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Auteur : Khayla
Disclamer : tout à moi d’abord ! Les perso, l’histoire, y tout, y tout, alors pas touche sans mon accord ou je mords ! Merci !
Genre : Je préviens tout de suite qu’il n’y aura pas une miette de lemon dans cette fic. C’est du shonen-ai pur sucre, avec guimauves et marshmallows au menu. Et oui, que voulez-vous, je ne peux pas toujours être d’humeur perverse ou libidineuse !
Bon, c’est pas non plus rose bonbon, vous allez comprendre dès le premier chapitre, mais ce sera au régime sans sexe… Désolée mesdemoiselles les vicieuses O.o C’est bon pour la ligne ! LOL
Euh… petite précision aussi : malgré le titre qui peut le laisser penser, il n’y a pas de fantastic non plus (bein y’a rien dans cette fic alors ?! LOL)
Ah ! Et ne vous attendez pas non plus à un truc super original (ou comment perdre tous ses lecteurs potentiels en quelques mots !!! MDR)
Warning : bon, pour la forme je mets quand même un rating T pour cause de sujet pas forcément folichons, de scènes un peu violentes et de vocabulaire quelques peu… fleuri à certains moments !
Synopsis : Gabriel passe sa vie entre ses cours, le garage où il travaille et les Martin, chez qui il vit. Jusqu’à ce qu’un nouveau pensionnaire arrive, réveillant des souvenirs et des blessures, et avec ses propres démons à combattre…
Dernière précision : cette histoire est terminée sur mon ordinateur et compte 11 chapitres (au dernier découpage, qui peut changer selon mon humeur mode auteur lunatique ON) cependant, s’il y a des choses qui vous choquent ou vous questionnent, n’hésitez pas à me le signaler parce que, pour moi, tout est clair dans ma tête mais pas forcément dans le texte et je pourrais reprendre certains chapitres au besoin. Enfin, cette histoire étant finie d’écrire, il y aura une update tous les vendredi soirs (sauf cas de force majeur)
Voilà, si maintenant il restent des courageux que je n’ai pas encore fait fuir, je vous souhaite une bonne lecture !
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Sous l’aile de l’Archange
-Chapitre 1 : Rencontre-
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Gabriel soupira. Il était allongé sur son lit et se demandait bien ce qu’il fichait là. Pourquoi fallait-il qu’il accorde tant d’importance à son honneur ? Déformation de la rue où, si l’on n’avait pas d’argent, il fallait n’avoir qu’une parole ? Et il avait donné la sienne qu’il ne traînerait pas ce soir. Et même si cette promesse avait été un peu forcée, elle était valide à ses yeux.
Il se retourna rageusement et bourra son oreiller de coups de poings pour le regonfler autant que pour passer ses nerfs. Maudits Martin ! Ce couple, aux noms français plus vrais que nature, qui lui avait arraché ce serment ridicule. Cette énième famille d’accueil qui pensait pouvoir le mâter si facilement à grand renfort de principes, pour lui, et de douceur, pour elle.
Vraiment, ils croyaient encore au Père Noël ! Bien que, il devait l’avouer, c’était la première fois qu’on le supportait aussi longtemps. Huit mois. C’était le temps qu’il avait passé chez eux. Un temps suffisant pour personnaliser sa chambre, chose qu’il n’avait jamais pu faire dans les autres foyers où il avait atterri. Il y avait même des posters, qu’Hélène lui avait acheté après lui avoir fait cracher le nom de son film préféré. Elle l’avait eu à l’usure, rien de bien glorieux ! Elle l’avait harcelé pendant un mois entier avant qu’il ne craque. Depuis, il avait appris que les coups de gueule de François étaient bien moins redoutables que la persévérance de sa femme.
S’il voulait vraiment être honnête, Gabriel devait avouer qu’il s’entendait bien avec eux. Et même un peu plus. Sauf pour cette histoire de ne pas sortir quand la nuit était tombée. Il n’avait plus 4 ans quand même ! Il serait majeur dans moins d’une année. Mais François avait trouvé son point faible et lui avait fait promettre. Il était coincé.
Dans ce monde, ses richesses se résumaient à une seule chose : sa parole. Quiconque le connaissait, même mal, savait que, quand Gabriel la donnait, il ne la reprenait jamais. C’était sa ligne de conduite et ce qui lui avait permis de gagner le respect des autres et ainsi survivre quand il était dans la rue. Jamais il n’aurait cru que cela se retournerait contre lui, avant de rencontrer les Martin !
