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Fiction » Romance » Je sais pas le titre font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Patate Power
Fiction Rated: K - French - Romance/Adventure - Reviews: 67 - Published: 12-08-06 - Updated: 10-27-08 - id:2287025

Chapitre 1

Gabriel s’assit et soupira en sortant ses affaires. Le professeur n’allait pas tarder à arriver et il était toujours d’humeur massacrante le lundi. Il vérifia une dernière fois qu’il avait bien fait ses exercices, les mathématiques n’avaient jamais été sa matière préférée, mais il y accordait une importance double. Encore dans ses cahiers, il ne vit pas le professeur de mathématiques entrer accompagné par le directeur, ce qui arrivait rarement. Celui-ci frappa dans ses mains, ce qui fit sursauter plus d’un.

-Debout ! Aboya « le matheux ». Le directeur a une annonce à vous faire !

Quelques raclements de chaise plus tard, le silence envahit la pièce. Le directeur emplit cette dernière de sa voix puissante.

-Un nouvel élève transféré sera maintenant dans votre classe, je vous prierai de lui faire le meilleur accueil qui soit. Je vous laisse, Mr Decles.

Sur ce, il partit d’un pas vif. La classe s’agita et Gabriel intercepta quelques bribes de conversation.

-J’ai entendu le directeur dire qu’il sortait à peine d’une maison de correction.

-Il paraît qu’il est violent.

-On m’a dit qu’il avait tué quelqu’un !

-Tu parles !

Il ne dit rien, il réfléchit. Il se demandait comment démêler le vrai du faux. Finalement il pensa que attendre de le connaître serait la meilleure des solutions. Même si le mot connaître était un peu fort -il ne connaissait presque personne personnellement- il savait bien qu’il ne lui parlerai sans doute pas, comme le reste de la classe.

Gabriel n’avait jamais eu d’amis, et cette année ne faisait et ne ferai certainement pas exception. Il avait toujours été le garçon frêle, faible, incapable de se défendre. L’ange blond aux yeux ambrés et à la peau pâle, qui d’ailleurs, marquait facilement les coups. Pas très grand, 1m55, et très léger, moins de 40 kilos. Effacé, il ne bronchait jamais, ce qui lui valait des moqueries et de nombreux tabassements. Il portait de grandes lunettes sans avoir de problèmes de vue, uniquement pour cacher son visage. De même, ses vêtements, assez larges, il les portait pour se dissimuler.

La bande à Yann s’acharnait sur lui depuis longtemps, mais personne ne le savait, il ne s’en était jamais plaint. Il ne cherchait pas les ennuis, et même les évitait. Il avait peur des gens et fuyait le contact humain.

Le cours commença, normalement. Une quinzaine de minutes plus tard, on frappa à la porte. Agacé, Mr Decles s’interrompit et dit d’entrer. Un jeune garçon fit irruption dans la pièce. Le professeur pinça les lèvres en voyant son style. Gabriel le détailla. Il avait une allure négligée et avait une prestance plus qu’imposante. De toute évidence, il ignorait ou ne se souciait pas du règlement.

A commencer par sa coiffure ; il avait de longs cheveux châtains qui lui tombaient largement sur les yeux, en désordre de multiples fines mèches. Ses yeux étaient d’un gris métallique, accompagnés d’un regard insistant. Ses oreilles étaient perforées de piercings : trois à la gauche et deux à la droite. Un collier de cuir noir enserrait son cou et ses poignets comportaient de nombreux bracelets, en cuir noir en aussi. Un T-shirt rouge sombre assez court, dévoilait son ventre musclé, aux abdos bien dessinés. Les manches courtes laissaient voir ses bras, musclés aussi. Il portait un baggy en jean noir déchiré qui lui arrivait en taille basse et laissait voir son caleçon, noir encore. Il était grand, peut-être bien dans le mètre 70. Il semblait très fort malgré sa minceur. Il avait une beauté sauvage, une de celle qu’on a envie d’explorer de fond en comble, encore et encore. Du reflet de ses yeux à son allure. Plus encore, il semblait parfaitement à l’aise, malgré les dizaines de regards convergés vers lui.

