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Fiction » Romance » Les anges qui ont perdus leurs ailes font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Mariannedu30
Fiction Rated: K - French - Romance/Drama - Published: 11-23-06 - Updated: 11-23-06 - id:2280174

Voici une nouvelle fic, j’espère qu’elle vous plaira, donc j’attends vos impressions avec beaucoup d’impatience.

Les anges qui ont perdus leurs ailes…

Prologue :

La vie est un chemin semait d’embauches, tellement qu’on se demande parfois si celle ci vaut la peine d’être vécue. Ceci est l’histoire de trois jeune gens, trois anciens amis que le temps a séparés…pendant ce temps, beaucoup ont soufferts, d’autres ont connus la paix…mais cette histoire raconte surtout leur combat contre les autres et surtout contre eux mêmes…

Chapitre 1 :

Dans une chambre encore plongée dans les ténèbres de la nuit, une jeune fille se réveilla en transe. Des larmes perlaient sur ses joues d’un teint blafard, et son souffle était saccadé comme si elle venait de courir un marathon. Ce cauchemar ne lui laissait aucun répit…aucune chance de l’oublier, se répétant jour après jour, nuit après nuit dans son esprit, la hantant à tout jamais. Il semblait l’obligé à se souvenir de cette tragédie qui avait bouleversé sa vie à tout jamais. Ce sang sur les murs, ce couteau sur le sol, ces deux corps gisant au sol, et ses mains, les siennes couvertes de sang, sont les seules images qu’elle ne cessait de voir jour après jour depuis trois ans. Elle n’était plus qu’une marionnette inerte, qui ne laissait transparaître aucunes émotions, la rendant ainsi morte aux yeux des vivants.

Elle retrouva enfin ses esprits et se leva d’un pas vacillant afin d’arriver à son but. Lorsqu’elle y arriva, elle se laissa tomber au sol comme une masse et évacuant dans la cuvette des toilettes, tout le dégoût que lui avait occasionné de nouveau ce cauchemar. Quand elle en eut finit, elle se hissa difficilement à levier et se regarda dans la glace. Ses traits étaient blafards, tirés, laissant apparaître les cernes qu’elle accumulait depuis ce jour. Ses cheveux d’un noir ténébreux étaient décoiffés et emmêlés, comme si cela fessait un siècle, qu’elle ne les avait pas coiffés.

Malgré son jeune age, la jeune fille fessait penser à un cadavre et cela ne la dérangeait pas. Cela fessait trois ans qu’elle était ainsi, recluse dans un autre monde où ses souvenirs, la hantaient et la poursuivaient où qu’elle aille. Aujourd’hui n’échappera pas à la règle, si ce n’était pas eux qui lui rappelleront, ce seront ses camarades de classe qui n’hésiteront pas à la faire encore plus tomber. Elle laissa tomber sa chemise de nuit à ses pieds, et se glissa sous le jet glacial de la pomme de douche. Elle savoura avec sérénité, l’eau s’écoulant comme une purification sur son corps squelettique et anorexique. Après cette purification fictive de son être, elle s’habilla de son uniforme, se força à avaler un jus d’orange, et se mit en route en direction du lycée, qui était devenue son bourreau.

Elle ne se fessait réellement pas d’illusions, aujourd’hui non plus, ils n’auront pas oubliés ce qu’elle avait fait, et l’insulteront en la torturant comme à leur habitude. Elle savait qu’elle devrait se défendre, mais elle n’en avait pas la force, leurs mots la blessait au plus profond de son être et venaient renforcer jour après jour, ce qu’elle pensait tout bas. Depuis la mort tragique de ses parents, elle vivait seule dans un petit studio. Seul Ayama-sempei, son professeur principal s’occupait un peu d’elle. Elle ne lui demandait rien, elle se débrouillait comme elle le pouvait, avec ses faibles forces. Elle avait tenté plusieurs fois de l’envoyer au diable, mais celui ci tenait et veillait sur elle, dans ses faibles limites. Elle savait qu’elle lui fessait pitié, de toute façon elle avait le choix qu’entre deux sentiments face à ses interlocuteurs : soit elle leurs inspiraient une profonde pitié, soit une profonde haine…alors entre les deux, elle aurait préféré l’indifférence. Elle avait tellement prié pour qu’on oublie son histoire, mais celle ci était tellement horrible que même cinquante ans plus tard, tous les gens de cette ville s’en souviendraient.

Elle arriva enfin aux grilles du lycée, et ressentit déjà tout le dégoût et la haine des adolescents à son égard. Elle baissa la tête afin de ne pas les regarder et fonça droit vers les bâtiments en essayant de devenir sourde aux murmures cyniques et sarcastiques de ses camarades. Lorsqu’elle arriva dans sa classe, tout le monde se leva et la bloqua contre la paroi de la porte. L’un d’entre eux s’approcha d’elle en la giflant violement, la fessant tomber à terre.

