Home Just In Communities Forums Beta Readers Dictionary Search Login Register Extras
Fiction » General » Oh ! Tiens le bien ! font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: dekado
Fiction Rated: M - French - General/Humor - Reviews: 79 - Published: 04-24-07 - Updated: 09-25-07 - id:2352171

Les fins alternatives, explications

1/ j’ai trop d’idées sur le sujet, certaines contradictoires avec d’autres, donc plusieurs fins possibles.

2/ J’en ai marre. Je veux me laisser du temps pour trouver un dénouement plus sympa.

3/ On s’en fout, ce qui compte c’est le fun !

----------------------------------------------

Chapitre 9 – Fin alternative Numéro 1 –

Théorie numéro 1 : Evolutionnisme et Créationnisme ne sont pas incompatibles.

Pour les paquets à l’Anthrax ou les bombes artisanales, vous pouvez me les envoyer à : Dékado, Bunker planqué au fond du jardin, Terre.

--------------------------------

Nous débarquons dans une salle vide. Très grande et très vide.

Des coupes de champagne éventé traînent sur les grandes tables, des petits fours moisissent doucement tachant les nappes. Un bouquet de fleurs séchées trône dans un vase de cristal.

Il faut croire qu’une heure peut devenir une éternité dans un autre espace.

Gab se fige et m’écrase la main.

Elle est là, vautrée dans un fauteuil, elle nous observe d’un air narquois.

Je me précipite vers elle, dégageant mes odeurs les plus immondes, je suis prête à en découdre… et me heurte à un mur, pour me retrouver les quatre fers en l’air, fouettant l’air de ma queue. Je suis en rage… et j’ai si peur.

Ce n’est pas moi qu’elle regarde, ce n’est pas le démon puant vautré devant elle qu’elle observe. C’est Gabriel.

« Archange. Défends toi ! ». Sa voix est le tonnerre, noir et gris. Il ne manque plus que les éclairs et on se croirait dans un film d’horreur de série B.

Remboursez ! remboursez !!!

Gab prend la pose, se passe une main tremblante dans les cheveux, et se gratte son début de barbe… et il se lance…

« Mater, vous êtes notre mère à tous. Et nous vous aimons pour cela… ». Ca va, il commence bien, on sent le professionnel… toujours couchée par terre, j’arbore mon plus beau sourire.

Il continue.

« … et je ne suis pas insensible à vos charmes ». Le Gab vient d’ouvrir le premier bouton de sa chemise.

Qu’est-ce qu’il me fait, là !!!! C’est pas vrai qu’il est en train de séduire Mater.

Gab !!!!!

Lorsqu’il s’avance vers elle, dégageant sa chemise et dévoilant ses épaules nues, je lui cramponne une cheville au passage. Et tout en continuant d’avancer vers elle, il me traîne sur le carrelage. Je ne le lâcherai pas…

Oh, tiens le bien !

Et lorsqu’il s’agenouille à ses pieds, posant sa tête sur son ventre en acte d’amour et de soumission, je me retrouve le nez dans son fond de pantalon. Je respire un grand coup… et je le laisse faire. Gab est un grand garçon.

C’est le plus grand des garçons, c’est le plus beau des hommes, c’est le plus doué des Archanges.

Je dois lui faire confiance et mettre ma jalousie en retrait.

Je ferme les yeux et fourre un peu plus mon nez entre ses fesses.

Je ne veux pas voir le regard bleu qu’il lève vers elle. Je ne veux pas voir Mater ébouriffer ses cheveux bruns et soyeux. Je ne veux pas voir cette main qu’il tend vers elle… Je ne veux pas entendre ce qu’il est en train de murmurer.

« Fais de moi un géniteur… ».

Elle s’est baissée vers lui, humant son odeur, fermant les yeux et l’imaginant peut-être comme un nouveau fils…

Yaya a du mouron à se faire.

Mater finit par en sortir une, après s’être laissé enivrée par l’odeur de l’homme à ses genoux. « … et que te vaudrait cet honneur ? ».

Gab a des arguments, et dégrafant son pantalon, il les présente à celle qu’il veut convaincre.

