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Fiction » Romance » L'Ange et le Psychopathe font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ch0colAte
Fiction Rated: T - French - Romance/General - Reviews: 6 - Published: 02-10-07 - Updated: 02-10-07 - Complete - id:2317776

Auteur : Moi, ou Ch0c0late, Choco ou encore Kinder xD

Résumé : Quand un Psychopathe rencontre un Ange…

Genre: Shonen Aï, One Shot

Rating : T

Précision : Cette histoire est une fiction, autrement dit, aucun des personnages présents dans le texte n’est réel, pas plus que le scénario. Tout sort de mon imagination (tordue parfois, j’avoue), par conséquent, tout m’appartient :p

Note Perso :

Coucou ! Ca va bien les gens ?

Bon alors, Nan, je suis pas morte, Voui, je suis en vie xD

Je sais, je sais, la suite des « Orphelins » se fait attendre, et je m’en excuse grandement ! Ces dernières semaines, j’ai eu quelques problèmes de net, et je pouvais même plus me connecter ! Je dois dire que ça m’a plutôt manqué xD Mais bon, c’est réglé maintenant, enfin presque vu que MSN marche pas …

Bref, j’arrête de raconter ma vie, mais je veux juste dire une ptite chose : Désoléééée.

Note par rapport à l’histoire :

La bonne nouvelle de tout ça, c’est que j’ai plus ou moins écrit xD Et, pour vous faire patienter jusqu'au chapitre suivant des « Orphelins », j’ai pondu un petit OS !

J’ai longuement hésité à le poster sur fictionpress…Pourquoi ? De un, c’est simplement un essai, et j’ai pas vraiment l’habitude d’écrire des choses dans ce genre donc c’est pas génial. De deux, après relecture, je trouve le texte franchement bizarre (m’enfin, j’en dis pas plus, vous comprendrez sûrement en lisant.) De trois, je trouve qu’il manque de ‘transitions’ entre les parties « clef » de l’histoire et enfin, je crois que je me suis magistralement plantée sur les temps xD Mais bon, ne dit on pas qu’on progresse par nos erreurs ? Je me suis donc résignée à poster ce petit essai de romance sur le site !

Après ce baratin interminablement long, si vous êtes pas encore partis (Miracle !), je vous souhaite une bonne lecture :p

Ch0co


L'Ange et le Psychopathe

Sachez, avant de lire ce texte, que je suis un psychopathe.

Je suis déséquilibré. Je suis timbré, malade, aliéné, dément.

Les plus optimistes vous diront que je n’ai pas trouvé mes marques dans la société. Que ce n’est pas de ma faute. Que je suis moins épanoui que les autres.

Les psychologues me cataloguent dans les malades mentaux. Il paraît que je suis torturé de l’intérieur, et que je cherche à extérioriser toute ma souffrance.

D’après beaucoup : Je suis un monstre.

Je suis un échappé d’asile. Je suis assassin, pédophile, tortionnaire. Certains me croient même cannibale.

Je suis irrécupérable. Je suis une erreur de la nature. Je ne mérite pas de vivre.

Moi, je ne suis sûr que d’une chose : Je suis fou. Fou d’amour.

Mon cœur a était emprisonné dans une étoffe d’or. Son gardien ? Un jeune garçon.

Un enfant.

Moi, tomber amoureux. Qui l’eut cru ?

Mes lèvres sont droguées à leurs compagnes framboise. Je ne contrôle plus mes mots, plus mes gestes. Pour la première fois, je n’ai pas envie d’une histoire de sexe. Seulement le désir de prendre ce petit corps aimé dans mes bras. Sentir ses cheveux effleurer mon nez, observer longuement ses traits angéliques.

Je suis malade.

Je divague. Mes pensées sont prisonnières de mon cœur. Chaque jour je pense à lui.

J’ai très peur. Je ne veux pas qu’il parte, je ne veux pas qu’il me laisse…Je n’en survivrais pas. Je sais, c’est égoïste. Mais j’ai trop besoin de lui. C’est le cordon ombilical qui me retient à la vie. Sans lui, je ne suis rien.

Je me fais jaloux, je me fais possessif. Je ne supporte pas que d'autres que moi le regarde, écoutent sa voix. Vous savez, je ne suis pas partageur. Je garde mes trésors sous clef, et ne les montre à personne. C’est en partie cela qui m’a poussé à faire ce geste.