- Tu oses pointer ton nez ici, sale meurtrière !

- Je ne suis pas une meurtrière, murmura-t-elle au bord des larmes.

Une grande blonde à son tour passa devant ses camarades, et ajouta :

- Tu ne nous la fais pas à nous, tu les as tué tout les deux, de tes propres mains !

- Non, c’est faux ! Cria-t-elle en se plaquant les mains sur ses oreilles.

Le jeune homme s’agenouilla face à elle et la regarda d’un air féroce :

- Tu les haïssais après tout, c’est normal ! Ta mère était une traînée effrontée et ton père un alcoolo parieur, même moi ils m’auraient dégoûté ! Mais cela ne justifie en aucun cas ton acte, meurtrière ! La seule chose que tu devrais faire, et d’aller les rejoindre car tu veux savoir pourquoi ?

Elle secoua vivement la tête en lui demandant de ne pas le dire, il sourit encore plus sournoisement et murmura :

- Car personne sur terre, ne restera longtemps à tes côtés ! Tu dois savoir que la pitié aussi à ses limites, Ayama-sempei ne sera pas éternellement à tes côtés, saches le ! Et qui prendra sa place plus tard ? Personne ! Car tu es tellement horrible qu’il faudrait être de ton espèce, pour rester auprès de toi !

Ses mots l’achevèrent, elle ne pouvait pas le supporter, pourtant il avait raison. Si seulement, elle pouvait revenir en arrière, elle voudrait que tout ce qui s’est passé se déroule autrement. Cette histoire aurait pu être évité, si seulement elle était rentrée quelques minutes plus tôt. Des larmes perlèrent enfin sur ses joues, mais elle ne pouvait pas se permettre de le faire devant eux, ça leur ferait trop plaisir, alors elle se leva difficilement et s’enfuit de la classe laissant derrière elles, les rires moqueurs et cruels qui était devenu son lot quotidien depuis tellement d’années.

Alors qu’elle descendait en courant les escaliers du lycée, elle percuta un jeune homme, qu’elle reconnu malgré le temps qui les avait séparés.

- Miu ? Murmura-t-il.

Elle baisa encore plus la tête et acquiesça avant de repartir en pleure. Le jeune homme qui était encore sous le choc de cette rencontre, ne se rendit compte que bien plus tard que son ancienne amie était en larmes. Il monta donc à contrecœur à l’étage et pénétra dans sa nouvelle classe. Tout le monde le regarda avec étonnement et retournèrent rapidement à leur occupation sans ce soucier de lui. Seulement une conversation avait retenu son attention, un jeune homme assez hautain riait avec une grande blonde.

- Elle est vraiment pathétique cette fille, elle devrait savoir que ça ne sert à rien qu’elle s’entête à venir ici !

- Tu as tout à fait raison, elle mérite ce qui lui arrive ! C’est une meurtrière ! Comment a-t-elle pu tuer ses parents ? S’indigna la jeune fille.

- En tout cas, je serais heureux de savoir qu’on la retrouve morte quelque part, les gens de son espèce mérite la peine capitale ! Finit-il en éclata d’un rire sarcastique.

Le jeune homme se demanda si c’était de Miu qu’ils parlaient, et s’apprêta à leur demander lorsque, Ayama-sempei pénétra dans la salle. Il pria tout le monde de rejoindre son pupitre et commença son cours. Riu, qui fut présenté à sa nouvelle classe, constata que le jeune professeur jetait parfois des regards inquiets vers le seul pupitre vide de la classe, et sa crainte doubla encore plus. Serais-ce Miu la mystérieuse jeune fille qui était dans sa classe ? Et surtout était-elle la personne, qui a tué de ses propres mains ses parents ? Il espérait en son fond intérieur que cela soit faux, de plus il imaginait mal que sa meilleure amie lorsqu’il était enfant, soit capable d’un acte aussi horrible.

Lorsque la pause déjeuner sonna, un groupe de jeune fille l’entoura et lui posèrent un tas de questions. Qui était-il ? Dans quel coin de la ville habitait-il ? Lorsqu’il prononça où il habitait, un cri d’effroi rempli la salle.

- Tu habites dans le même coin que la meurtrière et le Yakuza ! Oh mon dieu, sincèrement ta famille est mal tombée ! Dirent-elles faussement désolées.

- Comment cela ?

