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Fiction » Romance » L'amour a tout prix! font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: princessemimiko
Fiction Rated: T - French - Romance/Humor - Reviews: 37 - Published: 03-26-07 - Updated: 07-15-08 - id:2339097

L’Amour à tout prix !

Mot de l’auteur : C’est une idée fugace qui a traversé mon esprit. Petits chapitres pour petite histoire sans prétention. Ca peut être drôle, en tout cas c’est guimauve et ça pourrait être publié dans les éditions Harlequin, quoique ce soit un peu présomptueux de ma part !

1.

Je fais parti d’une agence matrimoniale, ça vous étonne ? Eh bien en tout cas, ça avait étonné tout mes amis quand je leur avais annoncé que ChronoCupidon, la célèbre boite de rencontre avait accepté mon CV. Quoi de plus naturel au fond pour moi qui écrit et publie des romans d’amour ? Sauf que ce n’était pas ça qui me permettait de manger et d’avoir un toit sur ma tête. C’est pourquoi j’avais cherché un travail.

C’est Mélissa Grandcoeur, l’actuelle directrice de ChronoCupidon qui m’avait proposé ce poste après avoir lu mon courrier des lecteurs dans le magazine où paraissent mes histoires.

« Il faut absolument que vous travailliez pour moi ! J’adore ce que vous écrivez ! » Qu’elle disait comme si le fait d’arborer une petite auteure romantique allait dorer l’image de son groupe.

J’ai accepté car on venait de me couper l’eau dans mon appartement.

Il n’empêchait que je n’ai pas eu à le regretter, car deux ans après je travaille toujours dans cette boite qui est une source d’inspiration infinie pour mon esprit romanesque.

De plus je suis à présent connue comme « Aphrodite », la déesse de l’amour, j’ai mon propre bureau et je traite avec des personnes fortunées. Ma devise : « Où qu’il soit, je vous trouve l’amour à tout prix ! » Un article qui a été publié il y a une semaine dans tous les grands journaux me décrit en des termes très élogieux et me procure un tas de client, comme la demoiselle qui se tenait devant moi, l’air peu assurée, droite comme un piquet dans son tailleur bleu plutôt court.

Tout en la rassurant par des mots encourageants, je débouchonnais mon labello gout cerise pour lui en administrer sur les lèvres.

« -Ne le mangeais pas surtout ! L’avertissais-je en prenant le gloss et en en appliquant à l’aide d’un pinceau sur la partie charnue de ses lèvres. Voila vous êtes à croquer !

-Vous le pensez vraiment ?

Sa voix éplorée m’arracha un sourire. Il y avait trop de filles dans ce monde qui n’avait pas confiance en leurs beautés. Pourtant pour peu qu’elles aient une vie saine, les femmes sont naturellement belles. J’étais juste là pour le leurs rappeler.

Je vérifiais une dernière fois que l’oreillette installée dans son oreille était bien en place avant de l’envoyer au front. Une tape dans le dos et Mireille était partie sur ses talons aiguilles tandis que moi je me cherchais une position confortable pour l’épier de ma cachette.

Au diable cette tenue de travail incommodante ! Moi qui n’aimais que les larges robes, j’étais obligée de porter un chemisier blanc et une jupe droite pour faire bonne figure devant mes clients.

Je m’accroupis contre le mur pour espionner Mireille qui s’était assise à son bureau. Mireille était secrétaire dans une grosse boite de produits électroniques. Elle était grande, fine, mais ses beaux cheveux blonds étaient toujours retenus en chignon et ses yeux verts caché derrière une paire de lunettes de grand-mère. J’avais arrangé tout cela. Sa chevelure ondoyait le long de ses épaules et les lentilles de contact avaient remplacé les verres. En lui faisant porter quelque chose de plus court, j’avais fait ressortir ses deux belles jambes et un coup de maquillage avait rehaussé son teint trop clair. Rien à dire j’avais bien travaillé pour remplacer la vieille fille par une jeune femme éclatante au début de sa carrière. Tout cela parce que la jeune femme était tombée amoureuse du directeur adjoint.

Mon objectif d’aujourd’hui était de faire en sorte qu’il la remarque.

