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Fiction » Manga » Goldorak : Le retour de Goldorak : episode 4 font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Ryo saeba fr
Fiction Rated: K - French - Sci-Fi/Adventure - Published: 04-05-07 - Updated: 04-05-07 - Complete - id:2343812
LE RETOUR DE GOLDORAK Episode 4

Des flammes!! De la fumée suffocante, une douleur dans la poitrine! Ces poumons le brûlent à chaque respiration! Son souffle est de plus en plus rêche, mais il faut qu’il continue à courir, il doit fuir! Fuir ce monstre qui le poursuit! Ce monstre de lumière et d’acier! Cette arme de destruction! Il en a assez, il voudrait reprendre sa respiration. Il a de plus en plus de mal à mettre un pied devant l’autre, mais il entend le monstre dans son dos, il sent la chaleur de ses flammes, les détonations de ses armes. Son instinct de survie est le plus fort. Il puise de l’énergie tout au fond de lui pour continuer sa course éperdue vers la vie. De la sueur lui coule dans les yeux. Il tousse, mais qu’importe. Tout autour de lui, ce n’est que désolation. Des explosions, la chaleur des flammes, la poussière. Mais que fait-il dans cet enfer? Soudain devant lui une tête gigantesque sort du sol en le faisant trembler. Il chute, il tourne la tête pour voir l’énorme tête d’acier indistincte qui fonce sur lui. Il voit maintenant ses yeux brillants, ses cornes jaunes se mettent à briller. Goldorak fait feu sur lui!
Le prince est en nage dans ses draps tout emmêlés, il se dresse violemment sur son lit. Un cauchemar! Encore un! Cela fait une semaine que cela dure depuis la dernière attaque de Véga et les blessures d’Alcor. Il porte une main sur son front.
- Encore ce maudit mal de tête!
Procuis se lève pour se rendre dans la salle de bain. Il voit son reflet dans la glace, le teint pâle, les yeux rougis et gonflés. Il soupire avant d’entrée dans la cabine de douche.

Le général Horrus franchit les portes automatiques de son «laboratoire secret» dans les tréfonds de la base du camp de la Lune Noire.
- Vous avez demandé à me voir, fait le général.
Le professeur Gyllah se retourne vers le militaire en se grattant le nez, ce qui le fait encore plus ressembler à un grand singe.
- En effet général. Nous avons bien progressé. Nous avons besoin de matériaux pour la prochaine phase.
Le savant d’apparence simiesque tend une tablette que Horrus saisit et consulte rapidement.
- C’est la liste de tout ce qu’il vous faut?
- Pour le moment.
- J’espère que ce plan fonctionnera mieux que votre Hypnofisseur.
- Moi aussi, j’ignore ce qui à bien plus se produire, répond le savant embarrassé.
- Hum… Les matériaux de construction ne vont pas poser problème, mais la somme d’énergie que vous voulez emmagasiner.
- Elle nous est indispensable pour alimenter la machine et faire les premiers tests.
- Je vais voir ce que je peux faire. Vous aurez les aciers et autres demain, mais les accumulateurs énergétiques vous les aurez d’ici quelques jours.
- Nous ferons au mieux pour avancer avec le matériel que vous aurez pu nous fournir.
- Bien! Autre chose?
- Vous trouvez à la dernière note le nom du pilote qui me semble le plus apte à l’implantation.
Horrus va directement voir le nom du candidat. Ses yeux brillent d’excitation. Un sourire de carnassier traverse son visage taillé comme un rapace.
- Je vois… Parfait… Parfait professeur.
- Merci.
- «Mon projet avance plus vite que prévu et c’est un bien. Je vais pouvoir prendre de court le commandant Minarvea. Depuis quelque temps, je la soupçonne de comploter dans mon dos. J’aimerais bien savoir ce qu’elle élabore comme plan.»

- Je suis vraiment désolé, mais ce terrain n’est pas à vendre, répond Mizar.
- Vous êtes sûr? Pourtant, c’est une excellente affaire que je vous propose, insiste la jeune femme, en tailleur gris clair, qui est assise en face de lui à la table de la salle à manger du ranch.
- Je n’en doute pas. Mais je garde ces terres.
La femme referme son attaché-case posé sur la table.
- J’espère que vous savez ce que vous faites. Je ne sais pas s’il y aura une prochaine offre et si elle sera aussi importante.
- Le terrain ne sera pas en vente non plus.
- Alors, je vous laisse.
La femme en tailleur quitte la table et se dirige vers la sortie, elle croise Hikaru et Kohumé transportant diverses bouteilles.
- Papa? Que voulait cette femme, demande Hikaru.
- Elle voulait racheter la ferme de Banta pour en faire un hôtel avec des sources chaudes.
- La ferme de Banta!? Mais pourquoi elle est venue te voir alors?
- C’était la ferme de Banta, intervient Vénusia qui tient un paquet-cadeau. Mais quand sa mère est morte, Banta était incapable de l’entretenir. Rigel, ton grand père lui a racheté le terrain et l’a gardé comme garçon de ferme.
- Je comprends.
- On parle de moi, demande Banta qui entre en portant un tas de chaises.
- Vite! Les invités ne vont plus tarder, reprend Vénusia.

La moto de Procius s’engage dans l’allée du Ranch, elle croise la voiture de la femme qui s’éloigne.
La voiture fait une halte sur le côté de la route, la femme sort de son attaché-case une radio de communication Végane.
- Ici Vesta. J’appelle la Lune Noire. Ici Vesta.

Assise à son bureau, le commandant Minarvea actionne un bouton. Un écran surgit du meuble laissant apparaître l’espionne.
- J’écoute ton rapport Vesta.
- Le fermier refuse de vendre le terrain que nous convoitons.
- Il a refusé la somme d’argent que nous lui proposions, s’étonne Minarvea.
- Oui commandant.
- Je croyais les humains cupides!
- Il semblerait que celui-ci ne l’est pas, ou moins que les autres.
- Il va falloir trouver une autre solution.
- Je peux l’éliminer ainsi que sa famille.
- Non! Une telle disparition alerterait le centre et c’est ce que nous voulons éviter.
- Pardon maîtresse, je n’ai pas réfléchi.
- Je sais que tu ne penses qu’à mon bien Vesta. Rentre au camp maintenant. Nous trouverons bien un autre moyen pour nous installer à proximité centre de recherche.
Le commandant appuie à nouveau sur le bouton et l’écran disparaît. Au même moment sur Terre, la voiture repart.