Je lui ai coupé ses ailes, pour que jamais il ne s’envole. À cause de moi, il est condamné à rester sur terre. Jamais il ne pourra s’échapper. Toute sa vie, il restera entre mes bras, il ne verra personne d’autre que moi. Son centre intérêt, ce sera moi. Toujours moi. C’est cruel, c’est affreux, c’est horrible. Je sais. Mais, ne l’oublions pas, je suis un psychopathe.

Il s’appelle Anaël. Ses grands yeux d’un bleu profond, légèrement teintés de gris semblent avoir été volés au ciel. Sa peau est pâle, ses joues rosées. Ses lèvres sont fines et délicates. Elles sont douces et fruitées. Parfois, des mèches dorées viennent effleurer son visage.

Anaël, il semble avoir était façonné de pureté et naïveté. C’est normal, il a tout d’un ange…

En fait, c’est un ange.

Le première fois que je l’ai rencontré, il s’est fait passer pour une fille. C’était un matin d’hiver, la neige tombait gracieusement sur la chaussée. Malheureusement, elle était souillée par les pas pressés des hommes qui se rendaient à leur travail, par les chaussures à talon des femmes qui faisaient leurs courses.

Moi, je marchais librement, appréciant la fraîcheur de ce mois de janvier qui se déposait sur mon visage. Distraitement, je promenais mon regard sur les gens qui défilaient. Il y avait les hommes d’affaires en costard cravate, les jeunes femmes richement vêtues de fourrures…

Paradoxalement, des gamins en haillon s’activaient dans la rue, vendant journaux et babioles. J’en aperçus un qui essayait de dérober une pomme. Le marchand s’en rendit compte et le gamin eut droit à une gifle magistrale, suivie de hauts cris.

J’observais la routine de ce vendredi matin. C’était désolant. Chaque jour, le même tableau se répétait devant mes yeux. Les pas pressés, les femmes nobles, les voleurs de pommes…

Cela en devenait ennuyeux.

Mais cette fois-là, un détail attira mon attention. Dans un coin, une jeune fille, seule. On aurait dit qu’elle cherchait à s’isoler. À devenir transparente. D’ailleurs, invisible, elle l’était. Personne ne la remarquait. Assise sur son escalier, elle ne recevait pas le moindre signe d’attention. Elle grelottait de froid, là, attendant que le temps passe. Pourtant, cette jeune fille était d’une beauté merveilleuse. Son charme enfantin me faisait fondre sur place.

Doucement, je me suis approché. Étonnamment, il n’y avait aucune trace de pas sur cette partie de la route. Un instant, j’ai hésité. Salir ce blanc pur pour une fillette ? Mes yeux sont revenus sur l’enfant. Oui, car elle était bien plus belle que cet amas de neige.

Aujourd’hui, je ne regrette pas ma décision. Je lui ai demandé pourquoi elle restait ici, dans le froid. Elle a relevé ses deux orbes bleutés sur mon visage.

En voyant cet océan d’innocence, mon cœur s’est serré. Une émotion étrange m’a envahie. Je me suis sentit heureux, je me suis sentit léger. Derrière moi, toute la foule a disparu. Plus de talons claquants, plus de hauts cris, plus de marchands de journaux. Il n’y avait que Moi et Elle. Seulement Elle et Moi. Et le silence…

Ses lèvres bougèrent dans un murmure inaudible. Pourtant, je n’eu pas le courage de lui demander de parler plus fort. Un mot doux est sorti de sa bouche. Un mot que je n’entendis pas, tellement je contemplais ce petit ange. Ses joues rosirent délicatement. J’eus envie de l’embrasser. Et c’est ce que je fis.

Cela fut mon premier pas vers la folie. Un pas décisif, qui ne me permit pas de retourner en arrière.

À mon grand étonnement, elle ne me repoussa pas. Au contraire, ses petites mains se logèrent derrière ma nuque et son corps se pressa contre moi, comme pour ressentir un peu de ma chaleur. Ses yeux saphir s’illuminèrent, et ses joues rosirent de plus belle, rivalisant avec tous les coquelicots de ce monde. Mais la petite poupée ne rompit pas le baiser.

Quand je revins à la réalité, les gens autour de nous nous regardaient avec dégoût. Un homme qui embrassait une enfant les gênait tant que ça ? Sous la surprise, le marchand avait laissé filé le voleur qu’il tenait un peu plus tôt par le poignet. Je me félicitais d’avoir rompu le cour habituel de cette morne journée.

Mais l’autosatisfaction ne dura qu’un instant.