Mr Decles, qui avait toujours les lèvres pincées, lui dit, d’un ton aussi pincé que sa bouche :

-Présentation : Nom, prénom, âge, profession des parents, ancien établissement, date de naissance, matière préféré, ce que vous voulez mais dépêchez-vous.

Le garçon ne sembla pas se formaliser du ton du matheux et ouvrit la bouche pour répondre. Le son qui en sortit fit frémir la classe entière. Il avait une voix chaude, grave et sensuelle, qui ne laissait aucune réplique et qui était fluide, ferme.

-Nassehr Relnex, 15 ans, mes parents sont dans les affaires commerciales, j’étais au collège Marbro, je suis né le /, ma matière préférée est le sport, pour finir, je déteste plus de choses que je n’en n’aime.

-Bien, allez vous asseoir –il fouilla dans ses papiers- vous êtes à côté de Mr Ralhn, qui va lever la main.

Gabriel sursauta et leva timidement la main. Il était seul en toutes les matières, préférant n’approcher personne, mais là, il n’avait pas le choix. Nassehr s’avança d’un pas nonchalant et se laissa tomber sur la chaise. Decles reprit son cours, comme si rien ne s’était passé. Nassehr se pencha sur Gabriel :

-Il est toujours comme ça ?

Gabriel fut si étonné de le voir lui adresser la parole qu’il oublia de répondre et se contenta de le regarder d’un air incrédule.

-T’es muet ?

Il bafouilla pour répondre, troublé par le naturel de son voisin.

-O…oui…heu…non…enfin…j…je…

La suite se brisa dans sa gorge, trop troublé pour continuer.

-Flippes pas comme ça, j’vais rien t’faire.

Il tenta de se calmer et hocha la tête. Le châtain sourit légèrement et fixa Gabriel. Celui-ci se troubla, n’en ayant pas l’habitude.

-Comment tu t’appelles ?

-Gabriel…

Il se concentrait pour ne pas bégayer et oublia le cours.

-Tes cheveux et tes yeux, c’est tout naturel ?

Il releva la tête vers lui tellement la question lui parut bizarre. Drôle de question pour une première approche ! En plus, il lui posait décidément beaucoup de questions. Il toucha pensivement ses mèches blondes.

-Oh…oui…on…on ferait mieux…d’écouter le cours, non ?

Le châtain le regarda étrangement, puis sourit, encore.

-Ouais, s’tu veux. Dit-il.

La façon qu’il avait de lui parler naturellement le mit mal à l’aise pendant tout le cours. Finalement, la cloche sonna la fin du cours, libérant les élèves des équations.

Gabriel se dépêcha de ranger ses affaires et quitta la salle. Il voulait déjà être chez lui. Il marcha à pas vifs. En arrivant, il trouva ses parents dans la cuisine, sa mère en train de faire à manger. Il les embrassa et leur raconta sa matinée. Ses parents avaient voulus divorcer mais avaient renoncé compte tenu des récents événements. Ils avaient en effet, de nombreux problèmes financiers et avaient donc décidé de rester ensembles et de travailler tous les deux. Ils s’entendaient bien, heureusement pour Gabriel. Il ne vit pas l’heure passer et dut retourner à l’école. A peine eut-il mit un pied dans la cour qu’une voix mielleuse se fit entendre.

-Tiens, Gabriel Ralhn. Comment vas-tu ?

Il se retourna pour voir Yann et sa clique. Il se mordit la lèvre inférieure. Il allait encore avoir le droit à des bleus gratuits.

Yann était une grosse brute aux cheveux châtain très clair et aux yeux verts tout aussi clair, il était baraqué comme pas deux et en profitait. Il ne jurait que par la violence et brutalisait quiconque se trouvait sur son chemin. Il avait commencé à s’acharner sur Gabriel depuis l’année dernière, sans raison apparente.

-J’ai besoin de 5 euros, tu n’en aurais pas, par hasard ?

Il trembla légèrement, il n’avait pas un centime sur lui. Et de toute évidence, Yann allait lui faire sentir passer. Lui et sa bande, en l’occurrence, ils ne rataient jamais une occasion de le frapper, pour n’importe quel prétexte.