Le prince d’Euphor entre dans l’habitation du ranch, il manque de bousculer Hikaru, les bras chargés.
- Tiens voilà le premier des invités!
- Bonjour, répond Procius mollement.
La jeune fille le dévisage.
- Tu as une tête de mort-vivant! Tu fais peur à voir. Tu devrais consulter le docteur du centre!
- Je vais y penser, répond-il en souriant le plus possible.
Surgit dans la porte d’entrée Daisuke en sueur dans ses vêtements de travail.
- Salut! Je file à la douche, je viens de finir, lance-t-il en fonçant dans l’escalier.
- Attend Dai! Ne rentre pas dans la douche…, commence sa sœur.
À l’étage un bruit de remue-ménage puis un cri.
- Espèce de pervers!!! Je suis une jeune fille moi, hurle une voix de fille.
- Kohumé y est, fini Hikaru. - Mais je ne savais pas, proteste Dai.
- Que je suis une jeune fille?
- Non!! Que tu étais dans la douche!
- Tu vas remettre ton pantalon! Je ne veux pas te voir plus longtemps en caleçon!
Banta passe sa tête dans le couloir.
- Il se passe quoi là-haut, demande-t-il.
- Rien, soupire Hikaru. Comme d’habitude, Dai et Kohumé qui se chamaillent.
- Ah! La jeunesse, sourit Banta.
Tout cela résonne dans la tête de Procius qui profite de chahut pour se rendre sur la terrasse afin d’avoir avoir un peu de calme.

Le général Horrus entre dans la salle de commandement, il y trouve le Stratéguerre en vidéo conversation avec un homme à la peau verte, une tête de rapace sortant de son épaule droite, son front et la tranche de son nez ont une couleur rouge. Il porte un casque représentant deux ailes de chauve-souris.
-… extrait plusieurs tonnes de minerais que nous allons traiter avant notre arrivée au camp de la Lune Noire afin que vous puissiez l’utiliser rapidement, annonce l’homme.
- Bien capitaine Sog, je constate que je pouvais compter sur votre compétence.
- C’est grâce au travail du commandant Minarvea, elle a fait un excellent travail, je n’ai fait que suivre les relevés qu’elle avait effectués.
- Mais vous m’avez dit que vous avez fait de la prospection.
- C’est exacte Stratéguerre mais nous n’avons pas été soumis à la même contrainte de temps que le commandant.
- C’est exact. Quoi qu’il en soit, j’ai hâte que vous et votre flotte arriviez au camp. Vous serez récompensé.
- Merci maître.
La communication est coupée. Le général Horrus a un rictus de contrariété.

Dans son vaisseau de commandement, le capitaine Sog sourit.
- «Toutes les récompenses que je pourrais avoir ne seront rien face au plaisir de rendre la liberté à ma planète asservie par Véga depuis des décennies. Une fois le Stratéguerre supprimé, les gens de ma race et les autres sous le joug du tyran seront libres.»

Au ranch du bouleau blanc, Procius est accoudé au balcon quand le minibus du centre arrive. Il en descend Alcor en fauteuil roulant électrique, Cochir, Antarès et Argoli. Au loin, une voiture de sport jaune passe à vive allure en direction du centre de recherche.
- Tout le monde est là! Allez tous autour de la table, fait la voix de Vénusia.

Le commandant Minarvea arrive devant la porte du bureau du Général Horrus.
- «Je me demande bien pourquoi il me convoque!? Aurait-il découvert que j’utilisais des espions»
La femme frappe à la porte.
- Entrez! Elle fait quelques pas et salue son supérieur.
- Commandant Minarvea au rapport.
- Nous avons à parler.
- Aie!
- Nous avons un problème.
- «Je suis découverte»
- Le capitaine Sog vient de rentrer dans les faveurs du Stratéguerre.
- Ouf!
- Je ne sais pas pour vous, mais cela me contrarie.
- Je dois admettre que cela ne me réjouie pas non plus, si cela est vrai.
- J’étais présent commandant. Vous pouvez me croire sur parole.
- Nous ne pouvons laisser faire cela!
- Je vois que nous sommes d’accord sur ce point.

- Bon anniversaire Papa!
- Bon anniversaire professeur Cochir, fait Alcor.
Kohumé tend un paquet-cadeau à son père. Vénusia coupe un gros gâteau. Le prince participe à la fête tout en restant légèrement en retrait.
À l’extérieur la voiture de sport jaune roule à vive allure en provenance du centre, elle dérape dans l’allée du ranch. Ses pneus crissent quand elle freine devant l’habitation. Une femme en sort. Elle a les cheveux courts poivrés, elle porte un pull rose pâle sur un pantalon sombre. Elle marche d’un pas rapide et énergique quand elle grimpe l’escalier.
La femme entre dans la salle à manger en ouvrant violemment la porte, ce qui fait que tout le monde dirige son regard vers elle.
- Alcor!
- Sa… Saya… Sayaka! Mais que fais-tu ici?
Le professeur Alcor actionne son fauteuil roulant électrique pour se diriger vers sa femme.
- Je croyais que tu étais toujours à la NASA, reprend-il.
- Non mais! Tu crois peut-être que j’allais rester aux États-Unis?
- C'est-à-dire, je ne m’attendais pas à te voir, je n’ai reçu aucune nouvelle.
- Ah oui! Et bien moi non plus! C’est quoi ces cachotteries!
- Quelles cachotteries?
- Je parle de ça!
Sayaka jette des journaux américains ou se trouve sur la première page Goldorak, avec des gros titres: « Le retour du sauveur!!», «Le justicier d’acier», « Le sauveur d’un autre monde», et bien d’autre.
- C'est-à-dire que…
- Il faut que j’apprenne cela par les journaux et la télévision!!! Tu aurais pu me dire que nous étions attaqués et qu’Actarus était revenu! D’ailleurs où est-il le prince de l’espace?
Elle regarde dans la pièce à la recherche d’Actarus sans le trouver.
- Bon, il est où Actarus, demande-t-elle agacée.
- Il est sur Euphor, répond Procius.
( Sayaka et Actarus se connaissent dans le manga d’origine ainsi que dans les divers films alors que ce n’est pas le cas dans la série Tv.
Sayaka se retourne vers le jeune homme.
- Qui est-ce, questionne-t-elle en se retournant vers Alcor.
- C’est Procius, le prince d’Euphor.
Sayaka observe le jeune homme de la tête au pied.
- Il ne ressemble pas à son père.
- Ce n’est pas le fils d’Actarus, mais celui de Phénicia, intervient Vénusia.
- AH, s’étonne Sayaka.
- Il va falloir que vous m’expliquiez pourquoi tout le monde pense que je suis le fils d’Actarus! Je vais finir par croire que c’était un coureur de jupon dans sa jeunesse.
Sayaka se plante devant le prince.
- Hum… Le fils de Phénicia.
- «Voilà, je suis mort! Le Golgoth ne m’a pas tué, mais Sayaka va le faire, pense Alcor»
- Je dois admettre que Phénicia a de la chance d’avoir un aussi beau fils. Si seulement j’avais eu la chance d’avoir un enfant moi aussi, soupir-t-elle. Si Alcor… Je m’égare. Alors qui est ton père?
- Je sais juste que c’est un Terrien.
- Un terrien… Phénicia et un Terrien… Que je réfléchisse.
Alcor se fait minuscule sur son fauteuil roulant.
- Je ne vois pas qui cela peut-être, conclut Sayaka.
Alcor glisse de sur son fauteuil.
- «Sauvez»
- Alcor?
- Euh… Oui, sursaute l’homme.
- Pourquoi es-tu dans un fauteuil roulant?
- J’ai été blessé lors de la dernière attaque de Véga.
- Et personne ne m’a prévenue?
- C'est-à-dire que…
- Je vois que j’ai eu raison de revenir! Je vais vous aider à combattre Véga.
- Et ton projet avec la NASA?
- Ils peuvent finir sans moi. N’oublie pas que j’ai déjà combattu Véga et l’empire de Myken avant! ( L’empire de Myken est l’ennemi qu’ont affronté Mazinger et Great Mazinger)
- Je sais, je sais. La fête reprend, mais Procius sort dehors avec sa guitare. Il s’installe à côté de l’écurie et commence à jouer de son instrument.