Certaines personnes présentes à ce moment-là tournèrent les talons, entraînant leurs enfants derrière elles. Mon enfant à moi, ma petite ange, elle se recroquevilla dans mes bras, comme pour se protéger des moqueries qui pleuvaient à présent. Doucement, je resserrais mon étreinte autour de sa petite taille, la portant en position « princesse » et, faisant fonctionner mes abdos, je me levais pour échapper à tous ces regards froids et méchants. Sans une marque d’attention pour ces personnes stupides et cyniques, je fendis la foule d’un pas assuré.

J’ai emmené la princesse dans mon modeste château. Château, tu parles…

C’était un immeuble des plus banals, dans une rue des plus banales, avec des voisins mornes et inintéressants et où la couleur dominante était le gris, triste et terne.

La petite fée, dans un souffle régulier, dormait contre moi.

Avec une délicatesse et une douceur que je ne me connaissais pas, je l’ai déposée sur le lit. J’ai essayé de me séparer d’elle, mais ses mains douces ne voulurent pas lâcher ma chemise. Résigné, je consentis donc a passé la nuit avec cet ange innocent.

Ce fut mon second pas vers les profondeurs abîmes de la dépendance. Je m’enfonçais dans le corridor…et, bientôt, j’allais rencontrer l’impasse.

Ses yeux restèrent clos trois jours durant. Pour moi, ce fut un temps interminablement long. Un instant, j’ai cru qu’elle ne se réveillerait jamais. Chaque soir, je lui lus une histoire commençant par « Il était une fois » et finissant avec une fin joyeuse. Je n’aime pas trop lire. Mais à voir le sourire radieux sur son visage chaque fois que je lui faisais la lecture, j’oubliais cela et continuais encore et toujours à lui murmurer de doux mots dans l’oreille.

Son réveil fut pour moi un moment inoubliable. Je l’aurais vu naître, je crois que cela aurait était identique. Doucement, ses paupières se sont levées, telles deux voiles noires sur ses yeux si purs. Son regard est resté vitreux quelques instants et puis, avec ses manières si adorables, l’enfant s’est accrochée à mon cou et a posé ses deux lèvres contre les miennes, en un baiser papillon. Juste un effleurement…mais tellement séduisant !

Je crois que c’est à partir de ce moment là que mon envie de possession est devenue plus forte, croissant de jour en jour…

Après ce cour baiser, je lui ai chuchoté dans le creux de l’oreille :

-Bonjour, petite princesse…

Elle voulut se montrer fâchée. Pour cela, elle répliqua :

-Maaaaaaiiiis ! Pourquoi « petite » ? Je suis pas une fille !

Je dois avouer que cette révélation m’a fait un choc. Pourtant, en la – pardon, le, puisqu’il était un garçon –détaillant bien, je pus observer que son visage, certes très androgyne, montrait cependant quelques signes masculins si l’on y regardait de plus prés.

Un instant, je suis resté silencieux, observant sans un mot ce minois adorable qui se tenait devant moi. Puis, un fin sourire malicieux étira mais lèvres…

-Désolé, belle aux bois dormants !

Il fit la moue. Je ne pus résister. Entre mes doigts, j’attrapais l’une de ses mains et de l’autre, je retraçais les traits de son visage. Et puis, faisant durer cet instant une éternité, j’ai approché ma bouche de la sienne, scellant dans un baiser mélangeant mille saveurs les chaînes qui le retiendrait à moi.

C’était là la dernière marche montée. À la prochaine, même si je ne le savais pas encore, j’allais trébucher.

Voilà deux semaines qu’Anaël restait chez moi. En l’espace de ces quelques temps, j’en avais appris beaucoup sur lui. Je savais qu’il vivait chez sa tante mais qu’il avait fugué, ne supportant plus l’autorité abusive de cette dernière. Je savais que ses parents étaient morts dans un accident de voiture et que sa vie n’était pas vraiment joyeuse. Pourtant, je voyais bien que ce petit Ange maltraité n’avait perdu ne serait-ce qu’une goûte de son innocence.

J’avais tellement l’impression de le connaître par cœur, tellement la certitude qu’il ne voudrait jamais se séparer de moi que je n’avais même pas songé à la réponse de cette question inévitable. Et, bien sûr, elle arriva un jour…

Anaël demanda timidement, blotti dans mes bras :

-Dis, Matt, je…je pourrais partir, maintenant ? Je me sens beaucoup mieux et…

Instinctivement, mes bras se serrèrent autour de sa petite taille.

Je dus mettre quelques secondes pour analyser la situation. Anaël…Partir…Seul…Mourir…Amour…

D’une voix chevrotante, qui laissait trahir mon émotion, je demandais :

-Tu…Tu veux partir ? Tu veux me laisser seul ? Tu veux me laisser mourir ?!