-N…non. Murmura-t-il.

-Pardon ? Je n’ai pas entendu, répètes plus fort.

-Non, j’en ai pas !

-Ah ! Tu n’en n’as pas ?

Yann fit craquer les jointures de ses doigts et s’avança vers lui, un sourire mauvais plaqué sur le visage. Gabriel recula, fatale erreur, il se retrouva collé au mur. Il regarda aux alentours, il n’y avait personne, le coin était isolé et caché aux yeux de tous. Il ferma les yeux.

Il senti un poing atterrir dans son estomac avec force, ce qui lui coupa le souffle et le fit tomber à genoux. Ils le tabassèrent pendant quelques minutes, marquant sa peau fragile. Après quoi, Yann lui empoigna les cheveux, le forçant à relever la tête.

-Demain, t’as intérêt à avoir le fric, compris ? Sinon, tu sais ce qui t’attend, n’est-ce pas, mon ange ?

Gabriel ouvrit les yeux et répliqua avec colère :

-Je t’interdis de m’appeler comme ça !

-Tu m’interdis ? Je me permets alors. N’oublie pas, demain.

Il hocha la tête avec difficulté et l’autre partit. Il courut aux toilettes et s’enferma dans une cabine. Il se laissa glisser contre le mur et s’assit, les bras autour des genoux. Il éclata en sanglots, sans pouvoir se retenir, autant de douleur morale que physique.

La sonnerie retenti, annonçant la reprise des cours. Il essuya rapidement les sillons d’eau salée sur ses joues et bondit jusqu’à sa salle de cours. Il resta à moitié absent pendant toute l’heure, à réfléchir sur le moyen de se procurer 5 euros. Il ne vit même pas Nassehr à côté de lui. Ce soir-là, il rentra chez lui, la tête ailleurs et l’esprit torturé.

Il arriva à l’école le lendemain, une grosse boule dans la gorge et dans l’estomac. Il n’avait pas l’esprit tranquille. Comment avait-il pu faire ça ? C’était si facile de tout dire à ses parents, pourtant, il ne voulait pas. Il ne voulait pas leur amener encore plus de soucis, ils en avaient déjà bien assez. Mais ce qu’il avait fait n’allait-il pas leur en amener aussi ? Il baissa encore plus la tête. Il avait presque la nausée. Il crut se liquéfier sur place lorsqu’il vit Yann et sa bande qui arrivaient vers lui. Il serra le billet dans sa poche. Il se sentait coupable, tellement coupable. Bien sûr, il savait que ses parents préféreraient ça plutôt qu’il se fasse agresser, mais ils préféreraient encore plus qu’il leur dise. Mais il n’en avait pas le courage. Alors il s’était débrouillé pour voler 5 euros. Dans sa propre maison. Il n’en revenait pas.

Tout se passa très vite. En quelques secondes, Yann était parti. Il soupira de soulagement, mais son angoisse était toujours là. Il sen voulait pour ne pas savoir se défendre, pour ne pas l’avoir dit à quelqu’un. Il avait à présent encore envie de pleurer, mais il se retint. Si quelqu’un le voyait comme ça, il se poserait des questions. Et Gabriel ne voulait surtout pas que quelqu’un le sache. Il savait que c’était stupide, mais il avait honte. La matinée se passa normalement. Mais il recopiait automatiquement. Il n’avait plus conscience de rien. Il avait volé ses parents, à partir de maintenant, plus rien ne serait comme avant avec eux. Il le savait.

Il Passa une mauvaise journée. Mais il remarqua quand même que Nassehr le regardait de temps à autres, sans lui adressez la parole. Il avait, dû, comme tout le monde, voir qu’il était inintéressant. Ce qui n’était pas étonnant, après la conversation –si on pouvait l’appeler ainsi- qu’ils avaient eue. Il avait dû paraître complètement idiot. Regrettait-il ? Il ne savait pas vraiment. Aurait-il voulu voir en Nassehr un ami ? Il ne savait pas non plus. Après tout, la rumeur était confirmée, il était bien allé faire un séjour dans une maison de correction, même si on ne savait pas pourquoi. Il devait être un de ces délinquants qui traînent les rues et n’arrêtent pas de se battre. D’ailleurs, cette après-midi là le confirma.