Le général Horrus et le commandant Minarvea sont dans les quartiers privés du Stratéguerre. - Il nous faut à tout prix accroître nos réserves de puissance, déclare Végalian.
- Nous le savons maître, répond le général.
- Sog ne sera pas ici avant plusieurs semaines. Notre précédent raid sur la Terre ne nous a pas permis de remplir nos réserves.
- Maître, le problème est que si nous attaquons la Terre, nous allons puiser dans nos réserves pour alimenter les navettes et le Golgoth ou l’Antérak, fait Minarvea.
- Je le sais! Mais nos réserves seront épuisées avant l’arrivée de la flotte de Sog. Et il ne faut que les humains pensent qu’ils ont vaincu Véga et surtout il faut se débarrasser du prince d’Euphor et de son Goldorak!
- Les humains utilisent l’énergie nucléaire.
- C’est exact, confirme Horrus.
- Nous pouvons nous en servir pour nous alimenter pendant un temps.
- C’est une bonne idée, même si son rendement est inférieur à ce que nous utilisons habituellement nous pourrons quand même continuer une activité normale, dit Végalian.
- Et comment allons-nous nous procurer cette énergie, demande le général.
- J’ai vu dans à leur télévision, que beaucoup de bateaux militaires utilisaient un générateur nucléaire. Il suffit d’en capturer quelques-uns et de les conduire sur la Lune, répond Minarvea.
- Mais les terriens vont se rendre compte de leur disparition.
- Qu’est-ce que cela peut faire? - Il est inutile d’être discret, fait le Stratéguerre. La survie de Véga est notre priorité!
- Oui maître, répondent les deux militaires.
- Je vous charge de concevoir un plan d’attaque.

Procius est toujours assis, adossé à l’écurie du ranch. Ses mains courent sur les cordes de la guitare. Machinalement, il joue une mélodie douce. Sans qu’il s’en rende compte son esprit par à la dérive. Il se met à rêvasser.
Le prince est dans une rivière, il y nage tranquillement au rythme de la mélodie. Soudain le courant devient plus violent. Il est pris dans des remous. Il lève la tête de l’eau. Il voit devant lui une ombre menaçante. Il la reconnaît facilement l’ombre grâce aux cornes de la tête. C’est Goldorak qui tente de l’aspirer.
Procius sort de son rêve, il a levé la guitare dans les airs et se prépare à la fracasser sur le sol, mais il aperçoit Daisuke.
- Tu allais faire quoi là, demande le garçon.
- Je ne sais pas.
- Tu as vu ta tête! - Je sais, depuis un moment j’ai du mal a dormir, cela doit être pour cela que j’agis ainsi.
- Si tu le dis! Mais tu devrais quand même voir le docteur du centre pour lui en parler.
- C’est que tout le monde me dit, plaisante Procius.
- Alors, tu devrais écouter leur conseil.
- Promis, je vais voir le docteur dès que la fête sera finie.
- Bien! D’ailleurs en parlant de fête, les filles m’ont envoyé te chercher, car tu as disparu.
- Je viens.
Dai repart en direction de l’habitation pendant que le prince regarde l’instrument de musique dans ses mains.
- «Que m’arrive-t-il?»

Au camp de la Lune Noire, le commandant et le général sont réunis dans le bureau de ce dernier. Ils écoutent un scientifique.
- Je suis désolé de vous le dire, mais ce que vous projetez ne sera pas suffisant, annonce le scientifique.
- Qu’est-ce que vous voulez dire, questionne Minarvea.
- Simplement que la puissance délivrée par les bateaux militaires sera très insuffisante pour nos besoins.
- Que nous faudrait-il, interroge Horrus.
- D’après les informations recueillies sur Terre. Il nous faudrait au moins la production d’une ou deux centrales nucléaires.
- Donc, nous devons modifier notre plan, fait le général à l’adresse du commandant.
- C’est vrai, mais pas énormément, au lieu d’acheminer les navires sur la Lune, nous devons apporter la production des centrales.
- Je trouve cela très différent.
- Il se trouve que l’Antérak 04 a une grande capacité de stockage.
- Je vois, sourit Horrus. Dans combien de temps sera-t-il paré au décollage?
- C’est une question d’heure, général, répond le scientifique.
- Faite le plus vite possible!
- À vos ordres.
Le scientifique sort du bureau.
- Nous allons pouvoir montrer au Stratéguerre que nous sommes utiles, fait Horrus.
- Sog ne restera qu’un simple capitaine de flotte, jubile Minarvea.
Les deux militaires se serrent la main.

Le prince est dans sa chambre assis sur son lit. Il fixe, dans sa main gauche, les deux comprimés que le docteur du centre lui a remis. Dans son autre main, il tient un verre d’eau. Il repense à sa consultation.
«Procius est torse nu, assis sur la table d’examen. Le médecin aux cheveux blanc et à la barbe noire finit de prendre sa tension.
- Je ne vois pas de raison médicale pour votre mal de tête, annonce le médecin.
- Pourtant, c’est très violent.
- Je vous crois, je vois dans quel état vous êtes, mais je ne trouve aucun dérèglement, mais je ne suis pas un spécialiste de la physiologie Euphoriène.
- Merci docteur.
- Un instant, je vais vous donner des comprimés pour que vous puissiez dormir.
- Mais…
- Ce ne sont pas des somnifères, juste des décontractant légers pour que vous passiez une nuit calme»
Il fixe toujours les deux comprimés blancs.
- Souhaitons que cela soit efficace.
Il avale les deux comprimés avec le verre d’eau puis se glisse dans ses draps. Dehors la lune prend une teinte rosée, mais elle disparaît vite derrière des nuages.