-Allez Mireille reprends toi c’est presque l’heure où X sort de son bureau !

X c’était le directeur adjoint. Comme tout mon travail devait être fait dans la discrétion et l’anonymat, je donnais des surnoms. Mireille n’était pas non plus le vrai nom de la secrétaire, je l’avais choisi car il me faisait penser à la reine des abeilles.

Je vu Mireille se tendre sur sa chaise et ses doigts manucurés tapotèrent nerveusement sur sa pile de dossiers. Je guettais de mon côté l’arrivée de X, mes yeux courant de ma montre à la porte du bureau.

Normalement, il sortait toujours à heure fixe… La porte commença à s’ouvrir lentement et le bras de X apparut dans le couloir, suivit de sa tête et du reste du corps.

En tout bon agent, j’étais déjà venu le voir à la sortie du travail pour me faire un avis sur le bonhomme et sur ses goûts. Il était plutôt banal, c’était une proie des plus faciles quand on avait des sentiments sincères et qu’on visait un mariage, une petite maison en banlieue, deux gosses et un gros chien.

Mais je me gardais bien de donner mes opinions, ce n’étais pas mon boulot.

-Attention Mireille, c’est à toi de jouer !

La jeune femme se leva brutalement et attrapa mécaniquement sa pile de dossiers.

- Du calme ma belle ! C’est pas grave si ça rate le premier coup ! Essayais-je de la rassurer via l’oreillette bien qu’en mon fort intérieur je savais que ça allait marcher ! Ca le devait ! Foi de Maria Fontaine, l’Aphrodite du ChronoCupidon !

Mireille sembla se détendre, comme une petite fille rassurée de ne pas se faire gronder si elle échouait. Mais à être détendu, ce qui devait arriver dans mon plan arriva de façon accidentelle et Mireille se cogna dans X, faisant tomber tout ce qu’elle tenait à terre.

C’était un classique qui me ravissait toujours autant, mais je ne pris pas le loisir de m’auto-congratuler car il fallait que je prenne toute suite Mireille en main.

« -Descends pour ramasser quelques dossiers ! Ne t’en fait pas X ne grondera pas une si jolie fille comme toi ! »

Mireille suivit les ordres à la lettres et via l’écouteur, j’entendis X s’excuser et demander s’il pouvait l’aider.

« -Voila maintenant remonte tout doucement et lève les yeux vers lui pour lui dire que ce ne serait pas de refus ! Souri un peu! »

Lorsque Mireille se remit debout je me retins de pousser un cri de victoire quand les yeux de X s’agrandir sous l’effet de mon arme secrète anti-refus : le parfum « Irrésistible » que j’avais allégrement vaporisé dans les cheveux d’or de la jeune femme.

« -Maintenant dis lui… »

Je fus arrêtée par une main qui se posa sur mon épaule. A noter que j’étais toujours cachée derrière mon arrête de mur en position accroupie.

« - Excusez-moi mademoiselle, mais que faites-vous ici ? » Demanda la voix grave derrière moi.

Pas le temps de discuter avec un inconnu, je retirai la main d’un geste expert et continua à donner mes instructions. Rien ne pouvait arrêter un agent en mission ! C’était un dur travail qui demandait toute son attention et son temps !

« -Je ne crois pas que vous faites partis des employés… Continua la voix grave avec un brin d’agacement.

Pas le choix je me retournais :

-S’il vous plait monsieur je suis occupée ! »

Très brun, très grand, des yeux trop verts, une allure imposante dans un costume noir. Probablement aussi trop obstiné. Il me lança un regard étonné avant d’attraper son portable dans sa poche de pantalon. Il valait mieux faire comme si je ne l’avais pas vu, malgré le fait que ma Mireille semblait très bien s’en sortir.

Je reportais mon attention sur le couple, mais une de mes oreilles resta bloquée sur la voix trop grave et par là même trop sexy.

« -Allo la sécurité ? »

Mais pas trop gentille.

Quelques minutes plus tard, j’étais « gentiment » escortée par deux hommes en uniforme hors du bâtiment, mes pieds ne touchant même pas le sol. Pourtant j’étais assez lourde.



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