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Fiction » Fantasy » Mérikana : Les royaumes oubliés seconde partie font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: perriline
Fiction Rated: M - French - Fantasy/Mystery - Reviews: 4 - Published: 10-26-06 - Updated: 08-06-07 - id:2267035

voici enfin le chapitre 21, il était temps, cinq mois depuis la dernière update. Je suis desolé pour cette attente mais je m'arrivais pas à pondre ce chapitre ( sepht mois qui traine sur mon pc )

Comme d'habitude, tout est à moi...

azarus : enfin la suite, j'espère qu'ele va te plaire. Alraïs est une combattante et très bonne mais c'est pas son seul attout ...

Bonne lecture à tous et à toutes...

Merci mon mouton pour les corrections et pour la patience d'ange que tu fais preuve avec moi...


Chapitre 22 : ennuis

Les quatre sœurs de la famille impériale attendaient dans un petit salon de l’aile Nord du palais d’Oyama. Le salon était de teinte vert bouteille avec des fauteuils blancs.

Toutes les quatre avaient encore leurs capes beiges de voyage. Perriline était la seule à être assise au vu de son état. Elle n’en menait pas large à sept mois de grossesse, une fatigue extrême se lisait sur son visage et ce déplacement avait été difficile pour elle, plus que pour les autres.

Oraline tournait en rond dans le salon, en proie à une très grande nervosité. Sa robe rouge cousue de perles transparentes faisait du bruit sur l’épais tapi tissé. Ce bruit commençait à énerver Sifire qui jouait nerveusement avec ses doigts, à les tourner et à les tordre sans cesse. Seul Thaïs semblait calme, adossé à un lourd mur de pierre et il y avait une raison à cela : son esprit et son corps mental étaient à des milliers de kilomètres d’Oyama, dans un lieu chaud et protégé où elle pouvait suivre l’entraînement des Amazones, sa nouvelle famille.

La porte du salon s’ouvrit et laissa passer Solane quelque peu énervé d’avoir été dérangé et des faits des quatre sœurs.

Perriline remarqua que sa veste n’était pas nouée comme d’habitude, comme s’il l’avait fait précipitamment.

- Bonjour, dit-il d’un ton sec.

S’ensuivit quelques minutes de silence durant lesquels ils se toisaient d’un regard mauvais.

- Salut Solane, dit Oraline. Tu vas bien ?

- J’ai l’air d’aller bien ?

- Non. Tu sembles sur les nerfs, répondit Thaïs.

- Exactement.

- C’est à cause de ton frère ? demanda Perriline d’une petite voix.

Elle avait posé une main protectrice sur son ventre rond. Son regard exprimait énormément de tendresse.

- Oui. Cet abruti a trouvé le moyen de se faire tuer.

Les quatre sœurs furent choquées par les propos de Solane à propos de son frère. Elles avaient toujours eu du mal à cerner les rapports entre les deux. Il comprit que cela gênait les sœurs.

- Il ne faut pas être choqué. On ne s’est jamais entendus sauf en ce qui concerne le pouvoir. Je devais lui reconnaître une très grande habilité à tuer et à mettre au point ( ?) les complots.

- Mais de quoi tu parles ? demanda Oraline, surprise du ton glacial employé par Solane.

- Ne croyez pas que je suis un saint. Certaines morts sont nécessaires pour que certaines choses se fassent mais ce n’est pas l’objet du jour.

Le sourire qui lui traversait le visage fit froid dans le dos aux jeunes femmes. Il reprit :

- Je n’ai rien contre le fait que vous vous marriez mais pas contre celui de tomber enceinte. Il ya des moyens de contraceptions, merde.

- Mais c’est notre droit de donner la vie.

- Non. Pas quand on fait parti du Savoir d’Oyama et qu’on est les premières maîtresses élémentaires depuis quatre mille ans magiques.

- Je ne vois pas ce que ça change.

- Mais tout, ma chère Thaïs. Les maîtresses élémentaires perdent leurs pouvoirs quand elles mettent au monde un enfant. Et celui-ci n’hérite pas des pouvoirs de sa mère, ni d’aucun d’ailleurs.

- Et alors ? qu’est ce que ça change ? les nouvelles viendront comme nous.

-Non. Je crois qu’il faut que je vous montre quelque chose. Suivez-moi.

Les quatre sœurs se regardèrent avec une certaine curiosité. Silfire aida sa sœur Perriline à se lever du canapé et l’aida à marcher à la suite de Solane. Elles le suivirent tant bien que mal. Celui-ci marchait d’un pas vif. Sa tunique sans manches dorée semblait flotter autour de lui.

Ils descendirent plusieurs étages du palais jusqu’à arriver à une partie très ancienne qui remontait à l’antiquité. Les murs de cette partie étaient taillés dans de la pierre brut, sans doute de calcaire à teinte ocre. A côté de chaque porte en bois, il y avait un petit flambeau en fer.

Ils s’arrêtèrent devant une porte différente. Celle-ci avait la poignée finement ouvragée et en or. Solane ouvrit la porte et laissa les jeunes femmes entrer en premier. Puis il entra à leur suite.

Et ce qu’elles y virent dépassa tout ce qu’elles connaissaient en magie.

ooOOoo

Forêt d’entraînement sur une ile au large du continent Impérial.

L’air était moite, ainsi que le temps lourd. Les sapins étaient tellement hauts qu’ils cachaient la pâle lueur de ce soleil d’hiver, ce qui rendait ce lieu totalement inhospitalier. Dans cette pénombre angoissante, mille soldats s’entraînaient, accompagnés de cinq supérieurs.

Le prince impérial, Rannor passait entre les groupes de dix soldats pour regarder leur maniement d’armes. Il sentait que ses soldats n’étaient pas tranquilles, ils n’étaient pas habitués. Après tout comme pensa Rannor, ce n’était que des bleus.