Il gesticula encore un moment avant d’autoriser le sommeil à l’emporter. Il fallait qu’il dorme. Il avait cours demain.
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Mme Martin déposa un verre de jus d’orange devant l’adolescent attablé qui engloutissait son petit déjeuner. Quand son mari et elle s’étaient proposés comme famille d’accueil, l’assistante sociale les avait prévenus qu’ils auraient souvent affaire à des cas compliqués, mais, dans l’ensemble, Gabriel était un bon garçon. Il avait du caractère, mais elle préférait affronter un gosse difficile qui savait ce qu’il voulait que d’avoir une anguille sournoise qui lui ferait des coups en douce.
Comme Gabriel portait son verre à ses lèvres, elle le lui retira et le fixa droit dans les yeux. Il comprit tout de suite. Depuis le temps qu’elle lui faisait le coup quasiment tous les matins, c’était presque devenu un rituel entre eux. Il sourit, malicieux. Son premier sourire de la journée. Cette femme était vraiment exaspérante, mais elle avait le don de vous donner des repères, ce dont il avait le plus manqué.
– Merci.
Elle lui sourit en retour et lui rendit son verre.
– Mais je t’en prie.
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Gabriel mis son casque sur la tête et ajusta son sac à dos. Son scooter fit un bruit métallique quand il démarra. Il faudrait graisser la chaîne ce soir. Il sourit intérieurement. Voilà qu’il se mettait à penser mécanique même en dehors des cours maintenant ! Dire que, seulement deux ans auparavant, il volait ce genre d’engins et méprisait ceux qui en possédaient ! Aujourd’hui, ce scooter faisait parti de ses trésors personnels et il aurait cassé le bras à quiconque y aurait touché.
« Tu auras plus d’indépendance, avec ça. » lui avait expliqué François quand ils le lui avaient offert pour ses 17 ans, 2 mois plus tôt. Il avait joué les indifférents, mais, en fait, il jubilait : on venait de lui offrir un scooter ! On venait de lui offrir la liberté ! On lui faisait confiance !
Certes, il était loin d’être rutilant. Les Martin n’avaient pas vraiment les moyens d’en acheter un neuf. Mais les heures que François avait dû passer dessus pour le remettre en état, et ce dans le plus grand secret, lui donnaient bien plus de valeur que des chromes brillants ou une peinture neuve.
Il gara son engin sous l’abri, mit l’antivol et se dirigea vers l’entrée du CAT. Les cours n’étaient pas vraiment son fort, mais il essayait d’être le plus séreux possible. Malgré tout, il préférait largement les semaines où il travaillait au garage, même s’il se serait fait brûler vif plutôt que de l’avouer. Il serra quelques mains, salua de loin certains pressés, et arriva finalement à sa salle. En soupirant, il s’avachit sur sa chaise, au fond, et sortit de quoi écrire.
– Yo Gabriel. Ça va, man ? Alors, ce week-end ?
Gabriel leva les yeux et serra la main du nouvel arrivant qui se posait avec autant de grâce que lui sur la chaise d’à côté. Antony était le seul gars qu’il connaissait avant d’entrer dans cette école.
Tous les deux avaient pas mal traîné ensemble. Ils avaient été dans la même famille une fois, jusqu’à ce que le gars frappe Antony. Gabriel avait massacré le type en question et avait fini en maison de correction pendant 4 mois parce que, bien sûr, personne ne lui avait demandé pourquoi il avait fait ça. Et comme Gabriel n’avait, de toutes façons, aucune confiance dans ces gens-là, il n’avait rien dit : c’était un coup à se retrouver chez un psy. Il en avait assez vu quand, alors qu’il avait 5 ans, sa mère avait fait son overdose sur le tapis du salon.
Antony et lui s’étaient retrouvés à la sortie de Gabriel et, depuis, Antony lui vouait une reconnaissance sans bornes et l’aurait sans doute suivi en enfer. D’ailleurs il l’avait fait. Quand, à 14 ans, Gabriel avait décidé de s’enfuir de son foyer et de vivre dans la rue à plein temps, Antony l’avait suivi sans hésiter. A eux deux, ils avaient formé un duo de leaders hors pairs et avaient monté une petite bande bien organisée. Mais ce temps-là avait pris fin le jour où, lors d’un règlement de comptes, Antony avait pris un mauvais coup. Alors que son ami se débattait entre la vie et la mort sur son lit d’hôpital, Gabriel s’était juré que, si le jeune homme survivait, il le sortirait de la rue.
