant quelque instant avant que Miwako ne la laisse afin d’aller à son entraînement. L’entraînement fut pour Miwako, comme un tranquillisant, c’est à bout de force qu’elle arriva chez elle. Elle pensait en avoir fini pour la journée, seulement ses parents n’en avaient pas décidé de la même façon, à peine avait elle franchi le pas de la porte que son père l’ordonna de monter se laver et s’habiller.
- Pourquoi ?
- Tu nous accompagnes chercher notre invité !
- Mais j’ai déjà prévu quelque chose !
- Il n’y a pas de mais, tu montes et dépêches toi !
Elle savait que cela ne servait à rien de contredire son père, alors elle monta à contre cœur. Elle se disait qu’elle devait attendre de le voir pour se faire une idée sur lui, mais pour l’instant la seule chose qu’elle savait c’était qu’il lui pourrissait la vie. Elle se lava rapidement, enfila vite fait un débardeur et un pantalon cargo noir et prit une veste blanche, avant d’appeler ses amis afin d’annuler le Karaoké et descendit enfin. Pendant tout le trajet, elle ne prononça pas un mot, elle préférait regarder défiler sous ses yeux le paysage grisâtre. Lorsqu’ils arrivèrent à la gare, elle resta à une distance respectable de ses parents et continua à broyer du noir. Ils s’arrêtèrent sur le quai et patientèrent en attendant le train. Ne sachant pas à quoi ressemblait leur invité, elle interrogea ses parents, qui lui tendirent une photographie, où elle y vit un jeune homme de taille assez grande, du type occidental à cause de ses cheveux blonds et de ses yeux verts. Elle ne pouvait pas le nier, il était réellement mignon mais ne put s’empêcher de soupirer dépité. Cela va nous faire un deuxième Shin au lycée, il est préférable pour moi que je ne m’entende pas avec lui, sinon je risque de passer des sales moments à cause de ses fans pensa-t-elle. Lorsqu’elle vit le train arriver, elle rendit la photographie à son père et attendit que les passagers descendent. Miwako le distingua et remarqua que ses parents ne l’avaient pas remarqué, alors elle se rendit à sa rencontre. Au moment où elle allait l’abordait, elle se rendit compte qu’elle ne connaissait pas son prénom. Celui ci sentit sa présence et la regarda un peu perplexe. Miwako se sentant un peu désorientée, réussit néanmoins à dire :
- Euh…je sais que tu ne me connais pas…mais…
- Ah tu es la jeune fille des gens chez qui je vais vivre c’est cela ? demanda-t-il.
- Oui c’est ça ! Je me présente, je suis Miwako Sakamoto.
- Moi, c’est Nobuo Hayashi, ravie de faire ta connaissance, dit il en lui tendant la main.
Elle hésita pendant quelque instant et elle finit par la lui serrer en lui souhaitant la bienvenue. C’est à ce moment la que, les parents de la jeune fille arrivèrent, ils sourirent à la vue de la poigné de main et dirent :
- Ont constatent avec plaisir, que vous vous entendiez bien !
Elle lâcha précipitamment la main du jeune homme et sans un mot se rendit vers la sortie de la gare. Ses parents s’excusèrent de son comportement un peu glacial et tous se dirigèrent vers la voiture.
Le trajet se fit dans un silence des plus pesant, le jeune homme eut bon essayer d’établir le contact avec la jeune fille, celle ci l’envoyer balader poliment, a tel point que cela excéda tellement ses parents, qu’ils la réprimandèrent :
- Miwako, tu pourrais être plus gentille avec lui, Nobuo ne t’as rien fait !
C’était vrai le jeune homme ne lui avait rien fait, seulement elle ne souhaitait pas lui parler, alors c’est à contrecoeur qu’elle se tourna vers lui et s’excusa. Celui ci lui sourit gentiment et ajouta :
- Tu n’as pas à t’excuser, je comprends parfaitement que tu ne sois pas enchantée qu’un parfait inconnu entre dans ton existence !