En effet, Nassehr s’était accroché à Yann, pour on ne sait quelle raison et après quelques insultes verbales, ils avaient commencé à se battre. La cour était en effervescence : Yann, le caïd de l’école, celui que personne n’osait défier, qui avait le dessus sur tout le monde, était en train de perdre. On aurait pu penser qu’ils allaient tout de suite s’entendre, s’allier, mais il n’en était rien.

Nassehr finit par gagner en plaquant Yann à terre. Celui-ci s’enfuit dès que le châtain lui permit en le lâchant. Il lui promit de sa venger. Tout le monde applaudit. Gabriel, lui, resta interdit ; ce Relnex venait à peine d’arriver et il se battait déjà. Décidément, il n’était pas comme les autres. Il était spécial, et Gabriel le voyait bien, ce nouvel individu l’intriguait plus que fortement.

Il rentra fatigué, ce soir-là. Les remords l’accablaient et il n’avait qu’une envie se coucher et oublier tout. Ce qu’il fit dès qu’il put.

Un bon mois passa. Le cas Nassehr était passé dans tout le collège. Tout le monde le connaissait.

Le mercredi arriva pour lui comme une fatalité. Il ne voulait pas retourner au collège. Mais il n’en dirait rien, à personne. Il ne voulait pas avoir d’ennuis, ou était-ce pour dissimuler sa faiblesse ? Il souffrait de solitude, mais il ne faisait jamais rien pour l’arranger et ne comptait pas le faire.

La matinée comptait une heure de géographie, une de dessin et une de sport. Il n’avait jamais beaucoup aimé l’EPS, en raison de ses inévitables et multiples bleus à cause de sa peau fragile. Il soupira en pénétrant dans la cour, tête baissée. Il ne voulait plus voir ces murs dans lesquels il était enfermé presque tous les jours, il en était écœuré. Il avait pourtant été content en arrivant. Il pensait pouvoir enfin avoir des amis comme tout le monde, mais il avait tout raté. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi.

Il crut défaillir lorsqu’il entendu à nouveau la voix tant haïe. Il se retourna pour faire face à son ennemi ou plus exactement, son bourreau comme il pensait parfois amèrement. Il sentait qu’il n’allait pas se prendre de coup, il le savait toujours, sans savoir comment.

-Je suis venu te remercier pour ton prêt et te demander encore un service.

Sa voix mielleuse, acide et ce ton sadique le rendait malade. Oh, comme il aurait voulu pouvoir le faire disparaître ! Il se mordit la lèvre d’appréhension, comme toujours ; c’était un réflexe qu’il avait toujours eut. Yann s’approcha. Gabriel se rendit compte alors qu’il était seul, c’était rare. Mais c’était mieux.

-Demain, je voudrais que tu me prêtes 20 euros, tu ferais ça pour moi, hein, mon ange ?

Il rit et s’approcha encore.

-Tu n’oublieras pas ? Je veux te voir au même endroit demain. Tu veux bien ?

Il rit encore, Gabriel dut se retenir pour ne pas s’enfuir. Il acquiesça doucement.

-C’est bien. Tu es un bon garçon mon ange.

Il aurait tellement voulu pouvoir le faire taire, le faire arrêter de l’appeler ainsi ! Il baissa la tête et attendit patiemment que Yann parte. Il avait encore gagné, Gabriel ne bronchait jamais, ne refusait jamais, n’osait jamais. Mais il ne le ferait pas, pourquoi ? Parce qu’il ne pourrait pas tout simplement. Il ne pourrait pas trouver 20 euros chez lui, c’était tout bonnement impossible. Dans le temps oui, peut-être, mais plus maintenant. Ses parents n’avaient que des chéquiers ou de la maigre monnaie. Il savait qu’ils faisaient le maximum pour ne laisser manquer de rien à la famille. Il connaissait les problèmes d’argents qu’enduraient ses parents et il savait qu’il ne pourrait pas se procurer autant d’argent. Il savait que Yann ne serait que ravi de pouvoir le frapper à nouveau. Il savait qu’il allait devoir supporter encore une fois les hématomes sur sa peau et la douleur. Mais que pouvait-il faire ? Il n’en avait aucune idée, et c’était bien la seule chose qu’il ne savait pas en ce moment.