Le prince Procius marche dans une prairie verte, le soleil lui réchauffe le visage, l’air est vivifiant. Il se sent décontracté, sans souci, il soupire d’aise. Des papillons dansent autour de lui. Il entend le chant de divers oiseaux. Soudain des pétales de fleurs divers passent devant ses yeux. Il ressent un tremblement et un souffle, il se tourne pour voir à l’horizon une forme gigantesque qui sautille dans la lumière du soleil. En plissant les yeux, il arrive à voir la forme. Il s’agit de Goldorak qui porte une couronne de fleurs, il porte dans une main un panier rempli de pétale qui jette au vent en sautillant.
Le prince se dresse sur son lit, un rayon de soleil filtre au travers des doubles rideaux.
- Quel étrange rêve! Je me demande si je ne préférais pas mieux les cauchemars! Il se lève, il se sent un peu revigorer quand même. Quand il se regarde dans le miroir de la salle de bain, il constate que ses yeux ne sont plus rougis et que son visage a repris des couleurs. Il prend une douche avant d’aller prendre son petit déjeuner.

Quand le prince arrive dans la salle à manger du centre, il ne trouve qu’ Alcor et Sayaka. Cette dernière est en train de nourrir le pauvre Alcor qui proteste de son mieux.
- Voyons Sayaka! Je suis capable de me nourrir seul!
- C’est ce que tu dis! Et alors, si moi cela me fait plaisir de nourrir mon cher époux.
- Et si quelqu’un nous voyait?
- Qu’est-ce que cela peut faire?
- C’est gênant!
- Hum..., fait Procius en se raclant la gorge.
- Ah! Bonjour Procius, lance Alcor embarrassé. Tu as bien dormi?
- Bonjour. Oui je me suis bien reposé grâce au bon soin du docteur.
- C’est vrai que tu as une meilleure mine.
Sayaka regarde le prince.
- Quelle chance à Phénicia, soupire-t-elle.
- Écoute on ne peut pas revenir sur le passé, fait Alcor en saisissant une tartine.
- Mais pourquoi Phénicia et pas moi?
- C’est comme ça, je n’y peux rien!
- Tu aurais pu faire un effort pour que nous ayons nous aussi un ou des enfants, s’emporte-t-elle en retirant la tartine de la bouche de son mari.
- Tu sais bien ce que les médecins ont dit, s’énerve Alcor. Nous n’avons pas pu avoir d’enfant à cause de la blessure que tu as eue au ventre quand nous combattions l’empire de Myken!
- Tu aurais peut-être voulu te battre seul avec ton Mazinger!
- Je n’ai jamais dit cela!
- Je vois que je suis de trop je vous laisse, dit Procius.
- Non! Désoler Procius, s’excuse Alcor.
- C’est de ma faute, fait Sayaka. Je me suis emportée, je suis navrée.
La femme se lève et s’incline devant le prince pour s’excuser. Pendant ce temps Alcor attrape une autre tartine.
- Tu crois que je ne t’ai pas vu, lance Sayaka en retournant à côté de lui. Laisse-moi m’occuper de toi.
- Che peux mancher tout cheul, mâchonne Alcor la tartine coincer dans sa mâchoire.
- C’est le devoir d’une épouse dévouée, proteste la femme.
- Ils sont mignons à voir, déclare Kohumé en passant la tête.
- Tu ne fais pas la grasse matinée aujourd’hui, s’étonne le prince.
- Je ne fais pas la grasse matinée tous les jours!
- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.
- Sache que je sors et que je suis levé depuis longtemps!
Sur ces derniers mots, elle tourne les talons.
- La journée commence mal, soupire Procius.

Le général Horrus revient de son «laboratoire secret» où il s’est entretenu avec le professeur Gyllah. Le général a réussi à détourner des matériaux pour le projet et espère pouvoir faire de même avec l’énergie que va rapporter le prochain assaut sur Terre. À un croisement, il tombe sur le commandant Minarvea.
- Bonjour général Horrus.
- Commandant Minarvea. Ils jettent un regard autour d’eux.
- Dans combien de temps l’Antérak sera paré, demande Horrus.
- Il pourra décoller vers le début d’après-midi.
- Bien, nous allons prendre de vitesse Sog.

Le prince arrive dans la salle d’observation du centre.
- Bonjour!
- Bonjour, répond Cochir machinalement.
Procius commence à regarder les différents moniteurs quand il est interrompu par Alcor qui vient d’arriver.
- Stop! Aujourd’hui tu vas t’aérer, ordonne-t-il.
- Quoi?
- Ce n’est pas parce que tu as une meilleure mine que tu es en meilleure forme.
- Mais…
- Pas moyen de discuter! Je suis responsable de toi!
- Pardon?
- Imagine que tu rentres sur Euphor blessé ou en mauvaise santé! Je vais devoir en répondre devant Actarus et Phénicia et franchement je n’y tiens pas!
- Un vrai père poule, plaisante Sayaka qui vient juste d’entrée.
- «C’est une plaisanterie ou elle se doute de quelque chose, se demande Alcor. Il faut que je reste sur mes gardes! Pourvu que Vénusia ne vende pas la mèche»
- Allez file, insiste Sayaka. Va te balader et décompresser après tout ces combats.
- J’ai compris, répond Procius. Je vais profiter d’un jour de congé.
Il quitte la salle en faisant un signe de la main.
- Comme j’aurais aimé qu’il soit mon fils, soupir Sayaka.
- Bon ça va! On a compris, s’emporte légèrement Alcor.

Procius arrive sur sa moto au Ranch du Bouleau Blanc. Une fois descendu de la machine, il se rend à l’écurie pour soigner les chevaux. Il y trouve Dai qui change le fourrage.
- Salut Dai.
- Salut! Procius s’apprête à prendre une fourche.
- Inutile mon bon prince, lance Dai.
- Quoi?
- Interdiction formelle de travailler au ranch.
- Mais… Pourquoi?
- Ordre du centre!
- Je vois donc, je n’ai pas le choix. Il faut que je me balade.
- Je suis navré, je ne fais qu’obéir.
- Ça ne fait rien. Je vais faire un tour en ville alors.
- Comme j’aimerais venir, mais j’ai mes taches à effectuer, soupire Dai.
- Cette fois c’est moi qui suis désolé.
- Comme cela nous sommes à égalité, plaisante Dai. Ce n’est pas tout, mais j’ai encore du labeur!
- Je te laisse et bon courage!
Le prince remonte sur sa moto puis part en direction de la ville. Il se sent libre sans aucun mal de tête ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs jours.
Il ne s’arrête pas à la ville la plus proche du centre, il prend la direction de Tokyo. Tout en conduisant, il ressent une sensation de malaise, ses yeux le piquent et au fond de son crâne la douleur remonte par vague, comme si on lui rentrait la souffrance à coup de marteau de plus en plus fort.