- Cela se voit que tu es nouveau dans cette ville, répondit le jeune homme hautain dont il avait entendu la conversation au début de la matinée, Miu Shiraki et Yugi Tenshi sont les enfants déchus de la ville. Miu est connue pour avoir assassiné de sang froid ses deux géniteurs, et Yugi pour son long casier judiciaire ! On dit même qu’il est coupable d’un meurtre, mais que la police ne possède aucune preuve pour l’arrêter. Ses deux là, sont connus sous le nom des «enfants du mal !», on dit même que se sont les enfants d’un démon !

- Vous ne trouvez pas que vous abusez en disant cela ? Demanda-t-il choqué. Les deux personnes dont il parlait, ne lui étaient pas étrangères. Miu et Yugi était ses amis d’enfance et jamais il ne pourrait penser, qu’ils puissent être des assassins.

- Pour ce qui est des démons, peut être, mais pour le reste je n’invente rien, mon père et le chef de la police ! Je suis placé mieux que quiconque pour savoir de quoi je parle, répondit il sans aucun prétention.

Rui n’en revenait pas, cela serait vrai ? Ses deux anciens amis seraient devenus ainsi ? Pourtant ce matin les larmes, qu’il avait vues sur le visage si squelettique de Miu étaient sincères, comme si elles montraient que la jeune fille souffrait de tout son être!

Miu de son côté, était assise contre son lit dans son studio plongé dans les ténèbres. On avait l’impression que le temps venait de s’arrêter. Elle était là seule, plongée dans ses funestes pensés. Il avait raison, pourquoi s’entêtait-elle d’aller dans ce lycée ? Pourquoi n’en finissait elle pas ? Si elle mourrait, elle ne sentirait plus rien, plus aucuns remords, plus aucuns regrets, plus aucune peine, en fait elle ne ressentirait plus rien ! Elle sourit et ricana ironiquement.

- Oui, je ne ressentirais vraiment plus rien ! Mais je n’ai même pas le courage de le faire, moi l’horrible marionnette humaine, moi la fille la plus lâche sur terre !

Quelqu’un frappa à la porte, elle ne répondit pas, elle savait qui c’était et sourit ironiquement en murmurant :

- Yugi si seulement, tu n’étais pas un lâche toi aussi, je ne souffrirais plus de rester en vie !

Elle se leva difficilement et vint ouvrir la porte. Elle se retrouva face à son ancien ami. Le temps avait eu ses marques sur son corps, il avait grandi, maigri mais celui ci s’était musclés, son visage si souriant à l’époque avait disparu de ses traits. Depuis qu’il avait viré de bord, Miu ne l’avait plus jamais vu sourire. Elle ne connaissait pas ses raisons qui l’avaient poussé à devenir Yakuza, mais elle se doutait bien qu’elles valaient leurs pesant d’or. Mais sa bonté, malgré son travail était toujours là, au fond de lui et elle le savait. Elle s’en doutait car celui ci avait eu l’ordre de la tuer si elle ne remboursait pas les dettes de son père. Il lui était impossible de lui rembourser, elle n’avait même pas de quoi se nourrir ! Mais il ne l’avait pas tué ! Il avait donné l’argent de la dette de son père qui représentait quand même 862 800 yens et il lui demanda de lui rembourser semaines après semaines. Ils n’échangèrent aucuns mots, elle ouvrit la porte et le laissa entrer pendant qu’elle fouillait dans une valise qui était sous son lit. Elle en sortit une enveloppe et la lui tendit. Il la récupéra et s’apprêta à sortit du studio sans un mot lorsqu’elle murmura :

- Yugi, Rui est de retour !

Il se figea troublé et demanda :

- Qu’est-ce que cela peut me faire ?

- Je ne sais pas, mais je voulais seulement d’avertir, pour que tu ne sois pas surpris !

Et sans un mot, il sortit du studio en prenant soin de refermer derrière lui. Rui était de retour ? Il aurait mieux fait de rester là où il était, pour ne pas voir ce que nous sommes devenu Miu et moi ! pensa-t-il. La jeune fille pensait qu’il avait payé sa dette par pitié, mais cela n’en était rien, il avait peur pour elle. C’était lui qui avait demandé d’être sur l’affaire, car il savait très bien qu’un autre n’aurait pas hésitait à la supprimer ! Il savait que c’était ce qu’elle souhaitait, disparaître de ce monde pour ne plus être jugé, ni blessait. Il ne savait pas si elle était coupable où non, mais dans son fond, il était persuadé qu’elle ne l’avait pas fait. Il ne lui avait jamais demandé, comme elle ne lui avait jamais demandé, pour quelles raisons était-il devenu ce qu’il était.

