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Fiction » Young Adult » Objectif Caché font: B s : A A A . width: full 3/4 1/2
Author: Sanmiligoku
Fiction Rated: M - French - Romance/Drama - Reviews: 10 - Published: 05-04-07 - Updated: 05-04-07 - Complete - id:2357090
Adrien pousse un énorme soupir.

-Tu es stupide, ma parole ?
Il me prend dans ses bras et m'embrasse. Sentir sa bouche chaude contre la mienne, sa langue humide se faufiler entre mes lèvres, tout cela me rend complétement dingue. Nous nous déshabillons mutuellement, nous nous caressons, nous nous embrassons. Je sens sa virilité chaude palpiter contre ma main. Je la porte à ma bouche comme s'il s'agissait du mets le plus délicieux. Ses doigts explorent mon intimité profonde, et je demande :
-Prends-moi.
-Non Julien.
Eberlué, je fixe son regard bleu. Sans ciller, il répond :
-Toi, prends-moi.
Il carresse ma poitrine. Je remarque alors la disparition de mes piercings. Mon regard s'embrume.
-Je les ai perdus.
-Non, c'est moi qui te les ai retirés.
-Pourquoi ?
-Parce que tu ne m'appartiens pas plus que je ne t'appartiens. En revanche, j'aimerais que nous nous appartenions mutuellement. Alors prends-moi, s'il te plaît. Je veux t'appartenir ce soir.
Adrien me sourit.
-Attends, je vais te faciliter la tâche, tu es blessé.
Il s'agenouille au dessus de mon corps allongé, et me prend en lui. Et je comprends enfin.
Alors je roule sur le côté et me positionne au dessus d'Adrien. J'active mes coups de reins. Je ne sens ni douleur, ni humiliation, simplement du bonheur et de la félicité. J'interromps mes mouvements. Adrien me regarde, surpris, frustré. Je me penche sur lui, baise ses lèvres.
-Si je me sens si bien, lorsque je suis avec toi... Ce n'est pas la douleur que j'aime. C'est toi que j'aime, en entier.
Je reprends de plus belle mes coups de bouttoir, pour éviter à Adrien de répondre à cette déclaration impromptue. Et pour m'éviter l'humiliation d'un rateau.
Je me retire pour jouir. Vif comme l'éclair, Adrien me prend dans sa bouche, m'avale. Je suis au septième ciel. Il me serre dans ses bras. M'embrasse.

Je sens son érection contre ma main. Lui n'a pas encore joui.
-Prends-moi.
Adrien se couche sur le côté, contre mon dos. Il soulève ma jambe supérieure et rentre en moi. Il donne de très lents coups de reins. A chaque fois qu'il est entièrement en moi, il parle. Sa phrase est hachée, mais plus il avance, et plus mon coeur bat.
-Tu mériterais... un coup de... martinet... Quand... je parlais... de t'appartenir... je ne parlais... pas que de... mon corps... Mon coeur... fait partie... du lot.
J'hésite entre rire et pleurer. Finallement, les deux sortent en même temps. Adrien me libère et me prend dans ses bras. Je blottis mon visage contre sa poitrine.
-Dimanche, quand je t'ai vu te réveiller et que j'ai vu ton regard craintif, c'est comme si j'emmergeais d'un cauchemard. Quand j'ai pris ces photos, tout ce que je voulais, c'est me rapprocher de toi. Tu me plaisais incontestablement. Plus je te regardais, plus je t'aimais. Mais tu étais si docile, si soumis. J'ai complétement perdu le contrôle de la situation. Plus jamais je ne te ferai mal, Julien.
Je plonge dans les yeux bleus tant aimés. Je souris.
-Même plus de martinet ?
Adrien répond à mon sourire.
-Uniquement si tu insistes.
-Et les boules de geïsha ?
-A ta demande.
-Et plus d'insultes ?
-La seule chose qui franchira mes lèvres sera "je t'aime".


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