Non loin de la route qui mène au centre de recherche astronomique, une femme est cachée dans la verdure. Elle voit passé une étrange moto, mais ce n’est pas cela qui l’intéresse le plus. Vesta est là pour servir sa maîtresse, le commandant Minarvea, celle à qui elle doit la vie. Elle est prête à tout pour son commandant. C’est pour cela qu’elle cherche le meilleur lieu pour espionner le centre.
- «Si seulement ce fermier avait accepté de vendre ce terrain, tout aurait été beaucoup plus simple. Heureusement, j’ai découvert une grotte non loin d’ici. Elle est juste assez grande pour moi et mon matériel d’espionnage»
En pensant à cela, la femme a un sourire de prédateur alors qu’un éclair passe dans ses yeux. Elle s’enfonce dans la végétation.

Le général Horrus et le commandant Minarvea se trouvent dans la salle de commandement du camp de la Lune Noire. Ils se tiennent juste derrière les soldats affairés à leurs pupitres. Derrière eux, au centre de la pièce, se tient roide sur son trône le Stratéguerre qui les observe avec attention. Ce dernier est étrangement silencieux. On peut facilement ressentir la tension qui règne dans la salle.
- Antérak 04 est prêt au lancement, annonce un soldat.
Les deux hauts gradés échangent un regard, ils savent qu’ils n’ont pas le droit à l’erreur sous peine d’être rétrogradés et remplacés par Sog ou pire finir sur Akérebe la rouge, la planète pénitentiaire de Véga.
- Lancement immédiat, ordonne Horrus.
- Vous déclencherez une vague de Solaritron pour brouiller les radars de la Terre quand l’Antérak sera sortie de la zone sombre de la lune, précise Minarvea.
La vague de Solaritron, est une émission de puissance qui imite une éruption solaire pour brouiller les radars.

Procius travers plusieurs quartiers de la capitale Japonaise. Il finit par choisir de faire halte dans le quartier de Akihabara, là ou se trouve la plus part des magasins de jeux vidéo et boutique de manga, le paradis des Otakus. Le prince retire son casque, ses yeux sont cernés de rouges. Il entre dans un «game center», il regarde les différents jeux, il finit par faire son choix sur un jeu de combat aérien.

Dans le même quartier, Kohumé sort d’une boutique de manga, elle a l’air visiblement déçue.
- Ce n’est pas vrai, pas moyen de la trouver! Déjà vendu, j’aurais dû la faire mettre de côté!
La jeune fille marche d’un pas décidé dans la rue pour se rendre dans une autre boutique. Elle passe devant des magasins de jeux, elle remarque la moto du prince stationné devant le «game center». Kohumé entre dans la salle de jeu intriguée. Après avoir traversé tout le magasin, elle découvre Procius devant une machine, a coté de lui un panier en plastique remplit de bille et de monnaie qu’il a reçu pour chaque partie gagnée.
- Gagner, crie le Prince en levant le bras en signe de victoire.
De l’autre côté de la machine, un jeune homme se lève et tend des billets à Procius.
- Au suivant!
Un autre homme s’installe pour affronter le prince.
Kohumé reste interdite devant cette scène. Elle reste un instant sans bouger puis avance en direction de Procius qui la voit approchée.
- Salut Kohumé, fait-il tout en continuant à jouer.
Sur l’écran de la borne d’arcade, un vaisseau explose puis «Game Over» apparaît, signifiant que son adversaire a perdu.
- Que… Que fais-tu ici, questionne la jeune femme.
- Il parait qu’il faut que je me relaxe, donc je me détends. Suivant!
Le vaincu laisse sa place en déposant des billets dans la corbeille, un autre garçon prend la place.
- Et toi? C’est donc ici que tu es venue passer la journée, reprend Procius.
- Pas vraiment, j’ai vu ta moto. Je suis donc venue voir.
- D’accord. Si tu veux, on peut passer le reste de la journée ensemble?
Kohumé rougit brièvement, son rêve devient réalité. - Heu…! Oui, bien sûr, répond-elle surprise par la façon d’agir du prince.
- Bien je termine cette partie et je suis à toi.

Alcor est en train de boire une tasse de café quand un des jeunes assistants du centre travaillant sur la console à côté de lui se met à crier.
- Professeur!
Alcor renverse une partie du café sur sa blouse blanche.
- Pas la peine de hurler, je suis à un mètre de vous!
- Désolé, s’excuse l’homme en se grattant la tête pour exprimer sa gêne.
- Qu’y a-t-il?
- Nos radars sont brouillés!
- Quoi?
- Oui, confirme Antarès, nous ne captons plus rien.
- Et le Spacioscope?
- Je vais vérifier.
Antarès actionne les commandes du radar géant. Les deux panneaux qui composent son écran se rejoignent. Sur le toit du centre et sur les côtés, les paraboles bougent dans tous les sens. Le Spacioscope s’illumine, mais il n’affiche que de la neige.
- Je n’aime pas cela, soupire Alcor.
- D’après les instruments, cela serait dû à une éruption solaire, annonce Cochir.
- Pourtant, nous n’avons rien détecté dans les jours précédents laissant présager une telle activité solaire, fait Antarès.
- Nous sommes aveugles durant toute la période de l’éruption! Si Véga attaque nous ne verrons rien, se désespère Alcor.
Un silence angoissant se fait ressentir. Il est juste interrompu par le bruit des équipements.
- Envoyer un message aux autres centres d’observation et qu’ils nous transmettent la moindre chose suspecte, reprend Alcor.
- Tout de suite, répond Antarès.

- Parfaits, les radars de la Terre sont aveugles, jubile Horrus.
- Notre Antérak n’a pas été découvert, se félicite Minarvea.
Sur les moniteurs on peut voir la soucoupe de couleur verte de l’Antérak qui s’enflamme en entrant dans les couches supérieures de l’atmosphère.
Végalian, le Stratéguerre est toujours silencieux derrière eux. Il boit juste de temps à autre une gorgée de vin tout en les observant.
Les deux hauts militaires échangent un regard lourd d’inquiétude à leurs sujets. Même les soldats sont plus silencieux que d’habitude. Ils ressentent le poids qui repose sur les épaules de leurs supérieurs.