Il faut croire que l’argument est de taille.

Je rouvre les yeux, me cramponnant et rampant sur le carrelage pour vérifier ce que me laisse présager le hoquet de surprise de mater. Je ne vois rien, il vient de me repousser d’une main, je n’ai vraiment pas voix au chapitre.

Bon, puisque c’est comme ça, je boude.

Mater a du mal à réfléchir. En fait, elle n’y avait jamais pensé. Changer de Fils… Elle n’a jamais aimé les créations de Yaya, les détruisant les unes après les autres, ravageant la vie à grand coups de Tsunami.

Ca n’était peut-être pas cela la bonne solution.

Il aurait peut-être simplement fallu changer le géniteur.

Si les mouches de Belzébuth étaient là, elle formeraient le mot « tilt ! » avec une grosse ampoule au dessus.

« Gabriel, tu es aussi sage que tu es beau. Marché conclu ». Mater vient de taper dans la main tendue de Gab, ça y est, ils sont frères de sang et vont faire partie de la même bande. Yo !

Je lève un doigt timide « je peux faire partie du gang, siou plé ? ». Je baisse les yeux devant le regard noir de Mater. Je sens que je ne suis pas en odeur de sainteté. Mais tant pis… « … Mater, puisque tu veux changer les créations de Yaya, tu peux très bien changer de géniteur, mais tu peux aussi diversifier avec une deuxième génitrice »…

Lorsque je mets en valeur mon 95 D, j’ai l’impression de n’être qu’une outre pleine de lait, prête à enfanter tout et n’importe quoi. Allez, je ne suis pas difficile, je veux bien faire des tas de petits démons à la pelle, quitte à en rater quelques uns… du moment que c’est avec Gab, je m’en fous.

Elle rie.

Elle rie à gorge déployée, ses joues noires tressautant sous la joie, son ventre tendant le Boubou.

Elle aime ce que nous lui proposons.

Elle nous aime.

En fait, elle en avait marre de Yaya, de ses créations qui la décevait à chaque fois. Surtout la dernière fournée, complètement ratée, et qui la mettait en danger avec ses inventions à la con. GivingStone, tout docteur qu’il est, n’en n’est qu’un vivant exemple.

Mater ne veut plus des Savants fous qui veulent la faire sauter.

Mater ne veut plus des Militaires qui veulent la faire hurler.

Mater ne veut plus des Hommes qui veulent la dominer.

Mater en a marre. Elle veut tout effacer, quitte à tout recommencer.

Et sa dernière grande vague aurait tout emporté, y compris les êtres comme nous qu’elle ne faisait que réguler. Nettoyage par le vide, grande braderie, on met tout à la casse pour enfin tout recommencer.

Yo !

---------------------------

Et le temps s’arrête….

-------------

Et le temps reprends…

--

Je sais et je tremble. Je sais que l’eau dans une immense main formée en poing serré s’abat sur le monde. La main se déplie et racle le sol, balayant toute vie sur ce monde qui sera bientôt neuf.

Pas d’Arche, pas de Noé, pas de Yaya qui peut défendre son bout de gras, cette fois-ci.

Tout est meurtri, tout est saccagé, tout est tué.

L’eau devient notre monde, recouvrant les anciennes terres. Pas un seul sommet n’émerge, pas une seule terre en vue, pas un seul bateau en vue. Pas une seule vie en vue.

Et je vois, je vois…

Je vois, nageant sous les mers, ces mastodontes préhistoriques reprendre le territoire qui leur est dû. Et je vois les oiseaux se poser sur quelques bouts de bois surnageants de ces eaux profondes.

Et je vois un vaisseau spatial s’éloigner à toute vitesse de ce monde dévasté.

Bienvenue mes Frères. Adieu mes frères.

Il ne reste plus que nous trois, Mater riant toujours à gorge déployée. Son rire s’étrangle pour redevenir un hoquet lorsque apparaît brusquement devant nous ce cher Yaya.

Dieu n’est plus amour. Dieu n’est que colère et vengeance. Et il tient en laisse un bouc qui a l’air positivement furieux.