Il rama pendant l’heure de géographie et dut s’accrocher solidement pour ne pas dériver. Il eut beaucoup de mal, trop préoccupé par la requête de Yann.

A l’arrivée de l’heure de sport, il se dirigea sans enthousiasme vers les vestiaires. Il commença à se changer rapidement, comme à son habitude, mais vit bien vite que les autres garçons se changeaient avec lenteur en regardant un point du vestiaire. Il se retourna, inquiet. Son regard tomba alors sur Nassehr. Même si n’importe qui aurait pu prévoir ça, le résultat n’en n’était pas moins impressionnant. En voyant Nassehr, dans ses T-shirts courts, on voyait facilement qu’il était un garçon qui devait faire beaucoup de sport pour avoir des muscles aussi fermes. Mais, il n’était pas que musclé, il était très bien bâti, bien proportionné et indéniablement agréable à regarder. Et à voir la tête des autres, Gabriel n’était pas le seul à le penser. Il baissa les yeux vers lui-même ; il était bien trop frêle à son goût et il arborait encore un bleu sur la poitrine. Il soupira en pensant qu’il allait encore en avoir de nouveaux demain.

Il n’en croyait pas ses yeux. Comment pouvait-on être doué autant en sport ? Ce mec avait décidément tout pour lui. Il était totalement opposé à Gabriel, et ce dernier pensa enfin comprendre pourquoi il ne parvenait pas à se sociabiliser. Il n’avait pas ce charisme qui donne envie de le regarder, ni cette voix mûre qui donne envie de l’écouter.

Il n’était pas ouvert aux autres de la même manière. Il ne savait pas poser de limites. Il ne pouvait pas parler de n’importe quoi à n’importe qui. Ca bloquait, il ne savait pas pourquoi, ni comment. Il était comme ça et ne parvenait pas à changer.

Il regarda la facilité qu’avait Nassehr à envoyer la balle au loin et à la faire rentrer dans le panier. Sa facilité à dribbler, sa facilité à…

Il était sans conteste devenu le plus populaire de l’école, surtout grâce à son combat contre Yann. La moitié des filles en étaient folles et la moitié des garçons jaloux. Mais on pouvait dire que la moitié des professeurs ne l’aimaient pas et qu’il provoquait chez eux une humeur mauvaise et irritable. Il leur répondait trop à leur goût. Mais ils s’accordaient tout de même à dire qu’il était très intelligent, malgré son insolence.

Le fait de rentrer chez lui lui rappela Yann. Il sentit l’angoisse monter en lui. Il aurait voulu pouvoir s’endormir et ne plus se réveiller. Il ne voulait plus voir cette réalité. Tous ces problèmes qui venaient de partout et de nulle part, il n’en pouvait plus. Il était au bord de la crise, mais il ne voulait toujours rien dire. Il fondit en sanglots tandis qu’il stagnait sous le jet d’eau tiède. Pourquoi ne pouvait-il pas être normal ? Comme tout le monde, avoir des amis… Il ne demandait pas une cour entière. Mais au moins un ou deux amis sur lesquels il pourrait compter pour tout, avec qui il pourrait tout partager. Il ne voulait pas que sa mère se fasse du souci pour lui, mais il en avait marre de mentir.

Il se sécha lentement, profitant de la chaleur de la salle de bain. Il ne mangea rien au dîner, inquiétant ses parents. Il répondit qu’il était fatigué et partit se coucher. Il était tôt, mais il en avait besoin. Il sombra dans un sommeil profond, à l’abri de sa réalité, aux plus profonds de sa pensée.

Et voilà le 1er chapitre. J’espère qu’il n’y a pas de faute ! . Bon alors, j’espère que vous aimez. Désolé pour le titre, mais j’arrive vraiment pas à le trouver alors que ça fait des semaines que je suis sur cette histoire !!! Comment vous la trouvez ?



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