Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » Romance » Et tout alla si vite font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: LilyKaZe
Fiction Rated: K+ - French - General/Romance - Reviews: 3 - Published: 04-08-07 - Updated: 11-02-07 - Complete - id:2345754

Je l'avais trouvé. J'avais trouvé celui avec qui je voulais passer ma vie, celui qui m'a fait découvrir tout ce que j'ignorais encore. Il m'a fait rêvé, le peu qu'on s'est parlé. On a passé une nuit d'amour, une nuit agitée, une nuit chaude, une nuit parfaite. Le lendemain quand je me suis réveillé il était partit. J'ai attendu, il n'est pas revenu. J'ai passé mes nuits dans le bar où je l'avais rencontré. Je ne vivais plus. Toutes mes nuits pendant un mois n'ont été qu'un enfer de douleur. Je le voulais, je l'attendais, je l'aimais. Je ne pouvais plus vivre sans lui. On s'était à peine connus et pourtant j'en étais déjà éperduement amoureux. Je ne pouvais pas supporter l'idée de vivre encore sans lui. J'étais presque mort, zombie victime d'un manque fou d'un homme dont je ne connaissais presque rien. J'avais perdu mes amis, mon boulot. En un mois j'avais tout perdu, je n'étais plus que l'ombre de moi-même.

Et puis ce jour-là j'avais ouvert ma boîte aux lettres, certain que j'aurais à payer mon loyer encore une fois, alors que bientôt je n'aurais plus rien. J'ai tout jeté, sans rien ouvrir. Quand le soir je suis retourné dans la cuisine, une enveloppe dans la poubelle m'a attiré. Une simple enveloppe, sans adresse d'expéditeur mais écrite à la main. Et un cachet : Paris.

Cette enveloppe m'a intrigué parce que je ne connaissais personne à Paris. Je ne connaissais personne non plus qui avait cette écriture. Je l'ai attrapée et ouverte grossièrement, déchirant à coups de doigts le papier blanc.

Un billet d'avion et un bout de papier. Voilà ce qu'elle contenait. C'était un billet aller simple pour Paris. Les yeux ronds, je lut les quelques mots sur le papier :

«

If you still love me, let me touch you again. Come and live with me. I'll be waiting you cause I do love you. »

Une pluie de larmes constellèrent le papier, faisant des taches d'encres sur les lettres. Il était idiot, je parlais parfaitement français. Le départ était pour la semaine prochaine, ça me laissait le temps de régler toute l'administration liée au résiliment du bail de mon appartement et de dire au revoir à mes amis et ma famille. Enfin, ceux qui m'adressaient encore la parole.

J'ai prit l'avion. J'ai faillit ne pas le faire. J'ai passé les vingt heures les plus stressantes de ma vie. J'étais heureux de partir de Sydney où j'étais né, tendu de ce premier voyage en avion et surtout terrifié de ne trouver personne à mon arrivée à l'aéroport de Paris. Je n'ai pas pu fermer l'oeil de la traversée mais mon corps était habitué. J'étais devenu maigre et fatigué avec le mois infernal qui venait de s'écouler, et la peur qu'il ne m'aime plus me déchirait le coeur.

Je suis descendu de l'avion et je ne l'ai pas vu. Il y avait des flash et de l'agitation un peu plus loin, sûrement une star américaine qui venait faire un tournage à Paris. J'ai récupéré mes bagages, un noeud dans l'estomac, et j'ai avancé. Je n'ai rien comprit mais en cinq secondes une fusée m'avait bondi dessus et les photograhes se dirigeaient brusquement vers moi.

-Excusez-moi mais je...

-Je suis désolé. Je t'en prie pardonne-moi, murmura la chose dans mes bras.

J'ai baissé les yeux sur ce qui se blotissait contre moi et ai vu ses cheveux blonds. Ses lunettes de soleil me rentraient dans le torse mais je relevais bientôt son visage, pour m'assurer que je ne rêvais pas.

-... Raphael...

-Lan... je n'aurais pas dû partir, je n'aurais pas...

-Je suis venu, l'ai-je coupé. Calme-toi... tu m'as manqué.

-Lan... Lan..., répéta-t-il comme si lui aussi voulait s'assurer que je n'étais pas un mirage.

-Raphael, qui est-ce ?! Lança une voix, suivie de plusieurs flash.

-Raphael, quelques mots ! Lança une autre voix.

Je sortis soudain de notre monde à nous pour voir que les photographes nous entouraient de très près et semblaient réellement s'intéresser à nous.

-Euh... Raphael... ? tentais-je.

-Je t'expliquerai, dit-il en souriant.

Il me prit la main et me tira vers la sortie. Tout allait vite, trop vite. Je venais à peine de le retrouver que des gens l'appellaient de tous les côtés et qu'il courait presque vers l'issue la plus proche. Complètement perdu par tout ce cirque, je m'arrêtais alors, bien décidé à tout comprendre.

Je crois que j'ai toujours été un peu lent.

-Lan ? Quelque chose ne va pas ?

-Oui. Je... J'ai juste besoin de ça, murmurais-je avant de l'embrasser rapidement, presque chastement.

Ses joues prirent une jolie teinte rosée et il mit sa main droite derrière ma nuque, avant de répondre à mon baiser avec puissance et possession. Alors que nous reprenions à peine notre respiration, flashés de partout, il me dit avant de gentiment me mordre l'oreille :

-Je t'aime, Lan.

-Moi... moi aussi. Mais qu'est-ce que...

-Je t'expliquerais tout dans la voiture. Monte, me coupa-t-il en souriant.

Après, il m'a tout raconté. Il était un acteur bien connu en Europe et en Amérique, mais totalement passé inaperçu à mes yeux, moi qui ne m'intéressait pas vraiment au cinéma. Il avait fuit quelques jours la pression de son succès à Sydney et était tombé sur moi. Il avait dû rentrer le lendemain, pour son travail, et n'avait pas voulu m'impliquer. Il n'avait surement pas voulu s'impliquer lui non plus, ne pas s'attacher, comme il se l'était promit. Mais comme pour moi, ça avait été trop dur. Certes moins difficile que pour moi car entre interviews à la radio, plateaux télé et photoshoot, il avait été bien occupé. Mais il s'était aussi sentit très seul. Tout comme moi. Il avait retrouvé mon adresse, aidé par un ami qu'il avait envoyé passer des vacances en Australie pour me retrouver. Puis il avait eu cette idée folle, tout tenter, me demander de le rejoindre. Il ne m'a pas dit ce qu'il aurait fait si je n'étais pas venu. Mais je n'ai pas besoin de le savoir, je suis heureux avec lui, à Paris. Ce n'est pas toujours facile d'être avec un homme qui a autant de succès et qui nous a affiché aux vues de tous dès mon arrivée sur le sol français. Ce n'est pas toujours facile, c'est vrai. Mais je suis vraiment, pleinement, heureux avec lui. Chaque jour quand je l'embrasse, quand je le touche, quand on se parle, je sens qu'il m'aime, je sens que je compte, et je ne veux pas que ça s'arrête. J'adore le voir le matin, les cheveux dans tous les sens, les yeux voilés de sommeil, avancer dans notre cuisine et me demander de sa voix rauque du réveil si j'ai bien dormi. Et ce que j'aime encore plus, c'est voir son sourire tendre quand je lui réponds qu'avec lui à mes côtés j'ai toujours du mal à m'endormir.



© Copyright 2007 LilyKaZe (FictionPress ID:519853).


Return to Top