Miwako le regarda étonnée et d’un seul coup se sentit coupable de le considérer de la sorte, seulement elle ne voulait pas en savoir plus sur le jeune homme, et elle était décidé à faire tout, pour qu’ils ne soient que de simples colocataires et rien de plus. La voiture se stoppa et Miwako descendit rapidement de la voiture avant de monter sur le palier. Alors qu’elle était dans l’entrée et s’apprêter à monter à l’étage, son père l’interpella et la pria d’indiquer la chambre qu’allait occuper Nobuo à celui ci. Elle monta donc et attendit le jeune homme, lorsqu’il arriva à sa hauteur, elle lui indiqua du doigt sa chambre et lui souhaita bonne soirée.
- Tu n’as pas l’air du tout, de m’apprécier ! Déclara le jeune homme.
Elle se sentit un peu coupable d’être aussi cruelle avec lui mais répondit quand même:
- Tu ne te trompes pas, tu ressembles à une personne que je déteste !
C’était faux bien sur, mais jamais elle ne lui dirait qu’elle lui en voulait car il allait prendre la chambre de lui, et peu à peu prendre sa place dans la maisonnée. Il s’excusa néanmoins de lui faire subir ce cauchemar, la fessant encore plus culpabiliser. La voix de la mère de la jeune fille, les invita à passer à table, alors dans un élan de générosité, elle lui prit une valise qu’elle déposa dans la chambre du jeune homme avant de descendre sans rien dire. Le jeune homme sourit et pensa finalement, elle m’a l’air d’être une fille sympathique derrière ses airs rebelles, je l’aime bien ! Cependant la jeune fille ne changea pas au cours du repas, elle restait froide pour ne pas dire glaciale, alors que le repas venait de finir, elle voulut se lever pour regagner l’étage, seulement son père l’ordonna de s’asseoir et lui dit :
- Miwako, demain tu accompagneras Nobuo à ton lycée, afin de le lui présentait le cadre où il va étudier et par la même occasion, tu iras avec lui finir les derniers soucis administratif ! Ensuite tu pourras faire tous se que tu veux !
- Encore heureux que je puisse faire ce que je veux, ce n’est pas parce que vous avez accepter de l’héberger, que je vais rester collée à ses basques ! Je ne suis pas folle ! dit elle glacialement.
- Miwako, tu me fais réellement honte, comment peux tu dire ça ? Cela ne vas pas te tuer de l’accompagner ! dit il en haussant le ton.
Nobuo se sentait gêné d’être le responsable de la dispute et voulu intervenir, seulement la mère de la jeune fille l’en empêcha en l’informa qu’il fallait les laisser faire.
- Qui ne te dis pas que cela ne me fait pas chier ! dit-elle froidement.
Son père la regarda vraiment déçu et ajouta :
- Regardes ce que tu es devenue, tu penses réellement que Ji Hyo serait heureux de te voir parler de la sorte !
Le regard de la jeune fille se voila de tristesse et de larmes, afin de ne pas se donner en spectacle, elle se leva et couru à l’étage. La mère de la jeune fille réprimanda son mari et se tourna vers Nobuo afin de s’excuser.
- Vous n’avez pas à vous excusez madame, mais puis je savoir qui est Ji Hyo ?
Le regard des deux adultes se voila de tristesse et elle répondit :
- Ji Hyo est notre fils ! Seulement il est à ce jour décédé dans un accident de voiture !
Nobuo baissa la tête et s’excusa d’avoir était aussi curieux, mais elle lui prit sa main et le regarda avec douceur et murmura :
- Tu n’as pas à l’être, c’était légitime de le demander, mais il faut que tu saches que, Miwako n’a pas toujours était aussi froide, alors j’espère que vous deviendrez amis !
Il acquiesça et leur souhaita une bonne nuit avant de monter à l’étage où il entendit les pleurs de la jeune fille. Il voulait la consoler seulement, il sentit que cela serait déplacé, alors c’est à regret qu’il se rendit dans sa chambre.