Procius a laissé sa moto devant la salle de jeu, il marche avec Kohumé dans les rues. Ils flânent, ils ont visité plusieurs boutiques, fais une pause dans un café. Ils ont pris le métro. Finalement, leurs errances les ont conduits à Shinjuku, l’un des quartiers le plus animé de Tokyo. Ils se trouvent dans une rue remplie de «love hotel.
- «Mais…! Qu’est ce que je fais ici avec Procius! Non il ne va quand même pas»
La jeune femme se met à rougir.
- Si on entrait dans un de ces hôtels, suggère le prince.
- Hein?
- J’ai besoin de me reposer.
Dans la tête de Kohumé plein de choses se bousculent. Elle s’imagine vêtue d’un simple peignoir alors que Procius lui saute dessus avec un regard lubrique.
- «Comment je vais pouvoir annoncer cela à Hikaru? Même si je voulais me venger de sa ballade seule avec Procius, je ne m’imaginais pas ceci»
Elle secoue sa tête pour quitter ses pensées.
- Tu… Tu sais au moins ce que c’est?
- Un hôtel non?
La jeune fille regarde le prince, elle remarque c’est yeux cernés de rouge, son teint livide et son expression de fatigue.
- Tu ne tenteras rien?
- Pardon?
- Non-rien.
Ils entrent dans l’un des hôtels de la rue.

La soucoupe verte se pose au milieu d’un complexe nucléaire en provoquant un mouvement de panique. Le personnel fuit comme il peut en poussant des cris de frayeur. Certaines parties de la soucoupe s’ouvrent pour laisser apparaître des membres. Un robot de forme humanoïde en surgit, la soucoupe lui servant de tronc. Aussitôt sa transformation terminée il pose ses mains sur les gigantesques transformateurs. Aussitôt des baisses de tension se font ressentir dans toute la région. Toute l’énergie est drainée par le robot.

- Le premier caisson énergétique vient de se matérialiser, annonce un soldat.
Dans la salle de commandement du camp de la Lune Noir, le général et le commandant se détendent légèrement, pour l’instant leur plan fonctionne.
- Félicitation, lâche soudain le Stratéguerre. Je voudrais un éclaircissement sur votre plan.
Les deux hauts gradés se retournent.
- Que voulez-vous savoir Ô mon maître, répond Horrus.
- Comment les caissons nous arrivent-ils alors que notre Antérak est toujours sur Terre?
- Très simple, répond Minarvea. Nous utilisons le système de transport instantané.
- Nous avons réussi à adapter cette technologie, reprend Horrus. Elle n’était applicable qu’à nos vaisseaux, mais consommait énormément d’énergie.
- Grâce à nos chercheurs, nous avons réussi à faire en sorte que les caissons partent de l’intérieur de l’Antérak pour arriver directement dans la salle de stockage du camp.
- Et pour l’énergie gaspillée pour le transfère, interroge Végalian.
- Elle provient de la centrale terrienne, répondent les officiers.
- Je vois cela nous coûte rien, sourit le Stratéguerre. - C’est exact.
- Je vois que vous avez pensé à tout. Je vous félicite.
Horrus et Minarvea échangent un sourire complice. Ils viennent de revenir dans les bonnes grâces du Stratéguerre.

- Regardez les informations à la télévision, cri Antarès en arrivant dans la salle d’observation.
Alcor est assit face au Spacioscope, il actionne un bouton pour que l’écran du radar se transforme en écran de télé géant. Il y apparaît l’Antérak qui attaque une centrale nucléaire.
- Voilà ce que je craignais! Dire que je ne peux pas piloter!
Alcor trépigne sur son fauteuil roulant.
- Moi je peux, lance Sayaka en sortant.
- Contacter Procius pour qu’il regagne le centre le vite possible!
Quelque instant plus tard, la femme est dans la capsule qui va la mener à Faussoirak.

Au ranch Vénusia découvre le même spectacle sur son poste. Elle sort aussitôt pour rejoindre le centre. Dehors Mizar, Dai et Banta la voient partir précipitamment, ils se rendent dans la maison et ils voient la télévision. Ils partent à leur tour pour le centre.

Assise sur le lit de la chambre, Kohumé change de chaînes à la recherche d’un programme intéressant. Mais son doigt se bloque quand elle voit un géant métallique attaquant une centrale. Elle se demande un moment si c’est une série ou un flash d’information jusqu'à ce que la voix du présentateur résonne.
- Vous pouvez voir en ce moment même la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa se faire attaqué par un géant d’acier. Déjà la pénurie de courant se fait ressentir dans les alentours de la centrale. Mais cela risque de s’étendre rapidement à tout le pays. Cette centrale se trouve dans la préfecture de Niigata à 250 km au nord de Tokyo. Les forces armées du pays sont en état d’alerte nous attendons leur arrivée d’ici peu. Le prince sort de la salle de bain, il s’est rhabillé normalement, il a juste les cheveux humides. Il s’allonge sur le lit.
- Tu as vu à la télévision, fait Kohumé.
Procius jette un regard à l’écran.
- Et alors?
- Hein!? C’est tout l’effet que cela te fait?
- Je ne vais pas sortir mon robot à chaque fois quand même.
- Tu te rends compte de ce que tu dis!!

Vesta est à l’entrée de la caverne située en contrebas du barrage sur lequel est construit le centre. Elle tient dans ses mains une sorte d’appareil photo. Un sourire satisfait illumine son visage. Elle a pris deux navettes décollant du centre. La première est inconnue. Elle était bleue et rouge, la seconde est connue, elle a déjà combattu plusieurs fois au côté de Goldorak.
- «Le commandant avait raison, pense-t-elle. Le centre a bien un rapport avec Goldorak. Ce n’est peut-être pas sa base, mais c’est le point de départ de ses navettes de soutien.»

Dans l’agitation de l’attaque, personne au centre ne remarque la bande perforée qui sort du Cerebro-ordinateur.
- Toujours aucune nouvelle de Procius, questionne Alcor en se rongeant l’ongle d’un pouce.
- Il ne répond pas sur la fréquence sécurisée, répond Antarès.
- Que fiche-t-il!?

- Franchement Kohumé tu me prends pour un chevalier blanc?
- Procius!!! Tu as bien été envoyé sur Terre pour nous défendre non?
- Et alors! Alcor m’a fait prendre une journée de repos, qu’il se débrouille!
- Mais…
- Les autres vont s’en occuper dans peu de temps.
Au même moment dans la télévision, le journaliste élève la voix. Kohumé reporte son attention sur l’écran.
- C’est affreux trois hélicoptères de forces aériennes du Japon viennent d’être détruit! Mais que fait Goldorak!
De la bouche du robot sort un rayon mauve qui ballait le sol faisant exploser des tanks.
- Enfin, voici une lueur d’espoir, reprend le journaliste. Car voici qu’arrivent sur les lieux Vénusiak et Faussoirak!
- Procius!!! Tu dois faire quelque chose!
Kohumé s’est penché sur le prince qui est allongé. Ce dernier la saisit par les épaules, il la fait rouler sur le lit, maintenant elle se retrouve sous Procius.
- Je vais faire quelque chose. Nous sommes tous les deux dans cette chambre! Il y a mieux à faire que de regarder un combat à la télévision.
- Pro… Procius, ce n’est pas possible que tu dises cela!
- Voyons, je sais que tu en meurs d’envie non?
- Ce…
Le prince approche son visage de celui de la jeune fille. Cette dernière dans un effort le repousse et le gifle violemment. Procius se retrouve sur la carpette au pied du lit.