Antony avait survécu et Gabriel tenait toujours ses promesses. 3 mois plus tard, il s’inscrivait au CAT en entraînant son ami avec lui dans cette nouvelle voie. Les assistantes sociales n’en étaient pas revenues de ce revirement. C’était un peu plus d’un an plus tôt et, depuis, il y avait eu les Martin, qui lui avaient presque redonné foi dans le genre humain.
– S’lut Tony. Bof. Rien de sensas’ ce week-end, vu qu’une certaine personne m’a laissé tombé pour aller bouffer du sable sur la côte.
Son voisin éclata de rire. Évidemment, il n’avait posé la question que pour avoir l’occasion de raconter son propre week-end, qu’il avait passé en bord de mer. Il se mit donc en devoir de décrire son séjour avec assez de détails pour faire envie à son ami.
Au bout de quelques minutes, Gabriel soupira :
– Tu vas vraiment tout me déballer ? T’as franchement pas de cœur !
Il n’était pas réellement jaloux, mais ça ferait plaisir à Antony de le croire.
– Et oui, mon ange, tu vas en souper toute la semaine, ricana son ami avant que l’entrée du professeur ne ramène un semblant de calme dans le groupe d’élèves.
Gabriel frissonna à ce sobriquet qu’on lui donnait quand il était chef de bande. L’Archange. C’était comme cela qu’on l’appelait. Même s’il n’avait pas vraiment tout abandonné de cette vie-là, il n’aimait pas que Tony la lui rappelle en cours. Il n’aimait pas mélanger ses deux vies.
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L’assistante sociale sourit, un peu gênée, au couple assis en face d’elle.
– Normalement, nous ne confions pas ce genre de cas à des personnes encore en cours d’approbation, mais je n’ai personne de fiable de disponible. Bien sûr, vous pouvez refuser. Après tout, vous avez déjà beaucoup de travail avec Gabriel.
François serra les poings. Il n’aimait pas que cette femme parle d’un « cas ». C’était un enfant, Bon Sang, pas juste un nom sur un dossier ! Sa femme fut plus rapide que lui pour répondre :
– Nous avons encore trois chambres et Gabriel n’est pas un problème. Vous pouvez nous confier ce « cas ».
Dieu, qu’il aimait cette femme ! Elle réagissait au quart de tour.
Un peu décontenancée par la réponse de Mme Martin, l’assistante sociale eut un temps d’arrêt avant de réagire :
– Bien. Alors c’est réglé. Je vous laisse signer et, pendant ce temps, je vais le chercher.
François se saisit de la feuille, y apposa son paraphe et la tendit à sa femme pour qu’elle fasse de même. Quand la porte se rouvrit, tous deux se levèrent pour faire face au nouveau venu.
– Dimitri, je te présente M. et Mme Martin, qui vont s’occuper de toi pour quelques temps.
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– C’est moi ! Je suis rentré.
Gabriel accrocha son blouson à côté de la porte d’entrée. Il ne se souvenait plus depuis quand il avait pris l’habitude de s’annoncer quand il rentrait chez lui. Sans doute depuis qu’il disait « chez moi » au lieu de « chez eux ». Le silence qui lui répondit l’intrigua. Normalement, Hélène Martin était là, quand il rentrait, et l’accueillait toujours avec une foule de questions sur sa journée.
Il fut rassuré quand il entendit son pas dans le couloir.
– Ah ! Gabriel. Viens, il faut que je te présente quelqu’un.
Gabriel fronça imperceptiblement les sourcils. Etait-ce son imagination où Hélène était nerveuse ? Pourvu que le « quelqu’un » en question ne soit pas une assistante sociale. Il la suivit néanmoins jusqu’au salon. François était assis sur le canapé et, face à lui, se tenait debout un adolescent, dos à la porte. A leur entrée, le garçon se retourna brusquement et Gabriel retint un mouvement de surprise.
M. Martin se racla la gorge :
– Gabriel, je te présente Dimitri, qui va vivre ici quelques temps.