-Mais non, Matt ! Ne dis pas n’importe quoi ! C’est juste que…

-Tu veux m’abandonner ? Tu t’es servi de moi, tu t’es bien amusé et maintenant tu délaisses le jouet ?

Ma voix était montée dans les aigus.

-Mais…Matt…je…

-TU VEUX T’EN ALLER ?

Des larmes coulèrent de mes yeux. J’étais en proie d’une folle détresse. Je riais, riais, riais. D’un rire dément. D’un rire hystérique. D’un rire de fou. Et pourtant, Dieu seul sait comme j’étais triste ! Oh oui, comme j’étais triste !

Mais bras se serrèrent davantage la silhouette d’Anaël, l’étouffant à moitié. Je le sentais se crisper. Il avait peur…de moi. J’étais devenu un échappé d’asile. J’étais un détraqué, un dangereux. Je tenais la proie à ma merci, cannibale qui attend de dévorer son repas.

Soudain, j’ai sauté du fauteuil. Tel un forcené, avec un rire affreusement sadique, j’ai fermé toutes les issues de secours. Nous n’étions plus que deux. Moi et lui. Lui et moi.

Sans aucune échappatoire.

Mon regard était empli de démence. De la bave coulait de mes lèvres. Mes mains tremblaient d’excitation. Articulant bien mes mots, d’une façon horrifiante, j’ai susurré froidement :

-Alors, on veut partir, c’est ça ? Et si le jouet n’en avait pas envie, hein ? Et si le jouet décidait de faire sa petite révolution… ?

Au fur et à mesure de mes paroles, j’avançais lentement, faisant au passage reculer le pauvre agneau pris au piège. C’est là que je l’entendis pleurer.

-Mattew, arrête, je t’en pris…Pitié…

Peu à peu, la panique d’Anaël s’intensifia.

-Matt, arrête !

Il était à présent collé contre le mur, tremblant de tous ses membres. Et moi, je continuais d’avancer, tel un automate.

-STOP !

De nouveau, je ris. De ce même rire machiavélique, cet éclat de rire démoniaque. Ce rire qui, maintenant que je me le rappelle, me donne la chair de poule.

J’étais juste devant lui, à quelques centimètres seulement. Je n’oublierais jamais son regard. Emplis d’effroi et de détresse.

J’ai passé un doigt glacial sur sa joue. Je l’ai griffé, j’ai implanté mes ongles dans sa chair. Il hurla. J’aime quand il hurle, j’aime quand il souffre. Je ne suis plus moi-même. Mon petit ange… Il pleure. Et moi, je ris. Il hurle, je griffe. Curieux tableau pour un personnage extérieur.

Apparemment, les voisins ont entendu notre remue-ménage. Je les entends crier et défoncer la porte. Tant de bruit. Ils continuent de crier, Anaël hurle de plus belle. Et moi, je ris.

Je suis fou. Fou d’amour.

Finalement, la porte cède dans un grand fracas. C’est le moment que je choisis de mordre le bras d’Anaël à pleines dents. À ce stade, on ne peut même plus appeler « hurlement » son cri. C’est au moins cent fois, si ce n’est mille fois, au dessus.

Avec toute cette histoire, on a dû réveiller au moins toute la ville et sa banlieue. C’est curieux que je pense à cela maintenant. Les voisins me maîtrisent facilement. Anaël pleure dans les bras de l’un d’eux. Très vite, la gendarmerie débarque et me passe les menottes. De mes yeux, il coule des larmes salées. Ma colère incontrôlable est passée. Je me sens faible, las. Et je m’en veux, ô comme je m’en veux ! Un dernier coup d’œil à Anaël et je monte dans la camionnette. Direction la potence.

Si j’écris cette lettre aujourd’hui, c’est pour rétablir la vérité et que la vérité. Je profite de mes derniers instants de lucidité pour raconter les faits comme ils sont, sans les exagérer ou les diminuer. Vous pouvez demander confirmation à Anaël. Mais, messieurs, mesdames, vous qui lirez ce texte, s’il vous plait, transmettez un dernier message à Anaël : Les excuses d’un psychopathe.


Le petit mot de la Fin :

Nan, je ne suis pas folle et je me sens très bien dans ma tête ainsi que dans mon corps ! Je n’ai pas était contaminée par un Virus non identifié mais hyper contagieux qui condamne mes quelques neurones encore actives et je n’ai aucunement besoin d’une camisole de force ainsi que de quelques somnifères !

J'espère que ça vous a plut ! Bizouuuuuux ! Ch0co.



© Copyright 2007 Ch0colAte (FictionPress ID:544714).


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