- Missiles Sygma, actionne Sayaka.
Deux missiles en forme de vrille en acier partent de Faussoirak. Les deux missiles explosent avant d’avoir atteint le robot. Le monstre est entouré d’un champ électromagnétique.
- Nous n’allons pas pouvoir y arriver seules, se lamente Vénusia.
- Ça craint, soupire Sayaka.

- Ko… Kohumé??? Que fais-tu ici? Et où sommes-nous?
Le prince se frotte la joue tout en regardant autour de lui.
- Tu as repris tes esprits enfin!
- Que se passe-t-il?
- Tu ne te souviens de rien?
- Alcor m’a dit de prendre du repos, donc je suis parti faire une sortie en ville. Mais pourquoi es-tu avec moi?
- Tu ne te rappelles pas m’avoir rencontré en fin de matinée?
- Pardon?
- Ce n’est rien, on verra cela plus tard. Il faut que tu rentres au centre!
- Une attaque?
- Oui! Une centrale nucléaire, répond-elle en désignant la télévision.
Le prince regarde quelques secondes l’écran.
- Mais pourquoi ne m’ont-ils pas contacté! Même s’ils m’ont mi au repos!
Procius se lève, il regarde son bras gauche et constate que son bracelet doréne s’y trouve pas. Il fouille ses poches, il le trouve, ce dernier clignote. Le prince retient un juron.
- Il me faut ma moto!
- Tu la laisser à Akihabara! Ce n’est pas à côté!
- Ce n’est pas grave.
Procius a remis son bracelet, il appui dessus. Dans un autre quartier de Tokyo, l’ordinateur de la moto du prince s’allume, le moteur se met en marche puis le véhicule s’élance sans pilote dans la rue sous les yeux ébahis des passants.

- C’est étrange, s’étonne Horrus.
- Quoi donc, interroge Minarvea.
- Goldorak n’est toujours pas intervenu.
- C’est exact.
- Je n’aime pas cela.

Le bracelet du prince émet un son aigu.
- Que se passe-t-il, demande Kohumé.
- Ma moto vient d’arriver.
Tous deux quittent la chambre pour descendre dans la rue. Kohumé ouvre de grands yeux ronds en voyant effectivement la moto devant la porte de l’hôtel.
- Désolé, je n’ai qu’une place, fait Procius.
- Ce n’est pas grave, l’important c’est que tu arrives rapidement au centre.
- Tu vas rentrer comment?
- Comme je suis venue, métro et train. Allez fonce!
Procius a mis son casque, il s’installe sur sa moto et s’élance dans la rue.

Le prince actionne l’ordinateur de sa moto afin de trouver le chemin le plus rapide pour rejoindre la voie expresse. Un plan s’affiche.
- Hyperspeed!
Pendant que l’ordinateur pilote la moto, le prince place le bracelet doré près de sa bouche.
- Vient à moi Goldorak!

Dans les tréfonds du centre de recherche, les yeux du robot s’illuminent. L’intelligence artificielle du robot met en fonction tous les systèmes. Il fait descendre la plateforme de lancement.
- Goldorak s’est mis en route, annonce Antarès.
- Quoi, s’étonne Alcor en dirigeant son fauteuil vers Antarès.
- Il ouvre la route 7.
- Mais pourquoi?
- Regardez! C’est quoi ce ruban, fait le jeune assistant.
Antarès attrape le ruban et le déchiffre.
- Le Cerebro-ordinateur annonce à détecter que des clichés photographiques ont été pris lors du décollage de Faussoirak et Vénusiak.
- Si les nouvelles forces de Véga avaient des doutes sur l’implication du centre, elles n’ont plus de doutes maintenant, soupire Alcor.
- L’important c’est qu’ils ignorent encore les points d’envoles de Goldorak, précise Cochir.

La moto de Procius emprunte une sortie qui le conduit sur une colline proche de la capitale japonaise. Une fois au sommet, le véhicule se dirige vers un aplomb avant de partir dans les airs. Au même moment apparaît la soucoupe porteuse de Goldorak. Une ouverture est apparue dans la partie inférieure. La moto s’y engouffre. Quelques instants plus tard, Procius est aux commandes de la soucoupe.
- Pourvu que j’arrive à temps!

Kohumé attend sur le quai aérien du métro, le personnel de transport fait des annonces indiquant que le trafic est interrompu suite à la baisse de courant. Elle entend un bruit sourd au-dessus de sa tête. Elle lève les yeux au ciel. Elle voit passé Goldorak qui file vers le Nord. Machinalement elle se met à fredonner une chanson qu’elle a apprise à la petite école. À cette époque elle n’avait pas compris le sens des paroles. - Accours vers nous, Prince de l'espace. Viens vite, viens nous aider. Viens défendre notre Terre. Elle est en danger. L'ennemi héréditaire. Veut nous écraser. L'avenir du genre humain. Tu l'as dans tes mains. Viens défendre notre Terre. De justice et d'amour. Toi le Chevalier solitaire. Nous t'appelons au secours. Nous voulons sauver la liberté. De notre planète. C'est la seule vérité...

Sayaka et Vénusia ont fort à faire avec l’Antérak. Une deuxième paire de bras est sorti du robot. Le monstre continu de puiser de l’énergie tout en repoussant les attaques avec ses deux nouveaux bras. Faussoirak et Vénusiak se croisent de justesse en évitant le rayon mauve du robot. Subitement, elles voient passé devant leurs navettes une forme blanche et rouge.
- Plasmotronk!
Les planitronks de plasma partent de la soucoupe pour heurter le champ électromagnétique du monstre. La protection du robot s’effondre.

- Malédiction!, lance le général Horrus en serrant les poings.
- C’était trop beau pour durer, soupire le commandant Minarvea.
- La zone de stockage énergétique nous informe qu’elle est pleine, annonce un soldat.
- Parfait, sourit Horrus. Antérak 04, occupe-toi de Goldorak!
Le général emporté dans son élan lève le bras et pointe du doigt le moniteur.
- À vos ordres, répond la voix du pilote de la machine de guerre.

- Vous allez bien, s’inquiète Procius.
- Il était temps que tu arrives, répond Vénusia.
- Encore quelques minutes et nous ne savions plus quoi faire, rajoute Sayaka. Maintenant, à toi de jouer voyons si tu es aussi bon que ton oncle!
- Je vais tenter d’être à la hauteur.
L’Antérak continu d’aspirer de l’énergie, mais cette fois si pour là dirigé vers son armement. Il tire par sa bouche un rayon mauve, mais avec une brillance plus importante en direction de Goldorak.
- À moi de jouer! Transfère!
Procius rejoint le poste du pilotage du robot.
- Autolargue!