« Salut, Boss ». Je n’ai plus toute ma tête. Et j’ai surtout changé de statut.

Satan est la chèvre bêlante, refusant la tonte et réclamant la traie à toute force.

Dieu n’est que rage impuissante.

Quelque part, ils ne m’impressionnent plus. J’ai même une certaine pitié pour ces créatures obsolètes qui n’ont même plus voix au chapitre. Gabriel est le nouveau Roman de Mater, et elle est impatiente de le découvrir, se servant d’un doigt humecté pour lui décoller les pages.

Je l’aiderais.

Je suis prête à faire n’importe quoi pour survivre. Il n’est pas question pour moi de sauver l’humanité, ni de réhabiliter mes Boss. Je sais que mon équipe a sauvé sa peau et vogue à l’aventure dans l’espace infini. J’imagine les grands yeux d’Uriel s’ouvrant sur des mondes inconnus. J’imagine Hod prenant toute la place dans le minuscule vaisseau.

Je les imagine posant pied sur un monde vierge.

J’imagine Cerbère déposant le premier étron sur ce monde vierge.

J’imagine très bien les bactéries pulluler, se mélanger, petite vie sur un monde qui ne sera plus vierge. Bon, à part que pour se reproduire, ça va être très difficile, ils sont tous de sexe masculin…. Ils trouveront bien une astuce…

J’imagine les grands yeux d’Uriel….

Non, je préfère ne pas imaginer cela.

« … Mater, tu ne peux pas faire ça… ». Yaya est effondré. Il sait très bien qu’elle peut le faire, puisqu’elle vient de le faire. Et impossible de rattraper le coup, il n’y a plus aucun spécimen en vie. La deuxième fois, il avait pu garder deux individus, un mâle et une femelle et un serpent aussi.

Et grâce à eux, il avait pu reconstruire son humanité facilement. Il ne voulait pas reprendre à zéro, re-tripoter ses amibes, attendre si longtemps qu’elles se transforment, évoluent, et enfin correspondent à son image. Puisque Yaya, ce qu’il voulait, lui, c’est ne pas être le seul.

Il en voulait d’autres comme lui. Son but, à travers ses –premiers- était de voir évoluer ses enfants, ceux qui lui ressemblait vraiment. Il les voulait à son image.

C’était si long, si pénible. Tant d’erreurs, tant de tentatives vouées à l’échec, tant de races sans aucun avenir. Et puis, il avait atteint son but. Son Sapiens Sapiens était parfait.

Yaya était déjà en train de fêter ça à coup de champagne, que Mater avait tout détruit. Encore une grosse vague. Heureusement qu’il en avait sauvé deux, et qu’il avait pu reprendre à partir d’eux.

Adam et Eve.

Sauf que là, ça va être Gab et Asta.

J’imagine la tronche des mômes.

Lorsque les terres seront à nouveau découvertes, elles pulluleront de nouveaux êtres. Des êtres noirs, blancs, avec des yeux clairs ou foncés, des ailes, des sabots.

Certains se cureront le nez avec la pointe en flèche de leur queue.

D’autres assortiront la couleur de leurs ailes à la couleur de leurs cornes.

Mes enfants.

Nos enfants.

Notre nouvelle humanité.

Gab se tourne vers moi, me prend la main et me ramène devant Mater. Je suis à ses côtés.

Je cramponne sa main, parce que je suis un vrai crampon et que rien ne peut me faire me désolidariser de lui. Et je sais que rien n’est fini, que tout est à construire. Je ne sais pas encore comment cela va se passer, mais je sais que quoiqu’il arrive, je ne lâcherai jamais. Parce que je l’aime, et que l’amour est pire que la Super Glue.

L’amour, ça vous colle au plafond.

Et ce que j’inscrirai sur le mur du souvenir, ou dans la nouvelle bible, le message que je laisserai à ma descendance, sera à mon image. Et ce message sera simple.

Je graverai dans la pierre…

« Oh ! Tiens le bien ! ».

---------------------------------------------------

Fin alternative numéro 1

---------------------------------------------------


Return to Top