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Fiction » Romance » Souvenir de lycée font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: perriline
Fiction Rated: M - French - Romance/General - Reviews: 24 - Published: 03-12-07 - Updated: 12-13-07 - Complete - id:2332543

Je vous présente une nouvelle fiction qui est presque terminée. c'est un one-short qui est le cadeau de noël et d'anniversaire de mon mouton qui m'a demandé une romance avec un lemon. Cette fic est un peu plus personnelle que les autres dans la mesure où beaucoup de mes souvenirs de lycée et personels s'y retrouvent mais les quatre personnages principaux sont issus de mon imagination.

Ma petite naishou, mon mouton, cette fic est pour toi en espèrant que ça te rappelle nos années de lycée ( surtout la fois où le prof d'anglais a failli mettre la main sur le lemon ( biensur un yaoi ) que j'étais en train d'écrire, j'ai eu chaud ).

Bon, je vais cesser de parler pour rien dire et je vais vous laisser lire mon petit bébé.

Voici la première partie.

Bonne lecture...


Souvenir de lycée

On était au milieu de l’après-midi et la pluie tombait averse. La cour du lycée ressemblait plus à une mare immense qu’à un lieu de détente pour de jeunes lycéens et tout le monde courrait pour se mettre à l’abri dans les salles de cours avoisinantes ouvertes pour l’occasion.

Car aujourd’hui n’était pas un jour comme les autres, c’était même la semaine entière.

Le lycée Saint-Emile fêtait ses trois cent ans d’existence, un fait rare dans le pays. Les célébrations devaient durer pendant une semaine, les premiers jours étaient réservés aux officiels avec des cérémonies et des spectacles. Les trois derniers jours avaient été réservés aux anciens élèves

Des expositions avaient été mises en place par les élèves des diverses classes, celle des photos étant celle ayant le plus de succès.

Elle avait été aménagée sur cinq salles de classes communicantes. Des photos allant jusqu’à 1870 étaient présentes. Toutes avaient été mises sur de grands panneaux, travaillés avec soin avec différents matériaux. Certaines des photos valaient de petites fortunes à elles seules.

Une personne regardait dehors à travers une fenêtre à petits carreaux, en soupirant. Le mauvais temps avait redoublé de violence à l’extérieur. Pour chasser la morosité que lui inspirait ce temps, elle se décida à aller regarder les différentes photos, et plus particulièrement celles des années quatre-vingt dix.

Cette personne était un jeune homme de vingt quatre ans, grand, à la musculature carré dû à quelques nombreuses heures passées en salle de sport, aux courts cheveux noirs coiffés à la dernière mode et à des magnifiques yeux vert émeraude. Il était la coqueluche du lycée, autant des élèves que des profs car Lazare Saint-André était le jeune professeur de philosophie du lycée. Toutes les filles lui courraient après et ses collègues féminines n’étaient pas en reste et lui faisaient des avances poussées. Mais il n’était pas intéressé

Cela faisait deux mois qu’il s’était fait largué par sa petite amie de longue date, sous prétexte qu’elle avait trouvé un autre homme mieux que lui. Cela l’avait écœuré plus qu’il croyait et puis, il se disait que mieux valait être seul que mal accompagné.

Pour le moment, il était plus absorbé par la photo de son année de terminale, essayant de se rappeler le nom de toutes les personnes, mais avec grande difficulté car il n’avait jamais eu le mémoire des noms. Cela lui causait certains petits problèmes avec les classes nombreuses qu’il avait. Mais il tirait surtout le constat qu’il y avait un petit problème à faire une filaire scientifique pour finir professeur de philosophie, il y avait un petit problème. Ses anciens camarades riraient bien si il le voyaient ainsi.

Il s’était juré qu’il n’y remettrait plus les pieds, et maintenant, il enseignait dans son ancien lycée. Un poste comme celui-ci, dans un lycée aussi prestigieux ne se refusait pas, surtout à son âge.

Lazare était tellement plongé dans ses réflexions qu’il n’entendait pas les murmures d’excitations des élèves et des autres personnes présentes. Ce n’était que lorsque un bras se glissa autour de son cou, qu’il sortit de son monde.

