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Fiction » Romance » L'amour a tout prix! font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: princessemimiko
Fiction Rated: T - French - Romance/Humor - Reviews: 37 - Published: 03-26-07 - Updated: 07-15-08 - id:2339097
L’Amour à tout prix

9.

Vous ne l’attendiez plus hein ?! Avouez ! Je suis désolée de l’attente en tout cas. Voici la suite pour ceux qui la voulait et toujours un gros merci pour tout les commentaires !

Les soirées de bénévolats, les galas de bienfaisances… Tant d’occasion pour un écrivain telle que moi de se montrer et de se faire connaitre ! Mais c’est aussi une occasion en or pour exercer mon deuxième métier.

Vous vous souvenez ? Je travaille dans une agence de rencontre qui s’occupe même des cas les plus désespérés en échange d’une somme plutôt conséquente. Eh oui ! On n’a rien sans rien dans la vie et le spectacle qui se tenait devant mes yeux était là pour me le rappeler.

Tel un oiseau de proie, j’étais à l’affut. Aphrodite avait sorti une flèche de son carquois et s’apprêtait à la tirer sur la première jeune fille convenable… Et elle avait l’embarras du choix !

Autour de moi, tout n’était que douce mousseline, satin chatoyant et soie brillante. Un boa aux plumes violettes chatouilla ma joue tandis que les perles blanches et les diamants étincelaient sous la lumière des lustres comme des rivières de petites étoiles.

Les femmes avaient revêtues leurs plus beaux atours pour l’occasion, ressemblant à des paons faisant la roue, déployant des éventails de couleurs précieuses et exotiques derrière elles.

C’est sans honte que je constatais avoir fait de même et je profitais d’un miroir pour observer d’un œil critique la tenue de mon chignon à l’arrière de ma tête. Des petites gouttes de cristal tintaient à mes oreilles tandis que j’étais moulée dans une étroite robe d’un bleu sombre sans bretelle.

Comme ça, je ne ressemblais presque plus à la fille d’un brocanteur ambulant et d’une libraire, pas plus non plus à l’agent en tailleur pas du tout pratique pour les actions qu’il lui arrivait d’entreprendre… Telle que de l’espionnage derrière des plantes ou de l’escalade de muret pour entrer illégalement dans un immeuble où elle avait été chassée…

Je défiais mon reflet d’avoir fait ça pour impressionner Clairbleau.

Sauf que je savais très bien que j’avais fait ça pour impressionner Mr Clairbleau.

Clairbleau, c’était mon client. Un homme très séduisant mais aussi très agaçant.

Et très bien habillé pour une fois, constatais-je alors qu’il venait de faire son entrée, un air imperturbable sur son visage comme s’il était un roi en présence de ses sujets.

Je ne pouvais qu’admirer de loin le charisme et l’aura de danger qui entourait le personnage alors que la foule, instinctivement, s’écartait à son passage.

Il observa la pièce tout en donnant son carton d’invitation à un groom de l’Angel Night, l’hôtel où avait lieu la réception, puis passa une main nerveuse dans ses boucles noires. Finalement, il réussit à accrocher mon regard, ne semblant pas du tout étonné de ma présence et pendant un instant je fus tentée de le retrouver. Mais non ! On ne devait pas voir un agent prés de son client ! Et heureusement, c’est le moment que choisit Pierre pour se rappeler à mon bon souvenir.

-Ce champagne est délicieux ! D’ailleurs tout est incroyable ici ! C’est comme à la télé !

-Contente que ça te plaise… Murmurais-je alors à mon cavalier en lui prenant le bras tout en observant « mon autre homme » d’un œil.

Il semblait plutôt irrité que je le laisse se dépêtrer tout seul, d’autant plus qu’il semblait avoir des difficultés à se débarrasser des femmes et des hommes qui s’étaient amassés prés de lui comme des papillons autour d’une fleur promettant un nectar divin.

…Pauvre homme. J’avais presque pitié pour lui.

En réalité, je ne put m’empêcher de me sentir un peu agacé alors que j’aurais dû me réjouir comme une petite folle de sa déconvenue.

Qu’est ce qui se passait avec moi ?

Pierre me parlait, mais je ne l’entendais pas. Doucement, je suivais des yeux la silhouette sombre de l’homme, un gout âpre dans la bouche, incapable de bouger.

Un rude combat avait lieu, une partie de moi avait envie de lui courir après sans raison, de lui attraper la manche et de passer la soirée à ses côtés à écouter les phrases dures et sarcastiques qui sortiraient de sa bouche, l’autre savait qu’elle devait s’effacer pour laisser à une autre femme la possibilité d’apprécier cet homme. Elle n’avait pas le droit de le monopoliser.

- Que se passe-t-il Maria ? Demanda Pierre en me tapotant le dos de la main. Tu n’as pas l’air de t’amuser.

Non, bizarrement je ne m’amusais pas du tout. Ce n’était pas normal.

Me faisant violence, je forçais un sourire à s’imprimer sur mes lèvres. Mais n’importe qui me connaissant bien aurait pût s’apercevoir que mes yeux noisettes étaient dépourvus des éclats de malice qui y brillaient habituellement.

Mr Clairbleau finit par avoir la tranquillité en acceptant de parler travail avec les entrepreneurs et les banquiers qui s’étaient groupés autour de lui, faisant fuir les dames. Une fois la corvée effectuée, ne l’ayant pas perdu des yeux, je le vis s’assoir au bar prés d’une jeune femme à l’élégance raffinée, de longues et parfaites boucles dorées tombant autour de son visage.

Je la vis lui adresser la parole, et à mon étonnement, le grizzly qu’était Clairbleau, lui répondre aimablement, un sourire sexy sorti de je ne sais où sur son visage. Ce fut comme si j’avais touché une ligne à haute tension et je restais pétrifiée en plein milieu d’un pas de danse.

Je ne l’avais jamais vu sourire comme ça ! Cela modifiait incroyablement son visage qui gagnait en arrogance, mais aussi en chaleur.

Je ne l’avais jamais vu ME sourire ainsi…

La jeune femme émit un rire au son cristallin et je ne pus que m’incliner devant la fatalité.

Le grizzly avait trouvée une jolie biche parmi les autres prédateurs. Il avait trouvé sa Boucle d’Or.



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