Alors qu’il venait de rentrer dans son petit studio, il sortit l’enveloppe de sa poche et en retira l’argent, il y avait 1 000 yens comme d’habitude. Il savait qu’elle lui avait donné la totalité de son salaire, car il le voyait bien, les vêtements que la jeune fille portait étaient bien trop grands pour elle. En espace de quelques mois, elle avait tellement maigri qu’il avait peur pour elle. Il sortit une cigarette de son paquet, qu’il porta délicatement à ses lèvres et l’alluma. Il sentit paisiblement l’odeur du tabac envahir son corps et son environnement.

Depuis trois ans, lui aussi vivait seul dans son appartement, survivant sans l’aide de son tyrannique père, qui l’avait foutu à la porte après l’avoir tabassé à sang. Il avait pendant quelques temps, vécu comme un clochard dormant là, où il trouvait un abri contre le froid, et un jour il tomba sur quelqu’un. Cette personne était le boss de la mafia japonaise et l’avait pris sous son aile. Il était ainsi devenu un Yakuza respecté, même par les anciens du gang et vivait sa vie sans tracas.

Que demandait de plus ? Il fessait le travail qu’on lui donnait occasionnellement, comme par exemple amener un kilo de cocaïne à l’autre bout de la ville, allez frapper un client qui n’avait pas payé. Il se sentait néanmoins chanceux, car jamais encore son patron et tuteur ne l’avait contrait à tuer, à part pour elle. Il se souvint de la conversation qui avait suivit sa décision de prendre l’affaire en main.

- Si jamais, elle n’a pas les moyens de payer, je veux que tu la supprimes ! Elle me payera de sa chienne de vie !

Il avait acquiescé mais n’en pensait pas mot, jamais il ne pourrait enlever la vie à une personne et surtout pas à elle, son amie d’enfance.

L’image qu’il avait découverte lors de sa première visite après 3 ans de séparation, lui avait brisé le cœur. Une marionnette humaine, voilà ce qu’était devenue son amie, une simple marionnette sans vie, sans aucune émotion. Il avait rapidement retrouvé son souffle et lui avait demandé si, elle avait les moyens de payer la dette de son père. Elle avait ricané ironiquement et avait murmuré, qu’elle n’avait même pas les moyens de s’en sortir, alors rembourser quelqu’un, s’était même pas la peine d’y penser. Malgré son avertissement qu’elle devrait payé de sa vie sinon, elle avait sourit tristement et avait murmurait :

- J’attendais ce moment avec beaucoup d’impatience.

Cela fut un véritable coup dur de l’entendre dire cela, et il lui avait murmuré qu’elle ne devait pas penser ainsi. C’est alors qu’il avait pensé à cet arrangement, il lui avançait l’argent et celle ci lui rembourser. Au début, elle refusa net disant qu’elle préférait qu’on l’a tue, que c’était ce que souhaitait tout le monde, mais il ne pouvait se résoudre à l’entendre dire cela et sortit en claquant violement la porte. Il avait remboursé sans son consentement sa dette, et lui demanda de la rembourser que quand elle le pouvait. Depuis ce jour, il la voyait régulièrement pour récupérer son argent. Lors de ses échanges, ils ne disaient mots, ne se regardaient même pas.

Aujourd’hui était la seule fois depuis trois ans, qu’ils avaient échangé des paroles. Rui était donc de retour ! Il sourit tristement aux doux souvenirs qui lui revenaient en mémoire : leurs grandes conversations sur la plage en plein été, où tous les trois fessaient le monde à leur idéologie, leur concours pour savoir qui était le plus futé…tout lui revint en mémoire. Ils étaient tellement sage à l’époque, voyaient leur futur d’une autre teinte que celle qu’ils vivaient. Il se rappela qu’a l’époque, il souhaitait devenir policier et rie ironiquement à cette pensée. Qu’aurait pensé le petit Yugi s’il savait ce qu’il allait devenir ?...Il refuserait sûrement de croire cela, et le frapperait pour le faire taire. Lorsqu’il termina sa cigarette, il s’allongea de tout son long et ferma les yeux avant de plonger, dans les bras de morphée.

Les cours venaient de prendre fin dans l’établissement scolaire, et Rio était désormais le seul encore présent dans la salle de classe. Il se demandait si ses amis étaient réellement devenus ainsi ? Lui qui se fessait une joie de les revoir ! Il se demanda comment allaient-ils réagir lorsqu’il aurait de nouveau l’occasion de leur parler ? Redeviendraient-ils, les personnes qu’ils étaient avant, où deviendraient-ils de nouveau ses personnes si peu sociable, que les gens prétendaient qu’ils étaient ? Cette question resta en suspend, mais il avait bien l’intention de savoir si oui où non, il devait espérer de se lier de nouveau avec eux.



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