- Tu es toujours perdu dans ton monde à ce que je vois, Alz, dit une voix donc le visage s’était glissé prés de lui, de son oreille.

Lazare sursauta quand il entendit le vieux surnom qu’il avait au lycée, auprès de ses amis.

- Renan, tu m’as fait peur.

- C’était justement le but recherché, répondit malicieusement le dénommé Renan.

Puis une accolade s’en suivit entre deux vieux camarades de classe qui ne s’étaient pas revus depuis une dizaine d’années.

- Qu’il est bon de revoir de vieilles têtes bien connues, constata Renan.

- J’aurais pensé que tes occupations ne te laisseraient pas le temps de venir dans notre si petit pays.

- C’est de la mesquinerie que je perçois dans a voix, répondit l’intéressé en s’éloignant quelque peu pour jeter un coup d’œil aux photos.

Renan était son meilleur ami au lycée, mais ce qui pouvait susciter autant d’enthousiasme chez toutes les personnes alentour, c’était qu’il était acteur, un acteur très connu. Ses derniers rôles lui avait apportés un très grand succès public et critique, et qui plus est, son allure physique n’était pas désagréable au regard.

Renan était de taille moyenne pour un homme mais qui avait compensé par une bonne ossature qui le rendait assez carré. Il avait des yeux noisette clair et aussi, ce qui étaient rare, des cheveux roux longs qui lui descendaient sur le visage. Et son succès auprès de la gente féminine ne s’était jamais démenti depuis le lycée.

En signe de réponse à la remarque de Renan, Lazare se glissa derrière lui et lui donna un puissant coup de poing sur le dessus de la tête.

- Aïe!

Le pauvre jeune homme porta les mains sur sa tête et se la frottait en faisant un grimace de douleur.

- Mais ça fait mal, se peina-t-il.

- C’est pour que ça rentre dans ton crâne de moineau. Je me demande comment tu arrives à retenir tes textes, vu la mémoire d’éléphant que tu avais au lycée. Surtout pour les devoirs.

- Et toi, Alz. Professeur de Philo alors que ça te refilais des boutons au lycée? Ce n’est pas mieux.

- Vous deux, vous pouvez pas arrêter cinq minutes de vous bouffer le nez? Je me demande comment vous avez pu être amis au collège et au lycée. C’est toujours pareil à chaque fois que vous êtes l’un en face de l’autre.

Une jeune femme de vingt quatre ans, aux très longs cheveux brun, parsemés de mèches bleu ciel, un doux visage venait de parler en entrant dans la salle. Elle ouvrit son manteau trempé d’eau de pluie qui tombait averse, et laissa entrevoir des vêtements de baba cool sur le retour. Un jeune homme du même âge lui serrait la taille de son bras. Il était habillé d’un costume trois pièces noir, le crâne rasé et de nombreux piercings aux deux oreilles. Cela contrastait avec la tenue de sa compagne.

- Salut vous deux! Ça fait plaisir de vous revoir après toutes ces années!

- Nous aussi, Julien, répondit Lazare avec un grand sourire, en lui serrant la main. Ça doit bien faire sept ans si je me souviens bien.

- Lisa, je vois que le style baba cool est toujours d’actualité avec toi, ajouta cyniquement Renan.

- Toujours aussi sarcastique, Renan, commença la jeune femme. Viens dans mes bras, vieille branche, et toi aussi, Lazare.

Lisa était connue auprès de ses amis pour avoir un caractère aussi étrange que farfelue. Ses sautes d’humeur de ce genre étaient courantes.

Elle tendit ses bras à ses deux vieux amis qui la serrèrent bien fort dans leurs bras. Quelques minutes après, ils étaient tous les quatre en train de regarder les photos de classe de leur tranche d’années.

- C’est pas beau à voir, ces années-là, commenta Renan.

- Tu croyais quoi ? On était jeunes et cons, répondit Julien.

- Surtout toi, Renan, articula Lazare.

