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Fiction » Fantasy » De la vie à trépas font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Selene80
Fiction Rated: T - French - Fantasy/Tragedy - Reviews: 7 - Published: 02-25-07 - Updated: 05-13-07 - Complete - id:2325288

De le vie à trépas

Chapitre 1 : Je suis un fantôme

Une salle froide et blanche. Des personnes habillées en blanc, elles aussi, ou alors en bleu. Des machines, des fils partout, une table d’opération et dessus, mon corps, inerte. La ligne qui montre le rythme cardiaque devient droite, il y a de l’agitation autour de moi, je le sens, tant qu’il me reste un souffle de vie. Mais se souffle s’échappe rapidement de ma bouche et de mes poumons : me voilà morte, alors que je n’avais que 18 ans. Une erreur stupide : comme si boire de l’alcool a en être malade te faisait profiter de la fête au maximum ! Non, ce n’est pas ça, s’amuser. Malheureusement pour moi, je l’ai compris trop tard : je suis morte, je ne possède plus de corps charnelle, mais mon âme flotte, elle vole comme une plume qui c’est arrachée du corps d’un oiseau. Elle air, jusqu’à l’enterrement de mon corps. Ah ! Les gens que je connaît sont tristes ! Et mes pauvres parents qui me croient morte ! Mais non ! Papa, Maman, il ne faut surtout pas penser ça ! Ne pleurez pas ! Ce n’est que mon corps qui est mort et qui gît maintenant sous la terre…mon esprit est encore intacte ! Il se souvient de toute la tendresse que vous lui avez offerte ! Oui, refaite votre vie, et ne soyez pas dur envers vous-même : vous étiez parfait ! Mon âme n’est plus aussi floue, elle se fait moins bousculer par les petites brises. Elle se matérialise et devient mon ancien corps : Maman, Papa, je crois que je suis devenue un fantôme !

Je sens mon âme étrange, j’ai l’impression que les particule de celle-ci se rassemble légèrement, elle se condense, redevient le souvenir de mon corps lorsque j’y était encore, pleine de vie. A présent, il se trouve sous la terre, bien à l’abri dans un cercueil, et au-dessus de ce cercueil et de cette terre se trouve ma pierre tombale, avec mon nom écrit dessus, une petite phrase, la date de ma naissance, celle de ma mort, et une petite photo de moi. Mon corps spirituelle devient un bras, une jambe, des doigts, un visage,…J’ouvre délicatement les yeux, ébahi, triste, désespérer, en colère contre ma stupidité et joyeuse d’être d’une certaine manière « en vie ». D’autre part, je flottait, juste au-dessus de ma tombe que mes parents avaient quitté quelques minutes plus tôt. J’ouvrit la bouche et sortit d’une voix incertaine :

-Je suis…un fantôme ?

Mon Dieu mais je possédait même une voix ! Je dois dire que j’étais vraiment surprise. C’était comme si j’étais couchée, alors je me suis relevée, et mes jambes ont suivies. Surprise, je fis un à deux petits tours de haut en bas avant de retrouver mon équilibre. Sûre d’être enfin stable, je mets mes mains derrière mon dos et regarde d’un air ahuri ma « tombe ».Voici ce qu’il était écrit :

« Ambre Descardes

1988-2007

Tu étais très généreuse et nous te porterons toujours dans nos cœurs :

De toute ta famille qui t’aime et à qui tu manque.»

Le tout était sur une pierre de marbre noir.

Ambre se mordit les lèvres et pleura de tout son corps - mon Dieu mais les fantômes peuvent pleurer ? Mais que peuvent-ils faire d’autre encore ? Bien sûr, je mets les articles aux pluriels, je suppose que je ne suis pas la seule âme à s’être transformée en fantôme ! – regrettant terriblement à ce moment là sa mort ! Elle avait entendue des histoires de fantômes qu’on se raconte entre copines pour se faire peur, lors des soirées pyjamas, et Ambre se doutait bien qu’aucun humain ne pouvait la voir. Que faire ? Vais-je rester un fantôme jusqu’à la fin des temps, regardant inlassablement le temps de la planète tourner alors que moi ça ne m’affectait plus ? Voir tous les gens que j’aime mourir et « vivre » cette vie de fantôme seule, sans parler à personne ? J’aurais préféré vraiment mourir ! J’aurais préféré que mon âme aille dans un corps de nouveau-né qui ne connaît pas encore la vie qui l’attend, qui vie avec insouciance ! Finalement, c’est tellement triste d’être un fantôme ! Je pleurais de ça, je n’arrivais pas à ma calmer, je n’avais que ce mot en tête et à la bouche:

-Seule, seule, seule, je serais toujours seule et triste !

Des larmes coulaient sur le sol, mais elles étaient tellement abstraites qu’il ne les sentait pas.

-Yo !



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