Goldorak atterrit face au robot de Véga.
- Calvicogyre!
Les deux clavicules partent en direction des bras connectés aux transformateurs. L’Antérak les lâche pour éviter de se faire couper les membres. Goldorak se met à courir en direction du robot pour l’éloigner de sa source d’énergie. Mais le robot écarte ses bras, du centre de la soucoupe qui compose son torse, sort un rayon multicolore qui repousse Goldorak.
- Cela ressemble à mon Rétrolaser, s’étonne Procius.

- Je ne vais pas rester là, à attendre, fait Sayaka.
- Non! Sayaka!
Déjà Faussoirak a changé de position, il arrive dans le dos de l’Antérak.
- Pyrobombe!
Une boule de feu part du sommet de la queue de la navette et vient frapper le dos du monstre. L’explosion n’a aucun effet. Mais une chose étrange se passe, un visage apparaît dans le dos.
Une autre paire de jambes surgit, l’Antérak se sépare pour donner naissance à deux robots.
- Ça se complique, lâche Procius.
- Avec Vénusia on s’occupe du nouveau venu, annonce Sayaka.
- Bien compris!
Les deux navettes passent à l’attaque.
- Deltalame!
La lame triangulaire devient brillante puis s’élance vers le monstre. Celui-ci ouvre sa bouche pour lancer un rayon mauve. Le Delatlame perd de la vitesse puis semble se ramollir puis explose.
- Missile Sygma!
Deux missiles partent de Faussoirak. Cette fois-ci, le monstre n’a pas le temps de réagir. Les deux missiles le frappent au niveau des yeux. Le robot chancelle.
L’autre Antérak semble lui aussi affecté, car ses jambes vacillent un instant.

- Les deux parties de cet Antérak sont liées, remarque Procius. Sayaka! Vénusia!
- Oui, répondent les deux femmes en cœur.
- Il faut que nous attaquions simultanément les deux robots.
- Reçu!
Faussoirak se place dans le dos du second Antérak alors que Vénusiak le prend de face.
De son côté Goldorak fait face au premier Antérak.
- Pyrobombe!
- Missiles Oméga!
- Astérohache!
La boule de feu vient frapper le dos du second robot alors que les missiles lui frappent le visage.
Goldorak lance la double hache qui vient se planter dans le torse du premier Antérak.
- Cornofulgure!
Le rayon part du centre du crâne de Goldorak pour gagner l’extrémité de ses cornes avant de frapper la double hache. Le rayon parcourt l’arme pour rejoindre l’Antérak.
Les deux robots, sont secoué de tremblement puis explosent simultanément.

- Ils ont encore gagné, s’énerve Horrus.
- Ce n’est rien, déclare le Stratéguerre.
- Maître, s’étonnent le général et Minarvea.
- Le principal est fait. Vous vous êtes acquitté de votre mission qui était de remplir nos réserves de puissance. Nous verrons plus tard pour vaincre Goldorak.
- Bien maître, répondent les deux militaires en s’inclinant.

Cela fait quelques heures que le combat est fini, le prince est dans la salle d’examen du centre. Le médecin a fini de l’ausculter. Dans la salle beaucoup de personnes attendent son verdict.
- Alors, questionne Alcor.
- Il va bien.
- Qu’est-ce qui a provoqué cet étrange comportement, demande Kohumé.
La jeune femme a raconté la façon dont Procius avait agi quand ils étaient à Tokyo, tout en oubliant de dire certaines choses et surtout de parler de l’hôtel.
- Je dirais que lors de son précédent combat, il a été frappé par un rayon hypnotiseur.
- Alors, pourquoi n’ai- je pas été affectée, demande Vénusia.
- Tu n’étais peut-être pas dans l’axe du rayon, dit Sayaka.
- Où tout simplement le rayon ne devait affecter que le système nerveux Euphorien, ce qui est fort probable vu que Procius est le seul à avoir souffert de maux de tête. Le rayon a dû modifier la chimie de son cerveau. Heureusement, tout est revenu à la normale. D'ailleurs, j’aimerais savoir ce qui a provoqué cela…
- Il va falloir que je sois plus vigilant, déclare le prince.
Tout le monde est soulagé et quitte la pièce. Il ne reste que Procius songeur et Kohumé.
- Procius?
- Oui?
- Tu ne te rappelles rien de ce qui est arrivé à Tokyo?
- Je me rappelle juste être parti à moto, puis le trou noir jusqu'à ce que je me retrouve sur le sol de cette chambre d’hôtel.
- Ah…
- J’aimerais que tu m’expliques ce que je faisais là avec toi?
- Tu ne te sentais pas bien, nous avons grimpé pour que tu t’allonges, mais tu es tombé avant, ment-elle.
- C’est vrai?? Je n’ai rien fait… Disons d’incorrect?
- Non! Rien.
- Cela me rassure. Si nous rejoignons les autres avant qu’ils ne se posent des questions.
- Oui!
Quand ils sortent dans le couloir, ils trouvent le groupe qui affiche grise mine.
- Nous avons déjà perdu Alcorak, soupir Alcor. Maintenant Vénusiak est endommagé, il n’a plus de Deltalame.
- Nous pouvons toujours en fabriquer un non, demande Vénusia.
- Oui, répond Sayaka. Mais je crains que notre armement ne soit vétuste face à celui de notre ennemie.
- Que faire! Nous n’allons pas rechercher nos anciens robots quand même, lance Alcor.
- Surtout qu’ils sont dans des musées et complètement désarmé et sans moteur!
- C’est exact pour éviter qu’ils soient volés par un ennemi et qu’il l’utilise contre nous comme c’est déjà arrivé. ( voir le film Goldorak contre Mazinger)
- Je ne vois qu’une solution, lance Sayaka avec entrain. Créée de nouveau vaisseau! Comme cela nous pourrons tout moderniser!
- Tu veux refaire les trois, s’étonne Alcor.
- Parfaitement! Mizar, tu veux bien m’aider?
Hikaru et Daisuke se retournent vers leur père avec étonnement.
- Papa?
- Vous étiez trop jeune pour vous souvenir, commence Vénusia. Mais votre père ne s’est pas tout le temps occupé de la ferme. Il a fait des études d’ingénieur aéronautique.
- J’ai même travail à la NASDA, fait Mizar avec fierté. ( Organisme spatiale Japonais)
Les jumeaux s’effondrent sur le sol en apprenant la nouvelle.
- Pas possible, disent-ils en cœur.

FIN



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