- Ah, tu m’en veux toujours pour cette vieille histoire. De toute façon, au final, elle ne valait rien ; autant physiquement, moralement, qu’au lit.

- Renan ! Tu peux pas te la fermer de temps en temps, dit Lisa d’un ton tranchant.

- Quoi ? Je ne dis que la vérité.

- Et mon poing dans ta gueule, tu le veux aussi? répliqua Lazare qui venait de se mettre en colère à l’instant.

- Ça suffit vous deux, dit Julien. C’est de l’histoire ancienne. Ça ne sert à rien.

Rageusement, Lazare jeta un dernier coup d’œil aux photos avant de s’éloigner un peu. Pendant ce temps, Lisa se moquait des têtes qu’avaient leurs anciens camarades et dont, pour certains, il lui arrivait encore de les fréquenter.

- Bon, je me casse, dit Lazare aux trois autres. J’ai des autres choses urgents à m’occuper.

- Mais comment on te joint pour se faire un resto, un de ces jours.

- Vous savez bien où me joindre, bye.

Lazare leur fit un signe de la main, en hauteur, de dos, avant de passer à une salle adjacente. Il rejoignit ainsi la salle des professeurs en passant de salle en salle, sans se mouiller, grâce à ses clés, privilège des profs.

Il y avait en tout trois grands bâtiments disposés en forme de U autour de la cour. Deux autres bâtiments s’y trouvaient aussi, plus en retrait, l’administration, la cantine et l’infirmerie. Les trois principaux bâtiments étaient reliés par des passerelles abritées mais auxquelles les élèves n’avaient pas accès.

Ils étaient ainsi sujets à tous les mauvais temps pour forger leurs caractères ; mais surtout, comme pensait Lazare, pour faire chier tout le monde.

Il alla dans le petit salon de repos attenant à la salle des profs. Il s’assit sur un des fauteuils de velours vert pomme, proche de l’entrée, essayant ainsi de calmer son cœur qui battait à cent kilomètres à l’heure.

Il était rare que Lazare perde son légendaire sang-froid mais face à Renan, c’était toujours pareil malgré toutes les années passées. Au lycée, il avait pris l’habitude de lui faucher toutes ses petites amies. Cela avait considérablement empoisonné leurs relations à la fin du lycée jusqu’à la dernière qu’eut Renan, les coupant totalement de toute relation amicale. Cela avait été au point où ils en venaient aux mains et on avait été obligé de les changer de classe, deux mois avant le bac.

Aujourd’hui, apparemment ils étaient capables de se parler à peu prés normalement bien que certaines blessures soient toujours présentes dans le cœur de certains.

De leur côté, Renan et les deux autres finissaient leurs inspections en règles des photos et les taillages de costumes. Pourtant, Renan s’interrogeait sur le comportement de Lazare. Il savait qu’il lui faisait perdre facilement son sang-froid mais de là à avoir une réaction aussi violente.

Les années avaient passé.

- Dis, Lisa, commença-t-il.

La jeune femme se retourna surprise, tellement surprise qu’elle le regarda de la tête aux pieds.

- Oui ? Répondit-elle intriguée.

- Pourquoi Lazare a réagi aussi violement? J’aurais pensé que ça serait passé avec les années.

- Il vaut mieux éviter de parler de femme avec lui. Il y a deux mois, sa fiancée l’a planqué pour un autre homme.

- Ah…

- Voilà, tu as ta réponse mais évite de lui en parler si tu veux pas recevoir son poing dans la figure.

- Ca va , j’ai compris.

Renan était content, il avait enfin un sujet sur lequel il allait chercher un peu Lazare. Il avait toujours aimé lui faire cela puis leur enfance.

La pièce s’était vidée et il ne restait plus qu’eux trois. Il s’éloigna des photos et regarda la pluie tomber inlassablement.


Voila, c'est fini. Qu'est ce que vous avez penser ?

Laissez moi vos remarques bonnes ou mauvaises.

P.S.: Le lycée a un peu changer de nom, mais la description est plus que vrai, ainsi que pour le centenaire de celui.



© Copyright 2007 perriline (FictionPress ID:521002).


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