Il s’ennuyait à mourir. C’était bien beau d’entrainer les nouveaux mais il n’y avait pas grand-chose à voir, ni à faire. De plus, parmi les cinq lieutenants, Elwing n’était pas là. Il était toujours attaché à la protection de Silfire qui se trouvait en ce moment même à Oyama. C’était la seule personne qui arrivait à le distraire en faisant les pires pitreries pendant les entrainements.

Tout à coup, un grand vent frais se leva et balaya les branches des arbres. Rannor avait oublié que le temps se tournait vers l’hiver et que les autres craignaient peut être le froid. Lui y était habitué depuis son plus jeune âge à cause de l’entrainement que lui avaient fait subir ses parents.

Contrairement à toutes les autres personnes présentes, Rannor n’avait pas de tenue militaire, mais un jean bleu nuit et un tee-shirt simple, blanc.

Un bruit suspect attira son attention dans la forêt. Il connaissait tous les bruits de ce lieu, ceux des oiseaux, des insectes, des plantes qui poussent lentement, mais celui-ci était une lame de court poignard qu’on affutait très contentieusement. Il savait qu’ils étaient les seuls humains dans la forêt, le plus proche village était à une vingtaine de kilomètres, à trois jours de marches.

Il glissa sa main gauche dans la poche arrière de son jean. Il chercha un petit bâton de quatre centimètres et le serra fort dans sa main. De son autre main, il fit un signe discret à ses quatre lieutenants pour qu’ils se préparent à toutes éventualités. De plus, c’était des bleus qui étaient là, ils n’étaient pas préparés à se défendre lors d’une attaque surprise.

Les sens en éveils, Rannor scruta les alentours.

Soudain, ce fut d’un calme plat, les oiseaux s’étaient tus. Puis un cri se fit entendre. C’était un des aspirants venait d’être aspiré sous terre par une main squelettique. Ses camarades étaient pétrifiés de terreur.

Voilà une chose qui n’arrangeait pas les affaires, il lui fallait gérer aussi ses nouvelles troupes mais il ne pouvait pas se permettre de perdre ces soldats. Il avait trop eu de mal à faire cette troupe, à trouver les bonnes personnes avec les bons pouvoirs.

De plus, le monde magique traversait une forte période de trouble cristallisé par le meurtre du chef des généraux impériaux. Tout le monde était aux abois et il était difficile de trouver des personnes compétentes.

Des cris se firent entendre ici et là. Les soldats disparaissaient les uns après les autres. Le général impérial avait une idée sur le genre de créatures qui était en train d’enterrer vivants ses soldats.

Il ne pouvait rien faire que d’attendre et voir tout ce qu’il avait fait pendant deux ans, partir pour toujours.

Après un quart d’heure, il ne restait plus que lui et il savait quel genre de créatures il avait en face de lui. Elles se mirent à former un cercle autour de lui.

Des Terranis.

Des guerriers sorciers des temps anciens morts au combat et que des nécromanciens en quête de pouvoir avaient ramené à la vie. Ces guerriers avaient tous leurs pouvoirs, y comprit des nouveaux gagnés par le passage dans l’autre monde. Mais ce qu’ils n’avaient pas prévus, c’était qu’ils échapperaient à leur contrôle et se rangeraient aux côtés du plus puissant.

Ils se mirent au service des anciens et disparurent de la surface du monde quand le dernier fut mort.

Rannor sentit un frisson de peur lui parcourir l’échine. C’était très rare chez lui. Bien qu’il n’en ait jamais vu de ses yeux, il avait lu suffisamment de chroniques sur eux pour savoir de quoi ils étaient capables.

Il sortit ses deux poignards et se mit en position de combat, même sans grand espoir de vaincre. Il savait qu’il allait devoir employer des moyens qu’il détestait. Ses pouvoirs magiques. Il détestait faire appel à son côté ange noir qui faisait la renommée de la famille impériale.

ooOOoo

Un craquement sinistre d’os se fit entendre. Rannor fut projeté contre un tronc, et s’affaissa contre lui. Sa colonne vertébrale venait d’exploser en mille morceaux. Le jeune homme pensa que c’était bien le moment que son corps le lâche en traitre.

Il ne restait plus d’un Terranis en face de lui. Celui-ci tenait une longue épée, une claymore et s’apprêtait à charger sur lui.

Dans un effort surhumain, Rannor réussit à lever un peu son bras et tendre la main en étirant les doigts. Au bout de ceux-ci, une faible lumière apparut qui réduisit le Terranis en poussière.

Ensuite le bras tomba mollement contre lui. Son manteau était couvert de sang et laissait voir sa tunique toute aussi noire.

Les plumes noires de ses ailes d’anges se détachaient lentement pour disparaître au sol. Rannor avait mal, extrêmement mal. Plusieurs de ses organes principaux étaient touchés, dont le cœur, l’usage de la magie l’avait vidé de presque toute son énergie vitale. Il savait qui lui restait peu de temps à vivre mais il devait les prévenir du danger qui commençait à apparaître d’un coin à l’autre du monde magique.

Sa dernière action avant de mourir.

Il ferma les yeux et concentra ses dernières forces. Toutes les plumes se détachèrent pour flotter dans les airs, faisant ainsi disparaître les ailes noires. Les plumes restèrent quelques minutes avant de s’éparpiller aux quatre vents.

Le corps de Rannor bascula sur le côté, les yeux grands ouverts, fixés, un mince filet de sang sortant de sa bouche.


le 06 . 08. 06

Fin du chapitre

A suivre ...



© Copyright 2006 perriline (FictionPress ID:521002).


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