Bien qu’un peu surpris par l’attitude de ses tuteurs, Gabriel n’en laissa rien paraître et tendit la main au jeune homme avec un vague sourire de bienvenu.
– Salut, moi c’est Gabriel.
L’autre adolescent le regarda puis fixa sa main, comme s’il ne comprenait pas, puis revint à son visage. Il n’avait pas fait un geste pour rendre le salut. Il ne dit pas un mot non plus. Pris au dépourvu et quelque peu irrité, Gabriel laissa son bras retomber. François se racla à nouveau la gorge, conscient de l’agacement de Gabriel :
– Hum. En fait… Dimitri ne parle pas.
Gabriel souleva les sourcils, les yeux toujours fixés sur le nouveau venu. Il comprenait mieux l’ambiance étrange qui régnait ici. Bien décidé à se montrer sous son meilleur jour, il sourit à Dimitri :
– OK. C’est pas grave. J’suis largement assez bavard pour deux.
Il ne s’était pas attendu à un éclat de rire, mais un petit sourire ou, au pire, une vague lueur d’amusement dans le regard, aurait été la bienvenue. N’obtenant même pas cela, il laissa tomber.
– Bon. Je vais faire mes devoirs. A plus.
Il vit Hélène esquisser un geste pour le retenir, mais il était déjà dans l’escalier menant à sa chambre. Bon Sang, c’était quoi son problème à ce mec ?
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Il était plongé dans ses notes, quand on frappa à sa porte.
– Oui ?
Hélène entra et ferma derrière elle. Il lui fit face en tournant sa chaise et attendit.
– Je voudrais te parler de Dimitri.
Ça, il avait bien compris.
– OK.
Sa tutrice soupira et s’assit sur le lit.
– Je pense que l’assistante sociale ne voudrait pas que je t’en parle, mais je crois que tu n’es ni un imbécile ni un gamin alors…
Il sourit intérieurement. Il ne savait pas vraiment si c’était un compliment mais il appréciait la confiance qu’elle semblait lui porter.
– Tu te souviens de cette histoire d’hôtesse de l’air qui a tué son mari il y a un mois ?
– Euh… Non.
– Et bien, il s’agissait de ses parents.
Gabriel ne fit pas de commentaire, attendant la suite.
– D’après ce que nous en a dit l’assistante sociale, la mère était souvent absente et ne s’était pas rendu compte que son mari… que son mari… battait son fils. Quand elle est rentrée une semaine plus tôt que prévu et qu’elle a tout découvert, elle a tué cet homme et… elle s’est suicidée. Apparemment sous les yeux de son fils. Dimitri n’a été retrouvé que le lendemain, à plusieurs kilomètres de là. Il avait marché comme un somnambule. Depuis, il ne parle plus.
Gabriel s’efforça d’intégrer ce qu’il venait d’apprendre. A l’hésitation d’Hélène, il avait bien compris que le père n’avait pas fait que battre Dimitri. Et une journée, et surtout une nuit, à errer dans les rues n’avait pas dû non plus arranger son état. Il connaissait la faune qui y vivait et il ne faisait pas bon être en état second face à elle.
– Si je te raconte ça, ce n’est pas pour que tu le prennes en pitié mais juste pour que tu sois un peu plus patient avec lui. Je ne sais pas combien de temps il va rester mais, autant que possible, j’aimerais qu’il puisse se sentir en sécurité ici.
Gabriel acquiesça. Il comprenait très bien.
– Il a quel age ?
Hélène sourit et il fut heureux de la voir reprendre une attitude familière.
– Je crois bien qu’il est plus âgé que toi.
– Quoi ?! Ce gringalet ? Pas possible !
Mme Martin éclata de rire.
– Non, en fait je crois qu’il doit avoir un mois de moins que toi.
Gabriel soupira de soulagement. Il ne savait pas pourquoi mais, penser que ce gars, qui faisait une tête de moins que lui et qui avait un visage de gosse perdu, était plus vieux que lui, ne lui avait pas du tout plu.
– Bon. Je te laisse à tes devoirs. On mange dans une heure.
– D’accord.
Quand Mme Martin fut sortit, Gabriel resta quelques minutes à fixer la porte close avant de se remettre au travail.
A suivre…
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Voila ! Donc à la semaine prochaine (enfin normalement !) pour la suite !
Gawella