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Confession :
Comment commencer cette lettre ? Je ne peux me contenter d’un « Cher James », ce que j’ai à te dire est trop important. Je ne sais pas quand je pourrais te la donner, je ne sais même pas si je serais à même de te la donner, mais il faut que je pose sur papier ses sentiments qui sont depuis bien trop longtemps au fond de moi.
Faire preuve de sentiments, faire preuve de faiblesses, ce sont des choses qui sont impossibles pour moi. Trop de gens dépendent de chacune de mes actions, alors je veux au moins te dire dans cette lettre, ce que je ne pourrais peut-être jamais te dire dans les yeux.
Cela fait maintenant un an que tu a quitté l’organisation. Je ne t’ai pas retenu, je t’ai laissé partir, mais j’ai peur que tu n’ais jamais compris pourquoi je l’avais fais. J’aurais du te tuer, tu savais trop de chose, et pourtant, je t’ai laissé passer sans rien dire ce jour là sur le pont. Ne crois pas que c’est parce que je te craignais en tant que tueur à gage. Non, je ne t’ai pas affronté parce que c’est en tant que femme que je n’aurais pu prendre ta vie.
Tu comprends James ? Je t’aime, toi et toi seul.
Dès notre première rencontre il y a neuf ans, alors que tu n’étais alors qu’un adolescent vivant dans le sang et par le meurtre, je n’ai pu m’empêcher de poser les yeux sur toi comme une femme, alors que je n’aurais du te voir que comme la futur numéro un de l’organisation. Tu paraissais fort de l’extérieur, sauvage et libre, mais je pouvais lire dans tes yeux, je pouvais voir à quel point tu souffrais et combien tu manquais d’affection. J’ai voulu te donner cette affection dès la première fois où je t’ai vu. Bien sur, je n’en ai jamais rien laissé paraître, c’était impensable, mais tu n’as pas idée du nombre de fois où mon cœur c’est serré alors que je te regardais de loin, du nombre de fois où j’ai voulu tuer tes entraîneurs qui te faisait souffrir pour que tu deviennes plus fort. Il m’est arrivé de serrer mon arme tellement fort dans ma main que je n’en sentais plus mes doigts pendant des heures.
J’aurais tellement voulu pouvoir te prendre dans mes bras pour te réconforter, pouvoir te soigner de mes baisés et pouvoir t’empêcher de devenir un assassin comme je l’étais devenu. Tu avais déjà perdu ton innocence quand nous nous sommes rencontré, tu avais déjà tué un nombre incalculable de personnes, mais tu n’avais que treize ans, j’aurais encore pu t’épargner cette vie de malheurs, c’était encore possible, je suis sur que j’aurais pu te ramener vers une adolescence normale. Pardonne-moi, si seulement je m’étais dressé face au Conseil si seulement j’avais jeté mon rang et ma destinée, j’aurais pu t’épargner tout ça.
Mais je n’avais moi-même que dix-sept ans, je n’avais pas le courage de me dresser face à ceux à qui je devais tout, et ma conscience me disais que trop de gens dépendaient de moi pour que je me permette égoïstement de leurs tourner le dos. Mais n’était-ce finalement pas qu’une excuse ? A vrai dire, peut-être que je craignais tout simplement d’être rejeté, peut-être que je craignais que tu ne m’aime pas. Pardonne-moi James, je regrette tellement d’avoir été si lâche, je voudrais tellement pouvoir revenir en arrière.
Tu sais, la bataille qui s’annonce va être difficile, je ne suis pas sur de m’en sortir vivante, mais si jamais, si jamais je devais réussir à gagner cette guerre, alors je viendrais te voir, je laisserais l’organisation derrière moi pour vivre ma vie, avec toi j’espère. Je ne sais pas ce que tu pense de moi, je ne sais même pas s’il t’arrive de penser à moi, mais je veux croire en cet avenir avec toi, je veux garder l’espoir qu’un jour peut-être je pourrais te sourire comme une femme sourit à celui qu’elle aime.
Je ne sais pas si tu lira un jour cette lettre, je ne sais pas si mes rêves se réaliseront, mais j’espère de tout mon cœur que je pourrais un jour venir te voir l’esprit libre, et le cœur serein, pour te dire tout ce que je n’ai jamais pu te dire, et oh combien je regrette tout ce que je n’ai pas fais pour toi.
Avec amour,
Lindia Lastheart